BIFFF 2019

BIFFF 2019 - PHOTOS - Guests, maquillages et gaming

Il y en a pour tous les goûts au BIFFF !

Que vous vouliez être maquillé, rencontrer des personnalités du grand écran ou tout simplement vous offrir un moment de partage autour d’un jeu, le BIFFF est fait pour vous et notre ami Raymond Widawski vous le prouve une nouvelle fois en images.


(Tony D’Aquino, réalisateur de The Furies)


(Alexandra Bortich, actrice de The Soul Conductor)


(Yoann Blanc, acteur dans la série La Trêve, membre du jury international du BIFFF 2019)

BIFFF 2019 - Compétition Body Painting

Un spectacle magnifique

Notre bon Raymond Widwski a vraiment travaillé jusqu’au bout pour vous offrir des clichés de ce BIFFF 2019. En attestent ces photos de la compétition Body Painting qui a eu lieu durant la journée de la clôture du festival. Le premier prix est allé à Galina Bouquet pour son "Maiemanja".

BIFFF 2019 - Récapitula’BIFFF Photos

Toutes les photos de Raymond Widawski compilées en un seul article.


(Tony D’Aquino, réalisateur de The Furies)


(Alexandra Bortich, actrice de The Soul Conductor)


(Yoann Blanc, acteur dans la série La Trêve, membre du jury international du BIFFF 2019)


(Jacques Kluger, réalisateur de Play or Die)

BIFFF 2019 - PHOTOS - Galerie de portraits

Ca grouille toujours de vie au BIFFF et pas que durant les séances. Notre bon Raymond Widawski a capturé quelques instants de vie qui font aussi la beauté de ce festival.

BIFFF ON STREAM - Greta

Sébastien BrunclairGIF

Un "life invasion" (comment ça, ce terme n’existe pas ?) classique, sans réelles surprises et à deux doigts du ridicule sur la fin. Neil Jordan oblige, ça a le mérite d’être visuellement très soigné, mais ça n’enlève pas à Greta son statut de thriller lambda.

Roxane de QuiriniGIF

Bon petit thriller pour la sieste de l’après-midi, Greta n’a pas le courage de ses ambitions et finit par ennuyer avec des dialogues et des longueurs dans tous les sens. Isabelle Huppert est la neutralité incarnée et ne parvient pas à donner ce soupçon de folie à son personnage, quant à Chloé Grace Moretz, elle prouve une nouvelle fois son talent avec brio. Le film s’avère donc très classique et sans surprise mais permet de passer un bon moment malgré tout.

BIFFF ON STREAM - The Hole in the Ground

Damien TaymansGIF

The Hole in the Ground contient un vrai potentiel de flippe mais manque cruellement de souffle et d’ampleur, plus particulièrement dans son dernier tiers.

Quentin Meignant

D’une maîtrise visuelle assez bluffante, The Hole in the Ground manie avec réussite les grosses ficelles du cinéma fantastique pour donner lieu à quelques séquences réellement marquantes. Certes pas inoubliable à cause d’un dernier quart d’heure trop consensuel, le film de Lee Cronin permet à ce dernier de se faire un nom mais surtout au spectateur de passer un moment particulièrement intense, balancé qu’il est entre les sentiments humains et les moments de stress intense.

BIFFF ON STREAM - Ghost Master

Damien TaymansGIF

Le film contient un joyeux bordel tantôt hilarant (le réalisateur dont les signes cabalistiques sont tirées d’un menu de resto) tantôt poussif (le côté cartoonesque finit par lasser) où l’on rencontre des effets empruntés aux créations de Cronenberg et des allusions à Ash et son Necronomicon, le tout assaisonné de hurlements et de grosses blagues de potaches typiquement nippones. S’il vaut assurément le coup d’œil, Ghost Master est un dessert de fin de soirée qui pourra sur la durée sembler indigeste mais qui a le mérite de se montrer généreux en effets horrifiques un brin désuets mais rafraîchissants.

BIFFF ON STREAM - Werewolf

Quentin Meignant

Véritable claque, Werewolf dresse comme jamais cela n’avait été fait un portrait des survivants de l’une des plus grandes abominations de l’Histoire de l’humanité. Tout simplement parfait dans sa mise en forme, le film d’Adrian Panek l’est aussi et surtout quant à son sujet et le traitement qui lui est apporté. Un moment de cinéma exceptionnel.

Damien Taymans

Celui qui possédait le plus gros potentiel de la compétition 7ème parallèle est un film aux images si puissantes, une métaphore poignante, filmé avec minutie, photographié avec élégance. En réalité, Werewolf est un film d’auteur, un vrai. Qui bouscule et fait frémir. Une belle révélation.

Samuël Tubez

Plus art & essai que film de genre, Werewolf est un magnifique film d’auteur jouant à merveille de la métaphore (oubliez les loup-garous, tout bonnement absents) pour parler du trauma post-camp de concentration. Photo élégante, casting hyper naturel, mise en scène racée, on tient là un grand "petit" film, malgré une certaine répétitivité dans ses scènes.

BIFFF 2019 - Preview

Ce 21 mars à 11h30, sous un soleil radieux, nous avons eu le privilège d’assister au grand déballage annuel des nouveautés qui composeront la 37ème édition de ce festival si singulier et si cher à nos cœurs qu’est le BIFFF. Comme suggéré sur cette magnifique affiche de David P, la programmation 2019 risque de vous foutre les boules du 9 au 21 avril dans le sanctuaire mythique qu’est devenu le Palais des Bozar en plein centre de Bruxelles.

Aux traditionnels Art Contest, Festiv’art, Make-Up Contest, Gaming Madness, salle gratuite de réalité virtuelle, Festival du polar et bal des vampires, viendra se greffer une immersion totale dans un monde post-apo zombiesque : la première Zombifff’Run. Les participants devront survivre une heure complète dans les rues de Bruxelles, en résistant aux attaques de morts-vivants prêts à vous dévorer la cervelle au moindre faux pas ; assez tentant n’est-il pas ? Il est également possible de s’inscrire comme bouffeur d’encéphales via le site www.bifff.net.

Information « nautique » et non des moindres, cette édition voir le grand retour de ce que les plus anciens festivaliers ont bien connu : le fabuleux rafting sur marée humaine en début de séance : emportez vos casques et vos boules Quiès pour ces moments qui risquent d’être épiques (ça c’est pour vous donner une vague idée de ce que ça peut donner : https://www.youtube.com/watch?v=xRmNhKfNvjU).

Les invités prestigieux seront encore nombreux cette année, Udo Kier sera des nôtres pour la présentation du second opus du wtf Iron Sky, le très sympathique Quarxx et son acteur fétiche Jean-Luc Couchard, mais aussi Steve Johnson (qui est à la base de nombreux effets spéciaux des longs métrages de notre enfance comme Ghostbusters, Big trouble in little China, Videodrome et bien d’autres). Bien entendu au vu du nombre d’invités, il semble difficile de les citer tous, mais vous pourrez en trouver la liste exhaustive sur www.bifff.net dans la rubrique « invités ».

Passons à présent au volet programmation, LE gros morceau de cette édition à venir, car il ne faut pas perdre de vue que le BIFFF version 2019 c’est 97 longs-métrages, une centaine de courts, 10 avant-premières mondiales, 11 avant-premières internationales et 10 premières européennes venus des quatre coins du globe.

Les festivaliers seront ravis de voir que l’événement commence en fanfare avec la projection du tout récent « Pet Semetary », reboot d’une des meilleures adaptations du best-seller homonyme du King.

Le ton sera donné dès la seconde journée avec Iron Sky 2 (The Coming Race) en présence de son réalisateur Timo Vuorensola et de Udo Kier, séance animée en perspective. Au niveau intensité, la projection du suédois The Unthinkable, devrait autant satisfaire les amateurs de sensations fortes, que Mimicry Freaks de Shugo Fuji, apportera le lot d’hémoglobine aux férus de gore.

Nous aurons enfin le plaisir de découvrir l’hypnotique et poétique Tous les Dieux du Ciel du réalisateur français Quarxx, qui -on peut le dire- a le vent en poupe depuis ce petit bijou de court-métrage multi primé « Un ciel bleu presque parfait ».

Au niveau tête d’affiche, nous relèverons Hellboy de Neil Marshall, Little Monsters de Abe Forsythe, Bodies at Rest de Renny Harlin, Freaks de Adam B. Stein et Zach Lipovsky, ainsi qu’une séance Nanarland qui devrait être l’une des plus haute en couleur de cette 37 ème édition avec les projections de Samurai Cop et Troll 2... tout un poème.

Citons également quelques œuvres qui risquent de créer leur petit effet comme
The Pool de Pimg Lumprapleng, Aurora de Yam Laranas, The Room de Christian Volckman pour ne parler que d’eux.
Un petit cocorico pour notre sympathique compatriote Arno Pluquet qui présentera son quatrième long-métrage La mariée et les morts-vivants.

Le BIFFF se terminera ensuite en apothéose avec en séance de clôture Greta de Neil Jordan, qui nous avait gratifié d’une excellente ouverture en 2013 avec Byzantium.

Teaser 2019 : https://www.youtube.com/watch?v=D6YKSgrZk6k&feature=youtu.be

Plus d’infos sur cet événement, les invités et le programme complet sur : http://www.bifff.net/fr

Rendez-vous à partir du 9 avril sur cinemafantastique.net ou vous pourrez comme à l’accoutumée retrouver les avis la rédaction par l’intermédiaire de nos habituels BIFFF on stream et sur place pour partager la Troll de l’amitié.

Adam Korman (Benoit Levenkron).

BIFFF ON STREAM - I’m Back

Damien Taymans

S’il n’est « qu’une copie d’une copie d’une copie », I’m Back a le mérite de porter sur l’écran un personnage généralement effacé au profit d’Hitler ou de Staline qui bénéficient d’une plus large aura médiatique. On saluera le charisme de l’acteur principal, quelques dialogues plutôt inspirés et un final plus ambigu et donc plus intéressant que dans le métrage allemand. En attendant peut-être le re-retour, qui sait...

BIFFF ON STREAM - Golden Job

Quentin Meignant

Masquer l’indigence d’un scénario à grands renforts de spectacle est rarement une bonne idée. Situé quelques part entre Ocean’s Eleven et la saga Taxi, Golden Job interpelle surtout par l’inutilité de son propos et par des poursuite en voiture qui frôlent le ridicule...

Damien Taymans

Long comme un jour sans pain, Golden Job suit une bande de gangsters reconvertis dans l’humanitaire très attachés au concept de famille. Sous ses airs de Fast and Furious du pauvre, le film possède en réalité un immense sens du pathos souligné par une BO lourdingue.

BIFFF ON STREAM - The Pool

Damien Taymans

The Pool se pose comme un entertainment prompt à affoler les foules et à susciter un enthousiasme des plus communicatif. En salles dans une certaine communion, pas devant son plasma avec bobonne...

Roxane de QuiriniGIF

Un long métrage thaïlandais plutôt bien élaboré mais qui sombre vite dans l’incohérence et le kitsch. Trop de twist tue le twist, nous finissons par ne plus croire en cette histoire infernale de l’homme piégé dans une fosse de 6 mètres de profondeur. Les effets spéciaux font mal aux yeux mais finissent par se faire oublier par des scènes d’une violence extrême. On ne passe pas un mauvais moment, loin de là, mais, une impression de déjà vu naît doucement dans nos têtes.

Sébastien Brunclair

Jusqu’à présent, c’était LA séance de ce BIFFF 2019 : le public a bouffé tout cru ce nanar made in Thailand, riche en rebondissements improbables et en effets spéciaux dégueulasses. Mais attention, The Pool est un nanar dans le sens le plus noble du terme : on sent la chose tournée avec le plus grand sérieux, en détachement total avec le résultat risible à l’écran. Idéal pour une séance au BIFFF ou entre potes éméchés. Tout(e) seul(e), évitez.

Quentin Meignant

Sans doute le film le plus "crétin" de tout le festival. Fort premier degré, The Pool est tout simplement hilarant avec ses improbables rebondissements et un héros d’une bêtise cataclysmique. Il n’en fallait pas plus pour faire de ce film une oeuvre quasi culte.

Samuël TubezGIF

Un nanar pur premium, qui se prend incroyablement au sérieux et enchaine les invraisemblances comme des perles. Drôle à voir au BIFFF ou entre potes bourrés.

BIFFF ON STREAM - The Witch : Part 1

Damien Taymans

Après une phase d’exposition lancinante mais intrigante, ce X-men-like dévoile tout ce qu’il a dans le ventre : The Witch happe le spectateur et l’envoie dans un tourbillon de combats, de violence, d’action dont il ne ressort pas indemne. On regrettera cependant qu le film ait été programmé aussi proche d’un Freaks qui aborde, de loin en loin, des thématiques assez voisines.

Roxane de QuiriniGIF

Un petit peu confus, The Witch parvient difficilement à nous entraîner dans son monde malgré les longues minutes d’explication donnée par certains protagonistes. L’humour des débuts est remplacé, au fil de l’oeuvre, par de la violence magnifiquement réalisée, ce qui n’est pas pour déplaire mais qui ne parvient pas à rattraper un scénario ou trop compliqué ou mal exploité.

Sébastien Brunclair

Dans une tradition typiquement coréenne, The Witch bascule d’un ton, d’une ambiance à l’autre sans crier gare. Au détour d"une scène, la bonne humeur adolescente naïve de la première moitié laisse place à un déchaînement de violence brutale et sans concession, malheureusement freiné par un trop-plein d’explications.

BIFFF ON STREAM - Freaks

Quentin Meignant

Quelle leçon d’écriture ! Sous des premiers atours que l’on croit deviner, Freaks distille son génie au gré des minutes pour se muer en véritable pépite du genre au scénario tout à fait original. La tension y est permanente et le final totalement échevelé. Un modèle du genre !

Damien Taymans

Deviser à propos de Freaks revient à déjà trahir cette oeuvre, à en dire un mot de trop, en dévoiler un morceaux même involontairement. Freaks se contemple, se déguste, se savoure. Le film constitue incontestablement l’un des joyaux de cette édition du BIFFF, à l’image de Tigers are not afraid l’an passé.

Roxane de Quirini

Un titre. C’est la seule information que nous avons au moment où se lancent les premières images de Freaks. Un titre large qui ne nous donne finalement aucune information sur l’identité, le style, le pitch de cette oeuvre. Et c’est là que réside tout le génie d’Adam B. Stein et de Zach Lipovsky. Nous n’en dirons pas plus si ce n’est que le film enchaîne les effets magnifiques et que l’actrice principale est tout simplement hallucinante.

