Critique de film

pub

ATM

"ATM"
affiche du film

Trois collègues de travail s’arrêtent à un distributeur de billets. Ils se retrouvent pris au piège par un inconnu qui les fixe et assassine tous ceux qui tentent de s’approcher du distributeur.

pub


Trailer - ATM (2012)
Par : Damien Taymans


ATM

Les critiques à propos de ce film

Critique d’ATM - Cabin fever
Par : Damien Taymans

Pit stop à un distributeur automatique sur un parking désert en pleine nuit de Noël juste pour sortir quelques biftons et avaler sur le pouce une pizza. Détour mortel, que ça s’appelle. C’est l’aventure dans laquelle s’embarquent trois collègues de bureau, traders en costard (tailleur seyant de rigueur pour la belle Alice Eve), qui savent pourtant pertinemment que les options qu’ils choisissent sont rarement les meilleures. Coincés à trois dans une petite salle avec pour seule compagnie une "tirette" dotée au mieux d’un vocabulaire aussi élargi que celui d’un néo-nazi militant, ils doivent rivaliser d’ingéniosité pour prendre en défaut un étrange individu encapuchonné qui les fixe depuis l’extérieur et dézingue tous les badauds qui osent s’aventurer dans le coin...

Spécialiste du huis clos à tendance claustro qu’il a expérimenté de main de maître dans Buried (un gars, un cercueil, une heure et demi insoutenable) , Chris Sparling opte pour une autre envergure en signant le script d’ATM. Un budget à peine plus conséquent pour un aquarium grandeur nature où trois olibrius tentent vaille que vaille d’éviter la patte du matou qui les guette. Le concept peut sembler éculé, Sparling et le réalisateur David Brooks le transcendent, recourant à des cadres suffisamment serrés que pour empaqueter leur intrigue dans un étau des plus étouffant. Brooks explore tous les recoins de son unité de lieu en long, en large et en travelling jusqu’à ce que le climax atteigne son apogée lorsque l’inconnu pénètre enfin dans cette prison de verre. Cette séquence constitue l’un des nombreux rebondissements qui parsèment ce récit cousu de fil blanc, du moins en apparence. Car, à bien y regarder, le scénario se montre bien plus malin qu’il n’y paraît, multipliant les fausses pistes et amorçant des bribes d’explication qui seront tout bonnement réduites à néant lors du dénouement.

ATM, sous ses atours de thriller lambda, mystifie le spectateur, habitué à formuler les hypothèses les plus fantasques (merci les faiseurs de twists) dès qu’une énigme surgit (en l’occurrence, les motivations du tueur). Un film minimaliste et efficace générant une tension au cordeau sur toute sa durée, même si l’on regrettera quelques naïvetés scénaristiques, attribut incontournable de ces thrillers "isolationnistes".


Critique de ATM - Retrait sans attrait
Par : Seb Brunclair

La nuit de Noël, trois jeunes collègues (un comique lourdingue, son pote timide et la jolie blonde qu’il convoite) se rendent dans une cabine abritant un distributeur de billets (ATM, en anglais dans le texte). A l’extérieur, un homme encapuchonné les observe sans bouger, avant de tuer un pauvre passant. Pour leur survie, les trois jeunes gens devront lutter contre le froid, la peur…et leur propre stupidité.

ATM est un thriller en huis clos écrit par le scénariste de l’excellent Buried, exemple-même d’une réussite du genre. Autant dire que le film partait sur de bonnes bases. On déchante vite face à l’inconsistance incroyable dont fait preuve le script et on finit par croire que Chris Sparling a laissé tout le talent dont il disposait dans le cercueil dans lequel était enfermé Ryan Reynolds.

Entre une mise en place totalement incohérente (pourquoi se garer à plusieurs centaines de mètres de la cabine alors que le parking est vide ?), les personnages incapables de prendre une décision rationnelle (d’accord, la situation est stressante, mais il y a des limites) et des rebondissements de plus en plus ridicules et forcés, le film s’enfonce à chaque minute un peu plus dans la médiocrité.

C’est d’autant plus désolant que les trois comédiens donnent tout ce qu’ils ont pour faire vivre leurs personnages, mais c’est peine perdue. Même constat en ce qui concerne la réalisation : la mise en scène est soignée, mais à quoi bon ? Peu importent les qualités formelles que l’on pourra lui attribuer, ATM reste un film où rien ne fonctionne au niveau du fond, le summum étant atteint lors d’un final se voulant malin mais sombrant dans le ridicule et l’incohérence les plus purs. On en viendrait presque à souhaiter un twist du genre « tout cela était un rêve », histoire de justifier l’indigence de tout ce qui nous a été montré jusque là. Et ça, ça en dit long sur le niveau de l’intrigue.

Accumulant les tares scénaristiques, ATM doit sa perte à la faiblesse du script de Chris Sparling, visiblement incapable de torcher correctement une histoire mettant en scène plus d’un personnage. Dans le genre thriller claustro, on recommandera donc de (re)voir Buried et Phone Game et on retirera ce film de notre mémoire aussi rapidement qu’un billet d’un distributeur automatique.


Commentaires sur le film

Un beau plantage

1 etoiles

daube Daube !

Ils sont les légions les petits sans prétention, qui ne font pas de bruit, et qui se révèlent être d’excellentes surprises.
Pour le coup, ATM est un beau plantage.
Apres une mise en place de l’histoire avec la présentation des personnages lors du repas qui inaugure rien de bon tant le jeu des acteurs est faible voire ridicule, grâce notamment aux dialogues, on arrive à cette prison de verre.
Et là, j’avoue ne pas comprendre les critiques lues a droite et à gauche du style à coupe le souffle, suspense, énigmatique...
rien de tout ça. Mais alors rien.
le jeu des acteurs est toujours aussi pauvre, grandement aidé en cela par les absurdités scénaristiques qui leur offre des réactions pour le moins étrange. Sans parler d’ailleurs des absurdités du scénario, notamment la scène de l’inondation... Car oui, ici une pi

9 octobre 2012 à 23:10 | Par greg
ATM

4 etoiles

comment expliquer les critiques sévères à l’égard de ce film ? Avec de petits moyens, le réalisateur nous enferme dans un huis clos de plus en plus étouffant qui va déboucher sur une finale ingénieuse et particulière perverse.

6 novembre 2012 à 22:11 | Par ROGER
C’est de la merde

1 etoiles

daube Daube !

Nul

12 mai 2018 à 02:05 | Par Ndnd

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 35168 photo 35169 photo 35170
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Suspiria
2018
affiche du film
Cam
2018
affiche du film
Halloween
2018
affiche du film
The Night Comes for Us
2018
affiche du film
The Predator
2018
affiche du film
La Nonne
2018
affiche du film
L'Homme qui tua Don Quichotte
2018
affiche du film
The Inhabitant
2017
affiche du film
Cutterhead
2018
affiche du film
Freehold
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage