BIFFF 2018

BIFFF 2018 - Un véritable champ de bataille...

... déjà mis en images !

Cette année - comme chaque année, a-t-on envie de dire -, le BIFFF sera le théâtre de nombreuses nouveautés et innovations afin de faire vibrer au mieux les amateurs de fantastique et les aficionados du festival bruxellois.

Celui-ci, qui se tiendra du 3 au 15 avril prochains, verra ainsi deux guildes s’affronter, les Guardians et les Dragons, deux clans qui seront formés par les spectateurs eux-mêmes. Ceux-ci peuvent d’ailleurs déjà s’inscrire en rejoignant ce LIEN.

Les subdivisions sont nombreuses mais les récompenses à la clés sont très nombreuses comme des tickets ou une apparition sur le matériel digital et/ou imprimé sur le site. A noter de surcroît qu’un tirage au sort aura lieu pour déterminer le grand gagnant qui se verra offrir un weekend VIP au BIFFF en 2019 (2 nuits en chambre exécutive à l’hôtel du Festival et 2 laissez-passer VIP de 3 jours au BIFFF 2019).

A noter que les dessins du Dragon et du Guardian viennent de débarquer sur la toile et qu’ils mettent en appétit - comme un peu tout ce que David P. réalise...

REJOIGNEZ SANS TARDER L’ORDRE DU CORBEAU

BIFFF 2018 - Deux premiers titres ont filtré

Arno Pluquet, le retour !

Jeune cinéaste qui fait désormais partie des habitués du BIFFF avec quelques sélections en salle Ciné 3, prônant l’existence de films "autres", Arno Pluquet sera doublement de retour pour l’édition 2018 du festival bruxellois.

En effet, le metteur en scène vient de confirmer que son petit dernier, le court métrage Le Biberium, serait bel et bien présent au sein de la sélection. L’ensemble, dont vous pouvez découvrir la bande-annonce ci-dessous, voit son action prendre place dans un monde où tous les gens sont surveillés, où les libertés sont de plus en plus réduites, et où Benoît et Rosalie vont vivre leur plus belle journée. Ils attirent tous les deux des personnes à problèmes qui se confient à eux : Une nymphomane, un suicidaire, un sdf, un narcissique, un acteur de pacotille, et d’autres.... L’établissement le "biberium" est le seul endroit où les gens peuvent être eux-mêmes sans surveillance caméra dans lequel un groupe de Rock va se produire.

Ensuite, Arno Pluquet a affirmé que Ca tourne près de chez vous, long métrage réalisé de concert avec Olivia Robert serait aussi de la partie. Le film suit une équipe de télévision qui tourne un documentaire sur la légende du Moeraske, à Evere.

BIFFF 2018 - L’univers Star Wars s’invite à la fête

Des nouveautés et des retours, le BIFFF dévoile ses premiers atours

Il est beau depuis des années et, comme à chaque fois, il le sera encore plus cette fois : le BIFFF cuvée 2018 dévoile petit à petit ses premiers atours dans l’attente de sa programmation que l’on espère riche encore une fois.

Et tant en termes de nouveautés que de valeurs sûres en passant par quelques come-backs attendus, le festival bruxellois fera une nouvelle fois plaisir à ses habitués.

Ainsi, les organisateurs viennent d’annoncer le retour du Manga and Fantasy Market, véritable occasion de glaner quelques pièces rares pour les collectionneurs qui aura lieu le 15 avril prochain sur le site du festival.

Outre cette bonne nouvelle, notons aussi que les Gaming Madness Days deviennent la Gaming Madness Zone, ce qui inclus que les activités liées à cet événement - jeux de société,... - se dérouleront durant tout le festival sur une zone bien déterminée. Ajoutons à cela que le Bal des Vampires se tiendra dans le Hall Horta des Bozar le 7 avril prochain et la centralisation est parfaite.

Il est par ailleurs à noter que le traditionnel ZomBIFFF Day fera la part belle à des jeux délirants tout en gardant la traditionnelle parade (un brin raccourcie.

Enfin, le BIFFF s’associe à la Star Wars Identities Expo par un échange de bons procédés : offrir aux détenteurs d’un ticket BIFFF une réduction pour l’exposition et vice-versa. ENJOY !

BIFFF 2018 - Un titre belge à ne pas manquer !

MEFAMO une nouvelle fois maître en son pays...

Alors que nous vous dévoilions voici peu les deux premiers titres belges qui prendraient place en Ciné 3 lors du BIFFF 2018, voici qu’une excellente nouvelle vient de parvenir à notre rédaction.

L’excellent Caducea - L’Homme au Visage d’écorce, dont nous vous faisions l’éloge après l’avoir vu en primeur (voir la critique ICI), vient en effet d’être sélectionné pour le traditionnel Belgian Film Day, journée à la fois familiale et permettant au public de croiser nombre de talents en devenir.

Le film de Christophe Mavroudis et de l’Asbl MEFAMO sera donc visible hors compétition lors de cet événement et ne devrait pas manquer d’attirer l’oeil des spectateurs au vu de ses qualités scénaristiques et scéniques.

Pour rappel, Caducea - L’Homme au Visage d’écorce est une oeuvre qui renoue avec le conte gothique et qui suit Tom, un gamin atteint depuis son enfance d’une maladie étrange : défiguré, il cache son visage derrière des masques qu’il sculpte lui-même. A 11 ans, il est adopté par la riche Catherine Rossignot qui, 10 ans plus tard, met au monde Alain. Ce dernier passe son existence dans l’ombre de son frère adoptif mais à l’aube de ses 30 ans, Tom disparaît...

BIFFF 2018 - Le programme complet !

Le Bozar vibrera plus que jamais !

Tout simplement énorme (comme chaque année envie de dire), le programme du BIFFF 2018 vient d’être dévoilé et envoie comme chaque année du très très lourd.

Après le coup de buzz de l’annonce de la venue de Guillermo del Toro pour une masterclass d’ores et déjà sold out, les organisateurs ont frappé un grand coup avec un planning magnifique qui virera au casse-tête pour les habitués des lieux qui devront encore s’échiner à choisir la meilleure proposition entre les deux salles principales de projection.

Premier gros coup, la présence de Ghostland en guise de film d’ouverture donne clairement le ton d’un festival qui recèlera pas mal de pépites du bien connu Muse de Jaume Balaguero en passant par I Kill Giants, Veronica, Shock wave, le réputé Tigers are not Afraid, Veronica, Cold Skin, Baahubali 2, House of the disappeared, ou encore la comédie d’action Gringo avec Charlize Theron et Joel Edgerton en clôture.

De quoi faire saliver et avoir envie d’un aperçu complet, chose que vous pouvez faire en cliquant sur le planning ci-dessous.

DÉCOUVRIR LA LISTE DES FILMS

BIFFF 2018 - Le teaser qui vend du rêve...

J-19

Alors que le BIFFF 2018 vient de lâcher toutes ses informations concernant les films qui seront mis en présence, l’organisation a, comme chaque année, veillé à compiler ceux-ci au sein d’une bande-annonce.

Celle-ci, empreinte de l’atmosphère du festival, ne pourra que faire rêver les nombreux aficionados du festival bruxellois qui trouveront le temps long d’ici au 3 avril et l’ouverture qui se déclinera avec deux films : le très attendu Ghostland et Marrowbone.

Allez les gars, dans quelques heures, on en sera à J-18 !

BIFFF 2018 - Le top 5 des attentes des chroniqueurs

Grand Messe du cinéma pour bon nombre de membres de la rédaction, le BIFFF est le moyen idéal de se retrouver autour d’une bonne Cuvée des Trolls mais aussi et surtout, de se mater quelques péloches ensemble, plutôt que reclus respectivement dans les salles ciné de nos régions.

Autant dire que, vu la riche programmation de cette trente-sixième édition, l’éclectisme est de mise au sein de la rédaction et que les choix entre salle 1 et salle 2 seront souvent très difficiles, même si le Ghostland de Pascal Laugier risque de revenir souvent dans les conversations pré-BIFFF.

Voici donc le traditionnel top 5 des attentes des chroniqueurs qui, comme chaque année, useront leurs fonds de culotte sur les sièges du BIFFF (ou profiteront volontiers avec vous de l’espace bar, cela va de soi).

TOP 5 DES ATTENTES DU BIFFF 2018 :

Quentin Meignant :

1. Trauma

2. Ghostland

3. Tigers are not Afraid

4. Mercy Christmas

5. Muse

Damien Taymans :

1. Tigers are not afraid

2. I Kill Giants

3. Muse

4. Ghostland

5. Mon Mon Mon Monsters

Samuël Tubez :

1. Before We Vanish

2. Muse

3. Downrange

4. Jungle

5. I Kill Giants

Sébastien Brunclair :

1. I Kill giants

2. Ghostland

3. Tragedy Girls

4. Return To Return To Nuke ’Em High

5. Muse

Alan Deprez :

1. Ghostland

2. How to Talk To Girls at Parties

3. La Femme la plus Assassinée du Monde

4. ex-aequo : Mon Mon Mon Monster/Taste of Life

5. ex-aequo : Trauma/I Kill Giants

Benoît Levenkron :

1. Ghostland

2. Trauma

3. Muse

4. Man Divided

5. Killing God

BIFFF 2018 - 36 bonnes raisons de ne pas manquer l’événement

Rater un anniv’ sous le prétexte "J’peux pas, j’ai piscine", nombre d’entre nous l’avons déjà fait. Sauf que là, nous parlons du BIFFF, cette véritable institution qui, dans quelques jours, fête - c’est le cas de le dire - ses 36 printemps. Un anniversaire qui se voudra bien entendu haut en couleurs et en films décalés mais qui fera aussi la part belle à de nombreuses innovations.

36 piges, c’est (au moins) 36 bonnes raisons de fréquenter l’événement bruxellois avec assiduité sous peine de manquer des moments mémorables. Nous vous avons donc listé de manière non-exhaustive 36 faits qui seront sans nul doute marquants.

Le BIFFF 2018, ce sera :

* Le formidable esprit de camaraderie des retrouvailles de l’ouverture

* La (ou plutôt LES) Trolls de l’amitié après la séance d’ouverture

* La projection du dernier Pascal Laugier, Ghostland, un film d’ouverture comme on les aime

* Parce que, bon, en avril, faut pas de se découvrir d’un fil, donc autant se mettre au chaud dans les magnifiques salles du Bozar

* La première européenne de Mercy Christmas, une péloche ricaine qui va balancer du lourd et permettre aux spectateurs de revivre la magie des fêtes.

*La présence d’un stand Séma Éditions, un éditeur belge qui fait la part belle à la littérature de l’Imaginaire

* Les nombreuses animations menées par les troupes TaKaPa et Puck Company, qui égaieront la salles, le bar et ses alentours

* La projection de Trauma, le nouveau film choc de Lucio Rojas en guise de séance de minuit qui devrait en choquer plus d’un

* La folle ambiance de la Fantastic Night, son Maitrank, ses amusements enfantins, son bruit qui résonne encore de l’année dernière

* Parce qu’une Fantastic Night qui commence par un le retour de Victor Crowley (Butcher) himself, ça ne peut que t’envoyer du boyau dans la face

* Pour la présence de Lloyd Kaufman, président du Jury International, dans les couloirs du BIFFF, c’est un moment qui vaudra de l’or

* Tout comme le fait de découvrir son Return to Return to Nuke ‘Em High AKA Vol. 2, tout ça sur grand écran et en première belge

* Pour voir les invités se prêter au jeu de la chansonnette sur scène. UNE CHAAAANSSSSOOOOONNNN !!!!!

* Pour assister à la Masterclass de Guillermo Del Toro, véritable légende du fantastique récemment oscarisé

* Parce qu’avec Caducea et Fugazi, deux courts métrages présentés hors-compétition, vous aurez la preuve que le cinéma de genre belge pullule de qualités

* Pour voir Damien Taymans, notre bien-aimé rédac’ chef, et son équipe de journalistes se prendre une pillule par des Neymar zombifiés et surexcités lors du match des ZomBIFFF’lympics

* Parce que ce même événement aura lieu en présence et sera parrainé par Lloyd Kaufman lui-même (et Dieu sait s’il en connaît un rayon en créatures putrides !)

* Car le Bal des Vampires, qui en sera à sa 31ème édition le 7 avril, se tiendra dans le Bozar pour la première fois, plus précisément dans le prestigieux Hall Horta

* Ce même Hall abritera le retour du Fantasy & Manga Market, événement qui était devenu une tradition du temps de Tour & Taxis et qui attirait des collectionneurs de tout poil

* Pour l’étonnante galerie de personnages hauts en couleurs fréquentant les lieux avec assiduité depuis de nombreuses années.

* Pour la présence, pour la première fois, de films à découvrir dans des casques VR et de manière totalement gratuite, comme le Muse de Jaume Balaguero ou encore le Hurricane Gangster d’Olivier Beguin. Une expérience de réalité virtuelle à ne surtout pas manquer !

* Parce que, désormais, les traditionnels Gaming Madness Days s’étaleront sur l’ensemble du festival et auront une zone bien spécifique et réservée.

* Car les ZombiFFF’lympics sont une bulle d’oxygène pour la Capitale et un moment privilégié pour les employés stressés

* Pour le "petit matin" - bon, OK, il sera midi - des Fantastic Shorts qui permet aux familles des réalisateurs de découvrir la bonne ambiance de l’événement mais aussi aux habitués les plus chevronnés de se croiser, les yeux mi-clos (et on ne parle pas que d’Alan), encore scotchés par les séances tardives de la veille mais impatients de découvrir les dernières créations des copains

* La seconde du BIF Market qui, comme l’année dernière, attirera sans aucun doute du très beau monde et débouchera sur de nouveaux projets de production d’envergure.

* La projection de courts complètement dingues dans la désormais traditionnelle séance Court Mais Trash

* Pour l’incroyable richesse de la programmation en terme de films asiatiques qui font de ce BIFFF un incontournable du domaine

* La présence de Richard et de son stand DVD, d’une richesse incomparable et proposant des prix très honnêtes

* Parce qu’avec 12 avant-premières mondiales et 13 avant-premières européennes, les organisateurs ne se sont pas moqué de nous et ont été débusquer quelques petites pépites découvertes sur le tard.

* Pour la compétition Body Painting qui prendra place en salle 1 le dimanche 8 avril sur le coup de 15h30

* Pour le retour du Boulevard du Polar, activité littéraire qui avait beaucoup plus à de nombreuses personnes l’an dernier (les 13 et 14 avril)

* Pour la formidable rétrospective Kim Jee-woon en salle 3 qui permettra aux spectateurs de (re)découvrir les incontournables du cinéaste, de J’ai rencontré le Diable à 2 soeurs en passant par Le Bon, La Brute et le Cinglé

* Parce que les diverses masterclass, un brin éclipsées par celle de Del Toro, vaudront le détour : entre celle sur le VR et le genre et celle sur Deon Meyer

* Pour l’éclectisme des séances de minuit qui, cette année encore, risquent de s’avérer délirantes et où il y en aura pour tous les goûts.

* Pour le western Five Fingers for Marseilles, parce que, même en Belgique, ils seront "A jamais les premiers"

* Les métrages dévolus au jeune public le dernier jour car il n’est jamais trop tôt pour partager sa passion (et qu’en plus, c’est toujours bien de dire à son ou sa conjoint(e) qu’on prend en charge le moutard).

(Raisons invoquées par Quentin Meignant)

BIFFF 2018 - L’application est opérationnelle !

De quoi s’en sortir vu la programmation gargantuesque !

A la pointe depuis quelques années grâce à Christophe Beyls, le BIFFF pourra cette année encore compter sur son application qui permettra aux aficionados de l’événement bruxellois de s’y retrouver dans le planning très chargé mis en place.

Au lieu d’errer dans les travées du Bozar à la recherche de LA séance ou de l’animation voulue ou encore de se dépatouiller avec le riche programme (qui ne tient forcément pas sur un ticket de métro), il suffira de quelques clics bien sentis pour tout connaître et tout comprendre durant toute la durée du festival.

L’application est à retrouver dès maintenant ICI.

BIFFF 2018 - Retour sur la conférence de presse

WELCOOOOOOOOOOOOOME, pour 13 jours de folie et de bonne humeur.

Ouverture fracassante pour cette 36éme édition du BIFFF qui aura lieu au palais des Bozar à Bruxelles du 3 au 15 avril 2018.
En effet, tous les détails et innovations de ce méga-événement ont été dévoilés ce 15 mars. Quels sont donc les pépites qui se cachent derrière l’attrayante affiche de René Follet ?

Pas mal de nouveautés vous attendent donc pour cette 36éme édition. Tout d’abord, pour ceux qui seraient tentés par une expérience de réalité virtuelle, une vingtaine de courts-métrages de genres seront accessibles aux festivaliers (et gratuitement siouplaît) tous les jours de 14h à 23h, offrant aux plus curieux une expérience immersive à 360 degrés (dont Hurricane Gangster de l’ami Helvète Olivier Beguin et Muse de Jaume Balaguero).

Se dérouleront également les habituels Make-up contest, Art Contest, Zombifff-lympics -les footeux bénéficieront même au plaisir d’assister à un improbable match ZOMBIES VS JOURNALISTES et de jubiler lors de l’évidente défaite de ces derniers. Le Bal des vampires 2018 aura quant à lui la particularité de se dérouler sur le site même de Bozar le 7 Avril, tout ça jusque 6 heures du matin pour les enragés les plus résistants.

N’oublions pas de mentionner - pour les amateurs de littérature – la seconde édition du festival « Boulevard du polar » qui se tiendra, toujours sur site en présence d’invités prestigieux tels que Craig Johnson et Deon Meyer.

Ayant pour vocation de promouvoir un maximum le cinéma de genre, la seconde édition du BIF MARKET s’étalera également sur le site, du 4 au 6 avril, gageons que cette belle initiative rencontrera une fois de plus un franc succès et permettra encore à des cinéastes pleins d’idées mais sans le sous de nous pondre des œuvres originales pour les éditions à venir.
Les fans de mangas ne seront pas en reste puisque cette édition fêtera le grand retour du Manga&Fantasy Market qui ouvrira ses portes le 15 avril de 10h à 20h30 dans le Hall Horta.

Au rayon des invités, les festivaliers auront notamment le plaisir de rencontrer - au détour des nombreux couloirs du palais des Bozar- des artistes prestigieux tels que Lloyd Kaufmann, Julia Ducourneau, Stéphanie Crayencour, Laurent Lucas (qui constitueront le Jury International). Pour ceux qui auraient été en séjour sur Pluton ces derniers temps, Le Sieur Guillermo Del Toro, récemment oscarisé, sera présent le 11 avril pour une Masterclass d’anthologie orchestrée par un autre talentueux réalisateur : Fabrice Du Welz.

Il est naturellement impossible de mentionner au complet le nombre d’invités, tant ils seront nombreux mais, rassurez-vous, il y en aura pour tous les goûts, notamment avec le chilien Lucio A Rojas, qui viendra présenter son long métrage
ultra-violent dans le plus pur style Rape and Revenge, Trauma, à ne pas conseiller aux âmes sensibles.

Côté programmation, plus de 150 films à découvrir dont 12 avant-premières mondiales et 13 avant-premières européennes ; Pour les plus motivés, ne tardez pas à établir votre programmation car les choix vont être difficiles et surtout prévoyez un coussin anti-escarres qui vous sera de la plus grandes utilité eu égard au fait que la majorité des films durent plus de 100 minutes.

La séance d’ouverture annonce la couleur : Ghostland, le dernier long métrage de Pascal Laugier, au sujet duquel il est impossible de trouver une critique négative depuis sa présentation à Gérardmer et qui n’a pas encore pu bénéficier d’une sortie belge, foncez sans hésiter.

Pour le reste – et parmi les plus attendus – vous pourrez notamment découvrir le futuriste Man Divided de Max Kestner, Muse, le dernier long métrage du talentueux Jaume Balaguero,
I Kill Giants de Anders Walter (cocorico : coproduction belge), The Tag Along 2 dont le premier et surprenant opus avait été sélectionné en 2016, Dhogs d’Andres Goteira, le dérangeant Freehold de Dominic Bridges, Hunting Emma de Byron Davis, Parrallel d’un mexicain habitué du BIFFF, Isaac Ezban, Cold Skin de Xavier Gens, ainsi qu’en avant première mondiale : le premier film belge 100% Netflix au titre révélateur La femme la plus assassinée du monde de Franck Ribière. Ceci clôturant le fameux name droping cher à certains.

N’oublions naturellement pas de mentionner la rétrospective Kim Jee-Woon, dans le cadre de laquelle vous aurez l’occasion de (re)voir sur grand écran des oeuvres telle que l’inestimable I saw the devil.

Le sublime court métrage Caducea du Liégeois Christophe Mavroudis sera également projeté hors compétition, ce qui donnera une possibilité à ceux qui n’ont pas pu visionner cette perle de s’en régaler sur grand écran.
Enfin, dernier court très attendu - dans le plus pur style western bien sanglant – Sons of bitches du suisse Arnaud Baur en compétition européenne et pour rester dans les prénoms Arnaud : Ca tourne près de chez vous dernier long métrage du sympathique belge Arno Pluquet.