Sébastien Brunclair

En lisant son pitch, vous croyez savoir où Freaks va vous amener ? Détrompez-vous : le film prend un malin plaisir à brouiller les pistes dès son entame et reste imprévisible tout du long, porté par une gamine incroyable de naturel. Quelle claque !

Samuël Tubez

Une alternative intelligente aux superhero movies dont on nous gave depuis des années, avec une pointe de Charlie de Stephen King. Sur un ton à la fois grave, touchant et interpellant (la parano vis à vis de l’immigration est visée), Freaks fait exister des personnages "out of this world" tellement attachants et bien campés qu’il nous emporte aisément dans son histoire et ce, malgré l’étroitesse de son budget. Un beau petit exploit.

BIFFF ON STREAM - Cut Off

Quentin Meignant NC

Si, en début de festival, le métrage aurait sans conteste émoustillé nos mirettes, à la fin de celui-ci Cut Off a été très pénible. Sorti après une heure de film.

Damien TaymansGIF

Malgré quelques défauts, Cut Off reste un thriller recommandable et intéressant. Par sa maîtrise de l’angoisse et de l’urgence, par l’interprétation de ses comédiens (le style de Lars Eidinger évoque un Waltz halluciné) qui parviennent à la retranscrire et par son manque de concession lorsqu’il s’agit de taper dans le malsain (voir la scène du serial killer avec sa victime et les différentes autopsies). Des qualités indéniables sur lesquelles se focalisent Alvart trop gourmand dans sa transposition cinématographique qui aurait gagné à être soit raccourcie soit modifiée pour éviter l’itération.

BIFFF ON STREAM - Dark, Almost Night

Quentin Meignant

Magnifiquement mis en images, Dark, Almost Night aurait pu être une pleine réussite mais, en l’état, ne vaut guère mieux qu’un téléfilm très bien torché. Assez apathique, sans véritable ambiance, le métrage déçoit à presque tous les niveaux.

Damien Taymans

Dark, Almost Night est une péloche poseuse et prétentieuse qui déroule sur un rythme de sénateur une histoire complexifiée pour paraître plus maligne. Dispensable !

BIFFF ON STREAM - The Fare

Quentin MeignantGIF

Une boucle temporelle plutôt sympa visuellement et qui parvient à intriguer pendant trois quarts d’heure. Passé ce laps de temps, The Fare se répète malheureusement beaucoup trop et donne lieu à un final fleur bleue bien décevant.

Sébastien BrunclairGIF

Difficile de surprendre avec le principe de la boucle temporelle, déjà parfaitement exploité dans des productions telles qu’Un Jour sans fin ou le moins connu mais très bon The Infinite Man, présenté au BIFFF il y a quelques années. Le concept fonctionne relativement bien ici, mais la deuxième partie s’embourbe dans un romantisme niais au goût de guimauve. Attention à l’indigestion.

Damien Taymans

Avec son huis clos dans un taxi parcourant sans cesse les mêmes paysages, The Fare se la joue dans un premier temps façon Un jour sans fin avant d’atteindre un twist aussi original que capillotracté. Hélas, la réalisation et la photographie sont en deçà, au niveau des acteurs assez peu inspirés.

Roxane de QuiriniGIF

Ce huis clos nous entraîne le long d’une route déserte dans un taxi où deux personnages se rencontrent. 100 fois. Le film est long et les dialogues sont soporifiques. Mais le dernier tiers offre une réinterprétation qui n’est pas déplaisante et qui donne à l’oeuvre une toute nouvelle saveur.

BIFFF ON STREAM - Red Letter Day

Quentin Meignant

Prenez un jeune réal complètement barré qui connaît tous les codes du genre, prenez un quartier comme celui de Desperate Housewives, ajouter un peu de l’esprit de Santa Clarita Diet avec grands renforts de personnages tous plus fous les uns que les autres, ajoutez un nombre impressionnant de références cinématographiques, de gags et d’hémoglobine, touillez à la grosse louche avec des meurtres qu’aucun vegan ne cautionnerait et vous obtiendrez cette petite pépite fauchée comme les blés qu’est Red Letter Day.

Sébastien Brunclair

Très premier degré et nanar bien malgré lui, Red Letter Day pâtit d’un jeu d’acteurs moyen, voire exécrable (cet ado, pitié...) et d’une idée de base, rappelant The Purge/American Nightmare, réjouissante mais très mal exploitée. Comme The Purge, en fait.

Damien Taymans

Red Letter Day a deux mérites : une durée très courte et quelques scènes sanglantes plutôt bien foutues. En marge, il faut supporter un récit lambda, des répliques assez mal écrites ânonnées par des comédiens amateurs.

Roxane de QuiriniGIF

Parti d’une idée plutôt novatrice et réjouissante, Red Letter Day ne parvient malheureusement pas à convaincre. La faute à des dialogues vides et trop longs, à des acteurs passant à coté de leur rôle, une bande-son crispante et, surtout, la faute au traitement du sujet. Le gore et la barbarie sans histoire finit très vite par lasser et le film finit par passer complètement à coté de son pitch initial.

BIFFF ON STREAM - Extra Ordinary

Quentin Meignant

Attention : probable prix du public en approche ! Tout simplement exceptionnel au niveau de l’humour qu’il déploie, Extra Ordinary parvient à maintenir un intérêt constant et et à se réinventer scène après scène. Débutant sur les chapeaux de roues, le métrage est truculent de bout en bout et parvient même à rendre son ventre mou réjouissant. Le final, quant à lui, est complètement dingue et empile les gags à vitesse grand V. Une merveille !

Sébastien Brunclair

On nous l’avait présenté comme l’une des pépites de ce festival, et on ne nous avait pas menti : comédie fantastique complètement folle, Extra Ordinary est une source intarissable de vannes et de situations improbables (ce final, bordel !) qui peut compter sur le talent de ce grand malade de Will Forte et, surtout, de son héroïne, la très attachante Maeve Higgins. C’est con, mais qu’est-ce que c’est bon !

Damien Taymans

Extra Ordinary (en deux mots !) est une vraie petite bombe : concentré pur d’humour et de fantastique, cette péloche compile les situations gagesques vraiment drôles (coucou, SuperLopez !) et comporte une galerie de personnages si improbables qu’ils attirent forcément la sympathie. Un feel good movie qui repartira certainement avec un prix.

Roxane de Quirini

On se régale devant cette comédie noire déjantée et pleine de peps. Les gags s’enchaînent avec plus ou moins de finesse au sein d’un scénario qui tient la route sans pour autant éblouir par son originalité. L’oeuvre d’Enda Loughman et de Mike Ahern souffre malheureusement d’un ventre mou à mi-parcours et se rattrape dans un final hallucinant.

Samuël Tubez

Cette comédie anglophone coproduite avec la Belgique conjugue les poltergeists et autres exorcistes pour livrer une comédie fourmillant d’idées, aussi bien au niveau du fond que de la forme. Truculent et franchement drôle, le ton reste hélas beaucoup trop léger, abandonnant toute réelle tension, que pour nous happer de bout en bout et nous émouvoir. Malgré ce petit regret, on tient probablement là un futur lauréat.

BIFFF ON STREAM - Door Lock

Quentin Meignant

Présentée comme un remake de Malveillance, cette péloche coréenne est en fait une oeuvre à part entière. Certes inspirée par la pépite de Jaume Balaguero, elle parvient à réinventer quelques pans de son concept et entretient le mystère pendant pas mal de temps. Cela permet à Door Lock de tenir sur la longueur jusqu’à un final malheureusement victime d’un manque de lisibilité au niveau de sa mise en scène et un poil trop long.

Sébastien Brunclair

Remake coréen du très bon Maveillance de Jaume Balaguero, Door Lock s’en éloigne intelligemment et en propose une relecture aux situations plus variées mais à la tension et au malaise nettement moins présents. Moins mémorable que son cousin espagnol, certes, mais très efficace.

Damien TaymansGIF

Cette inutile relecture du Malveillance de Balaguero a le bon goût d’emprunter une autre voie scénaristique et d’exploiter au final le filon du stalker obsessionnel. Door Lock manque cependant de tonus et de suspense à force de se disperser géographiquement et de multiplier les personnages.

Roxane de Quirini

Pour des raisons évidentes de spoils, on ne mentionnera pas le film dans Door Lock est le remake. La Corée du Sud nous offre un thriller aux airs classiques mais qui finit par tirer son épingle du jeu avec plus ou moins de brio. Certes l’intrigue peine à se lancer et on s’ennuie un peu. Mais le scénario tient la route et on finit par apprécier le suspens et les twists que nous offre Kwon Lee.

BIFFF ON STREAM - Abrakadabra

Damien Taymans

À mesure que l’on s’enfonce dans ce court essai giallesque (un peu plus d’une heure), celui-ci s’apparente davantage à une sorte de grindhouse confectionné façon Tarantino qu’à un vrai hommage aux maîtres transalpins. Ainsi cette bande passe du statut de bizarrerie passionnante à celui de bisserie navrante. Abracadabra, la magie n’a pas opéré...

BIFFF ON STREAM - The Soul Conductor

Damien TaymansGIF

De ce dédale scénaristique émerge une vraie volonté de s’affranchir des canons hollywoodiens et un soin tout particulier apporté aux effets visuels et à la photographie sublimant une Russie pittoresque. Pour autant, The Soul Conductor n’est pas exempt de défaut : trop riche, le scénario expédie certains pans de sa narration qui auraient mérité un meilleur traitement comme cette relation entretenue avec des âmes, comme l’héroïne, en quête de rédemption. En résulte une œuvre trop généreuse dont le dénouement laisse incontestablement sur la faim en raison de son incapacité à résoudre certains mystères.

Quentin Meignant

Visuellement magnifique, The SOul Conductor ne peut compter que sur son aspect esthétique pour séduire car, pour ce qui est de l’écriture, les choses se corsent rapidement. Un scénario trop dense et mal utilisé vient totalement saper les qualités techniques de l’ensemble et le rend difficilement lisible.

BIFFF ON STREAM - You might be the killer

Damien TaymansGIF

La bonne idée mise en oeuvre par le quatuor de scénaristes tient dans le détournement de la fonction principale du masque du tueur. Simple apanage d’un costume apte à affoler le trouillomètre, il devient ici le vecteur d’une malédiction impossible à réprimer. Hélas, au bout d’une heure, le moteur crachote, la bagnole cahote, et le spectateur, familier avec le modus operandi utilisé, ne connaît plus ni surprise ni réjouissance jusqu’à un dénouement assez prévisible. Néanmoins, il faut avouer que la trogne de Fran Kranz (vu dans La Cabane dans les Bois ou Le Village) rappelle un peu avec ses mimiques appuyées, celle d’un Bruce Campbell sous acide et que, chemin faisant, cette production ressemble à un sympathique épisode d’Ash vs Evil Dead, ce qui n’est déjà pas si mal...

BIFFF ON STREAM - Level 16

Damien TaymansGIF

Assez convenu, Level 16 nous convie à un huis clos en compagnie de jeunes minettes et d’une maîtresse des lieux assez revêche. Le genre des pensionnats de jeunes filles a fait florès et la péloche de Danishka Esterhazy se contente d’enfiler les perles et de collationner des idées vues çà et là. Le souci, c’est que le récit ne comporte aucun second degré et qu’il finit par passer pour plutôt prétentieux...

Roxane de QuiriniGIF

Le pitch de départ était alléchant malheureusement le film s’enlise rapidement dans le manque d’originalité. Sans savoir vraiment ou se positionner par rapport à la ribambelle d’œuvre traitant de pensionnat pour jeunes filles, Level 16 finit par lasser. Seule Katie Douglas, qui interprète la jeune Vivien, parvient à tirer son épingle du jeu et à porter l’intrigue à bout de bras.

Sébastien BrunclairGIF

Dans la lignée de The Handmaid’s Tale, Level 16 souffre forcément de la comparaison et se montre trop convenu pour se montrer mémorable, malgré le talent de ses actrices.

BIFFF ON STREAM - Monsieur Link

Damien Taymans

Très en deçà d’autres productions du studio Laïka, Monsieur Link bénéficie d’un traitement visuel correct mais oublie constamment les enjeux dramatiques. Avec ses personnages fadasses et interchangeables, le film n’est au final qu’une aventure lambda manquant cruellement de souffle. Rendez-nous Coraline et Norman !

Sébastien BrunclairGIF

Ouille, quelle déception ! Le studio Laika nous avait habitué au meilleur (gros coup de cœur personnel pour Paranorman), et rien ne nous avait préparé à la triste banalité de ce Monsieur Link. Oui, la maîtrise visuelle du studio est toujours totale, mais quid de la qualité d’écriture qui faisait le sel de ses productions précédentes ? Bref, un film d’aventure honnête, parfois rigolo, mais sans aucun génie. Laika, reprenez-vous, par pitié !

BIFFF ON STREAM - You shall not sleep

Damien TaymansGIF

Assez prévisible, le scénario se traîne, un boulet à la cheville, émaillé de temps à autre d’effets de peur qui finissent par devenir inoffensifs à force de se répéter. Gustavo Hernández s’escrime paradoxalement à tirer de toutes ses forces sur des cordes élimées pour susciter l’effroi quand, au niveau intradiégétique, l’accent est placé sur le décalage et la surprise dans la mise en scène voulue par son personnage. Les errements de la jolie Eva De Dominici deviennent vains et le splendide décorum déployé ne sert finalement que peu cette œuvre erratique et convenue.

Quentin MeignantGIF

Partant d’une excellente idée de départ et pouvant compter sur des comédiens de renommée, You shall not sleep ne parvient à aucun moment à convertir l’essai. Assez pataud dans sa mise en scène, hormis quelques jumpscares réussis, le métrage se complaît dans un script qui tend sans cesse vers le conventionnel.

Roxane de Quirini

Quelle provoc pour ce film espagnol qui s’avère sans saveur et sans originalité. You shall not sleep est en fait particulièrement soporifique. Traitant du manque de sommeil, l’œuvre amène le spectateur à se questionner rapidement sur sa propre fatigue. Le suspense est absent, les jump scares, prévisibles, le scénario, déjà vu… On s’ennuie vite et rien ne parvient à rattraper le manque de rythme inhérent à l’œuvre.

Sébastien BrunclairGIF

Belen Rueda qui joue à nous faire peur dans une jolie maison, c’était chouette dans L’Orphelinat, déjà nettement moins dans Julia’s Eyes, et c’est encore pire ici. On nage ici en plein film de genre espagnol typique : la réalisation est très propre, la bâtisse regorge de détails, les comédien(ne)s sont inspiré(e)s... Mais qu’est-ce que c’est plat ! La conclusion, risible au possible, aura au moins eu le mérite de déchaîner le public du BIFFF.

