Critique de film

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Alone in the dark 2

"Alone in the dark 2"
affiche du film

Une équipe de chasseurs de sorcières s'attaque à la démoniaque Elisabeth Dexter.

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Trailer - Alone in the dark 2 (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Alone in the dark 2 - Dreams in the witch’s lab
Par : Damien Taymans

Trois ans après que le teuton Uwe Boll a livré une adaptation abominable du jeu vidéo Alone in the dark, une séquelle sort dans les bacs, chapeautée par le cinéaste passé pour le coup au poste de producteur exécutif. Conservant certainement une amertume due à l’expérience douloureuse que constituait l’œuvre originale, Boll relègue le flambeau à ses deux scénaristes attitrés Michael Roesch et Peter Scheerer, responsables du script odieux du film originel et d’une autre séquelle en forme de relecture vidéoludique, House of the Dead 2 qui se résumait à une molle somme de poncifs sur le thème zombiesque mais s’avérait néanmoins plus plaisante que le trip survitaminé qui le précédait.

Cette séquelle, dont la simple existence semble déjà constituer une gageure, se présente d’emblée comme une suite rédemptrice qui a comme seule ambition de faire oublier les nombreuses incohérences d’un premier épisode imbuvable, porté par les seules frêles épaules d’un Christian Slater venu cachetonner en Bavière. L’intrigue, très librement inspirée de l’univers vidéo-ludique original, se réduit à son plus simple appareil et ne se cantonne finalement qu’à une opposition des plus manichéenne : les gentils chasseurs de sorcière d’un côté et l’infâme sorcière de l’autre. Le décor fièrement dressé, les scénaristes-réalisateurs s’adonnent à leur petit-jeu préféré : la reprise d’une tonne de clichés mis au service d’une intrigue d’une fébrilité déconcertante. Sont déversés dans ce foutoir organisé deux équipes de chasseurs de sorcières, des descendants sur lesquels s’abat une terrible malédiction (les Dexter, damnés de grand-père en petite-fille) et un grand sage immunisé aux charmes maléfiques de ladite sorcière. Cette dernière, à la recherche d’une dague dont le mystère reste entier et d’âmes à posséder, se contente de quelques menues apparitions, la plupart du temps sous la forme de volutes brumeuses réalisées en CGI foireuses.

Un privilège dont ne bénéficient pas tous les membres du casting puisque la fidèle équipée des Boll’s productions, à savoir Ralf Moeller (aperçu dans Seed et Postal), Zack Ward (le Dude de Postal), Natassia Molthe (LA Rayne de Bloodrayne 2) et Michael Paré (présent dans tous les Boll depuis le téléfilm miteux titré Sanctimony), se paie une exécution des plus abrupte tandis que les gueules du métier que sont Bill Moseley, Lance Henriksen et Danny Trejo enfilent quelques perles dialoguées avant de disparaître à leur tour. Au sein de cet aréopage étonnant se dresse l’impavide Rick Yune (Johnny Tran de The Fast and the Furious), étrange avatar asiat’ d’Edward Carnby, jadis interprété par Slater. Une incohérence pardonnable en regard d’autres, nettement plus dommageables, que cumule le métrage tout au long de son heure et demie. Notons, outre certains éléments échevelés comme la sorcière omnipotente incapable de remarquer ses proies tant qu’ils ne se sont pas matés dans un miroir durant leurs phases hallucinatoires, l’insatiable envie des chasseurs pros de flingue à tout-va une entité spectrale à l’abri des balles ou les vertus fluctuantes de la dague, sorte de Graal aux pouvoirs confus.

Cependant, Alone in the dark 2, sans jamais faire illusion, parvient à effacer à moitié l’ardoise laissée par Boll lors d’un premier volet indigeste. A l’instar de la séquelle d’House of the Dead, cette pellicule s’est considérablement rapprochée des classiques du genre dont il fournit un condensé foutraque en suivant une intrigue mollassonne, qui plus est piètrement filmée.

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