Pour l’habituelle séance de clôture, les inconditionnels de Charlize Theron ne seront pas en reste, puisque sera projetée la comédie outrancière The Gringo de Nash Edgerton.

En espérant vous retrouver nombreux, heureux et en forme, autour d’une (ou plusieurs Troll) pour le plus haut en couleur des rendez-vous mondiaux du cinéma de genre, et ce d’ici quelques jours ; profitez-en, ça arrive près de chez vous.

Teaser 2018 :
Plus d’infos sur : http://www.bifff.net/fr

Ps : Les habituels BIFFF on stream reprenant les avis des rédacteurs de cinémafantastique.net seront disponibles quotidiennement dans le but de donner un peu de baume coeur des malchanceux qui ne pourraient y participer tandis que des directs sur Snapchat seront aussi organisés.

Adam Korman.

FOCUS BIFFF 2018 - Ghostland, de Pascal Laugier

Plongée dans la carrière d’un réalisateur hors-norme...

Martyrs... Lorsque l’on évoque Pascal Laugier avec un amateur de fantastique, c’est bien souvent le premier mot qui nous vient à l’esprit tant ce film, réalisé en 2008, a marqué les esprits et s’est imposé comme une référence du cinéma de genre contemporain en France. Et si le plus international Ghostland était le nouveau Martyrs de Pascal Laugier ? Et si cette oeuvre surclassait toutes les autres réalisées pour l’instant par ce réalisateur passionné de grand talent ? Partons sur les traces du film mais aussi de l’homme.

Né en 1971, Pascal Laugier s’intéresse relativement tôt à la chose cinématographique au point de s’engager dans une école de cinéma avant de se lancer sur le devant de la scène avec un premier court métrage, Tête de Citrouille, avec Marie Fugain à l’affiche. Son film rencontrant un certain succès, il réitère l’expérience quelques années plus tard avec 4ème sous-sol en 2001.

Ce second effort fait mouche puisqu’il est d’emblée repéré par Christophe Gans qui cherche justement un jeune réalisateur pour mettre en boîte le making-of de son Pacte des Loups. Le film ayant eu le succès que nous connaissons tous, les making-of, très bien réalisé, est lui aussi repéré et il n’en faut pas plus pour que Laugier se fasse un nom dans la profession. Fort de ce succès, il se jette à l’eau et réalise son premier long métrage, Saint Ange, en 2004, un film fantastique pouvant compter sur les présences conjuguées de Virginie Ledoyen et Lou Doillon.

Boudée par le public, cette oeuvre ne fera pas trace dans l’histoire du cinéma français mais est néanmoins défendue bec et ongles par la presse spécialisée qui voit en Laugier un futur grand du genre. La beauté plastique évident de l’ensemble prouve en effet que le réalisateur a de l’avenir dans le métier et il ne tardera d’ailleurs pas à le prouver avec le cinglant Martyrs que l’on ne présente plus. Dur, cru, à la limite du supportable mais surtout portant une patte de plus en plus affirmée, ce nouveau long est celui de toutes les folies, de tous les scandales et de toutes les censures. Autant dire que, plutôt que de se faire un nom dans le seul giron des amateurs de cinéma de genre, Laugier fait tout exploser et est connu de tous.

Arrive alors les sirènes américaines et la tentative The Secret, basé sur un scénario de Laugier lui-même. Avec une Jessica Biel plus invisible que jamais en guise d’actrice principale et une production qui a visiblement changé quelques petites choses au récit et à la vision du réalisateur, le cinéaste livre ce qui constitue sans doute sa pire création à l’heure actuelle. Sans être mauvais - on ne peut renier la qualité de la mise en images et un souci permanent de l’esthétique -, The Secret ressemble simplement à une prod ricaine lambda sans vraiment d’âme.

Après un épisode de la série XIII réalisé la même année, Pascal Laugier semble vouloir trouver son second souffle sur le marché américain mais éprouve quelques difficultés à conquérir les producteurs de l’endroit. Alors qu’il table sur des thrillers amoureux, les financiers désirent surtout imposer leurs vues. Cette longue phase d’inactivité de deux ans à chercher des financements pour des projets morts-nés a une fin et celle-ci s’appelle... Ghostland.

Désireux de se remettre au travail et surtout de se rapprocher de ses valeurs, Laugier entame l’écriture de son nouveau film et boucle la chose en à peine 4 à 5 semaines, une prouesse qui convainc quelques gros studios. En passe de signer avec l’un d’entre eux, le cinéaste reçoit alors une note de production où on lui demande de changer l’âge de son personnage principal, le faisant passer de 14 à 19 ans. Refus catégorique bien entendu de la part d’un homme de valeur qui a, de surcroît, envie de développer un protagoniste féminin en pleine puberté. Dès lors, après concertation avec Clément Miserez, son producteur sur Ghostland, il parvient à un accord avec ce dernier et trouve des subventions en Europe principalement avec quelques interventions outre-Atlantique pour faire monter le budget à 4,5 millions de dollars.

Cette somme suffisant à tourner au Canada, le metteur en scène ne tarde pas à tomber amoureux de la province de Manitoba, à l’Ouest du Canada, dont les paysages varient fortement d’un endroit à l’autre tandis que la plupart d’entre eux ressemblent à ceux de l’Illinois, là où l’action de Ghostland est censée se dérouler. Bénéficiant des facilités de production sur place et notamment du crédit d’impôt, Laugier boucle son tournage en 38 jours, celui-ci ayant été prolongé quand il avait trouvé la maison idéale pour de nombreuses scènes. Durant cette période, Laugier a particulièrement aimé travailler avec Mylène Farmer pour qui il avait tourné auparavant le magnifique clip City of Love. La chanteuse a directement flashé sur le profil du cinéaste et inversement, celui-ci trouvant qu’elle collait parfaitement à l’univers de Ghostland. Initialement en quête d’une actrice américaine, il n’a pas fallu longtemps à Laugier pour proposer le rôle à Mylène Farmer qui, elle, n’a pas hésité une seule seconde à accepter la proposition.

Ghostland, qui sera projeté en ce soir du 3 avril dans le cadre de l’ouverture du BIFFF 2018, suit Pauline et ses deux filles qui héritent d’une maison suite au décès d’une tante. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

BIFFF 2018 - NOUVEAUTÉ CF - Suivez le BIFFF en direct live

Rejoignez-nous sur Snapchat !

Alors que ce BIFFF 2018 sent bon les pépites à tour de bras, il est plus que temps de s’activer pour trouver des idées afin de vous faire vivre au mieux l’événement belge de l’année en matière de cinéma.

Cette année, histoire de vous en mettre plein les mirettes, vous pourrez nous suivre en direct (ou presque) grâce à Snapchat. L’objectif est, bien entendu, de vous faire découvrir le festival et une partie de ses coulisses ainsi que son ambiance.

Pas disponible le temps du festival ? Envie de découvrir ce qui pourrait bien changer votre vie dans les années à venir ? Tout simplement envie de profiter de nos moments de délires ? Alors, rejoignez-nous en scannant le snapcode ci-dessous.

NB : S’agissant d’un compte privé, vos demandes d’ajout seront traitées dans la journée du mardi 3 avril, soit à quelques heures de l’ouverture.

BIFFF 2018 - La VR au cinéma, qu’est-ce que c’est ?

En ce mois d’avril 2018, le cinéma VR est pour la première fois présenté au BIFFF. Ce fut d’ailleurs le cas dans différents gros festivals ces dernières années et notamment aux Etats-Unis ou à Sitgès, où les festivaliers ont en effet pu découvrir les joies de ce cinéma 3.0.

Bien que le concept de cinéma 3D existe depuis des décennies et n’entraîne vraisemblablement l’engouement espéré, la réalité virtuelle quant à elle inspire beaucoup plus de sociétés de production qui voient en elle une potentielle révolution dans l’univers du cinéma tel que nous le connaissons. L’industrie du X – souvent en avance pour ce type d’évolution – l’a d’ailleurs très bien compris en investissant un gros paquet de billets verts dans l’aventure, à l’instar de certains professionnels de la santé (en effet, certaines mises en situations VR peuvent déjà être utilisées pour soigner des pathologies telles que le vertige ou autres phobies).

Le coût de réalisation étant bien plus élevé que pour le cinéma traditionnel, il n’existe pas encore de longs métrages de ce type (de plus, la génération actuelle de casques VR n’offre pas encore le confort minimal pour permettre au spectateur un confort suffisant pour lui permettre de tenir pendant 90 minutes), mais certains experts estiment qu’à moyen terme verront le jours les premiers longs métrages d’horreur car, en effet, outre le X, quel genre de cinéma se prête-t-il le mieux à cet exercice d’immersion difficile que le cinéma d’horreur ?

A côté de cela, les cinémas qui voudraient diffuser ce type de films auront intérêt à avoir les reins solides car l’investissement en nouveau matériel risquerait d’être énorme.

Techniquement parlant, il est clair que la VR impose beaucoup plus de contraintes au réalisateur qu’une péloche traditionnelle. En effet, lorsque l’on filme à 360°, il est important de savoir où va se placer l’équipe technique vu qu’il n’y a pas de hors-champs. Les prises de son 360°, les effets de travelling, de zoom, de gestion d’équipe, de cascades sont autant de problèmes qui s’imposent tels de vrais arrachages de cheveux lors de ce type de tournage car n’oublions pas qu’il n’y a pas ou très peu de montage possible. Pour compliquer un peu le tout, il est déjà possible d’incruster par exemple des flash-backs lorsque, par exemple, le spectateur appuie le regard un peu plus longtemps sur un personnage : il est bien évident que ce flash-back est également en VR.

Un des gros avantages de cette technique cinématographique - qui en est encore à ses balbutiements - se situe dans le fait que tout deviendra possible pour un réalisateur. Une immersion totale dans un film d’horreur sera par contre à déconseiller aux plus sensibles.

Dans le cadre d’une conférence récente, il était expliqué que lors d’une simple mise en situation de funambulisme entre deux immeubles avec casque VR (le sujet devant marcher sur une simple ligne tracée au sol), seulement 10 % des cobayes arrivaient à vaincre leur peur et à effectuer cette traversée virtuelle normalement : bienvenue dans la Matrice.

Les films qui seront disponibles au BIFFF ne permettront pas d’effectuer des mouvements dans un espace défini (comme l’expérience du funambule), mais le spectateur assis sur un siège rotatif et muni de gears spécifiques et de casques audios pourra, par divers mouvements, explorer au mieux l’environnement du film qui lui est présenté.

Merci à Olivier Béguin, dont le film Hurricane Gangster sera accessible dans l’espace VR du BIFFF tous les jours de 14 à 23 heures, pour ses précieuses informations.

Article signé par Adam Korman.

BIFFF ON STREAM - Maquia : When the promised flowers blooms

Quentin Meignant

Des images tout simplement incroyables au service d’une histoire magnifique. Tous les ingrédients sont rassemblés pour que ce Maquia fasse date. Dommage que ce ne soit pas ma came....

BIFFF ON STREAM - The Gringo

Sébastien Brunclair

Vu et revu, The Gringo s’offre un casting de choix, très mal utilisé, qu’il largue dans un scénario d’une affligeante banalité. Et, surtout : qu’est-que ça venait faire au BIFFF ?

Alan Deprez

Du "Robert Rodriguez light", qui ne provoque que de timides sourires à quelques reprises. Ça manque de punch et de folie. Ce n’était peut-être (certainement ?) pas la Clôture idéale pour un festival comme le BIFFF.

BIFFF ON STREAM - Tokyo Ghoul

Quentin MeignantGIF

Oeuvre bien dans son temps qui s’appuie surtout sur le génie de la franchise initiée par Sui Ishida, Tokyo Ghoul se contente d’être un divertissement tout à fait honorable. Mais là où l’on pouvait presque s’attendre à un petit chef-d’oeuvre, la déception est tout de même de mise.

BIFFF ON STREAM - Framed

Quentin Meignant

Certes imparfait de par l’emploi de quelques facilitations scénaristiques, Framed est un home invasion efficace et particulièrement gore et sadique. Si chacune des réalisations de la jeune société Creatures of the Dark est du même acabit, il y a de fortes chances pour que l’Espagne soit rapidement remise au centre de la carte européenne en matière de cinéma de genre...

BIFFF ON STREAM - Cannibals and Carpet Fitters

Quentin Meignant

Si le sujet peut forcément faire saliver de prime abord, James Bushe ne parvient pas à faire de son film ce qu’il devait être. D’un OFNI comico-gore, on passe à la gentille oeuvrette inoffensive qui ne laissera aucune trace.

Damien TaymansGIF

James Busche exploite à fond son concept de base et déleste les vannes lourdaudes avec la frénésie d’une mitraillette. Néanmoins, il reste quelques séquences burlesques assez fendardes.

BIFFF ON STREAM - Game of Death

Damien TaymansGIF

Malgré son format ramassé (1h15, générique flashy compris), Game of Death parvient parfois à se payer quelques longueurs, un comble. Néanmoins, on conviendra que la générosité de l’ensemble permet de ne pas bouder son plaisir.

BIFFF ON STREAM - Soccer Killer

Quentin Meignant

Fade, sans aucune inspiration si ce n’est celle des autres et bardé de défauts, Soccer Killer est typiquement le genre de produit qui ne devrait jamais voir le jour. Dans une logique marketing pré-Coupe du Monde, Jeff Lau s’est dit qu’allier les mots Soccer et Killer suffirait à faire du pognon. Il y a malheureusement de fortes chances pour que cela soit le cas.

Damien Taymans

"Je n’écrirai rien sur ce film, c’est une merde."

BIFFF ON STREAM - Return to Return to Nuke’Em High

Samuël TubezGIF

A plus de 70 piges, Lloyd Kaufman est déchaîné comme jamais. Il tire à boulets rouges sur tout ce qui bouge et parodie plusieurs scènes cultes de classiques (Carrie, Le Silence des agneaux,...) dans un foutoir sans nom où il s’amuse comme un gosse. Un nouvel outrage aussi jouissif/drôle/con que repoussant/vomitif/insupportable qui file une sacrée gueule de bois !

Quentin Meignant NC

Voir un film de Lloyd Kaufman en présence du Monsieur au BIFFF a quelque chose de spécial et de réjouissant en soi. Délire sur scène et dans la salle, public hurlant à la moindre boutade, sexe et sang à l’écran... Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que Lloyd nous serve la même soupe que d’habitude... Mais elle a tourné depuis le temps...

Alan DeprezGIF

Le dernier Troma, réalisé par le patron (Lloyd Kaufman), est un foutoir incroyable, sans véritable ligne directrice. Les gags potaches, la nudité - généreuse - des Tromettes et les nombreux effets gore font souvent mouche, mais leur accumulation frôle l’overdose et a tendance à lasser. On en sort essoré.

Sébastien BrunclairGIF

Du Troma dans toute sa splendeur dégueulasse. Tonton Lloyd sait ce que vous êtes venus chercher et il va vous en foutre plein la gueule, quitte à frôler l’écœurement. Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

Damien TaymansGIF

Ce Return to Return... fourmille d’idées jouissives mais elles sont noyées dans un tel chaos...

BIFFF ON STREAM - Along with the Gods

Quentin Meignant

Loin d’être parfait en grande partie à cause de ses bavardages et de quelques trémolos inutiles et ridicules dans son final, Along with the Gods : The Two Worlds demeure un spectacle d’une très grande qualité. l’alliance du monde réel et de l’Au-delà fonctionne à merveille et l’on se dit que le seconde volet de la saga vaudra aussi son pesant de spectacle.

BIFFF ON STREAM - Snowflake

Quentin Meignant

Doté d’un concept incroyable qui tient la longueur pas mal de temps, Snowflake recèle pas mal de bons mots et de situations cocasses. Dommage qu’une certaine répétitivité au niveau des situations et des effets comiques ne vienne entacher une copie qui aurait pu être parfaite...

Benoit Levenkron

Direction l’Allemagne pour un méta-movie surfant d’une manière très brillante sur la vague Tarantino. Des dialogues et des scènes d’une saveur difficilement descriptibles, des acteurs dont le génie - merci à la splendide et talentueuse Xenia Georgia Assenza - frise la perfection, une humilité qui force le respect pour un long métrage qui restera gravé dans ma mémoire pendant des lustres (à recommander aux amateurs de références cinématographiques ).

Sébastien BrunclairGIF

Trop long pour son propre bien, Snowflake ravira néanmoins les fans de Tarantino de par une belle énergie, des punchlines bien senties et un humour méta réjouissant. Mais quel manque de rythme !

BIFFF ON STREAM - Bees make Honey

Samuël Tubez

La partie de Cluedo proposée par Jack Eve tourne court vu le nombre limité de personnages impliqués dans cette histoire de meurtre pas si mystérieuse que cela. Trop sage et pudique, Bees Make Honey est surtout très bavard et peine à convaincre avec sa mise en scène qui est dans un premier temps bourrée de tics gratuits et, dans sa seconde partie, proche du théâtre filmé. Plutôt Zzzz que Bzzz.

Alan Deprez

On dirait une adaptation du jeu de société Cluedo dans la petite bourgeoisie british et réalisée par Guy Ritchie. Excessivement bavard, Bees Make Honey multiplie les tics de réalisation irritants au service d’un univers très factice. Ce n’est décidément pas ma tasse de thé.

Damien TaymansGIF

Les Petits meurtres d’Agatha Christie avec un peu plus de pognon et d’emphase cinématographique.

BIFFF ON STREAM - Errementari

Quentin Meignant

Sans doute la réussite la plus inattendue de ce BIFFF 2018 ! Sous des dehors de nanar à deux balles dans sa première partie, Errementari parvient à se rendre agréable par sa mise en forme lorgnant vers le gothique et un panel de personnages très attachant. La dernière partie, un brin bouffonne mais surtout visuellement époustouflante en appelle au de la Iglesia des débuts. Une oeuvre mémorable donc !

Benoit Levenkron

Premier film pour Paul Urkijo Alijo dans le cadre du projet Frontières (ancien BIFFF Market), que personne n’attendait mais qui au final a fait l’effet d’une bombe. Tourné avec le budget minime de 3 millions de dollars dans une VO Basque qui sied à merveille aux films démoniaques, cette petite perle pleine d’humour subtil augure à ce jeune réalisateur plein de talent (ainsi qu’à son équipe) une carrière plus que glorieuse.

Damien Taymans

Ce que le cinéma d’Alex de la Iglesia était il y a vint ans.

Sébastien Brunclair

Quelle claque ! Peu engageant lors des premières minutes, le premier film (on a du mal à le croire) de Paul Urkijo Alijo se bonifie de scène en scène et contourne les pièges qui pourraient à chaque instant le faire passer du côté nanar de la force. Au contraire, on se retrouve au final avec une œuvre à la maîtrise visuelle totale et à l’humour inattendu et salvateur. On le répète : quelle claque !

BIFFF ON STREAM - Marjorie Prime

Quentin Meignant

Une oeuvre d’une lourdeur et d’une redondance confondantes simplement traversée par quelques moments de poésie bien fichus où la beauté des images prend le pas sur un récit convenu de bout en bout.

BIFFF ON STREAM - Boar

Benoit Levenkron

Bel hommage totalement assumé, aux nanars des années 80 de la part de Chris Sun, dont le Charlie’s Farm avait déjà été projeté en séance de minuit au BIFFF.
De l’humour, un sanglier géant en animatronique, du sang et un public hyper chaud pour cette séance de dingues (bravo aux deux festivaliers venus en salle déguisés en sangliers) font que cette sympathique péloche semble avoir conquis un bon demi millier de personnes en une heure et trente.

Damien Taymans

Boar est le film de tous les défis pour son réalisateur, désireux d’ajouter le film de bestioles à sa filmo mais "pas assez riche que pour tâter du requin" puisque le sieur se permet de filmer sa créature sous toutes les coutures, jusqu’à l’exposer entièrement en plein jour juste pour qu’on se pâme devant les attributs de son monstre. Une audace qui révèle quelques petites faiblesses dans le design de la bêbête mais crédite encore un peu plus de sympathie à l’égard de cette série B qui s’assume pleinement.

BIFFF ON STREAM - What the Waters left behind

Quentin Meignant

Petite série B traitée avec le plus grand soin et dotée d’un twist appréciable, What the Waters left Behind est un mets de choix dans un domaine trop souvent pillé par des réalisateurs en manque de sensations et à la recherche de gros sous. Inventif, clairement pensé et étudié visuellement, le métrage des frangins Onetti a tout d’un grand film à petit budget.

Damien TaymansGIF

Massacre à la tronçonneuse dans un patelin jadis inondé et libéré il y a peu par la décrue. Il s’installe une ambiance poisseuse certes et quelques meurtres sont sympa mais techniquement, le film des Onetti ne casse pas trois pattes à un canard.