BIFFF ON STREAM - Bodies at Rest

Damien TaymansGIF

En 20 ans, le cinéma de Renny Harlin n’a pas évolué d’un iota. Fun et décomplexé, volontairement foufou et foutraque, Bodies at Rest est un bis chinois tantôt amusant tantôt poussif, pas très inventif mais drôlement généreux.

BIFFF ON STREAM - The Blood of Wolves

Damien TaymansGIF

Dans cette bordélique guerre ouverte ne règne que le chaos tandis que le duo continue de s’écharper, chacun rivalisant selon son propre code moral, ses principes, son expérience. Sans mauvais jeu de mots, on a vu clairement plus dantesque dans le ciel d’Hiroshima... Reste néanmoins un traitement de l’image assez remarquable et quelques séquences évoquant parfois le grand Kinji voire ses cousins éloignés Scorsese et Mann. Mais les loups manquent cruellement de gueule...

BIFFF ON STREAM - Antrum : The Deadliest film ever made

Damien Taymans

Obnubilés par leur concept, les réalisateurs tissent une trame scénaristique indigente et parviennent au final à concevoir une histoire qui pourrait être plus désolante encore que le matériau originel s’il avait existé. Ennuyeux en diable, ce film le plus mortel jamais fait mérite amplement son titre...

BIFFF ON STREAM - Stray

Quentin MeignantGIF

Fort d’un sujet très intéressant et d’un traitement particulièrement réussi dans sa première partie, Stray peut être considéré comme un petit péché de jeunesse pour Olga Gorodetskaya. Partant d’excellentes bases, le métrage se perd dans des méandres scénaristique qui lui valent d’être trop long et souffre de quelques erreurs techniques dommageables au niveau de sa lisibilité.

Roxane de QuiriniGIF

Belle tentative pour Olga Gorodetskaya qui n’a pas à rougir de ce premier long métrage. Stray n’a rien d’éblouissant certes, mais les éléments se mêlent bien les uns aux autres et la sauce prend assez rapidement. Le talent de Sevastyan Bugaev est à surveiller de très près, à moins de 10 ans, il livre une prestation hors norme, saisissante de réalisme. Malheureusement le scénario traîne un peu la patte, on a le sentiment d’avoir déjà vu le film, d’en avoir fait le tour. Ce manque d’originalité, associé à certains mouvements de caméra tout droit sorti des enfers, entraîne une lassitude chez le spectateur, lassitude qui finit par gêner, voire irriter.

BIFFF ON STREAM - Play or Die

Roxane de Quirini

Slasher sur fond d’énigmes, Play or die souffre de ses longueurs et d’explication redondantes. Pensant probablement que le spectateur est un idiot fini, le réalisateur s’aventure à expliquer en long et en large son intrigue, faisant, de ce fait, passer son film de passable à détestable.

Damien TaymansGIF

Au fil de l’œuvre, le récit s’essouffle à force d’actionner les mêmes mécanismes : les personnages sont tour à tour enfermés et libérés de pièces contenant des énigmes tandis que les corps s’accumulent et que la paranoïa (annoncée dès l’intitulé du jeu) gagne les survivants. Ce n’est pas faute de relancer désespérément la machine en cours de route en compilant des révélations qui ne sont finalement pas exploitées. Play or Die est une création qui possède quelques atouts indéniables (production design, atmosphère) mais perd en intérêt à mesure que les cartes scénaristiques sont distribuées jusqu’à un dénouement un peu trop attendu. Dommage car il y avait du potentiel...

BIFFF ON STREAM - The Golden Monk

Quentin Meignant

Soyons clair, l’heroic fantasy made in HK et moi, cela fait deux. Quand, en plus, le tout est mal fichu au niveau CGI (un véritable retour 20 ans en arrière !) et que l’humour y est gras et inopérant, cela vire carrément au supplice.

Damien Taymans NON COTÉ

Tenu 45 minutes sans roupiller, c’est déjà un exploit.

BIFFF ON STREAM - The Furies

Quentin MeignantGIF

Contre toute attente, The Furies bénéficie d’excellentes idées. Malheureusement, celles-ci ne sont pas toujours abouties et quelques problèmes sont à souligner au niveau de la mise en images. Le gore y est néanmoins généreux et Tony D’Aquino s’applique à offrir quelques scènes dantesques. Dommage que le final soit long et inutile...

Roxane de QuiriniGIF

Largement inspiré d’œuvre marquantes des années 90 et 2000 (Massacre à la tronçonneuse notamment), Furies n’a malheureusement pas la carrure de ces prédécesseurs. L’histoire n’a rien de très original mais The Furies régale avec ses scènes gore, nombreuses et saisissantes de réalisme. Le sang coule à flot mais ne parvient malheureusement pas à faire oublier la piètre prestation de certaines actrices.

Damien TaymansGIF

The Furies contient une foultitude d’idées intéressantes mais les exploite avec un tel manque de tonus que la plupart des effets tombent inévitablement à plat. Dommage car le récit, basique en apparence, possédait un vrai potentiel...

Sébastien BrunclairGIF

C’est bien connu : des bonnes idées ne font pas forcément un bon film, et The Furies en est une décevante illustration. Malgré une belle trouvaille, qu’on ne spoilera pas ici, le film reste un slasher mou du genou qui saura tout de même ravir les amateurs de gore, qui auront largement de quoi se délecter.

Samuël TubezGIF

Il y a de bonnes idées (quoique très influencées par d’autres films) pour donner un peu de consistance à ce survival qui manque de rythme et d’intensité. La plupart des effets tombent à plat, le casting est très inégal et on est franchement parfois à la limite du Z, mais il y a une certaine générosité dans les effets gore qui fait plaisir à voir.

BIFFF ON STREAM - Blood Fest

Quentin MeignantGIF

Quelle déception que voilà ! Là où l’on s’attendait à une oeuvre intelligente à l’image de La Cabane dans les Bois, Blood Fest dévoile d’emblée tous ses atouts et procède par la suite à un grand déballage halloweenesque de monstres en tout genre. Amusant dans son premier quart, l’ensemble finit rapidement par lasser à force d’énumérer, tel un premier de classe un peu chiant, tous les codes du genre. Une fausse bonne idée...

Damien TaymansGIF

Un poil plus excitant que le navrant Funhouse Massacre qui s’appuyait sur un concept similaire (de vrais maniaques dans une foire de l’horreur et la confusion qui en résulte pour le festivalier lambda), Blood Fest est un entertainment plutôt recommandable qui assure le quota de meurtres et de références afin de contenter de pair l’aficionado et le spectateur neutre.

Sébastien BrunclairGIF

Adepte du name dropping et de la référence constante, Blood Fest est une petite comédie horrifique pas désagréable, mais absolument inoffensive. Dans le genre de l’horreur "meta", on recommandera de se tourner vers The Cabin in the Woods ou l’injustement méconnu Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon, bien plus habiles dans leur démystification des classiques horrifiques.

BIFFF ON STREAM - Take Point

Quentin MeignantGIF

Ce thriller politique et d’espionnage n’avait sans doute pas réellement sa place au sein de la programmation d’un festival tel que le BIFFF. L’acting y est cependant convaincant et la mise en scène assez juste si ce n’est quelques scènes très brouillonnes de caméra subjective. Néanmoins, à force d’être tirée en longueur à cause de multiples rebondissements, l’intrigue de Take Point lasse réellement au cours d’un final qui se veut spectaculaire mais laisse totalement indifférent.

Sébastien BrunclairGIF

Beaucoup trop bavard, Take Point est un film d’action aux enjeux politiques qui m’a laissé sur le carreau, mais qui devrait sans doute trouver son public grâce à sa réalisation pleine de punch.

Damien Taymans

Il faut s’accrocher face à cet actioner politique conspirationniste. Passé une demi-heure de mise en place, Take Point rentre complètement dans le registre de l’action qui se traduit par une multiplication des rebondissements et sursauts narratifs et un cadrage beaucoup plus serré et un montage épileptique qui retranscrivent l’urgence de la situation. Hélas, le scénariste prévoit toujours un coup en trop qui amenuise l’émotion ressentie face à cet enchaînement de péripéties. Un brin trop gourmand...

BIFFF ON STREAM - Feedback

Quentin Meignant

Belle surprise que voilà ! Porté par un casting au sommet de son art, Feedback distille une tension poignante et permanente. Ce huis-clos aux brillants dialogues offre quelques séquences réellement trash mais surtout une intrigue impeccablement développée. Sans doute le meilleur thriller vu depuis le début de cette année.

Sébastien Brunclair

Dans la lignée de The Terror Live et Midnight FM, tous deux vus au BIFFF, le réalisateur de Feedback tire son épingle du jeu en saupoudrant son huis-clos radiophonique de scènes de violence brute qui ne laissent pas indifférent. Fans de thrillers bien tendus, foncez.

Damien TaymansGIF

Feedback aurait vraiment gagné à être amputé d’un bon quart d’heure, la faute à des dialogues sans punch qui retardent l’évolution de l’intrigue et amenuisent l’impact et la tension de l’ensemble.

BIFFF ON STREAM - Aurora

Damien Taymans

On ne sait plus vraiment au final si Laranas désire fustiger ces exactions de passeurs ou s’il réalise un film d’horreur ou fantastique ou un drame avec pour toile de fond un naufrage pour faire son Titanic à lui. Navrante, la bande déballe sur un train de sénateur un récit absolument ni inspiré ni inspirant. The Dead will find their way home annonce la tagline du métrage ; et si on les laissait simplement reposer en paix ?

BIFFF ON STREAM - Believer

Damien TaymansGIF

Libéré de toute tension, de toute urgence, Believer devient un métrage très bien troussé, hyper propre et formidablement joué mais trop lisse, trop répétitif, trop lancinant. Cet examen de passage, sincèrement dispensable, bénéficie au moins d’un certain crédit dans la mesure où il ne se contente pas de reproduire plan par plan le matériau originel. Hélas, on regrettera que le spectateur soit laissé sur la touche quand la partie se joue juste sous ses yeux...

BIFFF ON STREAM - Go Home

Quentin MeignantGIF

Partant d’une excellente idée, assez couillue au vu du pouvoir actuellement en place en Italie, Go Home constitue un huis-clos dénonciateur plutôt efficace politiquement parlant. Hélas, il n’est en aucun cas un véritable film de genre, le prisme zombiesque apportant simplement la touche d’originalité au récit.

Damien Taymans

Négligeant le cahier des charges, les créateurs posent leur caméra et filment mollement les échanges entre les protagonistes, espérant que quelques plans faméliques de créatures suffiront à asseoir une tension totalement absente. Au-delà des personnages principaux et des zombies, c’est le spectateur qui est le grand laissé pour compte de cette production camouflant habilement, du moins durant les premières vingt minutes, la vacuité de son propos.

Sébastien Brunclair

Un film de zombies tristement banal se cachant derrière un message osé vu le climat actuel en Italie, Go Home ne tire rien de cette audace et s’embourbe dans des scènes déjà vues, en mieux, ailleurs. Un beau pétard mouillé.

BIFFF ON STREAM - Cutterhead

Damien Taymans

Le concept du huis clos claustro avec des personnages qui doivent lutter pour sortir est tellement convenu qu’il ne suffit pas de le transposer dans un endroit original (un tunnelier) pour insuffler un peu de nouveauté au genre. Long, trop long, le film ne plonge même pas le spectateur dans une ambiance délétère malgré l’espace clos dans lequel tient la caméra, un comble !

Sébastien Brunclair

Les fans de huis-clos étouffants risquent d’adorer, et pour cause : ils y retrouveront exactement tout ce que le genre a déjà pu leur offrir. Rien de plus, rien de moins. Et pour les autres ? Bonne nuit, les petits.

BIFFF ON STREAM - Terminal

Damien Taymans

Aussi vide que Bees make Honey présenté l’an passé, Terminal est une scène ouverte pour une poignée de personnages qui rivalisent dans des échanges artificiels puis, lorsque les meurtres apparaissent, on dépose le plateau de Cluedo et on tente de découvrir les raisons. En vain, puisque le scénariste explique tout, surligne tout, pré-digère chaque intervention et compile les rebondissements échevelés pour allonger encore un peu cette production plutôt pataude.

Quentin Meignant

Passés le très bel aspect visuel et la prestation parfaite d’une Margot Robbie plus sensuelle que jamais, Terminal ne tient pour ainsi dire pas la route, disposant çà et là les éléments d’une intrigue inintéressante. Les longues explications de celle-ci en fin de film sont à la limite de l’insulte au spectateur et achèvent totalement un ensemble totalement arythmique.

Roxane de Quirini

Dans une œuvre cinématographique, l’image ne fait pas tout. Et malheureusement, Terminal nous le prouve. La beauté de l’œuvre ne parvient pas à nous faire oublier les dialogues à rallonge, les explications à la pelle et un jeu d’acteur décevant. Terminal ennuie et irrite même à force de prendre le spectateur pour plus idiot qu’il ne l’est.

Sébastien Brunclair

Détestable à force de se la jouer bien plus malin qu’il ne l’est en réalité, Terminal ne vaut que par le charme de la pauvre Margot Robbie, qui mérite bien mieux que ce foutoir total.

Samuël Tubez

Prétentieux et prévisible dès ses premières minutes, ce film noir joue la carte du double jeu sans la moindre originalité, en plus de nous la rejouer façon Usual Suspects. La présence d’un casting et d’une photo tous deux reluisants ne suffisent hélas pas à nous sortir d’une profonde torpeur.

BIFFF ON STREAM - Little Monsters

Damien Taymans

Après une introduction absolument démentielle en termes de dialogues et situations loufoques, Little Monsters laisse aux personnages le temps de s’installer dans le décor avant de lancer sa vague zombiesque. Un ventre mou nécessaire pour préparer le terrain à une foultitude d’autres idées cocasses et inventives. La meilleure zombédie depuis quelques années.

Quentin Meignant

Little Monsters est typiquement ce genre d’oeuvres qui, d’ici quelques années, ne laissera aucune trace dans l’imaginaire collectif. Démarrant sur les chapeaux de roues avec une kyrielle de gags et un sens certain des dialogues tranchants, le métrage souffre d’un sérieux ventre mou dont il ne se relève que partiellement au gré d’un final assez convenu. Classique mais néanmoins efficace.

Roxane de Quirini

Rafraichissant, attendrissant et drôle, Little Monster nous emmène dans son aventure zombiesque avec brio. Avec ses acteurs en herbe bourrés de talent et sa bande son à tomber, l’œuvre se pare de gags irrésistibles. Un peu téléphoné malheureusement, le film s’essouffle un peu après 45 minutes et le rythme ralentit dangereusement. Mais on sort de la séance empli de punch et de bonne humeur.

