Critique de film

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Astro Boy

"Astro Boy"
affiche du film

Toby pense être un petit garçon comme les autres... jusqu’au jour où il découvre qu’il peut voler, possède une force surhumaine et même des super-pouvoirs ! Apprenant qu’il est en fait un robot créé par un scientifique de génie qui le considère comme son fils, il panique et s’enfuit... Il va pourtant se rendre compte que sa ville, Metro City, a besoin d’un justicier, et que son courage et ses pouvoirs font de lui un robot unique en son genre !

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Trailer - Astro Boy (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Astro Boy - Quand Astro croise Wall-e
Par : Damien Taymans

La délocalisation et la remasterisation de nos icônes enfantines a-t-elle du bon ? L’échec tant artistique que financier de l’immonde Dragonball evolution confortait le point de vue des puristes qui dénigrent chacun des dépoussiérages made in Hollywood de leurs amours passées. Nouvelle cible, pour un polissage tridimensionnel de surcroit, Astro, robot pédomorphe né en 1951 de la plume d’Osamu Tezuka, le père fondateur du manga qui après en avoir fait un personnage secondaire dans le comic Atomu Taishi, exploite plus avant le personnage et crée une série qui lui est entièrement consacrée. Très tôt, le robot peut épanouir ses articulations sur les écrans de télé puisqu’une première série d’animes en noir et blanc voit le jour en 1963 sur Fuji TV, série qui sera diffusée du 1er janvier 1963 au 31 décembre 1964. Le grand écran s’empare à son tour du héros en 1964 pour Astro Boy : Hero of Space réalisé par Tezuka lui-même. Dans les années 80, la série Astro, le Petit Robot naît et inonde les écrans avant que le héros ne revienne près de quinze ans plus tard avec Astro Boy 2003.

2009, l’heure est à la modernisation de la mythologie. Les studios Imagi persévèrent dans la transposition en 3D de licences cultes et, après avoir fidèlement repris l’univers des Tortues ninja pour TMNT, redonnent vie au personnage-phare d’Osamu Tezuka. Confiée au chevronné David Bowers (Souris city), l’œuvre possède diverses aspirations qui sur papier ne sont pas forcément antinomiques : d’une part, rester fidèle à l’univers érigé dans le manga et, d’autre part, réactualiser l’ensemble pour intégrer le rang des dernières réussites animées. Conciliation d’autant plus difficile que des millions de fans attendent au tournant chaque nouvelle variation des icônes de leur jeunesse.

Dès l’entame le « pathos » de l’œuvre originelle refait surface, rassurant les fanboys hermétiques au design high-tech de certains personnages-clés qui ont subi un ravalement de façade des plus détonnant. La réactualisation ne se fait pas sans heurts : Metro city troque son architecture géométrique futuriste pour un look plus rétro fait de courbes et d’ovoïdes qui rendent le design de cette cité volante plus sophistiqué que celui de la Surface, devenue un vaste champ de ruines lorgnant fortement sur le dépotoir dans lequel œuvre Wall-E dans le film éponyme. Force est de constater qu’en quelques décennies, le monde d’Astro a bien changé : Metro city lévite tandis que le petit Astro l’évite, allez comprendre... La pérégrination sur cette « Terre, champ de bataille » défigure complètement l’atmosphère du métrage : au tragique succède une ambiance bon enfant, souvent neuneu, à laquelle participent une kyrielle de personnages hauts en couleur qui se couvrent de ridicule pour amuser la marmaille, public-cible auquel le film est presqu’exclusivement destiné. La fable écolo cède sa place à une traditionnelle histoire de super-héros tendance rigolo, délestant pour de bon le cadre originel de Tezuka pour une gaudriole enfantine.

Doté d’une mise en scène extrêmement fluide et d’un rythme assez élevé, Astro Boy constitue une agréable et trépidante introduction à l’univers du personnage. Mais, la pellicule se vautre en cultivant archétypes et clichés, tant et si bien qu’il lui devient ensuite difficile de s’émanciper de la catégorisation manichéenne qu’elle a elle-même créée (Astro, plongé dans l’arène, ne veut pas combattre les robots pour finalement les mettre en charpie deux minutes après sans la moindre transition).

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