BIFFF ON STREAM - Cold Skin

Damien Taymans

Visuellement, Cold Skin est irréprochable et le design de ses créatures s’avère plus que convaincant. Pourtant, on en ressort avec un goût de trop peu, déçu que Xavier Gens n’ait pas exploré davantage la relation entre le météorologue et la créature au détriment de quelques séquences par trop répétitives.

Benoit Levenkron

Bel exercice de stytle pour Xavier Gens dans cette superbe adaptation du roman d’Albert Sanchez Pinol « La pell freda ». D’un esthétisme irréprochable et d’une technique maîtrisée, Cold Skin est clairement l’œuvre la plus aboutie et la plus réussie de la filmographie de Gens dans le plus pur style des romans de Jules Verne.

Alan Deprez

Sans doute l’œuvre la plus aboutie de Xavier Gens. Les décors naturels sont somptueux, tout comme la direction artistique, les SFX et le look global des créatures. On pourrait décrire Cold Skin comme à mi-chemin entre les univers de Jules Verne, de Lovecraft et des films d’aventure d’antan. Me concernant, j’aurais préféré qu’il pousse son concept plus loin et soit encore plus lovecraftien.

Quentin MeignantGIF

Une œuvre à la thématique assez foisonnante, qui bénéficie d’une superbe mise en images et de décors naturels à couper le souffle. Tout est raccord pour passer un bon moment devant Cold Skin, sauf que c’est typiquement pas ma came....

Sébastien BrunclairGIF

Atrocement répétitif, Cold Skin jouit de décors magnifiques et d’un grand soin apporté à ses créatures. Pour l’intérêt sur la durée, on repassera.

BIFFF ON STREAM - The Cured

Alan DeprezGIF

The Cured a comme un air de film d’infectés réalisé par Mike Leigh. L’essentiel du film est vu sous un angle plus sociétal que véritablement genresque. L’idée d’assimiler les zombies "guéris" à des réfugiés repoussés par leurs proches et stigmatisés par une grande majorité de la population est excellente, mais la forme en elle-même n’est pas très stimulante.

Benoit LevenkronGIF

Une relecture du scénario d’infectés devenant des zombies, qui pose un regard original sur cette thématique maintes fois abordée. L’idée novatrice d’une trame exhibant le quotidien d’anciens malades à présent guéris et le regard de cette nouvelle société à leur égard fait mouche. The Cured est néanmoins d’une lenteur particulièrement agaçante, et aurait donc pu s’intituler 28 mois plus tard.

Quentin MeignantNC

Cela avait l’air très bien mais, moi, quand Bruno la petite... me vend du rêve à l’extérieur, je sors fissa !

Sébastien BrunclairGIF

Un film post-zombies pas dénué de qualités mais qui peine à utiliser intelligemment son pitch prometteur. La dernière partie, sorte d’ersatz de 28 jours plus tard, zombies athlétiques à la clé, loupe complètement le coche.

BIFFF ON STREAM - The End ?

Damien Taymans

Un huis clos très bavard qui éprouve beaucoup de difficultés à soutenir l’attention de l’assistance. N’est pas Rodrigo Cortes qui veut...

Quentin MeignantGIF

Une entame très prometteuse menée par un comédien au jeu réellement convaincant qui embraie sur un film de zombies tout ce qu’il y a de plus classique avec, çà et là, quelques gags qui valent le détour. En quittant son unité de lieu - et donc son concept - sur la fin, The End ? perd par ailleurs clairement de son charme.

BIFFF ON STREAM - Yurigokoro

Damien Taymans

Yurigokoro se révèle tantôt poétique (la scène de sexe en compagnie de chardons) tantôt glauque (l’entrée en scène de la mère) mais n’opte jamais véritablement pour l’une ou l’autre option. En résulte un film hybride mais surtout excessivement lancinant.

Quentin MeignantGIF

Typiquement le genre de film qui est au minimum une demi-heure trop long et qui, surtout, gâche ses possibilité en se contentant d’être de facture très classique. Yurigokoro avait pourtant les bases pour être une oeuvre empreinte de poésie et d’un côté émotionnel encore beaucoup plus riche.

BIFFF ON STREAM - Memoir of a Murderer

Samuël Tubez

Un thriller solide, nanti d’un scénario bien ficelé, d’une interprétation admirable et d’une photo léchée. Même s’il ne s’élève pas encore au niveau de ses confrères Kim Jee-woon et Na Hong-jin à cause de quelques longueurs qui amoindrissent la puissance du récit, Won Shin-yeon (The Wig) est à suivre de près. Sans nul doute le favori de la compétition thriller de cette cuvée 2018 !

Damien Taymans

Après le Parkinson chez Daoust, direction l’Alzheimer. Ce thriller sud-coréen au high-concept se glisserait presque dans le panier des derniers chefs-d’œuvre du genre au pays du Matin calme (I Saw the Devil, The Chaser, Memories of Murder) grâce à l’interprétation incroyable de son comédien principal. Mais le métrage accuse quelques longueurs et le réalisateur a la fâcheuse idée d’étirer à l’excès son final.

Quentin Meignant

Un thriller coréen qui fait évoluer son intrigue de manière originale par le prisme de la maladie d’Alzheimer. La scénarisation parfaite des trois quarts du film vient malheureusement se heurter à un final à rallonge et aux multiples rebondissements pas toujours utiles.

Alan Deprez

L’œuvre de Won Shin-yeon ne parvient jamais véritablement à sortir de l’ombre de ses glorieux aînés (I Saw the Devil et The Chaser en tête) ou à s’extirper de la masse des thrillers coréens, malgré son pitch très intéressant (un meurtrier perdant de plus en plus la boule s’oppose à un jeune serial killer, qui a réussi à charmer sa fille). L’ensemble est un peu trop lisse que pour nous embarquer vers des chemins tortueux, où l’âme humaine démontre toute sa noirceur.

BIFFF ON STREAM - Painkillers

Damien Taymans

Chérie, ressors le Mikado !

Sébastien Brunclair N/C

Sur scène, le scénariste et producteur Giles Daoust avait prévenu : "Ce film n’est pas une comédie". Après dix minutes de projection à peine, fou rire général. Oups.

Quentin Meignant

Trembler encore ??? JAMAIS PLUS !!!!

BIFFF ON STREAM - Shock Wave

Alan Deprez

Herman Yau et sa star Andy Lau revigorent avec panache le film d’action hongkongais. Les nombreux instants de bravoure, transcendés par un montage ultra dynamique, laissent le spectateur à bout de souffle, mais voient leur portée atténuée par de longs passages dialogués et une certaine tendance lacrymale, parfois un peu "gnangnan". Ce n’est gère étonnant que Shock Wave semble interminable... Enfin, ne faisons pas la fine bouche devant un tel festival de carambolages, de tirs à feu (on y fait souvent parler la poudre) et d’explosions, puisque la crème des démineurs de HK est au centre du récit (il faut bien qu’ils échouent de temps en temps, non ?).

BIFFF ON STREAM - Before we vanish

Samuël Tubez

Quand Kiyoshi Kurosawa réalise un film d’envahisseurs type Invasion of the Body Snatchers, il ne le fait pas comme tout le monde. L’idée de ces entités extra-terrestres volant les concepts humains engendre des séquences drôles, sordides et, plus rarement, violentes. Un film plus poétique que spectaculaire, sorte de fable philosophique et grinçante où l’amour a une fois de plus un rôle primordial.

BIFFF ON STREAM - Tigers are not afraid

Samuël Tubez

Un poil prévisible (mais néanmoins cohérent et "ultime" dans son dénouement final), Tigers are not afraid est une perle noire qui scintille au cœur des bas-fonds de Mexico. La fantaisie et l’épouvante se mêle à merveille à la dureté du quotidien de ces mômes livrés à eux-même, et inversement. Une pépite qui ne repartira probablement pas les mains vides, même si votre serviteur plébiscite également l’excellent Inuyashiki...

Damien Taymans

Tigers are not afraid est un chef-d’oeuvre ni plus ni moins. Une esthétique à se pâmer, une écriture au scalpel, des comédiens irréprochables. Sans le moindre temps mort, ce conte tissé par Issa López dévoile le quotidien de mômes mexicains confrontés quotidiennement à la misère et à la mort, que la réalisatrice rend à la fois cruelle et poétique. Si ça n’a pas un Corbeau, c’est le scandale !

Alan Deprez

Déjà lauréat de l’Œil d’Or du PIFFF 2017, Tigers are not Afraid confronte des mômes des rues aux réalités les plus sordides de la vie à Mexico City (meurtres en série, police corrompue, toute-puissance des gangs...). L’œuvre d’Issa López mêle habilement le réel à l’univers des contes/fables enfantines, où l’innocence de l’enfance est pervertie par les méfaits des adultes.
Elle parvient à un équilibre subtil entre urgence documentaire (relayée par l’usage de la caméra épaule/portée) et fantaisie très noire. C’est un de mes gros coups de cœur de ces dernières années.

Sébastien Brunclair

Toutes les éloges étaient justifiées : Tigers are not afraid est un bijou d’horreur sociale, filmé à hauteur d’enfant, où chaque plan, chaque détail, chaque dialogue compte. Bravo, Issa López.

Quentin Meignant

Œuvre qui n’est pas sans rappeler Le Labyrinthe de Pan, Tigers are not Afraid mêle habilement le réalisme social dans ce qu’il a de plus vil à un onirisme enfantin du plus bel effet. Rythmé, visuellement somptueux, ce conte parfois à la lisière du documentaire est une pleine réussite.

Benoît Levenkron

Il était une fois… un groupe d’orphelins tentant désespérément de survivre à un cartel mexicain. La réalisatrice, et également scénariste de ce long-métrage, Issa López, choisit délibérément de nous conter son histoire au travers des yeux et de l’imaginaire des enfants. Et le résultat, loin d’être enfantin, nous plonge dans un conte macabre mêlant subtilement violence et onirisme, parfaitement soutenu par un jeu d’acteurs en herbe irréprochable et une photographie tout aussi magnifique. Un sérieux candidat au titre, tant pour la compétition internationale que pour le prix du public.

BIFFF ON STREAM - Luciferina

Damien Taymans

Luciferina, s’il est visuellement abouti, propose une histoire de possession tenant sur un timbre poste et recycle à l’envi les mêmes séquences et mouvements de caméra. Le final est tellement "autre" qu’il aura néanmoins permis à l’assistance de passer un bon moment.

Alan Deprez

D’Argentine, nous vient ce film de possession et d’exorcisme assez standard, en dépit de son trip chamanique à l’ayahuasca (qui n’est qu’un prétexte, bien vite expédié/ellipsé). Luciferina ne brille pas par sa finesse, mais paradoxalement, c’est aussi ce qui fait son charme, à l’image de cette façon d’exorciser un mec... par une bonne baise ! On y trouvera donc un plaisir plus ou moins coupable selon son degré d’appréciation des œuvres à forte teneur en Bis, qui plongent tête baissée dans les idées les plus folles sans se soucier du mauvais goût.

Sébastien Brunclair

D’habitude allergique aux productions argentines diffusées au BIFFF (coucou Terrified ), Luciferina a eu le don de me surprendre agréablement, de par sa photo soignée et son actrice principale convaincante et sacrément agréable à l’œil. Le final ahurissant (un exorcisme copulatoire très explicite) risque de rester dans les annales.

Quentin Meignant NC

Un ventre encore plus mou que le mien après 10 jours de festival a eu raison de ma patience...

BIFFF ON STREAM - I Kill Giants

Samuël Tubez

Entretenant plus d’un point commun avec A Monster Calls, I Kill Giants n’a néanmoins pas la puissance émotionnelle de la perle de J.A. Bayona. Sa protagoniste attachante et sa mise en scène soignée en font néanmoins un joli drame faisant la part belle à l’imaginaire et la créativité comme échappatoire de la dure réalité.

Alan DeprezGIF

L’œuvre d’Anders Walter n’embrasse pas totalement ses arguments fantastiques ou propres à la fantasy - qui, en définitive, ne constituent qu’une portion congrue du film -, pour privilégier les affres de la (pré)adolescence et les douleurs familiales de son héroïne. Le résultat est peut-être (sans doute ?) trop intimiste pour une séance de 20h30 du BIFFF (je l’ai vu lors de la première de ses deux séances-ndr)... sauf pour les cœurs d’artichaut comme Serge Adeline (qui se reconnaîtra).

Sébastien Brunclair

Le marketing trompeur risque d’en refroidir plus d’un. Non, I Kill Giants n’est pas un film d’action épique, il en est même l’opposé total. Chronique adolescente sensible et juste, cette adaptation d’un comic book de Joe Kelly (qui signe lui-même le script) se révèle très attachante. C’était sans compter sur un épilogue raté en tout point, venant gâcher la fête tel un géant en furie.

Quentin MeignantGIF

Un drame dans la lignée de Quelques minutes après minuit (que je n’avais pas apprécié en son temps). C’est assez long et convenu, mais cela a le mérite d’être visuellement très abouti.

BIFFF ON STREAM - The Tag-along 2

Damien TaymansGIF

The Tag-Along 2 se montre assez rafraîchissant pour convaincre, grâce à son enracinement dans les traditions taïwanaises. Cependant, chaotique, le récit s’évertue à lacer et délacer trop de liens en poursuivant deux lièvres simultanément (les intrigues du premier et du présent films) et ne tente de surpasser l’oeuvre de base qu’en compilant quelques séquences de "trouille" aux CGI parfois inefficients.

BIFFF ON STREAM - Tragedy Girls

Quentin Meignant

Une des pépites de ce festival, à n’en point douter ! Slasher pop et inventif, Tragedy Girls adapte les codes du genre façon 2.0 et met en scène de manière réjouissante des mises à mort incroyables. Dotée d’un humour bien piquant, sans aucune compromission au niveau des meurtres, l’œuvre est un modèle du genre.

Alan Deprez

Je l’avais découvert au PIFFF et l’ai revu avec grand plaisir dans le cadre du BIFFF. Vicieux, pop et décalé, Tragedy Girls apporte un vent de fraîcheur au slasher, en confiant le rôle du boogeyman à deux teenagers (géniales Brianna Hildebrand et Alexandra Shipp). L’œuvre de McIntyre adopte une forme séduisante et un peu artificielle (une esthétique somme toute raccord avec son discours) pour mieux dénoncer un des grands maux contemporains : les travers des réseaux sociaux et leur incessante quête de notoriété. Vanité 2.0, quand tu nous tiens... Pour ne rien gâcher, Tragedy Girls nous offre des mises à mort inventives et joliment gore.

Damien Taymans

Je l’ai raté au PIFFF, à Toronto et à Cannes... Heureusement, le BIFFF a eu le bon goût de le programmer. Quelle bande épique et jouissive. 1000 idées à l’heure et des dizaines de décalages et de références plus qu’efficaces. Niveau bandulatoire au maximum !

BIFFF ON STREAM - Ederlezi Rising

Quentin Meignant

L’inutilité faite film. Certes, les images sont magnifiques et quelques plans de l’espace valent clairement le détour visuellement, mais avec une histoire pareille, il ne fallait pas s’attendre à vibrer. Tout y est tellement prévisible et tiré en longueur que cet Ederlezi Rising constitue l’un des plus looooongs moments de ce festival.

Alan Deprez

Un film de S-F serbe est un spécimen rare. Comment y résister s’il s’avère classieux, sensuel et envoûtant, en dépit de son maigre budget. Alors, si en plus, il est traversé de visions fantasmatiques de la divine Stoya (excellente actrice, n’en déplaise à ceux qui dénigrent systématiquement les stars de l’industrie pour adultes)... n’en jetez plus !

Damien TaymansGIF

Cette œuvre de science-fiction serbe au production design convaincant nous convie à un voyage proprement sidéral en compagnie de la belle Stoya. On regrettera l’entêtement des auteurs à recycler à l’envi les mêmes gimmicks et à développer de bout en bout une histoire assez rasoir...

Ah, désolé... Coup de fil de Katia Olivier et menace de cravache... bon... Où en étais-je ?

Damien Taymans

Ederlezi Rising est une œuvre honteuse en 2018. Traiter la femme avec tant d’irrespect et de condescendance est inimaginable. Ici, Stoya campe une "poupée" comme métaphore de la condition féminine exploitée par la gent masculine. L’homme, d’ailleurs bourré de testostérone, la traite comme une connasse. Or, une connasse, étymologiquement, c’est un vagin sale... Vous voyez où je veux en venir ? Ce film traite la femme, cet être divin, comme une vulgaire bête sans âme. Un peu comme dans les films d’Alan Deprezovic... (NB : C’est mal me connaître, Damien. J’aime trop les femmes que pour les traiter de la sorte - Alan -)

Ah, excusez-moi, décidément... Les producteurs serbes viennent de me contacter. Bon...

Damien Taymans

Attention : chef-d’œuvre ! Y a de l’action, de l’ampleur, une actrice canon et des effets incroyables. Même que j’ai passé un très bon moment. Même que 2001 de Kubrick, c’est pas terrible à côté. Même que Star Wars, c’est pas bien non plus. Vive Ederlezi !

BIFFF ON STREAM - Five Fingers for Marseilles

Quentin Meignant

Oeuvre d’ores et déjà inclassable et bientôt légendaire, ce Five Fingers for Marseilles fera sans conteste parler de lui dans les mois à venir grâce à une mise en forme irréprochable (on en oubliera même le cadrage parfois pas net du final), une écriture au scalpel et un personnage principal qui ferait passer Django pour une fillette. Comme se plaisent à dire certaines personnes dans le Sud : Marseilles, à jamais les premiers !

Benoit LevenkronGIF

Retour en Afrique du Sud pour cette vision très contemporaine du western, artistiquement imparable et dotée d’une interprétation sans faille ; cependant les nombreuses lenteurs scénaristiques de ce trèèèèèèèès long-métrage risquent de ne pas captiver les amateurs du genre.

Damien Taymans

Django est donc Sud-Africain. Five Fingers est une oeuvre détonante et étonnante, sans aucune concession et absolument somptueuse au niveau de sa mise en scène. L’une des belles surprises du festival

BIFFF ON STREAM - Cop Baby

Quentin MeignantGIF

Les producteurs russes essayant de plus en plus de singer les codes du blockbuster américain, ce Cop Baby est un produit hybride assez déconcertant. Pas mauvais au niveau de son rythme, il constitue simplement une comédie plutôt enjouée bien que totalement dispensable qui, par ailleurs, aurait pu se passer de quelques effets numériques dégueulasses.

Damien TaymansGIF

Le genre de comédie où Schwarzie aurait fait des miracles il y a vingt ans, Cop Baby est une gaudriole au capital sympathie certain qui compte en sus quelques idées vraiment fendardes. Reste que ce gamin géant et à face de plastique est assez mal foutu pour que l’illusion soit parfaite.

BIFFF ON STREAM - Charismata

Damien TaymansGIF

Cette enquête au demeurant sympathique et parsemée de dialogues cocasses se montre surtout excessivement lancinante et répétitive. Un peu comme si Jodie Foster trébuchait constamment lors de ses entretiens avec le Docteur Lecter.

Benoit Levenkron

Ce premier long-métrage atypique a le mérite de diviser les avis, mais il pourrait aussi être sans conteste divisé en trois parties : la première assez bavarde, mais généreusement dotée d’un délicieux humour typiquement british, suivie d’un ventre mou assez peu captivant. Cependant, la saveur initiale réapparait de manière déconcertante pendant les trente dernières minutes, pour nous livrer un final grandiose et inattendu. Mention spéciale pour le charisme et l’interprétation de Sarah Beck Mather.

Alan Deprez

Charismata n’est qu’un film d’enquête (la traque - anémique - d’un serial killer usant d’artefacts vaudous) au déroulement poussif et à peine tiré vers le haut par le talent de ses acteurs (tous relativement bons). En un mot comme en cent : soporifique. C’est fâcheux, car il nous propose un superbe personnage féminin, à cent lieues de ceux que l’on croise habituellement dans le genre.

BIFFF ON STREAM - Corbin Nash

Samuel Tubez

Vraiment rien à sauver dans cette série B (quasi Z) vampirique. Ridicule et absurde, Corbin Nash a pourtant attiré les vétérans Rutger Hauer, Malcolm McDowell et Bruce Davison venus honteusement cachetonner. Et en ce qui concerne Corey Feldman, son cabotinage dans la peau d’un travesti vampire finit par rendre l’ensemble insupportable, voire franchement hilarant tant tout cela se veut sérieux alors que c’est atrocement mal écrit et mal fichu.

Damien Taymans

Un casting de choix qui vient cachetonner dans cette histoire de démons qui doit avoir au bas mot 20 ans de retard sur les productions actuelles. Tout se révèle bancal : les acteurs, le scénar, les effets spéciaux. Ce nanar en devenir qu’est Corbin Nash promet quelques séances cultes d’ici quelques années.