Sébastien Brunclair

Et encore une zomcom, une ! Non, ne fuyez pas : Little Monsters se hisse instantanément dans le haut du panier à coup de vannes percutantes, d’idées loufoques bien exécutées et d’un excellent casting (qu’ils sont adorables, ces gamins). C’est plutôt gentillet, convenu par endroits, mais ça fait du bien par où ça passe.

Samuël Tubez

Lupita Nyong’o illumine chaque photogramme de sa présence dans ce "feel good zombie" parfait pour le BIFFF. Des zombies, des gags, des chansons, des bons (gros) mots et une dose de gore ont enthousiasmés le public à défaut de véritablement le surprendre. N’empêche, l’idée de ce groupe d’enfants à protéger envers et contre tout contre l’invasion (et la bêtise humaine) est une belle idée exploitée avec brio.

BIFFF ON STREAM - The Beach Bum

Quentin Meignant

Le néant le plus total. Un film qui ne raconte rien et qui se prend de surcroît très au sérieux. Une nullité abyssale.

Damien Taymans NON COTE (sortie après une heure)

Un nouveau terrain de jeu pour un McConaughey halluciné s’amusant comme un petit fou dans la peau de ce poète marginal. C’est quand même nettement moins inspiré visuellement que Spring Breakers...

Sébastien Brunclair

One-man show d’un Matthew McConaughey possédé, The Beach Bum est un éloge du vide dont on peine à réellement comprendre l’intérêt (sauf pour les amateurs de plans nichons totalement gratuits). Après Spring Breakers, on était en droit de s’attendre à mieux de la part de Korine...

Samuël TubezGIF

McConaughey s’éclate, Benoît Debie livre un magnifique album photo de ses vacances à Miami et Harmony Korine n’a rien à raconter. A moins d’être aussi défoncé que les personnages, difficile de rester accroché face à 1h30 d’errances pseudo-poétiques. Quelques situations drôles émergent ça et là au milieu de la vacuité générale. N’est pas Charles Bukowski ou Hunter Thompson qui veut.

BIFFF ON STREAM - No Mercy

Damien TaymansGIF

Sur un rythme enlevé, le métrage capitalise sur ces affrontements entre la vengeresse et ses opposants sans que rien ne vienne enrayer une mécanique si bien huilée qu’elle en devient monotone, à l’image de l’interprétation mono-expressive de l’appétissante actrice. No Mercy est en définitive un vigilante plutôt mou, plutôt frileux et inoffensif quand les éléments mis à disposition annonçaient une vengeance plus costaude.

BIFFF ON STREAM - Impossible Crimes

Quentin Meignant

Original mais totalement inabouti, doté d’un faux rythme à la limite du supportable, le film d’Hernán Findling aurait sans conteste gagné à monter dans les tours et à multiplier les jumpscares (un seul s’avère être efficace). Impossible Crimes constitue, en l’état, un ensemble qui a des difficultés à susciter un quelconque intérêt malgré son twist final.

Damien Taymans

Impossible Crimes, c’est une bonne grosse zèderie sans inspiration qui prend les atours d’une enquête policière gratinée de fantastique avec une nonne et des meurtres.

BIFFF ON STREAM - Quiet comes the Dawn

Quentin Meignant

Se voulant horrifique d’entrée de jeu, Quiet Comes The Dawn étale ses faiblesse à volonté. Convaincant au niveau de son style visuel, le métrage se vautre à force de jump scares inefficaces et d’effets assez mal fichus. L’intérêt scénaristique de l’oeuvre reste quant à lui à démontrer. L’exemple même d’un cinéma de genre inopérant.

Damien Taymans

La nouvelle vague russe du cinéma de genre, elle commence à mettre des plombes à arriver. Année après année, l’antienne tente de séduire le spectateur crédule jusqu’à ce que se donnent des œuvres navrantes lorgnant vers le cinoche hollywoodien sans jamais parvenir à en reproduire les recettes : Queen of Spades, The Envelope, Frontier, ... Quiet comes the Dawn entre dans la même catégorie : des concepts vus mille fois étirés à l’envi avec une mollesse poussant à la sieste...

Sébastien Brunclair

On les connaît, les films russes du BIFFF, ces décalques de leurs modèles américains réalisés proprement mais sans réelle saveur. Quiet Comes the Dawn ne fera pas exception à la règle. Mais j’ai bien dormi !

BIFFF ON STREAM - X - The Exploited

Quentin MeignantGIF

Réalisateur du fabuleux Liza, The Fox-Fairy et du très convaincant Young Sherlock Holmes, Károly Ujj Mészáros se frotte au thriller politique de manière bien plus conventionnelle. Décevant quand on connaît la carrière du bonhomme, X- The Exploited n’en demeure pas moins tout à fait acceptable au niveau de sa mise en scène tout en souffrant d’une bande son stridente et de quelques problèmes d’écriture. Avec une demi-heure de moins, cette péloche très classique aurait sans doute gagné en intensité.

Damien TaymansGIF

Zyeutant du côté des thrillers ricains ultra-tendus, le cinéaste compose un vrai polar noir flirtant avec les univers de canons comme Seven ou Copycat, majestueusement mis en scène et monté avec art. Le seul bémol qui peut être formulé à l’égard du film est qu’à force de trop embrasser, il étreint de manière superficielle : se dispersant à brosser le portrait d’un tas de personnages secondaires, Mészáros les néglige parfois pour reprendre la continuité de son récit.

Roxane de Quirini

Avec un pitch qui n’était déjà plus original dans les années 90, X the exploited est un thriller sur fond de révolution hongroise. Si la réalisation est intéressante, le scénario n’en demeure pas moins plat. S’ajoute à cela une bande son à faire grincer des dents un édenté et une actrice d’une neutralité affolante.

Sébastien Brunclair

Polar ultra-convenu, X-The Exploited joue au malin en enchaînant de magnifiques plans d’une ville à l’envers. Bien mis en boîte, mais d’une platitude affolante, le film s’offre, pour ne rien arranger, le climax le plus mou qu’il m’ait été donné de voir depuis un bon moment...

BIFFF ON STREAM - Tumbbad

Damien Taymans

Malgré l’une ou l’autre petite fausse note (les CGI sont parfois d’une qualité douteuse), Tumbbad se pose comme la pellicule horrifique indienne la plus aboutie depuis une bonne dizaine d’années. Rahi Anil Barve y injecte un bon baquet de folie arrosé d’un baril de foutraquerie, à l’image de son personnage principal halluciné et hallucinant qui porte l’essentiel du récit sur sa charismatique stature. La palme de l’oeuvre revient incontestablement au chef-op’ qui compose une photographie aussi inouïe dans les prises de vue extérieures de ces territoires indiens désolés et désolants que dans le ventre carmin de la bête. Des décors qui illustrent cette volonté de jouer sur les effets d’ombre et de lumière pour lutter contre le manichéisme primaire qui semble habiter ce conte visant justement à brouiller adroitement les pistes. Au jeu de la cupidité, les monstres ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Quentin Meignant

Décidément, ce BIFFF 2019 est une grande cuvée avec, une nouvelle fois, une magnifique surprise. Ce Tumbbad bénéficie d’une mise en images impeccables malgré la faiblesse de certains CGI. Mieux, créant un univers totalement inédit, Adesh Prasad et Rahi Anil Barve innovent complètement avec un récit mythologique et horrifique haletant et riche de détails.

Sébastien Brunclair

Original et somptueux, Tumbbad n’est pas forcément le film que laissait croire son entame et parvient à surprendre sur la durée. C’est certain, vous n’avez jamais vu un film indien comme celui-là.

Samuël TubezGIF

Malgré des efforts louables à vouloir mettre en scène une nouvelle mythologie et une créature inédite (mais esthétiquement ratée, merci les cgi au rabais) dans le bestiaire fantastique, Tumbbad n’est qu’un conte au final très illustratif et un brin répétitif sur la cupidité, qui passe un peu au-dessus de ses personnages. Soulignons malgré tout la belle photo et un personnage principal qui a de la présence. Mais ça "roupie" quand même beaucoup devant ce film qui ne décolle jamais vraiment.

BIFFF ON STREAM - The Room

Damien Taymans

Film belge, avant-première... Le spectre de Painkillers plane encore. Pourtant, The Room est tout l’inverse de cette bouse produite par Gilles Daoust et, en terme de titre, fait tout le contraire de ce qu’une autre merdasse réalisée par le même Daoust montrait. Comprenez une mise en scène très propre, une photographie maîtrisée, un scénario astucieusement conçu et des comédiens irréprochables.

Quentin Meignant

La séance qui faisait peur aux habitués par excellence. Au final, The Room est une merveilleuse découverte et brille à bien des points de vue. Doté d’une mise en scène assez inventive et d’un casting à la prestation incroyable (Olga Kurylenko est - pour une fois - convaincante tandis que Kevin Janssens excelle), le film de Christian Volckman convainc particulièrement grâce à son scénario. Écrit de main de maître, il débouche sur une apothéose finale tendue et surprenante. Un régal !

Roxane de Quirini

Ha qu’il est bon de découvrir pareille pépite dans le paysage cinématographique belge. Quel talent dans l’écriture et dans la maîtrise de l’image.
The Room est un condensé de bonnes choses comme on les aime : des acteurs talentueux (Kevin Janssens sort magnifiquement son épingle du jeu), une bande son magnifique, une photographie presque poétique, et une histoire. Un vrai, bon scénario.
Le seul point faible peut-être réside dans la facilité à deviner quelques éléments du récit mais cela n’entache en rien le plaisir que nous avons devant l’écran.

Sébastien Brunclair

Mais quelle improbable surprise que voilà ! Son titre faisandé nous foutait la trouille, son pitch propice à un gimmick mal utilisé aussi, et pourtant... Touchant, malin et offrant enfin un bon rôle à Olga Kurylenko, aux côtés d’un excellent Kevin Janssens, The Room enchaîne les rebondissements intelligents et cohérents sans jamais tomber dans la facilité ou le trop plein d’explications. On l’avait pas vue venir, celle-là !

BIFFF ON STREAM - All the Gods in the sky

Damien Taymans

Au croisement entre le cinéma de Gaspar Noé (Seul contre tous), de Fabrice du Welz (Calvaire) et de Strip Tease, Tous les dieux du ciel s’enlise à force de cultiver l’atypisme et de forcer la caricature. En l’état, le métrage ressemble à une mauvaise parodie des aventures de P’tit Quinquin réalisées par Bruno Dumont, la force de la comédie en moins.

Quentin Meignant NC

Transfposer une court métrage en un long est bien souvent un exercice périlleux. All the Gods in the Sky n’échappe pas à la règle en forçant le trait sur l’atypisme de ses personnages et en multipliant les longueurs. La seule séance quittée cette année, la faute à un estomac qui criait famine...

Sébastien Brunclair

Listons ce qui fonctionne : Jean-Luc Couchard est correct (dieu merci, il n’essaie pas désespérément de faire rire) et la photographie est jolie. Pour le reste, quel ennui !

Samuël Tubez

Un film comme celui-ci est forcément clivant. Sans atteindre la puissance d’un Calvaire ou d’un Seul contre tous, Quarxx parvient néanmoins à instiller une atmosphère sordide, inquiétante et même touchante grâce à sa photo, ses personnages inénarrables (y compris les secondaires) et ses situations "out of this world". Une vraie proposition de cinéma, et un cinéaste qu’il faudra suivre de près, car il a la trempe de nos Du Welz et Noé chéris.

BIFFF ON STREAM - Aniara

Damien Taymans

Primée du Grand Prix à Gérardmer, Anaria est une oeuvre SF minimaliste et nihiliste à bord de laquelle il est recommandé d’embarquer.

BIFFF ON STREAM - 7 reasons to run away

Damien TaymansGIF

Le métrage affiche dès sa première séquence sa volonté de refuser les conventions, de déconstruire les protocoles pour parvenir au cœur de l’animal qui sommeille dans l’individu. Un objectif souvent atteint même si, faute à la forme du florilège, 7 reasons ne comporte pas que des morceaux d’anthologie. Cependant, il faudrait peut-être voir dans cette tentative une sorte de salut pour la comédie espagnole qui rivalise d’ingéniosité pour tirer le maximum de situations improbables (voir la quasi entièreté de la filmo de de La Iglesia) mais qui patine souvent lorsqu’il s’agit d’étirer le concept sur une heure et demie.

Roxane de Quirini

S’annonçant comme une critique sociale de la société occidentale actuelle, 7 reasons to run away s’avère inégale et trop bavard. On s’ennuie devant les dialogues à rallonge alors que le pitch de départ semblait attractif. L’idée de chacun des sketches avait du potentiel mais celui-ci n’a malheureusement pas été exploité à sa juste valeur et le public finit par trouver le temps très long.

Sébastien Brunclair

Vous avez vu et aimé Los relatos salvajes (Les nouveaux sauvages en VF), le féroce film à sketches sorti en 2014 ? Très bien, maintenant imaginez un ersatz raté (le premier segment excepté) et sans aucun mordant à force de surligner ses intentions : je vous présente 7 reasons to run away. Rarement un film aura aussi bien porté son titre.

BIFFF ON STREAM - Braid

Quentin Meignant

16h30, salle 2, ces deux éléments sont souvent propices à de belles découvertes au BIFFF et cette cuvée 2019 ne viendra pas démentir cette constatation. Véritable pépite à la narration complètement éclatée, Braid est un régal à tous les points de vue. La bande son est véritablement réjouissante, la mise en scène impeccable de même que la photo et le script est irréprochable. Cette plongée à la fois douce et bestiale dans la folie et la violence ne laisse aucun répit jusqu’à la dernière image. Une véritable claque !

Damien Taymans

Braid est un croisement entre Créatures célestes et Orange mécanique, saupoudré de Lost Highway. Une œuvre difficilement classable qui, si elle évoque des créations renversantes, se perd aussi quelque peu dans son délire narcissique. On regrettera le manque d’approfondissement des personnages qui ne se révèlent finalement qu’au détour de dialogues légèrement fades ainsi qu’un dernier tableau un peu en décalage formellement et narrativement avec le reste du métrage. Mais cette première œuvre laisse présager l’indéniable potentiel de son auteure qui est en passe de rentrer dans la cour des grandes.

Sébastien Brunclair

Difficilement descriptible mais très facilement recommandable, Braid est une excellente surprise inclassable, menée de main de maîtresse par sa réalisatrice et ses trois formidables comédiennes. Certes imparfait et versant parfois dans les travers du "film d’auteur qui se la pète", le film fait montre d’une sacrée énergie et d’idées folles bien exploitées. On en redemande !

