Critique de film

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58 minutes pour vivre

"Die Hard 2"
affiche du film

John McClane remarque deux individus louches à l'aéroport Dulles, près de Washington. Il les suit, les surprend en flagrant délit d'installation d'une bombe, les tue puis essaie d'alerter la police de l'aéroport. Trop tard : prenant les deux criminels pour de vulgaires voleurs de valise, les flics tardent à prendre des mesures d'urgence, et ce qui devait arriver arrive : une bande de mercenaires commandés par l'ex-colonel de marines Stuart s'empare de la tour de contrôle. Ils empêchent les avions d'atterrir. Forcés de survoler l'aéroport en cercle jusqu'à épuisement du carburant, ces avions servent d'otage. En échange de la vie de centaines de passagers, Stuart exige de l'argent et un avion.

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Trailer - 58 minutes pour vivre (1990)
Par : Damien Taymans

58 Minutes pour vivre
Bande annonce vo publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

Les critiques à propos de ce film

Critique de 58 minutes pour vivre - Calibré & efficace
Par : Chroniqueurs

Par Thibault Despreaux

Les suites de Die Hard reprendront le même principe du flic embarqué dans de périlleuses aventures à cause de sa poisse exemplaire, quoique John McLane ait souvent beaucoup de chances dans ses malheurs. Un peu moins aimé que Die Hard 1 & 3, le second opus de la saga est confié à Renny Harlin, piètre (et parfois sympathique) réalisateur. La preuve par le CV : précédemment, son Freddy 4 est l’un des pires opus de la fameuse saga ; plus tard, dans les années 2000, Peur bleue un navet complaisant ; L’exorciste, le commencement, un film qu’on lui confie après l’éviction d’un premier metteur en scène ; tout de même, Profession Profiler surnage largement.

Die Hard II se déroule dans un aéroport soumis au contrôle de pirates terroristes [encore !? - et issus de terres traditionnellement ennemies des USA, pour l’anecdote] tentant de libérer un de leurs otages en ordonnant que le débarquement des vols soient ’’suspendus’’ et menaçant la vie de milliers de passagers. Plus bavard que le premier, Die Hard II est bourré de facéties [les morts ou situations grand-guignolesques sont multipliées], sans doute plus amusant, d’autant que le scénario réserve un fort quota de rebondissements, mais en contrepartie moins voluptueux [la mise en scène en tout cas l’est nettement moins, loin des raffinements de Piège de cristal].

Si l’écriture paraît perdre encore en subtilité, et les personnages parfois manquer de chaire [dans le genre relations bidons bien développées dans des échanges explicatives à la naïveté absolue, le film dépasse même de quelques foulées son prédécesseur], la mécanique de 58 minutes se déploie sans entraves, grâce à une intrigue se voulant un peu plus ’’complexe’’ et surtout des allures de spontanéité qui font le charme des réalisations de Harlin. Les moments ’’émotions’’ assez mal flanqués dans Die Hard [heureusement peu expansif sur ce plan] fonctionnent ici. A l’image du film, ils sont un peu trop fabriqués, mais suffisamment espiègles pour prendre du relief à l’écran. Dommage que les scories grasses d’Hollywood viennent briser le bel équilibre du film dans son dernier quart-d’heure : signes de croix avant atterrissage, prière déclamée et filmée avec emphase, overdose de bonnes nouvelles confinant au burlesque fanfaron -et made in US quand même... Cet élan de joie n’est pas partagé, même s’il ne doit pas tromper sur la qualité du métrage.

Il y a un grand regret cependant, que beaucoup ont émis : un JCVD en plus émacié, les narines dilatées et le regard vide et fixe, ça ne fait pas un méchant. Celui-là n’a pas le charisme et encore moins le goût de la petite vanne subversive, de ceux des opus de McTiernan [Die Hard 1 & 3]. La vraie gueule, ici, c’est Grant/John Amos, hilarante caricature sur pattes de major obstiné avant que son portrait ne devienne le plus obscur et donc le plus intéressant de tous. Plus violent, plus subtil formellement mais extrapolant des faiblesses de son prédécesseur [en somme, plus d’idées, moins de suprême élégance pour les représenter], 58 minutes est un bon divertissement, pas sans quelques lourdeurs, mais tendu, efficace et bien sûr spectaculaire.


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