BIFFF ON STREAM - Inuyashiki

Samuël Tubez

Trois généreuses étoiles pour le nouveau Shinsuke Sato qui, après I am a Hero, pourrait bien de nouveau séduire les membres du jury du BIFFF. Tiré d’un manga, son histoire de super héros antagonistes nous évoque de multiples productions du genre mais parvient pourtant à tirer son épingle du jeu. Ses atouts : des personnages (et un chien) intéressants qui suscitent l’empathie, un juste équilibre entre drame, action et comédie, un jusqu’au-boutisme jouissif (la tuerie par écrans, moment d’anthologie) et des scènes d’action dignes des cases les plus explosives du seinen. Une belle réussite un peu gâchée par quelques longueurs et un manichéisme un peu trop affiché (même si les persos sont loin d’être des archétypes comme on peut en voir dans le MCU !).

Quentin Meignant

Shinsuke Sato est décidément très fort : faire tenir en salle les membres de la rédac à cette heure tardive alors que son film fait plus de deux heures, c’était une véritable gageure ! Et, pourtant, dès l’entame, on sent qu’il se passe quelque chose avec cet Inuyashiki, nom d’un personnage développé de façon à susciter directement l’empathie. Certes moins réussi que I am a Hero, le métrage, très manichéen, offre quelques beaux combats et des effets spéciaux de belle facture. Une réussite malgré quelques longueurs !

Alan Deprez

Dommage que Shinsuke Sato (l’auteur de l’adaptation live du manga I am a Hero, Grand Prix du BIFFF 2016) a une fâcheuse tendance à faire traîner les choses, car sans cela, son Inuyashiki aurait été surpuissant. Son subtil dosage d’action "over the top" (gorgée de C.G.I.), d’humour doux-amer et de drame poignant (la maladie est au cœur de préoccupations) sert admirablement l’affrontement d’antagonistes aux pouvoirs démesurés, dont la dynamique n’est pas sans rappeler les fondamentaux des récits super-héroïques ou encore le Incassable de Shyamalan. On me souffle "c’est bon quand c’est long"... ouais, mais pas à tous les coups !

Benoit Levenkron

Une adaptation du manga Last Hero Inuyashiki de Hiroya Oku, avec plein de méchants très méchants, de gentils très gentils, de cyborgs très automatisés et de très longues batailles à la japonaise entre le bien et le mal... Pour paraphraser le célèbre philosophe belge Damien Taymans : « J’aime pas les mangas, ça pue du cul ».

Damien Taymans

N’en déplaise à l’ami Levenkron, cette adaptation manga m’a plutôt botté malgré quelques longueurs scénaristiques. On en ressort éprouvé par les bastons à rallonge, certes, mais il faut avouer que l’idée de départ, malgré un manichéisme forcé, se montre suffisamment alléchante pour exciter les amateurs de cinéma japonais.

BIFFF ON STREAM - Party hard, die young

Damien TaymansGIF

Moins funs que ses zombies autrichiens, les personnages sont ici des stéréotypes prêts à se faire dézinguer les uns après les autres. Il ne reste au final qu’un slasher plutôt convenu et assez navrant.

Quentin MeignantGIF

A mille lieues de son savoureux Attack of the Lederhosen Zombies, Dominik Hartl a, ici, reçu pas mal de pognon que pour boucler son film. Et cela se ressent forcément à l’écran avec une profusion de fêtes dantesques et d’effets sanguinolents mais aussi au niveau de l’âme du film... car il n’y en a tout simplement aucune ! Produit façonné pour une exploitation en VOD auprès des jeunes en manque de sensations fortes, Party Hard Die Young n’est qu’un ersatz de ce qui se fait de mieux avec quelques nibards en plus. La surprise de la dernière partie tombe donc totalement à plat, le spectateur s’étant perdu depuis bien trop longtemps dans les fêtes croates...

BIFFF ON STREAM - Parallel

Alan Deprez

Isaac Ezban (l’homme derrière l’excellent The Similars, présenté au BIFFF 2016) est très fort, mais au risque de chicaner, son Parallel manque un peu de créativité que pour totalement emporter le morceau. Ce grain de folie aurait permis de conférer à cette histoire de mondes parallèles des résonances encore plus vertigineuses. On se contentera d’une intrigue bien ficelée, filmée avec soin et servie par des personnages attachants. Ezban est de la race des "grands artisans" du cinéma de genre et on continuera à suivre attentivement la suite de sa carrière.

Damien Taymans

Depuis The Incident et The Similars, Isaac Ezban a prouvé tout son savoir-faire dans ce genre de récit à tiroirs aux rebondissements surnaturels. Pourtant, Parallel souffre d’un drôle de défaut par rapport à ses créations précédentes : il se montre trop ambitieux. Dans son scénario d’abord, en multipliant les allers-retours entre les deux univers et les doubles ou en évoquant des torsions artistiques et technologiques qui ne sont finalement pas totalement exploitées. Dans sa mise en scène ensuite, puisque le réalisateur s’ingénie à empiler les plans biscornus sans chercher à imprimer une empreinte différente entre les multiples univers.

Quentin Meignant

Produit un peu plus mainstream que ses précédentes créations, Parallel pourrait ouvrir bien des portes à Isaac Ezban. Malin comme pas permis, le métrage revisite avec brio les films impliquant plusieurs dimensions (temporelles ou non). La patte apposée au récit est celle d’un homme sûr de son cinéma, tandis qu’hormis par l’emploi abusif de quelques filtres censés aider la compréhension du spectateur, l’ensemble tient toutes ses promesses.

Sébastien BrunclairGIF

2 ans après le sympathique The Similars, le chouchou du BIFFF Isaac Ezban rate quelque peu le coche avec cette première réalisation anglophone. Les tics de réalisation gerbatoires (calmez ce caméraman, par pitié) côtoient un scénario d’un classicisme absolu ; on a beau nous vendre de l’univers parallèle, on se croirait devant un quelconque film de voyage dans le temps. Pas un ratage total pour autant, Parallel fait tout simplement partie de la longue liste des "(pas si) vite vu, vite oublié".

Benoit Levenkron

Retour en force pour Isaac Ezban, qui avait déjà ravi nos mirettes avec The Incident et The Similars lors des deux dernières éditions. Le Mexicain, friand des paradoxes temporels complexes, nous livre cette fois un scénario toujours aussi élaboré et aborde cette année le thème des univers parallèles. Bien que doté de quelques longueurs, Parallel reste une excellente œuvre de science-fiction qui prouve, une fois de plus, qu’un de nos aztèques préférés est promis à une carrière qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle.

BIFFF ON STREAM - Who Killed Cock Robin

Quentin MeignantGIF

Sans pour autant faire oublier l’excellence sud-coréenne dans le domaine, Wei-Hao Cheng livre une très belle copie, à mille lieues de ses gribouillages scénaristiques sur la franchise Tag-Along, et offre un thriller de renom à l’industrie cinématographique taïwanaise.

BIFFF ON STREAM - The Place

Quentin Meignant

Si l’on visionne The Place sans avoir vu la série The Booth at the End, l’on peut sans aucun doute se dire que l’on a trouvé le nouvel Alex de la Iglesia en la personne de Paolo Genovese. S’appuyant sur son unité de lieu pour développer ses personnages, le réalisateur transalpin fait briller son oeuvre grâce à sa direction d’acteurs, notamment l’impeccable Valerio Mastandrea dont la force du jeu réside dans les non-dits, et ses dialogues impeccables.

Sébastien Brunclair

Transposer le concept de la série américaine The Booth at the End en format long, c’était un pari sacrément risqué. Malgré quelques passages à vide inévitables, l’Italien Paolo Genovese s’en sort avec les honneurs et parvient à rendre attachants tous ces personnages que l’on ne verra jamais ailleurs que dans ce fameux café.

Damien Taymans

Le format de la série d’origine (merci V’là l’chef) convient certainement mieux à ce genre de dialogues interminables dans un bistro. Néanmoins, en l’état, The Place passe pour une pellicule plutôt bien écrite qui tient en haleine sans jamais rien montrer. En soi, c’est déjà pas si mal.

BIFFF ON STREAM - The Envelope

Damien Taymans

Le scénario se montre faussement alambiqué et révèle in fine une histoire tenant sur un ticket de métro. On en ressort néanmoins avec un enseignement : tous les employés de la Poste sont coupables !!!

Quentin MeignantGIF

Bénéficiant d’une mise en place intelligente et de quelques bonnes idées, The Envelope se laisse suivre durant sa première partie avant de sombrer dans des méandres scénaristiques assez énervants. Sobre au niveau de sa mise en scène, le film ne brille en aucun point mais est un agréable divertissement.

Sébastien Brunclair

C’est creux, mal écrit mais bien emballé (forcément, quand le pognon suit...). Bref, c’est un film d’horreur russe.

BIFFF ON STREAM - Belzebuth

Alan DeprezGIF

Malheureusement, Belzebuth ne tient pas les promesses de son éprouvante introduction (un massacre au scalpel dans une maternité ; le genre de séquences que seuls les Mexicains - ou presque - se permettent d’emballer). On escomptait les méfaits d’une secte satanique et à défaut, on se retrouve avec un supposé Nouveau Messie, au centre d’une guerre ancestrale entre le Bien et le Mal. Reste une poignée de visions gore ou un peu foutraques made in Mexico et un Tobin "Jigsaw" Bell tatoué de la tête aux pieds.

Sébastien Brunclair

Belzebuth jouit d’une première partie hallucinante de cruauté et formellement maîtrisée, avant de se muer en énième film d’exorcisme nourri aux clichés. Une semi-réussite, qui laisse tout de même entrevoir le grand potentiel du réalisateur Emilio Portes.

Quentin Meignant

Bon, OK, le film est au moins une demi-heure trop long, OK, il est sans doute trop enclavé dans la religion que pour plaire à tout le monde, OK, il est l’objet d’une nouvelle séance d’exorcisme un brin tirée par les cheveux, mais, surtout, il marque les esprits avec 40 premières minutes impeccables et une séquence d’entame à la limite du supportable. Tout simplement hallucinante, celle-ci suffit à rendre Belzebuth complètement traumatisant...

Damien TaymansGIF

La première demi-heure est d’une cruauté sans pareille et laisse entrevoir l’espoir d’une péloche jusqu’au-boutiste et percutante. Mais ce n’est que pure illusion, puisqu’Emilio Portes emprunte par la suite des voies plus classiques, plus pénétrables, en suivant une équipée chargée de sauver la nouvelle incarnation christique.

BIFFF ON STREAM - Taste of Life

Damien Taymans

J’aime pas le sperme et j’aime pas le cinoche expérimental.

Alan DeprezGIF

Taste of Life s’imposera sans ciller comme l’OFNI de cette cuvée 2018 du BIFFF, mais en aura rebuté beaucoup. Oscillant entre proto-féminisme et ode à une sexualité libérée, l’œuvre de Roland Reber fait l’éloge du sperme - dont l’héroïne adore le goût - et de la fellation, en s’apparentant parfois à une vidéo d’art conceptuel. Elle invoque des réflexions philosophico-existentielles et des actes sexuels non simulés pour appuyer sa radicalité, mais devient de plus en plus absconse, à tel point qu’on se croirait parfois sur un programme de la chaîne Arte... à 4h00 du matin !

Quentin MeignantGIF

Taste of Life laisse à penser qu’il aurait pu être un parfait OFNI cinématographique encore mieux gaulé que les films les plus célèbres de la Nikkatsu. Assez bavard et incomplet sur le fond, sa mise en forme originale laissera néanmoins de bons souvenirs.

Benoît Levenkron

Un réalisateur teuton qui veut péter plus haut que son cul nous présente un film qu’il ne doit pas comprendre lui-même, rempli de premier degré, poétiquement incorrect, fade et sans aucun intérêt, mais qui devrait faire un carton chez ceux qui aiment voir des scènes pseudo-déviantes interprétées par des acteurs qui portent des masques à gaz... Le seul bon point à relever est l’ambiance extraordinaire qui régnait dans la salle pendant les trente premières minutes, ce qui est habituel lorsque des mauvais films sont projetés. Chapeau à ceux qui ont tenu le coup.

BIFFF ON STREAM - Legend of the Naga Pearls

Damien Taymans

J’aime pas les Asiatiques et j’aime pas les créatures animées.

Quentin Meignant

Niveau argenterie, les chinois s’en sortent pas mal non plus avec de vrais budgets censés faire exploser le box-office local. Il reste à espérer pour les spectateurs que ce Naga Pearls n’a pas vraiment rencontré de succès car il est d’une niaiserie affligeante. Pas vraiment Wu Xia, pas vraiment film d’aventures, pas vraiment comédie malgré des gags bien lourdingues,.... En fait, ce film n’en est pas vraiment un...

BIFFF ON STREAM - The Scythian

Damien Taymans

Rustam Mosafir dépeint un voyage initiatique aux allures de Braveheart ou de Gladiator, mâtiné de Mad Max et d’Apocalypto. Une odyssée centrée sur l’Homme, sur ses multiples déclinaisons, sur ses luttes internes et externes pour assurer sa propre survie dans un monde constamment hostile. Sans taper dans le voyeurisme, le réalisateur russe offre une fresque incroyablement épique avec ce que cela comporte de testostérone et de sueur. Comme on le prétendait du côté de Ridley Scott, A Hero will rise !

C’est dingue parce que j’aime pas les Russes et j’aime pas les bagarres.

Quentin MeignantGIF

Le cinéma russe a du budget, on le saura... Et on le voit d’ailleurs avec ce Scythian à l’écran, une oeuvre pétrie de qualités visuelles qui, malheureusement, ne passe pas l’écueil scénaristique. C’est beau, mais totalement inutile et vu et revu !

BIFFF ON STREAM - Hunting Emma

Damien TaymansGIF

J’aime pas les survivals et j’aime pas les femmes (hétéro curieux jusqu’au bout). Bon sinon, une petite mention pour Emma Tournemal, l’actrice principale.

Benoit LevenkronGIF

Direction les déserts arides d’Afrique du Sud pour ce joli thriller féministe subtilement dosé, qui n’est pas sans rappeler les exploits d’une certaine Beatrix Kiddo, et qui ravira à coup sûr les afficionados de notre ami Quentin T.

BIFFF ON STREAM - Veronica

Damien Taymans

J’aime pas les films de possession et j’aime pas Paco Plaza !

Samuël TubezGIF

Veronica réussit davantage à mettre en scène une héroïne du quotidien que de vrais moments de terreur. On ne passe pas à côté d’une flopée de symboles éculés, mais la mise en scène de Paco Plaza et le talent de la jeune Sandra Escacena sauvent la mise. Probable toutefois que même le néophyte trouvera ça un peu trop ronflant pour subjuguer et effrayer.

Quentin Meignant

Un film à la limite du supportable qui reprend tous les clichés du genre et les répète à volonté. Hallucinante de bêtise, l’œuvre touche le fond avec la non-maîtrise d’un score un peu trop ambitieux par rapport aux images proposées.

Alan Deprez

Veronica accumule tous les pires poncifs du film de possession/maison hantée, à base de plateau de ouija, de portes qui claquent, d’ombres fugaces et de lampes qui clignotent. Le charme juvénile de l’actrice principale (la craquante Sandra Escacena) et une B.O. synthétique aux accents carpenteriens ne suffisent pas à sauver le bébé de Paco Plaza de la médiocrité.

Benoit Levenkron

Bien que fervent défenseur du cinéma espagnol, il est impossible de soutenir un film à la thémathique éculée, aux jumpscares redondants : c’est lent, c’est long, c’est bourré de clichés (la nonne aveugle aux yeux blancs, je n’en peux plus). Les films de possession – s’ils n’apportent aucune idée novatrice – devraient être interdits !

BIFFF ON STREAM - RV : Resurrected Victims

Quentin MeignantGIF

Sur base d’une idée plutôt originale, la première partie de ce RV : Resurrected Victims tient en haleine le spectateur, ajoutant autant de clés de compréhension que de mystère à chaque scène. Malheureusement, passées ces indéniables qualités, le métrage se met rapidement à tourner en rond et sombre même carrément dans le pathos dans ses dernières minutes.

Alan DeprezGIF

L’argument initial de ce thriller coréen était très intriguant (des victimes reviennent miraculeusement à la vie, le temps de se venger de la personne qui la leur a ôté), mais son traitement est bien trop lymphatique que pour nous maintenir en alerte. À la tension et au muscle, RV : Resurrected Victims a préféré le jacassement et le pathos. C’est un choix.

Damien TaymansGIF

L’exemple même du concept excitant bousillé à l’écran. Ça promettait une sorte de Revenants jusqu’au-boutiste, ça se transforme en une logorrhée indigeste sur-explicative... En plus, j’aime pas les Coréens et j’aime pas les morts-vivants !

BIFFF ON STREAM - Rendel

Quentin MeignantGIF

Un super-héros finlandais ne peut être que cool et pris au seconde degré... Mais, détrompez-vous, Rendel se veut être un film très sérieux et se prend même pour un Batman crépusculaire ! Si la mise en images est assez sympathique et que le caractère violent du personnage principal change un peu des produits mainstream du domaine, Rendel lasse vite par son sérieux contre-balancé par un méchant aussi débile que ridicule et de gros problèmes au niveau de la chorégraphie des combats. Cela aurait pu être tellement plus fun, dommage !

Damien TaymansGIF

Je n’aime ni les Finlandais ni les super-héros. Rendel entame de manière bordélique son récit avant de clarifier un peu la donne. Hélas, de bout en bout, le script propose ponctuellement les mêmes séquences (le gars en cuir débarque et assomme les méchants) et on a clairement l’impression que le réal est en mode démo, juste pour faire l’étalage de son savoir-faire. A mi-chemin, l’incursion d’une escouade de gars musclés venus des quatre coins du monde pour affronter le super-héros s’annonce prometteuse mais l’idée s’essouffle en à peine dix minutes.

BIFFF ON STREAM - Selfie from Hell

Damien Taymans

Ceylan tente désespérément de nous raccrocher à son concept en lui donnant les atours d’une malédiction aux principes élémentaires (13 selfies et tu clamses) à la manière de la VHS de Ring. Rien n’y fait : les événements se succèdent et ne provoquent de loin en loin que l’ennui et le désappointement. Quant au sous-texte navrant dénonçant les dérives du tout-technologique, il se révèle si lourdaud qu’on en viendrait à accepter la thèse contraire, c’est dire...

BIFFF ON STREAM - Frontier

Damien Taymans

Autant d’effets et de beauté pour raconter si peu. Une magnifique coquille vide, parfaitement dispensable.

Quentin MeignantGIF

Cousin clairement assumé des blockbusters américains, Frontier est une oeuvre convenable qui aurait néanmoins gagné à ne pas perdre son âme dans les pétrodollars. Très ambitieux, le film manque tout simplement de ses idées fondatrices : donner lieu à un film de guerre poignant.

BIFFF ON STREAM - House of the Disappeared

Damien TaymansGIF

Jadis, les Sud-Coréens râlaient sur les saletés d’Amerloques qui remakaient leurs films et voilà qu’ils s’y mettent. Si l’émotion est davantage palpable que dans la galette vénézuélienne d’origine, on y perd en ambiance et en percussion.

Quentin Meignant

Les Coréens s’énervant souvent contre les Ricains et leur sens du remake à tout-va, il est étonnant de voir une production du Pays du Matin Calme se lancer dans un remake de chef-d’oeuvre tel que le vénézuélien House at the End of Time. Et le problème réside justement là : singeant les Américains jusqu’au bout, Dae-wung Lim ne fait pas mieux qu’eux, procédant simplement à un redécoupage sans âme du récit. Pire, les longueurs se font rapidement sentir tandis que l’ambiance de l’opus original est totalement absente. Vraiment complètement inutile...

Benoit Levenkron

Reboot parfaitement dispensable de House at the End of time du vénézuelien Alejandro Hidalgo (Corbeau d’Argent au BIFFF 2015) : chers amis coréens, continuez à créer et à nous pondre vos petits chefs-d’oeuvre, mais par pitié laissez à vos collègues de Hollywood le soin de « remaker » (oui ce terme existe) les oeuvres de qualité, votre créativité vaut mieux que celà.

BIFFF ON STREAM - Crooked House

Quentin Meignant

En voilà une adaptation impeccable ! Tiré de La Maison Biscornue, l’un des chefs-d’oeuvre d’Agatha Christie, Crooked House excelle en de nombreux points. Reproduisant à l’identique l’atmosphère de l’époque - au point de faire croire que le film a été tourné voici 80 ans, la couleur en plus -, Gilles Paquet-Brenner offre un regard clair sur le récit, bénéficiant d’un casting impeccable. Sans aucune faute si ce n’est quelques longueurs, l’oeuvre ne fait aucune concession lors de son final, retrçant trait pour trait le descriptif d’Agatha Christie...

BIFFF ON STREAM - Mercy Christmas

Quentin Meignant

Fauché et parfois assez mal filmé, Mercy Christmas est clairement le genre de film qui aurait mérité plus de financement. Le film de Ryan Nelson est en effet certes assez mal torché, les idées y sont bonnes et l’atmosphère qui s’en dégage fleure clairement bon l’esprit de Noël. Mais un esprit à base de barbaque et de dégénérés en tout genre qui donnent lieu à quelques scènes très amusantes avant un final épique et hilarant.

Damien Taymans

Noël et ses festivités ont depuis longtemps été le théâtre des pires atrocités dans le cinéma de genre. Mercy Christmas, à ce jeu, se situe dans la mêlée sans s’en distinguer aucunement. Quelques idées courtes plus tard, il reste un final assez farfelu et drôlatique. Mais, pour y parvenir, il faudra s’armer de tolérance face à cette bande fauchée et mal jouée.

BIFFF ON STREAM - Human, Space, Time and Human

Alan Deprez

Kim Ki-duk est encore parvenu à nous vriller le cerveau. Son argument surnaturel (un bateau et ses passagers se retrouvent à voguer dans les nuages, sans plus d’explication) est prétexte à l’étalage des bassesses de l’âme humaine, émergeant à la faveur d’une fronde sociale (les vivres viennent à manquer) et quand flotte le parfum âcre de la lutte des classes (les privilèges sont réservés à l’élite). L’auteur de The Isle renvoie l’homme à sa propre animalité, qui refait surface sous l’effet des réflexes de survie, avant de dériver vers un final quasi métaphysique et lourd de symboles. Human, Space, Time and Human est une œuvre extrêmement puissante et d’une grande intelligence.

Benoit Levenkron

Ce dernier long-métrage en date du très prolifique Kim Ki-duk met une bonne demi-heure à installer une trame narrative ultra complexe. Après ces quelques longueurs indispensables, le spectateur se retrouve face à une véritable déferlante de scènes plus infâmes les unes que les autres. Là où certains réalisateurs auraient cédé à la facilité d’une violence gratuite, Ki-duk emprunte une direction novatrice dans laquelle tout est calibré, justifié et maîtrisé pour en arriver à un ensemble d’une homogénéité rare. Cette œuvre d’une qualité remarquable et d’une intelligence hors du commun, risque de rester gravée dans les mémoires de nombreux amateurs de cinéma asiatique pour la nuit des temps. Ce film fera l’objet par la suite d’une critique beaucoup plus détaillée.

BIFFF ON STREAM - Freehold

Damien Taymans

Où est passée la deuxième chaussette ? Pourquoi la chaîne de télé a-t-elle été changée ? Est-ce normal que mes pâtes ont un goût de merde ? Toutes ces questions, tous ces bugs du quotidien, ces inquiétantes étrangetés sont résolues dans Freehold. A la fois malsain et drôle, cette bande ne s’encombre d’aucun détour et frappe juste et bien.

Quentin Meignant

Voilà typiquement le genre de production qui fait le charme du BIFFF depuis des années : un film dont on n’attend rien et qui se transforme automatiquement en véritable pépite ! Freehold, outre l’intelligence de sa mise en scène, brille par un scénario impeccable et un humour de tous les instants. Tantôt hilarant tantôt émouvant, le métrage, sorte de home invasion à contre-courant, excelle en tout point jusqu’à un final plutôt malin qui ne vient en rien entacher l’ensemble de l’oeuvre (Ouf ! Enfin un !).

Sébastien Brunclair

Drôle, cruel et génialement interprétée par l’inquiétant Javier Botat, Freehold est une merveille d’humour noir et de perversité. On en redemande !

BIFFF ON STREAM - El Habitante

Damien TaymansGIF

Énième histoire de possession démoniaque, El Habitante parvient néanmoins à re-dynamiser le concept grâce à un script plutôt malin et retors. Hélas, le dernier tableau n’est pas du même tonus et se montre à l’inverse si convenu qu’il en devient navrant.

Quentin MeignantGIF

Belle production mexicaine, El Habitante donne tout dans sa première partie et semble être un home invasion teinté de fantastique de grande qualité. Malheureusement, quand les séances d’exorcisme s’en mêlent et s’emmêlent, le métrage prend une dimension bien moindre et se veut particulièrement répétitif. Assommé par le latin, le spectateur sera donc ravi de découvrir un final original qui relève un peu le niveau.

BIFFF ON STREAM - Trauma

Samuël TubezGIF

Sans aucun doute la séance la plus extrême du festival. Passé une introduction infâme et une scène de viol éprouvante, le film devient un rape and revenge plus traditionnel, avant de délivrer une issue de nouveau très radicale. Hormis ses bourreaux inédits qui ne sont rien de moins que le produit des abominations de la dictature chilienne, Trauma manque quelque peu d’inspiration. Les sévices présentés et les maquillages gore aussi réalistes que craspecs devraient par contre secouer plus d’un spectateur et ravir les déviants.

Damien TaymansGIF

Présenté comme un Serbian Film chilien, Trauma est une bande qui a bâti sa réputation sur deux séquences vomitives placées en début de métrage. Par la suite, le film de Lucio Rojas devient un rape and revenge somme toute classique et pas très inspiré.

Quentin Meignant

A force de vouloir choquer et dégoûter le spectateur d’entrée de jeu, Lucio Rojas a oublié de faire tenir son film sur la longueur, mais ce Trauma reste néanmoins une excellente surprise et fait sans conteste office de grosse séance de minuit de ce BIFFF 2018.

Benoit Levenkron

Ce rape and revenge à la sauce chilienne - à ne pas mettre entre toutes les mains, car il s’agit clairement du film le plus violent présenté lors de cette 36ème édition – tient ses engagements, notamment grâce à une photographie haut de gamme, mais aussi à des effets gore excessivement réalistes qui amplifient le côté déviant du scénario. Même si la globalité reste somme toute assez mainstream en comparaison avec certaines oeuvres underground du même type, il faut bien avouer que Lucio Rojas a considérablement évolué depuis son premier long-métrage Sendero.

Alan Deprez

Poussif, Trauma est loin d’atteindre le niveau des œuvres au parfum de soufre dont il se rapproche (il s’agissait d’une des deux séances interdites aux moins de 18 ans de ce BIFFF 2018, l’autre étant celle de Taste of Life). Son déroulement est prévisible et manque d’impact. Il s’en dégage une impression de mollesse, comme pendant ce final où l’on ne parvient plus à situer les personnages dans l’espace (qui se trouve à quel endroit ?). Dès lors, difficile de se soucier de leur sort... La provoc’ facile ne suffit pas, même relayée par des effets prosthétiques au réalisme confondant (super boulot d’Isabella Marchesse) et par les charmes de ses actrices, généreusement dévoilés. Macarena Carrere, on t’aime... toi et ta mini-jupe à sequins argentés ont illuminé la scène du Ciné 2 !

BIFFF ON STREAM - New Trial

Damien Taymans

Corée du Sud, polar judiciaire, avocat de pacotille luttant contre ce système rongé jusqu’à l’os par la corruption et la perversion : tout est réuni pour faire de ce New Trial le pendant de la série The Night Of.

BIFFF ON STREAM - Montreal Dead End

Quentin Meignant

Doté d’un fil rouge qui ne tient... qu’à un fil, Montreal Dead End ne tarde pas à se perdre en chemin et à ne constituer qu’une suite sans liant de sketches pas tous réussis. Heureusement, la bonne humeur de certains segments et l’accent québécois permettent de passer un bon moment...

Alan DeprezGIF

Drôlatique et décomplexé dans son approche du genre, Montreal Dead End souffre des faiblesses souvent inhérentes aux films à sketches. Les segments - tous dédiés à des quartiers de Montréal - sont de qualité inégale et manquent un peu d’unité. Il faut dire que rien de moins que 18 (!) réalisateurs se sont succédés sur le projet. L’œuvre chapeautée par le sympathique Rémi Fréchette restera néanmoins comme une des séances avec la meilleure ambiance de ce BIFFF 2018 (la salle était pleine à craquer et le public, chauffé à blanc).

Benoit Levenkron

Une anthologie composée de 15 segments en guise de second long-métrage relève déjà d’un bel exploit, mais lorsqu’en plus, elle a été créée grâce à l’engagement d’une équipe d’environ 300 bénévoles passionnés pour un résultat généreux, humble et de surcroît très drôle, c’est encore mieux.

Sébastien Brunclair

Le BIFFF 2014 avait The Profane Exhibit, 2016 nous a fait subir ABC’s of Superheroes ; en 2018, le digne représentant de ce que l’anthologie horrifique peut produire de plus horripilant s’appelle Montreal Dead End. Tout de même supérieur aux deux "mardes" précitées (en même temps, tu parles d’une compétition...), le projet mené par le sympathique Rémi Fréchette n’a pour lui que le charme de l’accent québécois et des bonnes intentions évidentes. C’est peu.

BIFFF ON STREAM - The Thousand Faces of Dunjia

Damien TaymansGIF

Ces mille visages se matérialisent à l’écran dans ce mille-feuilles dont les couches se révèlent tantôt prenantes (les ruses de frère Zhuge pour duper le clan adverse et sauver une jeune malade) tantôt pataudes (les affrontements entre les différents chefs qui tournent à l’indigeste bouffonnerie). Dans ce métrage bipolaire, on notera également le pauvre rendement des effets numériques et des chorégraphies assez simples malgré la présence d’un crack dans le domaine au poste de metteur en scène.

BIFFF ON STREAM - A Special Lady

Damien TaymansGIF

Sur la durée, le scénario diablement ingénieux finit par perdre en crédibilité. A mesure que la fresque prend de l’ampleur, le récit perd en force et en vigueur. Par excès d’audace, le scénario abandonne progressivement le portrait de son héroïne dont toutes les faces obscures n’ont pas encore été mises en lumière. Au point que cette lady ne semble plus si spéciale, preuve qu’An-kyu Lee a manque sa cible...

BIFFF ON STREAM - La Femme la plus assassinée du monde

Samuël TubezGIF

Les séquences sur la scène du Grand-Guignol sont les moments les plus réussis de cette oeuvre plastiquement soignée (photo, décors, costumes, maquillages). Hélas, tout ce qu’il y a autour (l’intrigue policière, la relation amoureuse, la survie du théâtre) fonctionne nettement moins, à cause d’un manque de clarté (aussi bien dans l’écriture que dans le montage) et de tension. Heureusement, le talent et l’aura envoûtante d’Anna Mouglalis sont là pour maintenir l’attention.

Quentin MeignantGIF

Première mondiale très attendue, La femme la plus assassinée du monde ne tient malheureusement pas toutes ses promesses. Excellant au niveau formel, le métrage ne parvient néanmoins pas à réellement captiver et aurait dû se contenter d’être la mise en scène d’une pièce de théâtre à défaut d’être un véritable film de tueur en série. Mention spéciale, par contre, à la magnifique Anna Mouglalis.

Alan Deprez

Présenté en première mondiale (NB : Netflix y a placé des billes, donc pas dit qu’il ait la chance de sortir en salles...), La femme la plus assassinée du monde est d’une beauté renversante : la direction photo de Laurent Barès est magnifique, tout comme les costumes et les SFX de Jean-Christophe Spadaccini, qui frôlent la perfection. C’est dans la construction narrative que l’œuvre de Franck Ribière déçoit, puisque que de nombreux détails de l’intrigue sont flous et échouent à susciter la moindre forme de tension (voire même de suspense). Fort heureusement, le talent des comédiens sauve la mise, du très bon Niels Schneider (confirmant son potentiel décelé dans le génial Les rencontres d’après minuit) à ce filou de Pierre Nisse (dans un énième second rôle empreint de bizarrerie - il serait tout de même temps qu’on lui propose autre chose -), même si la sublime Anna Mouglalis porte presque le film à elle seule. Énigmatique et vénéneuse, comme à son habitude, elle irradie dans le rôle de Paula Maxa, diva torturée du Théâtre du Grand-Guignol.

Damien TaymansGIF

Si l’on prend un plaisir certain dans cette balade historique, notamment grâce à l’interprétation d’Anna Mouglalis, aussi éblouissante qu’en Coco Chanel ou en Juliette Gréco, le récit s’égare hélas dans son intention de développer une intrigue policière à la manière d’un Limehouse Golem. Ainsi, les multiples strates du récit (la relation avec le journaliste, les fomentations de Lorde, la survie du théâtre) se superposent sans que l’on saisisse clairement où veulent en venir les auteurs, perdus entre l’hommage au Grand-Guignol et un scénario de Nolan. Il n’en reste pas moins que cette "première" œuvre recèle d’innombrables qualités et qu’il devient urgent que les compères reprennent la caméra.

BIFFF ON STREAM - Beyond Skyline

Quentin Meignant

Si vous aimez vous prendre des effets spéciaux à la volée dans le visage, ce film est fait pour vous. Bardé de ces choses plus ou moins réussies dans sa première partie, Beyond Skyline tourne totalement à l’aigre avec un petit périple en Thaïlande où même Iko Uwais devient mauvais dans son art martial favori. Tout un symbole !

Damien Taymans

Étonnamment, malgré la médiocrité total de l’ensemble, le spectateur aura peu le temps de s’ennuyer tant la bande propose un déluge ébouriffant d’actions en tout genre et un condensé de portnawak possiblement assumé. A telle enseigne que ce Beyond Skyline, avec son premier degré asséné de bout en bout, deviendra sûrement un plaisir coupable pour un tas d’amateurs de nanars dans les années à venir.

BIFFF ON STREAM - The Lodgers

Quentin MeignantGIF

Une utilisation très intelligente de la caméra sauve un film qui, en soi, n’est guère palpitant. Ennuyeux au possible à certains moments, The Lodgers bénéficie simplement d’une mise en images presque parfaite mais souffre de longueurs insupportables.

Damien Taymans

A l’image de son précédent Let us Prey, Brian O’Malley parvient à mettre en place une atmosphère délétère mais il subsiste beaucoup trop de longueurs dans The Lodgers et, en optant pour un cadre excessivement resserré (une immense baraque, une dizaine de personnages), le cinéaste éprouve des difficultés à rendre plausibles certains de ses enjeux.

BIFFF ON STREAM - Blue my Mind

Quentin MeignantGIF

Film très intéressant sur la puberté dépeignant de manière très crue la vie d’une adolescente paumée (à ne pas mettre sous les yeux de tous les parents !), Blue My Mind est un véritable tour de force dans sa première partie à défaut d’être un film de genre. Les choses se corsent avec la véritable arrivée de l’argument fantastique où seules surnagent quelques scènes réellement choquantes. Pour le reste, c’est Rolmops géant & cie...

Damien TaymansGIF

La caméra portée explore sous toutes ses coutures la jeune Luna Wedler, ne s’encombrant d’aucune pudeur pour un portrait à la fois tragique et poétique de cet âge délicat. En ce sens, Blue my Mind se rapproche bien plus d’un Thirteen que d’un Ginger Snaps ou d’un Teeth. Ce qui implique un style plus ampoulé, plus contemplatif, géniteur de quelques longueurs. Poseur, le métrage semble donner autant de poids à sa mise en scène et à la beauté de ses images qu’au calvaire vécu par son héroïne, risquant de tomber dans la contradiction entre le fonds et la forme. En outre, on regrettera un manque de tension et de suspense, ce qui conforte le spectateur dans sa position de témoin inerte alors qu’il aurait pu se noyer dans cet océan de malaise en compagnie de Mia.

BIFFF ON STREAM - Dead Ant

Damien TaymansGIF

Cette bisserie assumée se montre alors, passé cette phase de d’exposition, comme un énorme portnawak particulièrement calibré pour une séance de minuit de festoche. Très généreux, Dead Ant offre au spectateur son comptant de gnons, de what-the-fuck, de fourmis numériques et de rockeurs craignos. Le cahier des charges est indéniablement rempli malgré quelques facilités d’écriture et des effets comiques qui manquent parfois le coche.

BIFFF ON STREAM - Mon mon mon Monsters

Samuël Tubez

Inverser les rôles entre monstres et humains est une bonne idée en soi et le film veut illustrer la cruauté humaine avec un certain jusqu’au-boutisme. L’équilibre est néanmoins caduque et l’ensemble pas si subversif que cela. On est à la fois irrité par les personnages, désorienté par le ton à la fois déluré et dérangeant du métrage et surpris par le final destructeur proposé. Une oeuvre bancale mais qui tente des choses, ce qui n’est déjà pas si mal.

Damien Taymans

Même si le propos est loin d’être original (qui sont les véritables monstres entre les créatures qui ont l’apparence humaine et les humains qui ont l’apparence de monstres ?), Giddens Ko a le mérite de traiter son sujet avec passion et générosité, sans rechigner à offrir quelques séquences poétiquement gore ou d’autres plus froides et glauques au point que le spectateur s’égare et perd ses repères, perdu dans cette sombre gaudriole, tantôt lyrique tantôt caustique.

Quentin Meignant

Œuvre bien foutraque comme il faut, Mon Mon Mon Monsters offre une vision originale du film de monstres en rendant ceux-ci tributaires du sadisme humain. Les quelques ados détestables de cette œuvre font d’ailleurs plus office de monstres que les créatures en elles-mêmes, autant dire que le parti pris est impeccablement respecté. Dommage que les inévitables longueurs de rigueur viennent saper ces beaux efforts scénaristiques...

Alan Deprez

Brillante idée que de switcher les rôles communément admis dans le cinéma d’horreur : ici, c’est la créature qui, de prédatrice devient victime à la merci de lycéens, en quête d’un nouveau souffre-douleur. La cruauté règne et il y a quelque chose de pourri dans le système éducatif taïwanais. Par contre, 1h56, c’est trop... L’œuvre de Giddens Ko y perd en puissance et en efficacité narrative.

Benoît Levenkron

Romancier taiwanais aussi prolifique que Stephen King, Giddens Ko nous livre ici son troisième long métrage « Mon Mon Mon Monster », dont il est à la fois le scénariste, le producteur et le réalisateur. Trois casquettes qu’il porte avec brio car, au Bifff, des films comme ça : on on on en redemande !

BIFFF ON STREAM - Muse

Samuël TubezGIF

Le concept des sept muses était excitant sur le papier et aurait pu donner un film sensuel, inquiétant et subversif. Hélas il n’en est rien et la péloche se révèle sans relief, inoffensive et assez prévisible. Balaguero semble même avoir perdu son talent de metteur en images avec des plans inutilement agités et une colorimétrie terne. Un film sans aucun contraste.

Damien TaymansGIF

Très (trop ?) classique, Muse prouve une nouvelle fois le talent de Balaguero pour la mise en scène et le goût des scénars à torsion et du bestiaire du fantastique. Hélas, l’œuvre s’égare à mesure que se développe cette histoire aux multiples recoins et fausses-trappes.

Sébastien BrunclairGIF

La filmographie de Jaume Balaguero alterne pépites (REC , Malveillance) et péloches insignifiantes (Fragile, REC 4). Ce Muse se place sans peine dans la seconde catégorie, alliant un scénario prévisible à une absence totale de tension et de frayeur. On le trouvera au mieux inoffensif et inutile, au pire proprement insupportable. On croise les doigts pour que l’ami Jaume se ressaisisse, tant on le sait capable de créer avec brio un sentiment de malaise.

Quentin MeignantGIF

Certes, la mise en images est merveilleuse et fait étalage du talent de Balaguero - ç’aurait été dommage qu’il en soit autrement vu le budget -, mais force est de constater qu’après une première partie plutôt alléchante, Muse se perd en chemin au point de lasser. Lent et répétitif, le métrage sombre à volonté dans le pathos, malgré le manque de caractérisation de ses personnages. Rendez-nous le véritable Balaguero !

Alan DeprezGIF

Muse est une petite déception. Trop sûr de son fait, Balaguero déroule son intrigue surnaturelle sur un rythme de sénateur, oubliant de ménager quelques effets de surprise et instants d’effroi. "Ibère rien pour attendre"... mais le spectateur attend beaucoup, pour finalement rester sur sa faim, en dépit d’une ou deux belles trouvailles (le corps supplicié de Christopher Lloyd, la muse asiatique à l’allure de femme fatale, tout droit sortie d’un film d’exploitation japonais).

BIFFF ON STREAM - Dhogs

Benoit Levenkron NC

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

Damien Taymans

Dhogs est une oeuvre déroutante et percutante qui renvoie autant au cinéma de Michael Haneke qu’à celui de John Boorman tout en conservant son style propre. Sans concession, la pellicule de Goteira s’acharne à reproduire la violence dans toute une série de lieux à la manière d’un jeu vidéo dans lequel les héros découvrent drame et tragédie dans chaque nouveau tableau.

BIFFF ON STREAM - How to talk to Girls at Parties

Sébastien Brunclair

Pour le moment, mon plus gros coup de cœur de ce BIFFF cuvée 2018. Dégageant une folie, un sens de l’humour ravageur et une bonne humeur communicative, How to Talk to Girls at Parties ne faiblit que lors d’une séquence à forte tendance moralisatrice intervenant en fin de parcours. Ce menu défaut mis à part, ce Roméo & Juliette confrontant punks et extraterrestres semblant tout droit sortis des recoins les plus étranges des archives d’Arte est une merveille.