BIFFF ON STREAM - Finale

Damien Taymans

Conçu comme un spectacle, le métrage offre son comptant de sursauts arrosés d’un baquet de raisiné, même si l’on peut lui reprocher de tirer parfois trop sur des ficelles élimées et de ne pas s’offrir l’une ou l’autre folie. Pour sa première réalisation, le producteur Søren Juul Petersen (Webmaster, Skavengers) vise juste et précis, suffisamment pour provoquer quelques sursauts et autres moues de dégoût chez les spectateurs venus frémir en séance de minuit...

Quentin MeignantGIF

Ne pas vouloir sombrer dans le torture porn pur et dur est une idée plus que louable mais transformer l’ensemble de son script pour en offrir une narration éclatée l’est nettement moins. Plus difficilement lisible et fait de hauts et de bas au niveau de la tension, Finale offre de très beaux moments gore mais souffre d’une grosse arythmie.

Note de l’auteur : Voir le Danemark en finale d’un tournoi footballistique majeur de nos jours, les gars ont sans doute voulu faire un film de science-fiction.

Sébastien BrunclairGIF

Le show morbide fait son petit effet, mais le choix de la narration parallèle en flashback alourdit terriblement le film et, pire encore, le prive de réelle tension. Nul doute qu’avec une construction classique, bien plus adaptée ici, Finale aurait pu se montrer sacrément plus efficace.

BIFFF ON STREAM - Along with the Gods 2

Damien TaymansGIF

Along with the Gods, deuxième volet, raconte un périple dans le royaume des morts un peu décevant et longuet même s’il est émaillé de quelques moments cocasses (le rendez-vous pour l’obtention d’une allocation) et autres séquences en mode démo où les artisans des effets visuels s’en donnent à cœur joie. Plus bancale et plus chiche en effets que son prédécesseur, cette suite clôt trop mollement cette histoire de réhabilitation d’âmes perdues.

BIFFF ON STREAM - Assassination Nation

Quentin Meignant

#excellentfilm #trèsbonmomentensalle #girlpower #maispasque #finalcomplètementbarré #lesréseauxsociauxcestdangereux #leshastagsaussi #metoo #oeuvreinclassable

Damien Taymans

Incontestablement, LE film de cette première semaine de festival. Rencontre improbable entre Spring Breakers et American Nightmare (mais en réussi !), Assassination Nation est un brûlot qui dézingue, privilégiant la violence pure et l’élégance (ce putain de plan-séquence) au prêt-à-penser. Magistral !

Roxane de Quirini

La claque. Assassination Nation, c’est avant tout un scénario qui fait mouche, un traitement qui frôle la perfection et une réalisation… holalala une réalisation de dingue, des plans qui n’ont rien à envier aux plus grands du monde cinématographique… Bref, l’œuvre est impossible à décrire tant les mots ne sauraient lui rendre justice. Il vous laisse bouche bée, sonné, changé. Merci BIFFF pour ce film. #mustsee #claquedufestival

Samuël Tubez

Le fils de Barry Levinson dynamite l’Amérique contemporaine dans cette fable violente et amère où les réseaux sociaux font loi. Une chasse aux sorcières 2.0 aux séquences parfois techniquement impressionnantes et à la radicalité rare (les clins d’œil à la série vengeresse La Femme Scorpion donnent une idée de l’orientation), mais qui pèche dans sa vision un peu trop binaire et son final franchement puéril (mais étrangement assez jouissif). Plutôt 3 belles étoiles et demi que 4 étoiles filantes (mention spéciale aux quatre magnifiques actrices principales, même si elles n’ont malheureusement pas droit au même traitement de faveur).

BIFFF ON STREAM - Rampant

Quentin Meignant

En sortant de la salle, le non-amateur de péloches asiat’ que je suis comptait mettre deux étoiles à ce Rampant, souffrant très clairement d’une dramaturgie trop poussée mais aussi de longueurs parfois à la limite du supportable. Mais, avec le recul, cette débauche de moyens et d’énergie, notamment au niveau de la gestion des chorégraphies et des foules (un nombre à peine croyable de figurants), mérite bien un point de plus. Les effets spéciaux y sont parfaits, l’intrigue se tient de bout en bout et, malgré un gros ventre mou, Rampant ne fait finalement que fort peu de concessions.

Samuël Tubez

Le mélange film de sabre à l’ancienne et invasion zombie fonctionne du tonnerre dans cette série B généreuse mais au rythme inconstant. Les intrigues politiques et la caractérisation des personnages ne font pas dans l’originalité et passent souvent par de longs couloirs de dialogues, mais le parallèle entre le fléau zombie, la présence des armes au cœur du Japon féodal (amenées par des marchands néerlandais !) et le héros qui accepte son destin donnent tout de même une belle consistance à cette série B présentant un long et impressionnant climax sous forme de siège.

BIFFF ON STREAM - I am Toxic

Damien Taymans

Pour le dire synthétiquement, on s’emmerde à du mille à l’heure alors que la pellicule s’étend à peine sur 1h20. Même en étant indulgent, il est impossible de sauver quoi que ce soit de cette production quelconque tant tout est laid, lourd, insipide. Du coup, on souligne quand même l’honnêteté des créateurs d’avoir prévenu l’audience en optant pour un intitulé idoine...

BIFFF ON STREAM - Kill Ben Lyk

Damien Taymans

On retrouve dans Kill Ben Lyk une atmosphère proche des créations de Guy Ritchie, de Shane Black (Kiss Kiss Bang Bang en tête de gondole) voire un soupçon de Petits meurtres entre amis, le tout ramassé sur une heure et quart environ pour un condensé maouss d’humour british et de rebondissements grotesques.

BIFFF ON STREAM - Puppet Master : The Littlest Reich

Damien Taymans

Au sein de cette franchise lourdingue de Puppet Master se trouve désormais un rejeton bâtard qui contient tout ce qui échappait aux précédents : un baquet de sang, du gore à outrance, de l’irrévérence en averse. Difficile de bouder son plaisir devant une péloche aussi foutraque et généreuse.

Sébastien Brunclair

Une ode au mauvais goût assumée qui sait exactement ce que son public demande, et lui en donne peut-être même un peu plus. C’est sale, c’est plutôt mal écrit, mais qu’est-ce que c’est bon !

Roxane de Quirini

On s’éclate devant le treizième opus de Puppet Master. L’oeuvre est rythmée, sanglante, violente, impertinente. On se régale du jusqu’au boutisme et de l’excentricité insufflée à l’oeuvre. Sonny Laguna et Tommy Wiklund osent tout, pour notre plus grand plaisir.

BIFFF ON STREAM - Superlopez

Quentin MeignantGIF

Superlopez aurait pu être ce héros très clairement ibérique à la manière dont Superdupont a officié durant des années dans l’Hexagone. Las, il n’en est rien puisque Javier Ruiz Caldera met très vite de côté le délicieux aspect provincial du personnage pour le transformer en rat des villes trop formaté. Dès lors, l’excellente première demi-heure laisse place à un pastiche complet de Superman. Ce qui devait être une partie de rigolade se transforme très vite en oeuvrette traditionnelle. Dommage.

Damien Taymans

Ghost Graduation était fendard, Spy Time vaguement amusant, Superlopez est juste poussif : une succession de gags visuels déjà vus prompts à tenir hilares les admirateurs du cinéma de Kev Adams et un détournement constant du personnage de Superman dont chacune des scènes est calquée.

Sébastien Brunclair

Décalque complet de Superman avec des gags désuets rajoutés à la louche, Superlopez est une comédie paresseuse, fatigante et sans aucune imagination. Mais à en croire les rires très bruyants entendus lors de sa séance au BIFFF, cela n’empêchera pas de trouver son public.

Roxane de Quirini

Superloupé pour le nouveau film de Javier Ruiz Caldera. L’histoire de cet anti héros aux super pouvoirs ne possède absolument pas la petite touche de magie qui avait permis au Réalisateur d’obtenir le grand prix du BIFFF avec son Ghost Graduation. SuperLopez enchaîne les mauvais gags, les dialogues téléphonés et les blagues potaches qui n’amusent personne. En résumé, SuperLopez ennuie. Pire, il crispe. On en sort soulagé d’avoir vu le générique se lancer.

BIFFF ON STREAM - One Cut of the Dead

Quentin Meignant

Grosse déception pour ma part ! 30 premières minutes sublimement bis et hilarantes suivies d’un gros ventre mou lui-même suivi de 30 nouvelles minutes dépeignant l’envers du décor des 30 premières avec des gros gags qui tachent et un humour très facile.

Damien Taymans

Cette péloche, tournée en huit jours montre en main avec une équipe réduite (certains acteurs n’hésitent à pas à jouer les assistants pour nettoyer le plateau notamment), transpire l’amour du septième art, plus encore celui du genre. Dérangeante comme une bourrasque puis revigorante comme une fine brise, l’oeuvre est un coup d’essai devenu coup de maître, une oeuvre humaine dans ses qualités comme ses défauts qui tient le pari de divertir tout en déclamant une passion folle pour le cinoche. Chronique terminée, coupez !

Sébastien Brunclair

Peut-être le seul "feel good movie" de ce festival, One cut of the dead débute comme un nanar zombiesque en plan séquence avant d’évoluer vers une lettre d’amour au cinéma et aux équipes qui donnent tout ce qu’elles ont pour nous vendre du rêve. Difficile de ne pas en ressortir avec un gros sourire aux lèvres.

Roxane de Quirini

Voici l’ovni du festival. L’oeuvre commence sur un mauvais plan séquence de pas moins de 37 minutes. Le temps est long. Accrochez-vous. La suite parvient à rattraper et même à faire oublier ce premier tiers. C’est drôle, fin, surprenant, une vrai belle surprise qui sera un bon candidat au prix du public.

BIFFF ON STREAM - Killer Weekend

Damien Taymans

Killer Weekend capitalise surtout, au-delà des situations burlesques, sur sa galerie de bras cassés pour susciter le spasme zygomatique : du beau-père ancien soldat qui se gargarise de ses exploits et est excité face à ce fubar (titre original - comprenez "merdier innommable") au futur époux fébrile en passant par le responsable du paintball un peu excessif, le métrage regorge d’individus marginaux qui perdent ou retrouvent leurs facultés dans ce milieu hostile. Le tout, saupoudré d’humour so british, débouche sur un carnage sans nom. Le cahier des charges est complet...

Roxane de Quirini

Au départ intrigant, Killer Weekend devient rapidement ennuyant. Certes l’idée du weekend survival entre pote sur fond d’attaque zombie charmait, mais le film tourne très vite en rond. Entre l’impression de déjà-vu et les incohérences qui brûlent les yeux, l’oeuvre devient lassante voire barbante. Petite mention tout de même pour Danny Kirrane dont l’interprétation permet à Killer Weekend d’avoir une étoile.

BIFFF ON STREAM - The Dead Ones

Damien Taymans

The Dead Ones, présenté en avant-première mondiale, s’échine à produire un effet bœuf en fin de métrage en optant pour un twist final que... tout le monde dans la salle aura démêlé dès la première demi-heure tant de nombreux ponts sont bâtis entre les deux situations mises en parallèle. Il aura manqué d’un peu plus de flouze, de savoir-faire et de maîtrise pour que ce petit film indépendant marque un tant soit peu les mémoires. En l’état, elle mérite à peine un satisfecit pour l’opiniâtreté de ses géniteurs.

BIFFF ON STREAM - Rock Steady Row

Damien Taymans

Les quelques pistes intéressantes (une critique de la misogynie, une attaque contre les pratiques du recteur ?) sont sacrifiées sur l’autel d’une dynamique franchement lourdingue. D’autant que d’ici à là, le film n’est pas chiche en stéréotypes parfois douteux. Rock Steady Row est une bizarrerie qui a au moins le mérite d’aller au bout de son concept qu’il décline à l’envi, jusqu’à provoquer l’adhésion ou... l’antipathie.

BIFFF ON STREAM - The Sonata

Damien TaymansGIF

Très classique, The Sonata s’agrippe à toute force à son fil rouge et ne se détourne jamais des enjeux dramatiques posés dès l’entame du récit. Cette chasse au trésor à l’intérieur de la grande bâtisse familiale pour décrypter une sonate maudite s’écrit donc sans la moindre surprise sur la partition et atteint piano son objectif de départ.

BIFFF ON STREAM - Dreamland

Quentin Meignant

Bruce MacDonald nous avait déjà prouvé, notamment avec l’excellent Pontypool, qu’il était un bon faiseur. Il fait désormais encore mieux puisque, sur base d’un script pour le moins étonnant, il parvient à tirer la quintessence visuelle d’un récit original et à créer son propre univers à la manière d’un Terry Gilliam. Sombre et poisseux à certains moments, lumineux et enjoué à d’autres, ce Dreamland ne laisse guère indifférent et se voit ponctué de la plus belle des manière avec 15 dernières minutes totalement folles.

Damien TaymansGIF

Très lynchien dans sa conception narrative éclatée et ses personnages atypiques, Dreamland est une péloche surréaliste qui mise énormément sur son atmosphère, prenant au piège le spectateur hypnotisé par le faux rythme de l’œuvre et par les situations montrées. Déconcertant sans être réellement convaincant.

Sébastien BrunclairGIF

Ouvertement surréaliste, donc volontaire confus, Dreamland n’est pas suffisamment riche pour que l’on prenne la peine de tenter d’en décrypter tous les mystères. Moyen, sans plus.

BIFFF ON STREAM - Chasing the Dragon

Quentin Meignant

Certes imparfait tant sur le fond - on regrettera de ne pas réellement voir le côté obscur voire bestial des triades - que sur la forme - la longueur de certaines scènes facilite un léger décrochage de la part du spectateur -, Chasing the Dragon constitue néanmoins un solide moment de cinéma. Le tandem formé par Andy Lau et Donnie Yen y fonctionne à merveille et souligne les rapports entre un mafieux de premier ordre et un flic pourri, ce qui était visiblement l’objectif premier de Wong Jing. Une franche réussite de ce point de vue !

BIFFF ON STREAM - Daddy’s Girl

Quentin Meignant

Quelle belle réussite ! Ce Daddy’s Girl sentait pourtant le piège à plein nez, lorgnant parfois allègrement vers le torture porn. Heureusement, même s’il reste très classique dans son cheminement et que le pseudo-twist final semble rapidement inéluctable, le film de Julian Richards est avant tout un mélange de genres allant du slasher au survival en changeant constamment de cible et de point de vue. Rythmé et sans concession, Daddy’s Girl remplit parfaitement le cahier des charges des genres à qui il emprunte ses codes.

