AVANT-PREMIERE

AVANT-PREMIERE - Iron Man 3

Shane on you !

Après avoir réglé de super-emmerdes avec ses super-potes aux super-pouvoirs à la fin de The Avengers, Tony Stark a un peu de mal à retrouver le rythme du train-train quotidien. Il faut dire qu’affronter des demi-dieux, des extra-terrestres et un vortex spatio-temporel pour sauver le monde, ça laisse des traces : et notre Tony de se choper des bouffées d’angoisse, tellement inquiet de voir quelle sera la prochaine tuile apocalyptique, qu’il bricole compulsivement ses différentes armures pour pouvoir protéger sa charmante et unique Pepper Potts. Et Tony a eu raison puisqu’un nouveau bad guy a fait son entrée sur la scène du terrorisme mondial : il s’appelle le Mandarin – sorte de Ben Laden à la sauce Mao – et rêve de faire la nique aux States avec une arme particulièrement redoutable : des bombes humaines qui se transforment en feux d’artifice mortels à plus de 3000 degrés. Dire que ça va chauffer pour la planète serait, bien évidemment, un euphémisme…

Ah, celui-là, on l’attendait de pied ferme ! Et les pontes de Marvel ont du suer à grosses gouttes car, après le bide d’Iron Man 2 (bourrin et réac’ au possible) et le succès planétaire de The Avengers, la pression était optimale : comment faire plus fort que le raout de super-héros de Joss Whedon avec un seul de ces personnages, aussi charismatique soit-il ? Simplement en trouvant l’homme de la situation, et c’est probablement Robert Downey Jr qui a dû glisser le nom de Shane Black pour la réalisation : ce dernier avait relancé la carrière de Downey Jr en 2005 avec son premier long métrage, Kiss Kiss Bang Bang. Un juste retour d’ascenseur mais pas seulement : Black, loin d’être un novice dans le sérail hollywoodien, est un scénariste culte à qui l’on doit notamment la franchise de L’Arme Fatale, Last Action Hero ou encore The Last Boyscout ! Et le choix s’avère payant car, si Black ne réinvente pas le mythe (tel que Nolan l’avait fait pour Batman), il utilise ses talents de conteur pour donner du liant à une sauce qui fonctionne depuis des décennies : les bon vieux actioners des années 90 ! Et ce troisième volet d’Iron Man s’en ressent fortement avec trois punchlines à la minute qui font mouche à chaque coup et un montage aéré (à l’ancienne, pourrait-on dire) dans les scènes d’action. Bon, certes, le scénario n’a rien de révolutionnaire et s’en bat les steaks de la cohérence en noyant le poisson dans un mumbo jumbo cyber-comprends-pas-tout, mais le plaisir coupable est ailleurs : ce qui nous intéresse, c’est de voir Iron Man péter la gueule aux vilains, de jouer le bogoss’ nonchalant en balançant des vannes de derrière les fagots, non ? Rien que pour cela, le film est une pure réussite, multipliant les scènes d’action épiques combinées à un tandem Cheadle-Downey Jr qui n’est pas sans rappeler les belles heures de Gibson-Glover dans L’Arme Fatale.

Incroyablement généreux, peut-être trop même, Shane Black dévoile une galerie impressionnante de personnages, dont certains sont sacrifiés sur l’autel du rythme (Rebecca Hall) lorsque d’autres se taillent la part du lion : Ben Kingsley dans le rôle du Mandarin est énorme (c’est frustrant de s’arrêter là car en dire plus sur le personnage reviendrait à spoiler le film…), et Downey Jr est fidèle à lui-même, devenant officiellement le synonyme de « cool ».

Généreux, vintage et spectaculaire, Iron Man 3 remplit largement le cahier des charges grâce aux multiples talents de Shane Black. Il paraît même que Joss Whedon s’est mis à paniquer pour la suite de The Avengers en voyant le troisième acte burné d’Iron Man. C’est dire si le film vaut son pesant de ferraille !

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