Quentin Meignant

Cousin un brin plus dégénéré du magnifique Sons of Norway, How to Talk to Girls at Parties, forcément doté d’un score magnifique, fait très fort à tous les niveaux. Rythmé en diable, complètement délirant dès ses premières scènes, le métrage est un trip pelliculé à peine croyable. Entre culture punk et découverte d’une civilisation alien hors du commun, How to Talk to Girls at Parties brille aussi par un final qui ne peut le faire passer que pour un véritable OFNI.

Alan Deprez

Je l’avais raté au Festival de Cannes, mais suis très heureux de l’avoir rattrapé au BIFFF. Le nouveau John Cameron Mitchell (Shortbus) est un régal de chaque instant ; un feu d’artifice sensoriel sur fond de culture punk (musique, mode + rébellion) et d’un vague argument science-fictionnel, prétexte à quelques bizarreries "fetish friendly". How to Talk to Girls at Parties nous submerge d’un déluge d’images délirantes et de sons (pour l’amateur de punk que je suis, c’était le pied !). On rit aux éclats, puis on est émus par la romance entre Elle Fanning et le newcomer Alex Sharp, malgré quelques longueurs en dernière bobine.

Damien Taymans

Un OFNI absolument dantesque ! Rien à ajouter, votre honneur !

BIFFF ON STREAM - The Year of the Plague

Damien Taymans

The Year of the Plague se montre engageant et prometteur durant sa première partie avant de faire montre de ses limites. On sent les scénaristes perdus tandis que C. Martín Ferrera et tout le casting font ce qu’ils peuvent pour éviter le naufrage. N’est pas de la Iglesia qui veut !

Sébastien BrunclairGIF

The Year of the Plague, c’est l’histoire d’un terrible gâchis qui fait peine à voir. Passé une première moitié terriblement prometteuse, le tout s’effondre au fil des minutes devant les yeux incrédules des spectateurs voulant y croire jusqu’au bout. S’amorçant comme une variation comico-horrifique de L’invasion des profanateurs de sépultures, à l’image du Dernier Pub avant la fin du monde d’Edgar Wright, le métrage fait ensuite volte-face pour s’enfoncer toujours un peu plus dans une tonalité sérieuse mal assumée et plombant la sympathie dégagée par son casting et son entame.

Quentin Meignant

Après une première partie incroyable qui fait preuve d’un humour jubilatoire et d’inspirations bis de très bon augure, The Year of the Plague se perd en chemin et multiplie les scènes inutiles et les longs tunnels de dialogue. Le pire est à venir avec un final tout simplement horripilant ! Quel gâchis !

BIFFF ON STREAM - Trench 11

Sébastien Brunclair

N’assumant ni le parti pris de l’horreur totale, ni celui du film de guerre dénonciateur qu’il semble parfois vouloir devenir, Trench 11 est bien joué (mention spéciale au grand méchant, jubilatoire), filmé avec un certain talent mais terriblement ennuyeux.

Quentin Meignant

De belles images certes mais un postulat de film d’horreur qui n’est jamais respecté et une inspiration de film de guerre bien trop propret pour un film de tranchées. Hormis un méchant bien charismatique comme il faut, le reste fait plutôt penser à l’horripilant The Bunker.

Damien Taymans

Pas vraiment un film de guerre ni un film d’horreur, Trench 11 est une longue promenade dans une tranchée censée être être peuplée de mutants. Reste l’interprétation du vilain assez convaincante de la part de Robert Stadlober. C’est peu...

BIFFF ON STREAM - Ruin Me

Benoit LevenkronGIF

Parodiant dès sa scène d’introduction les habituels slashers avec un métahumour grinçant et totalement assumé, Ruin Me s’enlise petit à petit dans une version beaucoup plus conventionnelle et surtout moins drôle, se perdant dans des vaines tentatives de faux-semblants accrocheuses de la à en perdre tout son sel et surtout son identité première.

Damien TaymansGIF

Survenu quelques années trop tard pour entrer dans les annales, Ruin Me mérite néanmoins un satisfecit ne serait-ce que parce qu’il offre au spectateur ce qu’il était venu chercher : quelques petits effets sanguinolents et un gros baquet de fun.

BIFFF ON STREAM - Terrified

Quentin Meignant

Après des premières scènes gore bien craspecs parfaitement réussies et à l’ambiance incomparable, Terrified est un véritable rollercoaster sensitif où l’art du jumpscare prend tout son sens. Film de trouille assumé, trash à bien des égards, le métrage ne relâche jamais la bride jusqu’à un final ébouriffant.

Damien Taymans

Une montagne russe de l’effroi qui oscille entre le portnawak le plus complet (la salle de bains) et la folie furieuse aux allures de Society (pour les effets) et de Drag me to Hell (pour la frénésie).

Alan Deprez

Terrified démarrait bien, avec une séquence marquante de lévitation dans la douche et de meurtre par esprit frappeur interposé, pour ensuite ne plus trop surprendre et ouvrir la porte à la platitude. J’aurais voulu défendre cet essai horrifique du pays d’Eva Perón qui, malgré ses efforts, est tel un massage thaïlandais... sans "fin heureuse". On s’assoupit peu à peu et la montée de sève - aux airs de grand frisson - n’est pas comprise dans le forfait.

Benoit Levenkron

Le premier vrai film d’horreur présenté dans cette 36ème édition nous venant d’Argentine, Terrified tient ses promesses jusqu’au bout car oui, ce film est vraiment effrayant. Ce savant mélange de Poltergeist, In The Mouth of Madness et Simetierre nous plonge immédiatement dans le bain (bien sanguinolent) et garde un rythme effréné pendant 90 minutes haletantes ponctuées de jumpscares subtilement dosés. Ils sont très fort, ces Argentins !

Sébastien Brunclair

"Pays : Argentine". Deux mots inscrits sur le programme du BIFFF inspirant l’effroi et la consternation. Les écrans du festival bruxellois en ont vu défiler des daubes en provenance de cette lointaine contrée, et ce n’est pas Terrified qui viendra changer la donne. Hormis un ou deux jump scares bien sentis et quelques plans maîtrisés, l’intérêt frôle le zéro. Dites, chers confrères ci-dessus, vous êtes certains d’avoir regardé le bon film ?

BIFFF ON STREAM - White Chamber

Quentin Meignant

L’antithèse parfaite du Flashburn vu plus tôt dans la journée. Sans budget réel, White Chamber parvient à captiver le spectateur dès ses premiers instants grâce à un sadisme assez impressionnant et une unité de lieu efficace. Si cette version de Cube semble s’essouffler au dehors de celui-ci, son sous-texte politique d’excellente facture et la prestation impeccable des acteurs fait tenir le concept de bout en bout.

Damien Taymans

L’énorme atout de White Chamber, c’est qu’il développe à l’excès son concept de départ, à savoir une chambre blanche cubique transformée en salle de torture. Mais cette obsession pour les cacahuètes (c’est le film à Raschid, quoi de plus normal) et ces rebondissements capillotractés anéantissent le potentiel de ce métrage fauché.

BIFFF ON STREAM - The Nightmare

Quentin Meignant

Hormis un sujet de base intéressant et intelligemment mis en scène durant dix minutes et quelques scènes assez sensuelles (on se demande d’ailleurs toujours leur utilité !), The Nightmare porte plutôt bien son nom, se résumant à un véritable cauchemar filmique au niveau de l’écriture et de son inefficacité globale.

BIFFF ON STREAM - Survival Family

Benoit Levenkron

Décidément, encore une petite pépite qui nous vient cette fois tout droit du Pays du Soleil Levant.
Son pitch est très simple : avez-vous déjà imaginé quelle serait votre vie si plus aucun appareil nécessitant de l’électricité ne fonctionnait ? Cette situation chaotique se retrouve exploitée d’une manière riche, drôle et parfois poétique pendant presque deux heures sans jamais souffrir d’aucune longueur. Partant d’un axiome très simple dans son traitement et dans son évolution, Survival family est donc un vrai survival post-apocalyptique totalement novateur bien décidé à nous faire la démonstration que nombre de petites choses vie courante auxquelles nous sommes familiarisées, sont beaucoup moins anodines qu’elle ne pourraient le laisser croire et qu’il pourrait être plus difficile qu’il n’y paraît de vivre différemment et d’effacer du jour au lendemain notre mode de vie acquis.

Damien Taymans

Un postulat de départ simple et plausible à l’origine : un quasi chef-d’oeuvre à l’arrivée... Survival Family en plus d’être un film formidable est un condensé de sagesse à l’égard de l’individualisme ambiant.

BIFFF ON STREAM - Flashburn

Quentin Meignant

Le néant cinématographique le plus total : aucune mise en scène potable, pas de travail sur les décors et un acting qui laisse clairement à désirer. En l’état, Flashburn, production déshéritée, aurait peut-être dû se contenter d’être un court de qualité plutôt qu’un long qui s’étire de manière lancinante avec quelques soubresauts scénaristiques.

Benoit Levenkron

Dernière réalisation du très sympathique Giorgio Serafini, Flashburn reste un huis-clos particulièrement conventionnel sur fond de pandémie virale. Le format long-métrage n’étant guère adapté à cette œuvre en demi-teinte qui eût été bien plus harmonieuse si elle avait été présentée en tant que moyen-métrage au vu de son scénario relativement léger.

Damien Taymans

Le principal intérêt de cette énième bande de Giorgio Serafini, c’est qu’elle permet de vivre l’angoisse des premières heures d’un contaminé par l’Ebola : symptômes paranoïaques, délires, confusion totale et nausées, des sentiments que l’on ressent à la vision de cette bisserie sans réel intérêt.

BIFFF ON STREAM - Double Date

Quentin Meignant

Une excellente idée de base et des dialogues hilarants font de la première partie de Double Date un petit must. Un gros ventre mou vient par la suite entacher la chose avant que le final ne vienne relever le tout avec des scènes d’action comique totalement dantesques.

Damien TaymansGIF

Sorte d’American Pie mâtiné de Shaun of the Dead, Double Date capitalise sur son tandem de personnages atypiques et joue constamment sur le décalage de ses dialogues. Hélas, si l’entrée et la conclusion atteignent des sommets, l’entre-deux n’est pas de la même teneur.

BIFFF ON STREAM - Vidar the Vampire

Quentin Meignant

Presque aussi barré que l’excellent Kill Buljo de Tommy Wirkola, subversif en diable, s’approchant même du génie de What We Do in the Shadows les bavardages en moins, Vidar the Vampire restera l’une des excellentes surprises de cette cuvée 2018 du BIFFF. Autant dire qu’une séance de minuit pareille ne peut être considérée que comme une pleine réussite.

Benoit LevenkronGIF

Après le Danemark place à la Norvège pour une toute petite production ma foi assez sympathique, abordant le mythe du vampire d’une manière assez abrupte, tantôt drôle tantôt très trash. L’ensemble donne un résultat assez atypique, et nous démontre en plus à quel point le Norvégien peut être une langue horriblement dégueulasse.

Damien Taymans

Cette exploration norvégienne du mythe du vampire est traitée avec suffisamment de recul que pour amuser. Vidar est un personnage atypique et attachant et ses mésaventures contiennent leur quota de burlesque, à la manière d’un What we do in the shadow. Une belle préparation pour le Bal des vampires.

BIFFF ON STREAM - Downrange

Samuël TubezGIF

Downrange est probablement le film le plus mineur de Kitamura. Son scénario high concept joue la carte du minimalisme, n’évite pas les incohérences et met en scène des personnages particulièrement insupportables (et mal interprétés). Un tronçon de route, une bande de jeunes accros aux smartphones et un sniper suffisent néanmoins au réalisateur à livrer un jeu de massacre joyeusement gore. Il faut prendre Downrange pour ce qu’il est, à savoir une série B décomplexée et jusqu’au-boutiste au final particulièrement croustillant, et parsemé de moments (et de mouvements de caméra) fous, marques de fabrique du cinéaste.

Quentin Meignant

Si Kitamura nous avait déjà souvent habitué à un parcours en dents de scie, là, il vient carrément de péter sa lame ! Downrange sera sans doute à classer dans les plus gros navets de ce BIFFF 2018, tant sa crétinerie abyssale, ses erreurs scénaristiques de débutant et une mise en scène totalement foutraque poussent le bouchon trop loin. Ajoutons à cela une photo flashy, un final totalement improbable et il n’y a plus rien à jeter : ce film était fait pour une séance tardive au BIFFF !

Sébastien Brunclair

Le voici, le premier gros navet de ce BIFFF 2018 ! Si Downrange était le premier film de son réalisateur, on pourrait se montrer relativement indulgent. Mais Ryûhei Kitamura (Midnight Meat Train, Godzilla:Final Wars) est loin d’en être à son coup d’essai, ce qui ne l’empêche pas de se planter lamentablement. Direction d’acteurs à la ramasse, effets de mise en scène ringards, scénario d’une crétinerie absolue : rien ne nous est épargné. Heureusement, le public était survolté ; il fallait bien ça pour se maintenir éveillé.

Alan Deprez

Peu aidé par des personnages ultra stéréotypés, le petit jeu de massacre de Kitamura tourne très vite en rond et aurait gagné à s’étaler sur la durée d’un court-métrage de 20 minutes. Je l’avais volontairement raté au PIFFF, mais l’ambiance du BIFFF rattrape le coup et aide à passer un bon moment.

Damien Taymans

La séance bidonnage du jour : Downrange fonce droit dans le mur à chaque virage et plonge à toute force dans chacun des écueils dressés sur sa route. A telle enseigne qu’on en vient à se demander si Kitamura n’aurait pas envisagé un temps le second degré pour traiter son œuvre. Scénar’ famélique, caractérisation pauvre et mise en scène aux effets outranciers : tout ce que le cinéma peut amener de pire... Reste une idée un peu amusante mais elle arrive en queue de métrage.

BIFFF ON STREAM - The Man with the Magic Box

Quentin Meignant

Petite perle du cinéma d’anticipation, cette dystopie est à classer au rang des belles réussites de l’année écoulée et mériterait d’ailleurs une sortie vidéo sous nos latitudes. Bodo Kox livre avec The Man with the Magic Box une copie tout simplement parfaite.

Damien Taymans

La petite surprise du chef : The Man with the Magic Box ne conte absolument pas les pérégrinations d’un homme replongé dans l’âge tendre de l’enfance au sein d’un Quick de province. Il s’agit néanmoins d’une sorte de conte dans une Pologne dystopique loin d’être merveilleuse et de la découverte d’une petite radio d’antan qui permet au protagoniste de voyager dans le temps. La comparaison entre ces deux époques confère une sorte de mélancolie à la bande, à la fois tragique et lyrique.

BIFFF ON STREAM - Man Divided

Samuël Tubez

En 2095 il n’y a plus d’eau potable et il est possible d’envoyer son double (ou sa moitié, si vous préférez) dans le passé. Un agent s’y rend pour retrouver les notes soit disant révolutionnaires d’une scientifique. Mais attention de ne pas s’empêtrer dans les boucles temporelles ! L’enjeu, pourtant d’importance sur le papier, ne se fait jamais ressentir, aucune émotion ne pointe à l’horizon (l’acteur principal étant aussi expressif qu’un krill) et le rythme incroyablement plat ne font jamais décoller l’ensemble. On peut le dire franchement : on s’emmerde du début à la fin !

Quentin Meignant

Très scandinave dans l’esprit et dans sa mise en forme froide et épurée, Man Divided se veut très carré dès une entame très théorique. Passionnant au niveau du sujet qu’il développe, le film ne souffre d’aucune discussion au niveau thématique et bénéficie par ailleurs d’un beau travail de l’image. Dommage que les scènes d’action ne parviennent pas à égaler cette excellence...

Sébastien Brunclair

D’un sérieux à toute épreuve, Man Divided n’était de toute évidence pas le candidat idéal pour une séance animée au BIFFF. Il n’empêche que cette énième histoire de voyage dans le temps tire son épingle du jeu en contournant intelligemment les clichés inhérents à cette thématique, malgré une entame mal maîtrisée (le final est, en revanche, inattaquable). Et une première bonne surprise, une !

Benoit Levenkron

Le cinéma danois a la fâcheuse réputation de diviser l’engouement du publique, terme d’autant plus approprié pour cette œuvre à tendance climato-sceptique assumée et au rythme relativement nonchalant qui pourrait rebuter plus d’un spectateur impatient lors des premières minutes de visionnage. Néanmoins, même si cette intrigue d’une complexité rare se dévoile lentement, elle a l’avantage de présenter un contenu cohérent, esthétique et d’apporter d’une vision innovante quant à la thématique déjà bien exploitée des voyages temporels.

Damien Taymans

Malgré une première demi-heure où on ne comprend QEDA-lle, l’intrigue se montre particulièrement habile dans l’exploitation de ces thèmes casse-gueule que sont ceux du voyage temporel et des doubles. Raffinée, la mise en scène épurée de Max Kestner confère un magnifique écrin à cette petite perle cinématographique.

BIFFF ON STREAM - Killing God

Sébastien BrunclairGIF

"Une bonne idée ne fait pas forcément un bon film". La formule est connue, mais elle s’applique à merveille à ce Killing God qui, passé une première demi-heure prometteuse, ne parvient jamais à exploiter tout le potentiel de son pitch alléchant. Si certaines vannes font mouche, la majorité des scènes souffre de longueurs exaspérantes couplées à des ruptures de ton très mal gérées. Du gâchis, tout simplement.

Quentin MeignantGIF

Une idée de base originale et merveilleusement développée dans sa première partie, notamment grâce à un cadrage serré de protagonistes truculents, avant une chute à tous les niveaux. Problèmes de mise en scène, redondance du propos et effets comiques foireux viennent saper ce qui aurait pu constituer une petite pépite, dommage...

Benoit Levenkron

Précédé par « RIP », un divin court-métrage issu du même réalisateur espagnol - dans un thème tout aussi anticlérical - , Killing God est un pur bijou irrévérencieux doté d’une touche d’humour absurde qui apporte à ce huis-clos superbement interprété une fraîcheur digne des meilleurs sketchs des Monty Python. Un must du genre qui figurera plus que probablement dans mon top 5 de cette édition 2018.

Damien TaymansGIF

Une pièce de théâtre filmée excessivement bavarde à l’image de Mi Gran Noche et El Bar qui capitalise sur ses trognes (Eduardo Antuna vu dans Mes chers voisins, Itziar Castro vu dans Rec 3 ou encore Boris Ruiz (Les Yeux de Julia, La Secte sans nom) mais néglige considérablement l’argument de départ de son intrigue.

BIFFF ON STREAM - Jungle

Samuël TubezGIF

Rien de neuf dans l’enfer vert de la jungle. La mise en place est assez longue, mais une fois la partie survival entamée, c’est plutôt efficace. Radcliffe est très impliqué de ce rôle physique où il maigrit à vue d’œil et délire comme il se doit. C’est certes prévisible et bourré de clichés, mais ça fonctionne grâce au savoir-faire de Greg McLean, définitivement un grand amoureux des environnements sauvages.

Quentin Meignant

Greg McLean nous fait du Greg McLean en nous livrant une œuvre d’une beauté incroyable bénéficiant d’un travail particulièrement abouti sur la photo mais aussi de décors naturels hors du commun. Outre le fait que Daniel Radcliffe y prouve définitivement qu’il a passé le cap Harry Potter et qu’il peut définitivement être pris pour un grand acteur, cette lutte pour la survie en milieu hostile est pour le moins impressionnante et sans défaut apparent.

Sébastien Brunclair

Après Swiss Army Man, Daniel Radcliffe revient se rouler dans la boue en pleine jungle pour la deuxième année consécutive. Pas de pets à l’horizon cette fois-ci, mais un survival inspiré de faits réels joliment mis en image par Greg McLean (Wolf Creek) et interprété avec intensité par un Daniel Radcliffe bonifiant de film en film. Très convenu, mais efficace.

Benoit Levenkron

Malgré un premier tiers prometteur présentant de fortes ressemblances avec le Delivrance de John Boorman ainsi que des prises de vue aériennes particulièrement attrayantes, Jungle n’arrive pas à tenir sur la longueur. Et quelle longueur... Les trente minutes de trop dans cet enfer vert bourré de clichés lourdingues font que le spectateur s’enlise dans les sables mouvants de l’ennui, et finit par être sauvé par un dénouement aussi prévisible que médiocre.

Alan Deprez

Jungle ne renouvelle pas le film d’aventure, dont il esquive pourtant certains passages obligés (comme les scènes d’attaque animale, toutes plus ou moins désamorcées), mais s’apparente plutôt à un survival, dans le sens le plus strict du terme. Le dernier effort de Greg McLean doit beaucoup à l’investissement sans faille de Daniel Radcliffe (un Potter de moins en moins potelé au fil du récit), mais se vautre parfois dans la facilité de la "carte postale dépaysante" (paysages majestueux, plans minutieusement travaillés et à même de rendre justice à la beauté de la nature sauvage)... ce qui constitue aussi un de ses attraits les plus évidents.