Damien Taymans

Rien de tel qu’un bon petit classique... Invitation dans un monde du torture porn assez sage (les tortures en question sont davantage psychologiques que physiques) avec ce Daddy’s Girl qui n’oublie pourtant pas de taper dans l’irrévérence (c’est qui, la fille à son papa ?). Convenu certes mais cohérent dans son scénario et sa mise en forme, le film de Richards parvient même à réussir son dénouement, chose assez rare

BIFFF ON STREAM - Bastaard

Damien TaymansGIF

L’essentiel du scénario se focalise sur cet encombrant intrus que la mère fait entrer dans la bergerie et qui se rend de plus en plus utile en même temps qu’il ne se rapproche de son hôtesse. Jouant constamment sur l’ambiguïté, Mortelmans lève peu à peu le voile sur l’identité de l’indésirable tandis que celui-ci enferre ses amphitryons dans sa toile, les contraignant à le garder sous leur toit à mesure qu’ils effectuent des pas hors du droit chemin. En ce sens, Bastaard s’inscrit, à l’instar de Funny Games ou de Replicas, dans la lignée de ces home invasions dans lesquels le ver est lui-même convié par la pomme avant que celle-ci ne prenne conscience de la contamination qui est en cours.

Quentin Meignant

Oeuvre qui a clairement les fesses posées entre le home invasion et le thriller façon Harry, un ami qui vous veut du bien, Bastaard pose une ambiance particulière et, de manière indicible, ne relâche presque jamais la pression. Le film de Mortelmans bénéficie en outre d’un excellent casting qui, hormis un petit volet enquête scénaristiquement encombrant, mène le tout à la réussite. Un bon thriller bien carré.

Roxane de Quirini

Belle surprise pour ce premier long métrage de Mathieu Mortelmans. L’ambiance est tendue, stressante, hypnotique tandis que le jeune Radja fait irruption dans le quotidien d’une famille récemment endeuillée. L’image est propre, le scénario étonne et les acteurs mènent la danse sans faux pas. La bande son est tout bonnement magnifique pour ne rien gâcher à notre plaisir. On ne voit pas le temps passé, envoûté que nous sommes par ce personnage à la fois innocent et tellement malfaisant.

BIFFF ON STREAM - I trapped the Devil

Damien Taymans

Rappelant Killing God dans un premier temps, I trapped the Devil se montre nettement moins inspiré et inventif. S’essayant à installer une atmosphère paranoïaque durant une bonne heure, l’oeuvre commence à peine à offrir quelque chose d’intéressant dans son dernier quart d’heure. Trop loooong...

Quentin MeignantGIF

Semblant tout droit sorti des 80’s dès son entame, I Trapped the Devil peine par la suite à confirmer ses excellentes dispositions. Péchant par trop de dialogues, le métrage entretient néanmoins le mystère durant tout son déroulement et bien malin sera le spectateur qui saura en découvrir le dénouement. Un exercice périlleux certes inabouti au niveau du rythme mais tout de même très intéressant.

Roxane de Quirini

L’ennui est omniprésent dans ce film américain. Les secondes sont des minutes et les minutes des heures. L’action ne se lance que très tardivement, si on peut même parler d’action. Le jeu des acteurs n’a rien de notable, la bande son est stridente, presque organique. L’utilisation à l’excès de lumière rouge fait mal aux yeux. Bref, l’enfer était bien présent, sur l’écran.

BIFFF ON STREAM - Kasane - Beauty and Fate

Damien TaymansGIF

La mise en scène et la qualité du jeu du tandem d’actrices suffisent à attribuer un satisfecit à cette oeuvre autant inspirée d’une légende nationale que de l’histoire de Cendrillon. Hélas, sitôt qu’il s’est familiarisé avec la mécanique du scénario, le spectateur a un ou deux coups d’avance sur le film.

Quentin MeignantGIF

La prestation de deux actrices hors du commun très bien drivées sauve un film au scénario quelque peu redondant. L’idée est excellente, la dramaturgie aussi mais cela ne suffit guère à rendre Kasane 100% convaincant.

Roxane de Quirini

Sur fond d’histoire fantastique, Yuki Sato réinvente le mythe de Janus, Dieu au deux visages. L’un est défiguré par d’horribles cicatrices, l’autre est celui d’un ange. Et ces deux faciès cohabitent sous la même identité, tentant vaillamment de percer dans le milieu difficile de l’art dramatique. L’oeuvre peine à se lancer mais parvient à nous entrainer dans cette dualité et cette confrontation de deux femmes pour une seule beauté. Le jeu des actrices est magnifique, on finit même par ne plus savoir qui est qui. Durant un peu moins de 2 heures, nous sommes comme happés par cette rencontre qui se transforme rapidement en affrontement. Une belle découverte.

Sébastien BrunclairGIF

Jouissant d’un très bon concept de base, cette adaptation de manga se prend les pieds dans des rebondissements prévisibles et souffre d’une fin à rallonge sous forme d’une interminable séquence de théâtre filmé. Tout n’est pas à jeter, loin s’en faut, mais cette variation nippone de Cendrillon est tout sauf mémorable.

BIFFF ON STREAM - Hellboy

Samuël Tubez

Si l’on met de côté les deux films de Del Toro, force est de constater que Neil Marshall s’en est plutôt bien tiré. Le réalisateur de Dog Soldiers s’amuse comme un petit fou en livrant un spectacle généreusement gore où l’action ne s’arrête quasiment jamais. Dommage que sa mise en scène, tout comme les effets spéciaux, soient parfois inégaux, car il y a franchement de belles séquences (Baba Yaga) dans cette adaptation bien fidèle à l’oeuvre de Mignola. En plus David Harbour s’impose comme un excellent choix. Vivement la suite ?

Damien Taymans

On ne saisit toujours pas l’intérêt de refaire une adaptation de l’oeuvre de Mignola surtout de cette manière. Bordélique, le film de Neil Marshall se balade tous azimuts du repaire de Baba Yaga au bastion de la flicaille en passant par la cuisine d’Alice... Chacune nouvelle séquence ouvre la voie à un autre itinéraire tant et si bien que la quête initiale (chasser la Reine de Sang) finit par passer pour secondaire. Dommage car visuellement, le film est plutôt qualitatif.

Sébastien BrunclairGIF

Les fanboys de Del Toro sont d’ores et déjà en train de le tailler en pièces, mais il faut prendre ce Hellboy signé Neil Marshall comme ce qu’il est : un blockbuster aux allures de série B, ultra-violent mais vraiment jouissif. Oui c’est crétin, oui c’est inégal et parfois bancal, mais vous en connaissez beaucoup vous, des films aussi outranciers (c’est vraiment, vraiment gore) qui ont droit à une pareille visibilité en salles ? Prenez-le comme ce qu’il est, une alternative burnée aux films de super-héros lisses des écuries Marvel et DC, débranchez votre cerveau, et appréciez le spectacle.

BIFFF ON STREAM - Achoura

Damien TaymansGIF

Nettement plus abouti et inspiré que Mirages, Achoura est un vrai film de monstres qui a le mérite d’aborder une mythologie inédite. Bénéficiant d’effets visuels efficaces, rythmé et visuellement bien foutu, le métrage de Talal aurait peut-être gagné à ramasser son histoire et à raccourcir la partie flash-back dans laquelle les comédiens enfants ânonnent leur texte comme des chiards déclament la poésie de fête des mères.

Sébastien BrunclairGIF

ll en a fait du chemin depuis Mirages, Talal Selhami ! Loin de son soporifique huis-clos désertique, Achoura a pour lui une créature qui a de la gueule et un rythme soutenu. Pour la qualité des dialogues et du jeu d’acteurs (loin de nous l’envie de tirer sur une ambulance, mais les gosses jouent atrocement mal), on repassera.

BIFFF ON STREAM - Mimicry Freaks

Damien Taymans

Sans doute le film le plus extrême de toute la sélection, Mimicry Freaks est une étrangeté cinématographique qui ne capitalise finalement que sur ses rares effets malsains et dérangeants. Pourquoi pas, puisqu’il existe un public pour ça. Mais est-ce nécessaire de filmer avec les pieds ?

Quentin Meignant

Et un OFNI, un ! Complètement foutraque, ce Mimicry Freaks donne carrément le tournis en partant dans toutes les directions. S’il est facile de s’y perdre, les tripes mises dans la réalisation donnent lieu à un ensemble intense et spectaculaire. Vraiment couillu !

BIFFF ON STREAM - Ride

Sébastien Brunclair

Found footage assourdissant, faussement cool mais réellement abrutissant, Ride plaira peut-être aux amateurs de sports extrêmes se gavant de vidéos de VTT sur Youtube. Et encore...

Damien Taymans

Film calibré dans sa première moitié pour les amoureux du VTT extrême, Ride se la joue survival épileptique à coup de montage ultra-cut de captations de Go Pro. Gerbant, illisible, le métrage est en plus un incroyable exemple de vacuité scénaristique.

BIFFF ON STREAM - Cities of Last Things

Damien TaymansGIF

Brumeux dans son premier tiers, Cities of Last Things dévoile son jeu au prix de deux flash backs qui offrent une nouvelle lumière sur les événements dépeints. Sans révolutionner quoi que ce soit, le métrage poursuit avec intelligence son fil rouge et développe tout du long une ambiance efficace.

Quentin MeignantGIF

Une oeuvre débutant par son final est souvent un piège scénaristique pour le cinéaste qui la met en scène. Cette affirmation est partticulièrement réelle au moment d’aborder Cities of Last Things qui, après un premier flashback assez convenu offre un véritable grand moment de cinéma avec son second retour en arrière avant de se vautrer complètement au final. Inégal, bardé de défauts et manquant clairement d’un quelconque rythme vu son découpage en "segments", le film brille donc une grosse demi-heure. Trop peu...

BIFFF ON STREAM - The Golem

Damien Taymans

Un poil moins chiant que Jeruzalem (le film, pas la ville), The Golem est une immersion complète dans la tradition juive et son exploration du mythe du Golem. Davantage orienté pour un étudiant en sciences religieuses, le film enchaîne mollement des séquences assez banales sur un rythme aussi ronflant que Sébastien Brunclair lors d’une séance de 14 heures.

Sébastien Brunclair

The Golem est loin d’être un ratage mais se révèle un film d’horreur faiblard doublé d’un drame correct ; une production très moyenne, donc. Bref, pas de quoi placer la mythique créature dans le panthéon des monstres filmiques incontournables.

Quentin Meignant

Jeruzalem avait au moins cela de bien qu’il pouvait servir de guide touristique pour les non-initiés, la plongée des frères Paz dans la mythologie juive n’est clairement pas de cet acabit malgré quelques découvertes culturelles (merci Roxane) rendant l’ensemble difficilement compréhensible pour le commun des mortels. Sur un rythme en deçà de ce qui était espéré, The Golem mêle récit convenu et séquences peu convaincantes.

Roxane de Quirini

Situé dans un village juif du 17ème siècle, The Golem n’est pas à proprement parlé un ratage complet mais il est loin d’être réussi. On s’ennuie devant cette fable mythologique où la créature tient plus du petit Damien de la Malédiction que du Hulk que l’on imaginait. Les dialogues sont fades, l’immersion culturelle est vraiment trop poussée et perd le spectateur non-initié de par son exploitation de mythes et légendes Ashkénazes. On s’ennuie un peu devant ce récit trop prévisible et manquant cruellement d’originalité.

BIFFF ON STREAM - The Unseen

Damien Taymans

De son introduction à son dénouement, The Unseen compile les majestueuses prises de vue aériennes, les captations de très beaux paysages désolés mais peine à accrocher le spectateur avec son récit convenu et ultra-balisé. Le film est une belle carte de visite pour son réalisateur qui y montre tout son savoir-faire technique mais une belle déception en matière de narration.

Quentin Meignant

Film de tourisme qui vous donne clairement envie de sortir des sentiers balisés de l’Atacama, The Unseen ne raconte RIEN. La débauche d’énergie et de moyens, les magnifiques images suffisent à rendre le tout supportable mais ce road trip post-apo manque clairement d’idées.

BIFFF ON STREAM - Brothers’ Nest

Damien Taymans

Décapante, cette oeuvre se montre dans un premier temps comme une comédie noire, gentiment morbide, avant de plonger de plus en plus dans le malsain, jusqu’à un dénouement sans concession. Brothers’ Nest, au-delà de l’atmosphère décrire, repose surtout sur un tandem d’excellents comédiens dont l’alchimie n’a d’égale que le déchirement des personnages qu’ils incarnent.

Sébastien Brunclair

Décrit comme une comédie noire, ce qu’il est dans une certaine mesure lors de ses premières minutes, Brothers’ Nest révèle bien vite toute sa noirceur et donne de moins en moins envie de rire au fil des séquences. Et au vu du résultat incroyable, mené par les deux frères Clayton et Shane Jacobson (on espère sincèrement que leur relation dans la vraie vie est moins compliquée), on ne lui en tiendra en aucun cas rigueur. Et une belle claque, une !

BIFFF ON STREAM - The Unthinkable

Damien Taymans

The Unthinkable parvient à offrir quelques séquences-catastrophes assez spectaculaires grâce à des CGI qui ont phagocyté l’essentiel de la maigre enveloppe budgétaire (un peu moins de 2 millions d’euros). Pour parvenir auxdites scènes, Crazy Pictures tisse une histoire centrée sur quelques personnages torturés qui voient dans cette épreuve une possibilité de rédemption, de pardon ou de renouement. Hélas, le réal étire un poil trop son dénouement qui aurait gagné à être raccourci d’un bon quart d’heure. Mais il ne faut pas bouder son plaisir : pour un premier long, le collectif de Norrköping frappe juste et précis et montre sa capacité à tirer avantage des faibles moyens en dosant intelligemment ses effets, à la manière d’un certain Aniara, tiens tiens...

Quentin MeignantGIF

Une débauche de moyens et d’énergie incroyable, des acteurs qui jouent juste... au sein d’un récit tout simplement trop long ! Avec son heure quart de mise en place, The Unthinkable parvient à se montrer rébarbatif avant même de réellement dérouler son grand spectacle. Un peu à l’image d’un blockbuster américain, le métrage s’attache trop facilement à développer ses personnages avec force de détails... qui ne serviront pour la plupart à rien. Le spectacle est de mise dans la seconde partie avant un final un brin larmoyant. Hollywood contamine le monde...