Damien TaymansGIF

Adepte de trekking, Daniel Radcliffe a troqué les couloirs labyrinthiques de Poudlard pour les étendues aux végétations luxuriantes. Jungle, signé McLean, a au moins le mérite de proposer quelques moments croquignolets comme le gobage d’oisillon, le repas à base de singe ou la boule de pus à base de ver de terre qui s’avèrent plus pittoresques que les vagues aventures des crétins de Koh-Lanta. Hélas, la phase d’exposition est aussi interminable qu’un tronc de baobab et le résultat final laisse un désagréable goût de déjà-vu.

BIFFF ON STREAM - Gintama

Quentin Meignant

Adaptation de ce que certains considèrent comme un chef-d’oeuvre, Gintama n’est au final qu’un ersatz de cinéma qui fait à peine mieux que HK : Hentai Kamen, l’oeuvre pour laquelle Yûichi Fukuda est connu - on se demande bien pourquoi - partout dans le monde. Cette adaptation friquée mais peu inspirée ne fera pas date et pourrait même entacher l’histoire d’une franchise jusque là irréprochable.

Damien TaymansGIF

Sur la longueur, cette adaptation manga finit par excéder mais quelques séquences valent indéniablement le détour. Délurée, l’oeuvre de Fukuda se laisse suivre sans imprimer durablement les esprits, à l’image de son super-héros en porte-jarretelles.

BIFFF ON STREAM - Ghostland

Samuël Tubez

La nouvelle œuvre martyrisée de Pascal Laugier est une plongée cauchemardesque solidement orchestrée. Le réalisateur s’amuse avec une certaine perversité à brouiller les pistes, avec la complicité de ses deux jeunes formidables actrices (et Mylène Farmer, convaincante). Home invasion brutal, film de maison hantée, drame psychologique, escapade fantasmée, Ghostland possède toutes ces notions, mais s’avère surtout être une œuvre unique qui n’appartient qu’à son auteur, dont la personnalité marque une fois de plus au fer rouge le cinéma de genre hexagonal. Et bordel, il en a bien besoin !

Damien Taymans

Passé une première demi-heure plutôt balisée, on se met enfin à... baliser. Ingénieux, le scénario nous balade en tirant sur des ficelles usagées dans un premier temps (le rêve, les hallucinations) pour mieux nous immerger par la suite dans le cauchemar que vivent les héroïnes. Coup de chapeau à Laugier pour sa mise en scène et aux comédiens pour leur prestation.

Quentin Meignant

Œuvre que l’on peut voir comme ultra-référencée, ce Ghostland se crée rapidement son identité propre grâce à l’imagination de Laugier. Un incroyable retournement de situation placé au bon moment et dont la thématique était inattendue, une violence sourde dans la seconde partie qui n’est pas sans rappeler la brutalité de Martyrs, ce film est tout simplement une petite bombe !

Benoît Levenkron

Dans une œuvre pleine de références, Pascal Laugier fait une nouvelle fois montre d’un talent et de capacités artistiques indéniables : puissant et surprenant à bien des égards, Ghostland s’impose comme LE meilleur film de genre français depuis Martyrs, dans un style beaucoup plus abordable.

Alan Deprez

Faux film de maison hantée mais vrai bijou de perversité, Ghostland brille par sa direction artistique (très inspirée) et par le talent de ses actrices, bien au-delà du plaisir de retrouver Mylène Farmer à l’écran, longtemps après le fabuleux Giorgino de son comparse Laurent Boutonnat. Le dernier Laugier multiplie les chausse-trappes au service de sa mécanique retorse, quitte à parfois forcer sur le mélange des réalités (je n’en dis pas plus, sous peine de plonger à pieds joints dans les spoilers). Il faudrait un jour se pencher plus longuement sur la fascination qu’a l’auteur de Martyrs pour les corps féminins suppliciés ; des visions qui traversent une bonne part de son œuvre.

Sébastien Brunclair

Sans aucun doute supérieur à Martyrs, Ghostland souffre d’une première partie au rythme ronflant qui risque de perdre pas mal de spectateurs en chemin. Cette tare sera vite excusée au vu de la mise en scène, sublime, et de la tension incroyable dégagée par sa seconde moitié (qui contient la meilleure partie de "1,2,3, soleil" jamais jouée). Pascal Laugier a réussi à faire oublier l’incident The Tall Man/The Secret et à regagner la confiance des fans de genre, et ça, c’était pas gagné d’avance.

BIFFF 2018 - Présentation du jury international

Alors que le BIFFF a débuté depuis quelques jours désormais, il est temps de faire la lumière sur certains invités et aussi certaines compétitions.

Plusieurs compétitions sont ainsi organisées, comme à l’accoutumée : Thriller, Critique, 7ème Parallèle, courts-métrages, européenne et internationale. C’est à cette dernière que nous allons nous intéresser, et plus particulièrement au Jury qui la compose.

La présidence sera cette année assurée par l’américain Lloyd Kaufman, figure iconique du cinéma de genre et créateur de la société de production indépendante Troma entertainment, que les amoureux du cinéma gore décalé connaissent particulièrement bien. Une soixantaine de films en tant que producteur, une trentaine en tant que réalisateur et de nombreux rôles en tant qu’acteur (participant régulièrement à des caméos), il est clair que le septuagénaire est une bête de travail. C’est en 1985 que la consécration arriva pour la société Troma, avec la sortie du mythique The Toxic Avenger, parodie hilarante des films de super-héros et mettant un scène le fragile Melvin, technicien de surface dans un club de fitness. Son apparence maigrichonne faisant de lui la risée des dandys musculeux qui fréquentent l’endroit, il n’est pas étonnant que notre fluet personnage n’ait encore jamais trempé son chicon. Suite à un rinçage contraint et forcé dans un fût de produit toxiques, Melvin va se transformer en une hideuse créature au grand cœur et aux pectoraux développés ; mais malgré tout assoiffée de vengeance. S’il fallait garder une œuvre totalement représentative du côté loufoque et éminemment second degré de Lloyd Kaufman, ça serait bien évidemment The Toxic Avenger.
Le choix d’une présidence expérimentée pour le Jury international de cette trente-sixième édition, Macron peut aller se rhabiller, nous on préfère Lloyd.

L’équipe qui aura la lourde tâche de décerner le Corbeau d’Or, se composera par ailleurs de Julia Ducournau jeune et pétillante parisienne, réalisatrice de la dérangeante production franco-belge Grave en 2016, grâce à laquelle elle obtint de nombreux prix et un accueil du public particulièrement chaleureux. Cette dernière ne risque donc pas de faire de syncope lors de l’une ou l’autre projection.

Seconde touche féminine de ce Jury international, en la personne de Stéphanie Crayencour. Cette jeune actrice Bruxelloise, qui a à son actif plus de dix longs-métrages (elle fît ses débuts dans le rôle d’Astrée dans Les Amours d’Astrée et de Céladon d’Eric Rohmer) ainsi que plusieurs interprétations théâtrales.

Dernier et non des moindres à venir compléter ce Jury fort sympathique : l’excellent Laurent Lucas, dont l’humilité est à la hauteur du talent. Acteur aux nombreuses facettes, il a notamment brillé par ses interprétations très personnelles et pleines d’émotions dans Calvaire, Alleluia, Contre-Enquête, Dans Ma Peau ainsi que Rires et Châtiments.

Benoit Levenkron (Aka Adam Korman)

BIFFF 2018 - PHOTOS - Face Painting, Gaming, Animations & Q&A

Notre bon Raymond continue à capturer quelques images des diverses activités présentes sur le site du BIFFF. Entre Face Painting, Gaming, Q&A et animation à base de Yéti, il y avait encore de quoi faire...

BIFFF 2018 - L’ouverture, valeurs et traditions

Le meilleur moment de l’année... chaque année !

Chaque année, c’est la même rengaine : une sorte de routine... Mais attention, pas de celles qui lassent, une routine qui fait plaisir, des habitudes presque fondatrices et sans conteste essentielles à la vie de chaque festivalier.

Cette habitude, c’est l’ouverture du BIFFF, ce moment attendu depuis un an et qui fait trépigner le public des mois durant. Tout commence comme chaque année, de manière aussi originale que désormais routinière pour les habitués : avant même l’ouverture des portes, ils se rejoignent pour boire un (ou plusieurs) verre(s) en terrasse tranquillement, histoire d’expliquer leur année écoulée à ceux qui n’ont pas la chance de se voir régulièrement ou pour lâcher les premières vannes foireuses pour ceux qui l’ont. Autant dire que ce verre tant attendu et qui en appelle beaucoup d’autres pour les jours à venir est sans doute le plus réjouissant de l’année.

Ouverture des portes. L’autre grand moment de la soirée pour beaucoup, heureux qu’ils sont de découvrir les innovations des organisateurs au sein du village et de ses alentours. Découverte du magasin de Richard, ce bon vendeur de DVD, de la boutique du BIFFF et de ses goodies incontournables, de Skull et de ses livres ou encore du bar et de ses premiers litres de Cuvée des Trolls écoulés. Plaisir des yeux et des papilles garantis et c’est sans compter sur le bar Maitrank et ses délices gustatifs et musicaux.

Le BIFFF ne serait par ailleurs rien sans ses films et, à ce titre, les organisateurs ont encore frappé un grand coup en matière de programmation. Dès lors, Ghostland et Marrowbone ont été les petits plaisirs pelliculés en salles 1 et 2 de cette soirée. De quoi lancer de belle manière les hostilités avant de se retrouver au bar pour le traditionnel verre de l’amitié offert par le festival à ses aficionados. Comme quoi, au BIFFF, tout est une question de valeurs et de (belles) traditions.

NB : Suite à un problème technique, nous n’avons pu faire de photos. Celles-ci débutent donc dès aujourd’hui. Désolé pour le désagrément.

BIFFF 2018 - La pépite Ghostland

Du grand Laugier pour démarrer en trombe !

Oeuvre qui faisait partie des plus attendues du festival, Ghostland, le nouveau film de Pascal Laugier, a tenu toutes ses promesses et a permis au BIFFF 2018 de démarrer sur les chapeaux de roues. Qualitativement, on peut d’ores et déjà affirmer que le cinéma de genre français n’avait plus engendré une pépite pareille depuis... Martyrs, du même Pascal Laugier.

Ghostland, qui sort aujourd’hui dans les salles belges, suit Pauline et ses deux filles qui héritent d’une maison suite au décès d’une tante. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

Profitant d’une excellente mise en place, certes balisée mais ô combien appréciable, Ghostland ne tarde pas à entrer dans le vif du sujet avec quelques séquences aussi rythmées que violentes. La première partie de l’œuvre met donc déjà le spectateur à bout de souffle, tandis qu’il se dit que l’œuvre ne pourra guère tenir sur la longueur. C’est tout le contraire qui se passe avec une efficacité qui dépasse l’entendement puisque Laugier, à l’aide d’un rebondissement aussi inattendu dans son timing que dans son idée même, met à mal toutes les idées préconçues et redynamise une trame scénaristique qui semblait avoir déjà offert tous ses enjeux. Cela lui permet de mettre en boîte quelques scènes d’une violente sourde et à la limite du supportable, notamment dans une dernière partie simplement dantesque. Évitant le piège des rebondissements sans queue ni tête à la fin de son Ghostland, le cinéaste livre une petite merveille à déguster sans modération.

Par ailleurs, son casting est à l’avenant avec, notamment, une Mylène Farmer tout simplement bluffante, tant au niveau de sa prestation que de sa métamorphose physique. Ajoutons à cela une distribution impeccable pour les rôles de Beth et Vera et la coupe est pleine : ce film fera date dans l’Histoire du cinéma de genre français.

BIFFF 2018 - Jungle : la métamorphose de Daniel Radcliffe

Petit Potter est devenu grand... et talentueux !

Tout le monde connaît son visage, tout le monde l’aime ou le déteste, toute une génération a été biberonée jusqu’à l’overdose avec son rôle de sorcier : il est tellement facile d’évoquer la destinée de Daniel Radcliffe, enfant star, ado décrié et désormais adulte qui passe généralement inaperçu.

Et pourtant, l’homme a signé, avec Swiss Army Man l’an dernier, la prestation la plus aboutie de sa jeune (si si !) carrière et ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin, évitant clairement l’univers des blockbusters où il serait utilisé comme tête d’affiche pour s’adonner à sa passion avec des réalisateurs de confiance. C’est sans doute cela qui l’a fait signer chez l’excellent Greg Mclean au moment d’aborder le tournage de Jungle, œuvre projetée hier dans le cadre du BIFFF 2018.

Si le métrage en lui-même revêt un charme bien particulier et fait preuve d’excellence tant au niveau de sa photographie que de ses incroyables décors, tandis que McLean se plaît à filmer une aventure hors-norme, c’est la prestation de Daniel Radcliffe qui, une nouvelle fois, nous interpelle.

Juste dès le début du film, bénéficiant de la caractérisation au scalpel de son personnage, l’acteur fait preuve d’un sérieux et d’une maîtrise plutôt incroyable pour un comédien de tout juste 28 ans. Charismatique et torturé dans la première partie du film, son personnage devient la pierre angulaire du récit orchestré par McLean et est l’objet de toutes les attention dans la seconde partie du film. Physiquement proche de l’agonie - comme Radcliffe qui avait, pour ce faire, suivi un régime drastique -, le protagoniste met en valeur tous les dangers de la nature et permet au cinéaste de prouver la force de celle-ci.

Outre des effets de maquillages particulièrement aboutis, c’est bien le jeu de Radcliffe lui-même qui fait la différence, ce dernier n’effectuant aucune fausse note dans son long chemin de croix et ce jusqu’à un final qui avait tout du piège au niveau de l’acting. Très sobre lors de celui-ci, le comédien ajoute une dimension encore supérieure à son rôle. Une prestation stratosphérique qui en appelle bien d’autres et qui hisse celui que beaucoup considèrent encore comme le petit Potter au statut d’acteur de très grand talent.

BIFFF 2018 - Tegan Pick, la joaillière du BIFFF

Une artiste comme sponsor

Chaque année, le BIFFF est souvent l’endroit des rencontres les plus improbables ou, en tout cas, des plus riches en matière de savoirs et savoir-faire. Cette cuvée 2018 n’est pas une exception puisqu’au détour du bar, nous avons fait la connaissance de Tegan Pick.

Tegan Pick, kiskecé ? Tout simplement la joaillière du BIFFF, sponsor de l’événement à elle toute seule puisqu’elle offre au festival et à ses guests plus d’une trentaine de pendentifs façonnés à la main (en argent poinçonné 935) - 6 aux membres du jury et 30 aux invités.

Entre le traditionnel corbeau et la tête de mort avec le sigle BIFFF en pleine bouche, ses créations, qui sont disponibles à la boutique du BIFFF durant tout l’événement, ne peuvent guère laisser indifférent. Nous vous invitons donc à vous rendre sur place ou directement sur le site de l’artiste (cliquez ICI) pour découvrir plus en détails son magnifique travail.

Et que vive le fantastique avec Tegan Pick !

SITE OFFICIEL DE TEGAN PICK

BIFFF 2018 - Le magasin DVD de Richard Duquet

Les collectionneurs y sont toujours à leur bonheur.

Personnage hautement sympathique de chaque édition du BIFFF, Richard Duquet est ce que l’on appelle un vendeur de DVD itinérant. L’homme, qui s’y connaît vraiment en cinéma, contrairement à la plupart des brocanteurs de sa congrégation, fait chaque année le bonheur des aficionados du BIFFF, qui viennent y garnir leur collection.

En effet, forte de plusieurs milliers de titres, la boutique de Richard fait chaque jour le plein de clients qui repartent tantôt avec des classiques introuvables, tantôt avec des westerns d’un autre âge ou encore, tout simplement, avec le dernier film sorti la semaine dernière.

Quoi qu’il en soit, Richard attire presque l’ensemble des festivaliers dans sa boutique, notamment grâce à ses bacs de Blu-ray à prix réduits (5 euros) très souvent réassortis. Amateurs de pépites ou de blockbusters, tout le monde y trouve son compte, y compris les guests qui viennent eux aussi s’approvisionner dans son magasin (comme en atteste la photo ci-dessous avec Pascal Laugier).

Richard et le BIFFF, c’est bien plus qu’un vague troc commercial, c’est une véritable histoire d’amour qui est faite pour durer...

BIFFF 2018 - White Chamber, la chambre des secrets (d’état)

Une belle surprise en première mondiale

Présenté en première mondiale hier dans le cadre du BIFFF 2018, White Chamber avait tout du film à double tranchant : s’il est toujours appréciable d’être les premiers de la planète à découvrir le métrage lors d’une projection, le fait qu’elle prenne place en salle 2 et que l’on sache que la production était pour le moins fauchée avait de quoi faire flipper. Heureusement, d’entrée de jeu, Shauna Macdonald, toujours aussi ravissante qu’à l’époque de The Descent, mettait le public dans d’excellentes dispositions en répondant aux questions de Stéphane ’Quel Talent !’ Everaert sur scène ainsi qu’en se prêtant au jeu de la traditionnelle chanson.

Le cérémonial de présentation passé, il était temps de s’attaquer à ce White Chamber, film d’anticipation qui prend place "bientôt" en Angleterre, un pays où, pour lutter contre l’oppression, l’armée et son commandeur se soulèvent et déclarent la guerre aux institutions. Le film suit alors une jeune femme enfermée dans un cube blanc qui va subir des sévices pour qu’elle parle. De quoi ? De qui ? Qui est-elle ? Qui sont-ils ? Autant de questions auxquelles il va falloir répondre.

Doté d’un budget famélique, White Chamber tente dès les premiers instants de composer au mieux avec celui-ci en donnant lieu à une mise en place pour le moins sommaire : plan aérien d’une tour en pleine campagne et voix-off qui palabre gentiment sur la situation politique du pays. Sobre, cette scène a le mérite de placer le film sur une carte géographique à défaut de le placer dans le temps, Paul Raschid, le réalisateur, restant particulièrement évasif à ce sujet tout en semblant faire référence au récent Brexit.

Quoi qu’il en soit, passé cette mise en place vue et revue, White Chamber entre directement dans le vif du sujet avec son cube blanc qui n’est pas sans évoquer le film de Vincenzo Natali au niveau des tortures rapidement mises en scène, certaines étant à la limite du supportable malgré l’absence presque totale d’un côté graphique. En appelant aussi en quelque sorte à Symbol - le côté génialement délirant en moins - avec son jeu de tiroirs, la première partie du récit qui dépeint l’enfermement de Shauna MacDonald est une pleine réussite.

Les choses semblent ensuite se corser avec un flashback de cinq jours qui vient en quelques sorte annihiler l’unité d’action à défaut de paralyser une unité de lieu toujours aussi présente et réussie. Les quelques craintes concernant ce retour en arrière sont en quelque sorte justifiées à certains moments, le propos paraissant beaucoup plus lourd mais, heureusement, le sous-texte politique et une intrigue s’épaississant quelque peu viennent sauver l’intérêt du film.

Dans sa dernière partie, White Chamber offre d’ailleurs au spectateur toutes les réponses attendues et fait à nouveau preuve d’un certain sadisme. Shauna MacDonald y excelle et confirme qu’elle aurait dû être une actrice de premier rang depuis bien longtemps étant donné l’intensité de son jeu, bien aidée par la profondeur de son personnage.

L’excellente surprise que constitue ce White Chamber devrait permettre au film de tourner dans les festivals du monde entier, remettant ainsi Shauna MacDonald sur le devant de la scène et permettant à Paul Raschid, pour qui il s’agit seulement du second long, de se faire un nom...

BIFFF 2018 - PHOTOS - Animations & Face Painting

Le retour de notre bon Raymond

Comme chaque année, Notre ami Raymond Widawski se joint à l’équipe CF pour vous faire vivre le BIFFF au plus près, le tout par ses photos. Au programme du jour, Animations & Face Painting. Enjoy !

BIFFF 2018 - Belgian Film Day - Nos avis sur les courts en compétition

Grande tradition du BIFFF, le Belgian Film Day cuvée 2018 prenait place hier en salle 3 avec - seulement - six courts en compétition et une belle brochette de créations belgo-belges hors-compèt’.

Ces derniers étant chacun des petites merveilles que nous avions déjà vues, il était raisonnable de se dire que le niveau de la compétition était élevé cette année... Erreur monumentale de notre part. Le BIFFF ayant reçu fort peu de films nationaux, il a fallu composer avec le matériel mis à disposition...

Dynaman

Un film de Michiel Blanchart

Cast : Guillaume Kerbusch, Lucile Vignolles, Yvain Juillard, Didier Boclinville

Scénario : Michiel Blanchart

Musique : Simon Fransquet

Masqué et vêtu d’une cape rouge, Dynaman patrouille dans les rues de Bruxelles prêt à sauver tout un chacun !

Petite production sympathique et truculente, Dynaman recèle pas mal de bons mots et de situations comiques. Assez faible au niveau de la photographie et de la mise en scène, le film de Michiel Blanchart se rattrape par son côté débonnaire, un certain sens du rythme et de multiples clins d’oeil à l’univers des comics.