Roxane de QuiriniGIF

L’idée y était, les acteurs y étaient, les effets spéciaux y étaient… mais malheureusement le scénario peinent à rassembler tous ces éléments. The Unthinkable aurait pu être un véritable coup de poing cinématographique mais est biaisé par ses longueurs. Les personnages sont creusés à l’excès et ce, pendant plus d’une heure, endormant lentement le spectateur. Pourtant, passé la première moitié, le film s’avère haletant et enchaîne les scènes d’action à la Michael Bay. C’est plutôt bien ficelé, bien joué mais cela manque parfois de subtilité.

BIFFF ON STREAM - Zoo

Damien Taymans

Sur le ton de la comédie amère très british, Zoo se montre tour à tour décapant, violent, sentimental même dans un dernier tableau qui renvoie aux meilleures zom-com de ces dernières années (Life After Beth, Warm Bodies ou encore la série Santa Clarita Diet). Il manque hélas parfois un peu de coffre (en terme de dialogues notamment) et de finesse (quelques cordages sont grossiers comme cette reconversion de l’homme-lavette en mâle alpha) à cette production qui s’essouffle à force de s’illustrer dans une pluralité de registres.

Quentin Meignant

Promettant d’être décapant rien qu’à la lecture de son pitch, Zoo ne renie pas ses ambitions et donne lieu à une relecture intéressante de l’invasion zombiesque en mode huis-clos. Drôle, doté de dialogues réellement tranchants et jouant habilement avec les codes du genre, le film bénéficie de l’excellente prestation d’Ed Speleers et de la ravissante Zoë Tapper. Dommage qu’Antonio Tublen opère un virage à 180° durant le dernier quart d’heure et rende l’ensemble un peu vain...

Sébastien Brunclair

Une comédie zombiesque avec très peu de zombies, mais énormément d’âme. Variation originale d’un genre ô combien surpeuplé, Zoo passe à la loupe une relation de couple sur le déclin et les travers du genre humain, dans ce qu’il peut avoir de plus mesquin et détestable. Quel dommage que les 15 dernières minutes versent autant dans le pathos (ces scènes dramatiques sur fond de violon à outrance, pitié...), car tout ce qui les précède est impeccable.

Roxane de Quirini

Comédie de morts vivants où l’on aperçoit exactement 4 zombies, Zoo s’avère être une petite perle aux répliques acérées. Suivant un couple so british enfermé dans son appartement pendant la fin du monde, ce huis clos enchaîne humour, violence et décadence avec brio. Malheureusement, l’œuvre est gâchée par 20 minutes de longueur mélodramatique sur la fin, qui finissent par faire oublier les pépites du début.

BIFFF ON STREAM - Unstoppable

Damien TaymansGIF

Unstoppable (intitulé au départ Raging Bull) est tristement inarrêtable dans cette obstination de dévier de son sujet originel (une revenge burnée) pour de sous-intrigues absolument dispensables, ce qui a pour effet d’amenuiser le côté actioner et de rajouter des strates à un gros bordel scénaristique assez peu inspiré. En termes d’action, la Corée du Sud s’est déjà montrée nettement plus convaincante, devenant même la destination asiatique numéro 1 pour ce genre de productions. Pour le coup, le film de Kim Min-Ho est une vraie déception pavée de bonnes intentions... comme l’Enfer...

Quentin Meignant

Dans une industrie qui a amené l’art du thriller à son firmament, la Corée du Sud l’a souvent joué très premier degré voire carrément polar. Voir débarquer une oeuvre aussi rafraîchissante qu’Unstoppable n’a donc pas de prix, l’oeuvre jonglant tant avec les codes du genre qu’avec ceux de la comédie. Dong-seok Ma, impeccable dans le rôle principal, enchaîne les gaffes avant d’enfiler les tatanes et de détruire de manière complètement réjouissante tous ses ennemis. Un plaisir de tous les instants.

BIFFF ON STREAM - The Dead Center

Damien TaymansGIF

Avec trois fois rien, Billy Senese parvient à créer un film d’atmosphère, notamment dans sa manière de capter l’hôpital psychiatrique dans lequel se déroule la quasi-intégralité du récit. Le réal saisit l’urgence avec sa caméra à l’épaule et donne à sa mise en scène un côté psychotique qui colle parfaitement à la situation. Le seul endroit où le bât blesse, c’est au niveau du script qui, convenons-en, n’est pas des plus originaux.

Quentin MeignantGIF

Quelle démonstration scénaristique ! Frôlant le niveau zéro en matière de réalisation et de budget ce qui, forcément, fait parfois très mal aux yeux, ce Dead Center réinvente tout un sous-genre en à peine une heure et demi. Sans trop en dévoiler, vous n’avez jamais vu une épidémie traitée de cette façon !

Roxane de Quirini

Si l’idée d’introduire une pandémie de cette façon était certes intéressante, l’exploitation de celle-ci s’avère être plus proche de la maladie du sommeil que de la peste bubonique. On s’ennuie. On s’embête. On s’endort. Les acteurs ne sont pas crédibles et semblent perdre leurs repères. La bande original est infernale mais s’accorde parfaitement avec les ronflements de notre voisin.
A noter que le manque de budget est cependant bien camouflé par une exploitation photographique assez propre et un traitement de l’image qui aurait pu créer l’ambiance pesante que l’on attendait.

Benoît Levenkron

Contrairement à l’avis quasi unanime de mes coreligionnaires du jour au sortir de projection, dont l’unanimité estimait que cette œuvre souffrait d’une lenteur insupportable, je ne puis me rallier à cette gabegie et me dois de faire éclater au grand jour que ce long métrage au scénario plus qu’original a le mérite d’offrir au spectateur une une revisite de la thématique de infectés osée, intelligente, passionnante, esthétique, sobre et bien amenée pour se terminer en une apothéose d’une puissance à la fois raffinée et terrifiante.

BIFFF ON STREAM - Crime Wave

Damien TaymansGIF

Malgré l’enchantement opéré, Crime Wave ne procure au final qu’une petite dose d’amusement, assez relative en regard de ce que la comédie ibérique a offert jusqu’ici. Les ingrédients ont beau être au rendez-vous, la recette ne prend pas toujours, la pâte ne monte pas et la cerise Verdú ne suffit plus à garnir le gâteau. À mesure que les minutes s’égrainent, les quiproquos se font plus prévisibles et la tension qui existait au début retombe comme un soufflé. Dès lors, il appert que des persos sont inutiles (le prêtre, notamment), que des scènes deviennent poussives et que le récit se mord doucement la queue. Cette pâtisserie à pâte molle reste un tout petit peu sur l’estomac vu le potentiel qu’elle semblait promettre...

Quentin Meignant

Le cinéma de genre à tendances comiques venu d’Espagne avait tendance à se répéter ces dernières années. Crime Wave n’est certes pas le sauveur tant attendu mais il constitue un excellent moment avec quelques scènes réjouissantes et, surtout, un comique de situation très présent. Les multiples rebondissements finaux laissent penser que l’oeuvre est un brin trop longue mais on ne boude pas son plaisir face à la qualité des dialogues et un acting globalement très satisfaisant.

Roxane de Quirini

Petite pépite espagnole pour commencer cette première journée, Crime Wave n’est malheureusement pas la surprise que l’on attendait. A la fois drôle et fin, le film allie à la perfection les moments d’humour et ceux de tension mais peine à se démarquer des comédies hispaniques de ces dernières années. Des impressions de déjà vu et des actions prévisibles à l’excès finissent par plomber cette comédie pourtant prometteuse.
Un film léger et amusant mais qui sera malheureusement vite oublié.

Sébastien BrunclairGIF

Emmené par une Maribel Verdú muy caliente, cette petite comédie de genre sait se montrer féroce de temps à autres mais souffre d’un sacré manque de rythme et de surprises sur la fin. Plaisant, mais dispensable.

BIFFF ON STREAM - Deadtectives

Damien Taymans

Cela faisait longtemps qu’un successeur au Innkeepers de Ti West n’avait pas pointé le bout de son nez. Les Vicious Brothers avaient tenté l’aventure avec leurs navrants Grave Encounters, d’autres s’y sont également cassé les dents. C’est que le génie de Tony West (l’homonymie est étonnante) repose sur sa capacité à renouveler un peu le genre et à composer une kyrielle de gags visuels assez réussis.

Samuël Tubez

Quelque part entre House on Haunted Hill et The Frighteners, voilà une comédie horrifique franchement enthousiasmante portée avec énergie par un casting en phase et une mise en scène convaincante. Dommage que ça soit un brin trop bavard et que ça ne soit pas effrayant pour un sou, ni vraiment gore contrairement à ce que l’on nous a fait croire, d’ailleurs.

Roxane de Quirini

Au départ peu convaincant, Deadtectives fut finalement un merveilleux moment. Les 30 premières minutes ne laissent rien présager de bon et pourtant… On est embarqué dans cette chasse aux fantômes qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. Les gags s’enchaînent avec finesse, on rigole, on se marre même devant cette bande de bras cassés enfermée dans ce grand manoir hanté. Pour un premier long métrage, Tony West nous régale avec cette œuvre légère, amusante et bien ficelée. A regarder sans modération.

Sébastien Brunclair

Passé une entame qui laisse présager le pire, Deadtectives trouve enfin son ton et son rythme et enchaîne les vannes et les bonnes idées sans faiblir. La comédie d’horreur trouve ici un nouveau représentant on ne peut plus respectable, et on a hâte de voir ce que nous réserve la suite de la carrière de Tony West.

Benoît Levenkron

Souvent, les films dont on attend rien nous apportent leur lots de surprises, ce qui fut le cas avec cette comédie horrifique et parfois gore venue des States. D’aucuns pourraient lui reprocher son côté bavard, mais Deadtectives jouit d’autres atouts. Notamment une interprétation sans faille des intervenants, un casting parfaitement réalisé, des effets spéciaux de bonne facture, et surtout son lot de répliques et de mises en situation plus amusantes et jouissives les unes que les autres.

Ce scoubidou 2019, pourrait donc faire un tabac s’il se retrouvait rapidement en support physique ou en.

BIFFF ON STREAM - Iron Sky 2 : The coming Race

Damien Taymans

Le premier film de Timo Vuorensola reposait sur deux qualités : la conception visuelle assez étonnante malgré un budget pas pharaonique et le décalage créé par l’arrivée des Nazis sur la Terre du 21ème siècle. Dans cette deuxième fournée (expression galvaudée ?), on ne retrouve que la première donne. Scénaristiquement, Vuorensola compose un bordel sans nom et y fourre toutes des idées piquées çà et là qui l’ont visiblement marquées. Le film a eu le mérite d’amuser les spectateurs du festival ; nul doute qu’il ferait un flop ailleurs...

Samuël Tubez

Déjà peu enthousiaste face au premier opus, c’est avec appréhension que j’ai découvert cette suite sans queue ni tête ressemblant davantage à un fourre-tout irréfléchi qu’à un film. Vuorensola joue avec ses jouets (nazis, dinosaures, adeptes d’Apple) comme un gamin, et il appartient à chacun de décider de le laisser faire dans son coin ou de participer à la farce. Sauvons tout de même un Udo Kier en cabotinage automatique et des effets visuels pas si vilains vu le budget.

Roxane de QuiriniGIF

Panaché de What the fuck, Iron Sky 2 échoue un peu là où son prédécesseur avait cartonné. L’effet de surprise Nazi avait conféré au premier opus un accueil des plus remarquables. Encouragé par cette réussite, Timo Vuorensola s’est senti poussé des s’heil et n’a jamais imaginé qu’il pourrait faire un tel four (Pardon). Mais qu’à cela ne tienne, on se marre quand même un peu grâce à un public réactif et à quelques scènes très (trop ?) tirées par les cheveux. Le scénario est digne d’un schizophrène sous LSD mais on se laisse emporter dans cette vision psychédélique d’un futur peu joyeux (mais peuplé de dinosaures).

Sébastien BrunclairGIF

Idéal pour une séance au BIFFF (le public était chaud bouillant), Iron Sky 2 est un condensé d’humour mal dosé, d’idées trop nombreuses et pas forcément abouties couronné par une réalisation en dents de scie, où des décors et effets spéciaux honorables se mêlent à de la bouillie visuelle qu’on croirait sortie d’une production The Asylum. Restent la fougue de Timo Vuorensola et la motivation de son casting, qui rendent la chose un tant soit peu attachante. Mais ça sera non merci pour un numéro 3.

Benoît LevenkronGIF

Sold out pour cette suite attendue depuis huit ans et quoi de mieux que le BIFFF pour découvrir ce délire tout droit sorti de cerveaux dans lesquels il doit y avoir un de ces bordel monstrueux, du style « maladie des boyaux de la tête » pour paraphraser Coluche.

La présence de Udo Kier intronisé (par Monseigneur Le Prince Laurent siouplait) ayant déjà par ailleurs échauffé les esprits suite à un très loooooooonnng monologue dont ce sympathique teuton a le secret, il est assez difficile de dépeindre l’état de cette assemblée de folie lorsque le générique fut lancé

Il est clair que de très bonnes idées jonchent le métrage dont le côté loufoque parfois très drôle devrait plaire aux férus des Monty Pythons. Cependant, à force de vouloir en faire trop, Timo Vuorensola se perd dans beaucoup trop de délires farfelus qui font que l’ensemble -même si tout y est clairement assumé – tombe dans le piège du délire facile, lui faisant perdre ce que le premier opus avait apporté à la saga.

BIFFF ON STREAM - The Quake

Damien Taymans

L’intérêt de The Wave se situait dans l’hyper-réalisme du tsunami davantage que dans le traitement scénaristique par trop influencé par les films de catastrophe hollywoodiens. The Quake constitue juste une récidive timide qui reprend peu ou prou exactement le même fil rouge en troquant les vagues par un séisme.

Quentin MeignantGIF

Après l’excellent The Wave, on se faisait un plaisir de retrouver Kristian - le héros du premier opus campé par l’excellent Kristoffer Joner - dans ses nouvelles (més)aventures climatiques. Hélas, à l’image de son héros désormais dépressif, The Quake ne fait que recycler les idées déjà présentes auparavant et se répète tant et plus. Arythmique et dépourvu de ses magnifiques paysages au profit d’un décor plus urbain, le métrage s’avère bien inoffensif.

BIFFF ON STREAM - American Animals

Damien Taymans

Bart Layton rejoue la même symphonie que pour The Imposter (docu-fiction tiré d’un fait divers what-the-fuck) avec un vrai privilège accordé cette fois à l’aspect dramatique. Plus maîtrisé visuellement mais un poil moins intéressant, American Animals ressemblerait presque à un Ocean’s Eleven du pauvre.

Quentin MeignantGIF

Si l’on omet une bande originale totalement splendide, American Animals ne constitue plus qu’un ersatz de film de braquage coincé quelque part entre Ocean’s Eleven - sans le rythme et les stars - et No Pain No Gain sans l’humour. Bien inoffensive, cette oeuvre vaut aussi pour son approche documentaire maîtrisée bien qu’un poil trop présente.

BIFFF ON STREAM - Simetierre

Damien Taymans

Difficile d’égaler la formidable adaptation de Mary Lambert. Cependant, le script parvient à détourner certaines incohérences du matériau originel (l’opiniâtreté du père à enterrer tout le monde malgré les aléas de ces inhumations) et à varier en conservant un dénouement assez sombre mais il s’entête à reproduire pendant quasiment une heure la copie de Lambert sans offrir davantage de frissons. Mention spéciale pour la jeune Jeté Laurence.

Quentin Meignant

Une relecture bien de son temps qui multiplie les jump scares et autres joyeusetés du genre. Au premier abord assez inoffensif, Simetierre se multiplie par la suite sur le front de l’horreur pure et dure avec un certain brio. Hormis quelques exagérations visuelles (le cimetière en lui-même peut paraître ridicule) sans doute dues au surplus de budget, le tout se tient parfaitement jusqu’à un final qui parvient même à surprendre. Un luxe pour une oeuvre aussi connue que Simetierre !

Samuël TubezGIF

Malgré de légères variantes, ce Simetierre 2019 copie bien trop la structure et les gimmicks du film de Mary Lambert que pour être honnête. Ce dernier étant déjà une bonne adaptation du roman de Stephen King, on ne peut pas vraiment dire que la nouvelle cuvée soit imbuvable. D’autant qu’elle arbore une belle robe et qu’elle est servie avec savoir-faire. Mais elle manque franchement de personnalité pour rafraîchir nos gosiers de « connoisseurs ».

Benoit LevenkronGIF

Un énième remake à la manière de celui d’Evil Dead, tout à fait dispensable pour les fans du King ainsi que ceux de la version originale mais qui ravira néanmoins les plus jeunes spectateurs en manque de jump scares prévisibles.

Roxane de Quirini

Adapter un roman de Stephen King n’est pas une mince affaire. Entre le talent narratif de l’auteur et les œuvres cinématographiques qui ont déjà été proposées, Pet Semetary était un excellent candidat au gros flop. Il n’en est rien et c’est finalement un film plutôt bien ficelé qui s’offre aux spectateurs aguerris du Bifff. Les acteurs sont crédibles (surtout la petite Jeté Lawrence qu’il faudra garder à l’œil), la tension est maintenue sans trop de pause et les jump scares fonctionnent. Une réussite donc couronnée par un final des plus réjouissants.

Sébastien Brunclair

Durant sa première partie, on nous sert une adaptation soignée, très bien interprétée mais prévisible et sans grand intérêt pour les fans de la version de Mary Lambert. La suite, sans atteindre des sommets, est nettement plus réjouissante et se paie le luxe d’un final qui, s’il pourra diviser, s’avère sacrément couillu.

BIFFF 2019 - Simetierre

Un déterrage qui sent un peu le moisi

Pour Stephen King, ce Simetierre 2019 « ne pouvait être plus sombre » et est un « putain de bon film ». Un argumentaire promotionnel un peu facile qui oublie que le film signé par Mary Lambert en 1989 l’était aussi. Du coup, ce remake a-t-il vraiment un intérêt ? On vous explique tout, sans trop spoiler quand même.

Pour être véritablement intéressant, un remake se doit d’offrir un nouvel éclairage sur l’œuvre qu’elle tente de refaire. D’autant plus lorsque l’on s’attaque à un chef d’œuvre comme ce fut récemment le cas avec Suspiria (que l’on y adhère ou non, la version de Guadagnino possède une réelle vision). Dans le cas de Simetierre, il y a bien sûr l’œuvre ténébreuse de Stephen King comme source première, et sa première adaptation cinématographique, malgré ses défauts (photo terne, acteurs inégaux), était déjà parvenue à en extraire la troublante aura mortuaire.

Qu’ont donc de neuf les réalisateurs Kevin Kölsch et Dennis Widmyer (le très moyen Starry Eyes) ainsi que les scénaristes Matt Greenberg (Chambre 1408) et Jeff Buhler (Midnight Meat Train) à nous proposer ? Rien si ce n’est d’infimes variantes et l’introduction très brève du mythe du Wendigo qui n’apporte rien à l’intrigue. Pour le meilleur, ils détournent les effets les plus attendus (l’accident de camion, le coup de scalpel), pour le pire, ils accumulent les clichés du genre et se laissent un peu trop tenter par les jump scares foireux et autres effets ridicules censés faire peur, surtout lors du grand final.

Malgré les efforts louables de Jason Clarke, Amy Seimetz, John Lithgow et la jeune Jeté Laurence, on n’est que trop peu touché par le drame vécu par la famille Creed et la tragédie s’efface peu à peu au profit de l’horreur démonstrative...jusqu’à la scène finale en mode « La nuit de la famille de morts-vivants ». Reste un certain savoir-faire dans la mise en scène, une jolie photo qui aurait bien convenu au film de Mary Lambert et l’un ou l’autre thème réussi d’un Christopher Young un peu trop en mode pilotage automatique. Suffisamment pour créer une atmosphère prenante le temps du visionnement, mais pas assez pour rester dans les mémoires.

In fine, et malgré de légères variantes, ce Simetierre 2019 copie bien trop la structure et les gimmicks du film de Mary Lambert (jusqu’à la fameuse chanson des Ramones, ici réinterprétée par Starcrawler) que pour être honnête. Ce dernier étant déjà une bonne adaptation du roman de Stephen King, on ne peut pas vraiment dire que la nouvelle cuvée soit imbuvable. D’autant qu’elle arbore une belle robe et qu’elle est servie avec savoir-faire. Mais elle manque franchement de personnalité pour rafraîchir nos gosiers de « connoisseurs ». Et si la métaphore vous fait penser à un quelconque breuvage alcoolisé, c’est peut-être parce que le film faisait l’ouverture du 37e BIFFF en ce début de mois d’avril. C’est donc parti pour 13 jours de festivités au sein de l’éphémère temple de l’horreur bruxellois : Bozar. Welcooome !


BIFFF 2019 - Iron Sky 2

De la Terre à la Lune

Les Nazis planqués sur la face cachée de la Lune sont revenus : ils ont réinvesti la planète Terre qui, à la suite d’une guerre nucléaire maouss costaude, n’est plus qu’un dépotoir dénué de toute vie. Les derniers hominidés survivants eux ont émigré vers la Lune et tentent poliment de ne pas crever la dalle et de garder le moral. Dans cet ultime bastion de l’humanité débarque un beau jour Wolfgang, détenteur d’une source d’énergie qui pourrait sauver ce qu’il reste de vie. Seul hic : la source de ce mystérieux produit se trouve au centre du centre de la Terre qui regorge de créatures immondes...

Iron Sky possède son public, c’est un fait. Les fanatiques qui avaient déjà poussé les murs de la grande salle de Tour et Taxis sont revenus en masse pour une séance sold-out au palais des Bozar. Le Finlandais Timo Vuorensola, bien conscient du potentiel sympathie de ses Nazis lunaires, récidive et s’offre le luxe de partir dans un récit complètement barré réunissant, entre autres, Staline, Thatcher, Caligula, Hitler, des dinosaures et Steve Jobs, qui constituent autant d’opposants pour les héros chargés de sauver le dernier souffle de l’humanité. Passant, sans la moindre transition, de l’épopée interstellaire au survival en milieu hostile en plein cœur de le Terre, Vuorensola ose tout, laissant libre cours à son amusement propre pour composer au final une cacophonie assez peu inspirée.

Pour doué que le réalisateur soit (les effets visuels ont du cachet, c’est un fait), il semble éprouver toutes les difficultés à canaliser son énergie, à réprimer ses envies et obsessions. À un scénario simple et précis dans le premier film succède ici un gloubi-boulga d’influences filmiques recrachées de manière brute, même pas digérées à telle enseigne qu’Iron Sky 2, délire schizo, se pose comme un ersatz loufoque de Star Wars avant d’emprunter la trame de Voyage au centre de la Terre (avec un succédané de The Rock) puis de taper dans la blague nazie, de piquer des idées à Indiana Jones, de ressembler à Postal.

Concrètement, ce deuxième opus est davantage conçu comme une blague de potache pour un public acquis à sa cause que comme une véritable œuvre. La plupart des fans s’y retrouveront, jouissant devant chaque nouvelle folie, s’égosillant à l’introduction des vélociraptors et du Führer (magique Udo Kier qui cabotine comme il faut). Le spectateur lambda, pour peu qu’il visionne le métrage dans des conditions basiques, se demandera pourquoi il a encore chopé une prod Asylum sur la VOD.

BIFFF 2019 - PHOTOS - Adoubement et animations

Toujours proche de l’action, notre inébranlable Raymond Widawski capture des moments qui font du BIFFF ce qu’il est. Cette année encore, nous vous proposons un panel de ses excellentes photos. Voici celles des premiers jours, entre l’adoubement d’Udo Kier par le Prince Laurent, la VR et quelques très beaux costumes.

BIFFF 2019 - PHOTOS - Maquillages et costumes

Raymond se multiplie

Discernable à sa belle focale mais surtout à sa sympathie, notre bon Raymond se promène dans les allées du Bozar pour capturer des instants précieux de ce BIFFF 2019. En voici un nouveau florilège :

BIFFF 2019 - PHOTOS - Maquillages, VR et... rafting !

Notre bon Raymond Widawski est toujours partout et, outre les maquillages, il s’intéresse aussi au sport comme en atteste cette séance de retour du rafting, discipline très prisée au BIFFF du temps du Passage 44. Un moment historique que ce retour !

BIFFF 2019 - PHOTOS - Trollandia et Kiss Kino

Notre Raymond Widawski n’a décidément pas son pareil pour dénicher des visuels de toute beauté dans les couloirs du Bozar...

BIFFF 2019 - The Room

Avant-première mondiale !

Kate et Matt ont jeté leur dévolu sur une vieille bâtisse en pleine campagne. Un peu d’huile de coude, quelques bons matériaux et l’endroit pourra ressembler à un palace pour ce couple d’ex-citadins venus trouver un lieu de repos loin de la folie urbaine. Par contre, le manoir possède une installation électrique antédiluvienne et quelques surchauffes plus tard, ils décident de faire appel à une électricien qui n’a jamais constaté une telle pagaille en terme de branchements. C’est que ce joli foutoir a une raison d’être : il contient un réseau touffu calfeutré dans les murs dans la maison qui conduit vers une pièce de l’étage, laquelle possède le pouvoir de faire apparaître tout ce qui y est formulé comme souhait. Une caisse du meilleur champagne ? Check. La Joconde ? Check. Un million de dollars ? Check. Mais bon, passé ces désirs futiles, il en est d’autres plus puissants qui domine l’esprit de Kate, celui d’avoir un enfant...

De grâce, ne pas confondre avec l’œuvre (hum hum) homonyme signée Giles Daoust, monumental flop cinématographique destinée à rester doublement dans les annales. The Room donc est une co-production belge présentée en avant-première mondiale au BIFFF 2019, réalisée par Christian Volckman qui revient au genre fantastique 13 ans après son très beau Renaissance. Et quel retour ! Si le concept de base (venu de la caboche du réal’) s’avère excitant, le scénario dépasse le simple gimmick en exploitant en profondeur le matériau d’origine. Sur un rythme minutieusement entretenu, à la manière d’une symphonie aux envolées ponctuelles, le récit dévoile, de manière savamment dosée, de nombreux rebondissements qui relancent à chaque fois l’intérêt de la bande, inclut de nouveaux enjeux dramatiques et multiplie les pistes. Résultat : on se laisse prendre au piège, coincés avec les personnages entre les murs de l’immense bâtisse, grâce à un cadrage assez serré et un jeu d’ombres et de lumières qui suggère la frontière entre les deux mondes, celui fantasmatoire et morbide du manoir, celui libérateur et létal de l’extérieur.

Touchant, malin, porté par la sublime Olga Kurylenko aux côtés d’un excellent Kevin Janssens, The Room enchaîne les rebondissements intelligents et cohérents sans jamais tomber dans la facilité ou le trop plein d’explications. En espérant que Volckman se fasse un peu moins rare à l’avenir et qu’il persévère dans son exploration du genre.

BIFFF 2019 - PHOTOS - Q&A, Face Painting et animations

Raymond Widawski se multiplie toujours au moment de vous offrir quelques clichés.

BIFFF 2019 - PHOTOS - Peinture, animation et guests

Notre bon Raymond Widawski était encore là au moment où les choses se passent...


(Jacques Kluger, réalisateur de Play or Die)

Le BIFFF 2019 au Québec

Tout le monde connaît les improbables traductions québécoises de titres de films comme Danse lascive pour Dirty Dancing, Les Bagnoles pour Cars ou Fiction pulpeuse pour Pulp Fiction. Et si le BIFFF était un jour repris par des consommateurs de sirop d’érable ?

Réponse en images...

Freaks, Corbeau d’argent, deviendrait :

The Unthinkable pourrait s’appeler :

Door Lock, gagnant de la compétition thriller, aurait une autre gueule :

Que dire du Corbeau d’argent, Extra Ordinary ?

Et du film d’horreur You shall not sleep :

BIFFF 2019 - Le Top 5 des chroniqueurs

Une année riche en émotions

Fort d’une cuvée 2019 à la programmation très riche, le BIFFF aura proposé nombre de pépites à ses aficionados. Dresser un top 5 des films vus relève presque de l’exploit. Voici celui de nos chroniqueurs :

Damien Taymans :

1. Freaks

2. Brothers’ Nest

3. Tummbad

4. Assassination Nation

5. One cut of the Dead - Extra Ordinary (ex-aequo)

Quentin Meignant :

1. Werewolf

2. Freaks

3. Extra Ordinary

4. The Room

5. Braid

Roxane de Quirini :

1. Assassination Nation

2. Freaks

3. Deadtectives

4. Extra Ordinary

5. Little Monsters

Sébastien Brunclair :

1. Freaks

2. Extra Ordinary

3. Brothers’ Nest

4. Assassination Nation

5. The Room - Little Monsters (ex-aequo)

BIFFF 2019 - PHOTOS - Guests, rafting et hologramme

Par Raymond Widawski

BIFFF 2019 - PHOTOS - BAL DES VAMPIRES

Notre ami Raymond Widawski a une dernière fois fait jouer son objectif en capturant les âmes des participants du Bal des vampires.

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