The Day the dogs disappeared

Un film de Ruth Mellaerts & Boris Kuijpers

Cast : Leen Van Diependaele, Nico Sturm, Peter De Graef, Boris Van Severen

Scénario : Ruth Mellaerts & Boris Kuijpers

Musique : Jens Bouttery

Anna essaie de protéger sa famille, tandis qu’un sentiment de peur s’insinue lentement dans leur vie. Le familier devient progressivement étrange…

L’incompréhension la plus totale ! Après des débuts prometteurs au niveau de l’ambiance, bien aidé en ce sens par des décors épurés et un excellente score, The Day the dogs disappeared ne raconte... rien, ou en tout cas rien de plausible. Un véritable foutage de gueule...

Deer Boy

Un film de Katarzyna Gondek

Cast : Janusz Chabior, Katarzyna Sobiszewska, Eryk Maj

Scénario : Katarzyna Gondek

Histoire tragi-comique d’un fils de chasseur né avec des bois sur la tête…

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Oeuvre écolo plutôt originale de prime abord, Deer Boy brille par le non-verbal avant de lasser par ses longueurs. Ce retour à la nature étant appréhensible dès les premiers instants, les 15 minutes de son déroulement paraissent bien longues...

Het Nest

Un film de Matthias De Bondt

Cast : Sid Van Oerle, Laurence Roothooft, Janelle Vanes

Scénario : Matthias De Bondt

Musique : Ruben De Gheselle

Alors qu’il pensait être au paradis, entouré de deux soeurs attentionnées, il va bien vite se rendre compte qu’il serait plutôt en enfer !

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C’aurait pu et d’ailleurs dû être le meilleur film en compétition et, au final, c’est une grosse déception. Lorgnant clairement vers l’ambiance du cinéma espagnol de ces dernières années, Het Nest tente de faire aussi bien mais ne fait pas évoluer ses personnages en ce sens. La chute, particulièrement sadique, tombe donc totalement à plat...

Lost in the middle

Un film de Senne Dehandschutter

Cast : Soufiane Chilah, Matthieu Sys, Dahlia Pessemiers, Koen Van Impe
Scénario : Senne Dehandschutter & Kevin Ingelbrecht

Musique : Liesa Van der Aa

Deux jeunes Belges partent pour la Syrie : l’un est journaliste, l’autre combattant… Ils trouveront pourtant un lien les unissant !

Sans conteste LA pépite de cette compétition. Visuellement époustouflant dès ses débuts, Lost in de middle constitue une incroyable métaphore de la psyché de deux êtres que tout sépare et rassemble en même temps. Poignant de bout en bout, palpitant et captivant, le film débouche sur un final qui laisse sans voix.

Les Naufragés

Un film de Mathieu Mortelmans & Cécile Delberghe

Cast : Cécile Delberghe, Babetida Sadjo

Scénario : Cécile Delberghe

Musique : Vincent Ternest

Lou est avocate, Nina détenue ; la rencontre entre ces deux femmes en prison va bouleverser leurs vies.

Pas le plus mauvais mais, en tout cas, le plus anecdotique de tous. Ayant oublié (ou enlevé ?) l’argument fantastique de son histoire, Les Naufragés n’avait simplement pas sa place en compétition, s’agissent avant tout d’un dialogue entre deux femmes et de quelques images de tentative d’infanticide...

BIFFF 2018 - Une séance de minuit Trauma-tisante

La nuit du Samedi 7 au dimanche 4 avril était empreinte d’une odeur de soufre au 36e BIFFF. Alors que les murs de Bozar tremblaient sous les basses du Bal des vampires, les bifffeurs assoiffés de sensations fortes s’installaient au Ciné 2 pour assister à une séance de minuit qu’ils espéraient mémorable. Annoncé comme étant le film "le plus violent, le plus dérangeant et le plus éprouvant depuis A Serbian Film", Trauma était sacrément attendu au tournant.

Son réalisateur, le chilien Lucio A. Rojas était présent, accompagné de deux de ses actrices principales, Ximena del Solar et Macarena Carrere pour introduire cette œuvre radicale taillée pour choquer. Déjà chauffé à blanc par les promesses d’une séance extrême, le public a en plus eu droit à trois chansons et des déhanchés aguichants de la part des invités (Alan ne s’est toujours pas remis du mini-short à sequins argentés de la belle Macarena). Toutes ces joyeusetés nous ont amené à quasiment 1h du mat’ où le seul film interdit aux moins de 18 ans de la programmation a enfin pu débuter.

La scène d’introduction donne immédiatement le ton avec l’abominable naissance d’un monstre humain en plein cœur de la dictature chilienne. S’ensuit un générique aux lourdes et sombres sonorités électroniques. On fait ensuite un bond dans le temps en 2011 où quatre amies partent prendre du bon temps dans un coin retiré de la campagne chilienne. Un moment de lâcher prise à tendance saphique (ce qui fait au passage dire à certains dans la salle que "c’est VRAIMENT un bon film") qui va être interrompu par un homme et son fiston venu leur en faire baver dans tous les sens du terme. La scène de viol qui suit est éprouvante, et les infamies (qui se déroulent au présent mais aussi dans le passé via des flashbacks) vont alors s’enchaîner.

Le calvaire qui suit est dès lors orchestré comme un rape and revenge plus classique, renvoyant de temps à autre vers des infamies du passé. Le bourreau (et son fils, lui aussi "bien" élevé) s’avère assez inédit dans le genre, puisqu’il n’est rien de moins que le produit des abominations de la dictature chilienne. Trauma ne fait pour autant pas dans le brûlot politique ou la réflexion sur les traumas humains, et l’inspiration s’arrêtera là. Par contre, la figure métaphorique a la mérite d’être présente, et elle prend la forme d’une véritable machine à infamies qu’il sera difficile d’éradiquer. Un boogeyman de la torture, en quelque sorte. Le manque d’inspiration se fait alors au fur et à mesure ressentir au cours du film, dont les sévices et les maquillages gore aussi réalistes que craspecs sont les seuls éléments véritablement aptes à bousculer le spectateur... jusqu’à une issue de nouveau très radicale susceptible d’alimenter les discussions.

Trauma est-il in fine un film étalant un peu trop sa violence dans l’unique but de choquer le spectateur ? Est-il par contre un rape and revenge saisissant qui dénonce sans aucune concession le régime de Pinochet ou est-ce simplement un pétard mouillé ? La dernière option semble en tous cas à exclure tant sa radicalité continue de susciter les débats bien après la projection. Comme A Serbian Film, on risque encore de parler de cette séance de minuit durant encore quelques années...

BIFFF 2018 - PHOTOS - Animations & Face Painting

Troisième fournée de photos faites par notre bon Raimundo ! Au programme : animation démon et face painting.

BIFFF 2018 - PHOTOS - Le Bal des Vampires

Le Bal des Vampires, qui s’est déroulé avant-hier au Bozar, est toujours synonyme de fiesta... et de maquillages. Notre ami Raymond était bien entendu sur le pont pour guetter les plus originaux dont voici un florilège.

BIFFF 2018 - PHOTOS - Body Painting

Notre ami Raymond, toujours à l’affût, était de la partie lors du Body Painting Contest de ce BIFFF 2018 en salle 1. Bruxelles y accueille en effet l’un des plus gros concours du monde dans le domaine. Enjoy !

NB : La gagnante est la première photo de la série.

Projet à soutenir : Z-Goat : First Bleat

Bertrand Leplae a besoin de vous...

Le BIFFF est souvent synonyme de rencontres et cette cuvée 2018 ne fait pas défaut puisque nous vous parlions notamment de l’art de Tegan Pick voici quelques jours (voir ICI).

Autre rencontre au détour de quelques Trolls avec Bertrand Leplae, comédien que l’on connaissait déjà, notamment pour ses apparitions dans les films d’Alan ’Alaaaaaiiiiiin’ Deprez et qui cherche désormais à réaliser un premier court métrage ambiatieux : Z-Goat : First Bleat.

Le film est actuellement en recherches de fonds sur Ulule et devrait permettre à l’artiste de s’exprimer au mieux avant la mise en branle d’un long métrage sur le même thème prévu dans la foulée. A ce titre, Bertrand Leplae tient à rassurer : il ne veut nullement reprendre des scènes de son futur court pour son futur long mais tout simplement travailler et cultiver une ambiance propre et une atmosphère particulière sur deux créations bien distinctes.

Mais Z-Goat : First Bleat, kézako ? Nous sommes en 2078.
Les ressources s’amenuisent et le monde est en train de périr.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, une nouvelle menace fait son apparition sur terre.
On pourrait croire à une chèvre normale de très loin, mais ne vous laissez pas berner.
Il s’agit plutôt d’une créature mutante venue tout droit de la Z Dimension !
Les survivants l’appellent Z-GOAT et la légende raconte qu’il se nourrit de communautés isolées.

Courez si vous le pouvez, rampez dans les plus sombres recoins, ou implorez le de vous épargner...

Rien n’y fera... Le Z-GOAT vous déchiquettera quoi que vous fassiez !

A partir de maintenant, c’est la créature la plus Z’adaptée qui Zurvivera !

SUIVRE LE LIEN VERS ULULE ET DÉCOUVRIR LE PROJET

BIFFF 2018 - PHOTOS - Animations, VR, Face Painting

Notre bon Raymond déambule toujours dans les couloirs du Bozar pour vous offrir quelques clichés de ce BIFFF 2018. Aujourd’hui, c’est au tour des animations, de la VR expérience, du Face Painting et de l’International Art Contest d’être passés au crible.

BIFFF 2018 - PHOTOS - Face Painting

Nouvelle incursion de notre ami Raymond dans la fascinant univers du Face Painting de ce BIFFF 2018.

BIFFF 2018 - La Masterclass de Guillermo del Toro en photos

Le cinéaste mexicain est déjà devenu un BIFFFeur aguerri...

Gros événement de cette édition 2018 qui n’a mis que quelques minutes à être sold out, la Masterclass de Guillermo Del Toro, légende vivante pour les amateurs de fantastique récemment récompensé par l’Oscar du Meilleur Réalisateur, était sans conteste LA séance à ne pas manquer du BIFFF.

Très motivé à l’idée de découvrir le public bruxellois, le cinéaste mexicain a mis les petits plats dans les grands en se pliant à la traditionnelle chanson exigée par le public de manière assez spectaculaire et en donnant par la suite de son temps en dépassant largement le créneau horaire imparti. Passionnante, cette Masterclass s’est finie dans la bonne humeur et par une interminable séance de dédicaces qui a transformé le village du BIFFF en gigantesque file d’attente.

Un plaisir pour toutes les parties et une véritable déclaration d’amour réciproque. BIFFF, Guillermo, on vous aime.

BIFFF 2018 - Tragedy Girls

Génération perdue

Passé maître dans l’art d’équarrir les corps, le Canadien Tyler MacIntyre (Patchwork) s’intéresse avec Tragedy Girls au teen movie en parachutant deux adolescentes en quête de succès sur les réseaux sociaux en tueuses en série aux méthodes farfelues. A n’en pas douter, c’est ce qui a le plus intéressé le cinéaste dans la nouvelle de Justin Olson, bien plus que la psyché de son tandem d’héroïnes réduites à de vagues stéréotypes d’"influenceuses" lambda. Obsédées par les réseaux sociaux et le nombre de followers qui en font le sel, Sadie Cunningham et McKayla Hooper, dont les patronymes évoquent ceux des créateurs de deux fleurons du genre (Vendredi 13 et Massacre à la tronçonneuse), se montrent prêtes à tout pour s’assurer la hype sur la Toile. A telle enseigne qu’elles poursuivent autant la mise en avant de leur concept (les Tragedy Girls désirent alerter la population sur les dangers que représente le tueur en série) que le dézingage de toute concurrence qui s’assimile à une entrave sur leur chemin vers le succès.

En ce sens, Tragedy Girls se rapproche d’un Fatal Games sans en atteindre la puissance dans la peinture au vitriol d’une adolescence avide de popularité. L’intérêt définitivement ne se situe pas là malgré les références au grand vide censément social que constituent les hashtags et autres streaming lives tournés en dérision par MacIntyre. Le principal atout de la péloche se situe surtout dans son déploiement de références au genre horrifique allant de la simple évocation (Martyrs et la découverte du genre européen) au pastiche fendard (Carrie, Destination finale), le tout sur une trame slasher volontairement convenue.

Qu’importe finalement si le duo d’actrices horripile, Tragedy Girls est un massacre dans le train fantôme généreux qui soutire quelques rires et applaudissements grâce à ses mises à mort aussi inventives qu’outrancièrement graphiques.

BIFFF 2018 - PHOTOS - Animation Trolls

Notre bon Raymond, parfois, il abuse de la Cuvée.... et il se met à voir des Trolls partout.

BIFFF 2018 - Cold Skin

Une île déserte. Un poste de gardien de phare, tout seul, tranquille, peinard. Vue sur la mer, des livres à foison et une tâche de maintenance, ma foi, assez peu contraignante. Ce n’est pas une petite annonce pour le job le plus parfait au monde, même si ça y ressemble, mais le décor du dernier film en date de Xavier Gens dont la filmographie est pour le moment inversement proportionnelle à la gentillesse et à la passion pour le cinéma du bonhomme et c’est bien dommage. Cold Skin va peut-être changer la donne tant il s’impose aisément comme l’œuvre la plus aboutie de son metteur en scène.

La mer, la brume, la plage, la grisaille, les éléments, plus qu’un film on est avant tout face à une atmosphère. Un peu passée, surannée, le début du siècle, terreau de mysticisme et d’occultisme, en trois plans, on sait que quelque chose de pas très catholique se trame sur ce petit îlot. Ce sont aussi des décors marins, majestueux, magnifiques, baignés d’une puissance tellurique ancestrale, presque païenne qui apportent une vraie plus-value à une histoire très carpenterienne, dans son premier acte du moins. Une entrée en matière énigmatique qui pose les bases d’un film lovecraftien, aux confins de Fog de Big John et du Dagon de Stuart Gordon. L’atmosphère est prégnant et hante chaque séquence, chaque scène, chaque plan, chaque image. Xavier Gens prend le temps, pose sa caméra, peaufine ses éclairages dont une bonne partie sont naturels pour laisser le charme agir. La fin de la Grande Guerre, une poignée de personnages, un gardien de phare fou et une aura de mystère qui plane au-dessus de tout ça. Gens connaît les points forts de son œuvre et les exploite à fond pour plonger la tête du spectateur sous l’eau d’entrée de jeu.

Avant de s’attaquer aux créatures, le réalisateur de Frontières s’attarde sur les hommes et la nature pendant une bonne demi-heure qui s’avère être la meilleure du film. Une entrée en matière très "fantastique espagnol" qui prend bien soin de son contexte et de ses personnages. Toue est bien posé, carré, propre. L’évolution de la mise en scène du Français est claire, fini les plans approximatifs et le montage haché, il semble avoir compris que bien souvent, un beau cadre, suffit largement. Ce beau et étrange panorama s’étiole un peu lors de la découverte des créatures qui arrivent un peu trop tôt et trop clairement dans l’intrigue. Le suspense en prend un coup, le mystère se trouve éventé, en fin de premier acte alors qu’il y avait matière à amener ces êtres plus progressivement, faire monter doucement la tension à la manière des grands ancêtres que sont Alien ou Les Dents de la Mer avec son Bruce pratiquement invisible.

Des hommes, des créatures, la survie et... c’est à peu près tout pour la deuxième moitié de métrage qui, dès lors, souffre de longueurs et de redites qui étaient absentes du premier acte. Le design des créatures, sans être révolutionnaire, est intéressant, logique et cohérent avec leur essence et la nature des lieux dans lesquels ils évoluent. Certains sont sommairement mais joliment caractérisés, humanisés même. On sent un amour des monstres inédit dans le cinéma de l’auteur qui jusqu’ici n’avait jamais abordé le surnaturel ou le fantastique pur et dur. Ce projet franco-espagnol lui offre un écrin dont il se sert pour s’émanciper et affiner son style de mise en scène.

Cold Skin n’est pas un chef-d’œuvre ni même un must du fantastique mais il est le meilleur film de son auteur, le plus maîtrisé. Une bonne série B bien tenue, sans surprises certes mais qui permet de faire passer un bon moment de fantastique lorsqu’on est seul, un soir dans un phare abandonné au milieu d’un étrange îlot par exemple. Seul, vraiment ?

BIFFF 2018 - PHOTOS - Un peu de tout

Des animations, du Face Painting, des invités en conférence ou en goguette, nos Raymond à l’oeil vif a encore frappé pour vous servir quelques moments du festival.

BIFFF 2018 - PHOTOS - ZomBIFFF’lympics

Alors que les journalistes ont réussi à écraser les zombies lors d’un match de foot épique sur le score de 7-4, le tout moyennant quelques morsures bien baveuses, notre ami Raymond s’est multiplié aux abords des ZomBIFFF’lympics, luttaént contre sa trouille pour vous offrir quelques magnifiques clichés.

BIFFF 2018 - Le top 5 des chroniqueurs

De la qualité dans cette trente-sixième édition.

Alors que ce BIFFF 2018 a été une impeccable réussite à tout point de vue en matière d’organisation, le festival a aussi proposé nombre de péloches de qualité, afin de faire passer de merveilleux moments à ses aficionados.

Difficile donc, cette année plus que les autres, de faire un véritable top 5 qui tient la route, tant un top 15 aurait été préférable pour les 90 longs métrages proposés.

TOP 5 DES CHRONIQUEURS :

Quentin Meignant :

1. Five Fingers for Marseilles

2. Freehold

3. How to Talk to Girls at Parties

4. Tragedy Girls

5. Errementari

Alan Deprez :

1. Ederlezi Rising

2. Human, Space, Time and Human

3. How to Talk to Girls at Parties

4. Mon Mon Mon Monster

5. Shock Wave/Ghostland (ex-aequo)

NB : J’avais déjà vu le sublime Tigers are not Afraid et le génial Tragedy Girls ailleurs.

Samuël Tubez :

1. Tigers are not Afraid

2. Memoir of a Murderer

3. Inuyashiki

4. Before we Vanish

5. I Kill Giants

Benoit Levenkron :

1. Human, Space Time and Human

2. Snowflake

3. Errementari

4. Survival Family

5. Killing God

Damien Taymans :

1. Tigers are not afraid

2. Survival Family

3. Errementari

4. Terrified

5. Freehold

Sébastien Brunclair :

1. Tigers are not afraid

2. How to Talk to Girls at Parties

3. Freehold

4. Errementari

5. The Place

BIFFF 2018 - Le palmarès

Une édition dantesque, avec plus de 58,000 spectateurs uniquement pour les films, et une augmentation de 4000 spectateurs par rapport à l’édition précédente ! Merci au public, à la presse et au karma !

BIFFF PALMARES 2018

Courts-métrages belges :

- Prix Jeunesse : The Day the Dog disappeared (Ruth Mellaerts & Boris Kuijpers)

- Prix SABAM : Het Nest (Matthias De Bondt)

- Prix La Trois : Les Naufragés (Mathieu Mortelmans)

- Prix BeTV : Les Naufragés (Mathieu Mortelmans)

- Grand Prix et Prix Fedex : Lost in the Middle (Senne Dehandschutter)

Court-métrage européen :

Belle à croquer (Axel Courtière - France)

PRIX DE LA CRITIQUE :

Jury : Didier Stiers, Bjorn Gabriels, Eric Van Cutsem

DHOGS (Andrés Goteira)

7e PARALLELE :

jury : Pascal Vandelanoitte, Mathieu Mortelmans, Gaetan Delferière, Koen Monserez

Mention spéciale : THE PLACE (Paolo Genovese)

Prix 7e Parallèle : BLUE MY MIND (Lisa Brühlmann)

COMPETITION THRILLER :

Jury : François Troukens, Antoine Bours, Koen Mortier

Mention spéciale : A SPECIAL LADY (An-kyu Lee)

Prix Thriller : MEMOIR OF A MURDERER (Shin-yeon Won)

COMPETITION EUROPEENNE (MELIES) :

Jury : Philippe Logie, Marie Manzah, Olivier Imfeld, Michel Nabokoff, Jean-Yves Roubin

Méliès d’Argent : THE CURED (David Freyne)

COMPETITION INTERNATIONALE :

Jury : Lloyd Kaufman, Julia Ducournau, Laurent Lucas

Corbeau d’Argent : MON MON MON MONSTERS (Giddens Ko)

Corbeau d’Argent : TIGERS ARE NOT AFRAID (Issa Lopez)

Corbeau d’Or : INUYASHIKI (Shinsuke Sato)

PRIX DU PUBLIC :

TIGERS ARE NOT AFRAID (Issa Lopez)

BIFFF 2018 - RécapitulaBIFFF Photos

Notre bon Raymond a oeuvré tout au long de ce BIFFF pour vous retranscrire en photos les diverses activités proposées outre les films. Voici donc un florilège de ses clichés, un album souvenirs indispensable pour tout Bifffeur qui se respecte.

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