Critique de film

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Avengers: Endgame

"Avengers: Endgame"
affiche du film

Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un des chapitres de l’Univers Cinématographique Marvel.

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Trailer - Avengers : Endgame (2019)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Avengers Endgame - Death is only the beginning
Par : Seb Lecocq

À l’heure où ces lignes sont écrites, Avengers Endgame vient de couler Titanic pour s’imposer comme le second film le plus lucratif de l’histoire. A l’heure où vous lirez ces lignes, il se peut qu’il soit le film le plus lucratif de tous les temps et le premier à franchir la barre des 3 milliards de dollars de recette mondiale. Des chiffres qui n’ont plus trop de sens et dont chacun tirera les conclusions qui lui sembleront justes, même s’ils symbolisent bien la puissance acquise par le Marvel Cinematic Universe en à peine plus d’une dizaine d’années. Le MCU est devenu un mastodonte dont tout le monde a au moins vu un des vingt-deux films qui, à ce jour, le compose. Mis bout à bout, ces vingt-deux longs métrages comptabilisent deux jours entiers de cinéma dont Endgame, comme son nom l’indique, marque la fin. Imaginez un peu la pression sur les épaules des frères Russo qui doivent livrer un final en apothéose à une épopée d’une ampleur encore jamais vue dans l’histoire du cinéma. Facile pour Joe et Anthony. Tranquillement, en trois heures, ils vont offrir à cette saga la fin qu’elle mérite et résumer les vingt-et-un films précédents en un seul métrage. Facile. « Ice in my veins ».

Endgame s’ouvre en douceur sur une très jolie scène d’introduction au classicisme déroutant à un point tel qu’on la croirait sortie d’une œuvre de Clint Eastwood ou de Robert Redford. Une séquence à la mélancolie lancinante, qui fait le lien avec le final d’Infinity War. Il fallait une séquence introductive forte pour entériner le commencement de la fin. Mais plus que le morceau de bravoure pétaradant attendu, les frères Russo prennent le spectateur à contre pied pour s’attacher, au plus près, aux personnages. Une ligne de conduite qu’ils respecteront, avec plus ou moins de bonheur convenons-en, au cours des trois heures de la fin du game. A partir d’ici je préfère prévenir que ça va spoiler par-ci par-là. Les frangins Russo surprennent encore en balançant après un gros quart d’heure de film la séquence que l’on attendait comme le climax ultime et épique de cet ultime film du premier arc : la mort de Thanos. Comme ça, comme on vole sa sucette à un enfant de trois ans. Thanos est retrouvé, maîtrisé et mis à mort. Générique. Merci. Bonsoir. Cinq ans plus tard.

Évidemment, ce serait trop facile. La mort de Thanos n’est que le commencement de l’épopée des Avengers à travers les couloirs du temps afin de vraiment réparer les dégâts causés lors d’Infinity War tout en, encore une fois, scrutant au plus près non pas les Avengers mais les hommes ou les femmes sous les armures. Le caractère tragique de certains, héroïque ou nostalgique d’autres s’affirme au fil des minutes pour dévoiler enfin le vrai cœur de l’homme ou de la femme. Tout ça symbolisé en une seule et magnifique séquence de fin de film qui nous rappelle que tout super-héros qu’ils paraissent, ils n’en sont pas moins des humains. Là tient tout le génie de Marvel. Même les divinités possèdent en leur sein, une grand part d’humanité comme on pourra le voir avec le traitement, très clivant, de Thor que l’on pourra détester, à raison ou apprécier pour la référence à l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma. Faire de Thor ce qu’il est devenu est un choix, osé certes mais salutaire dans une industrie dans laquelle on ne tranche plus. Ici les frangins ont tranché, certains le leur reprochent déjà mais il faut garder le cap même si le fan aime la soupe chaude et grumeleuse. Les frères Russo vont beaucoup plus loin et abordent des thématiques fortes qui poussent le divertissement au-delà de sa nature première. Rendons leur ce qui leur appartient. Si Endgame est réussi, il l’est bien qu’imparfait, c’est en grande partie grâce à eux.

Humain avant tout, Hawkeye trouve enfin un film à la mesure de son personnage hautement tragique, mais épique, mythologique et super-héroïque aussi. Un traitement qui s’accélère après un long chassé-croisé temporel qui occupe l’intégralité du second acte, comprendre une bonne heure, au sein duquel la quasi intégralité du corpus MCU est revisitée, mise en lumière, ré-explorée au détour d’un personnage, d’un dialogue, d’un geste, d’un item anodin dans son film d’origine mais qui aura son importance ici. Tout n’est pas réussi évidemment, la remise en cause du fameux continuum espace temps est un peu facile, le personnage de Hulk fera lui aussi débat, le côté best-of de l’entièreté de cette séquence centrale peut agacer aussi tout comme le fait de ramener un personnage pour un plan de quelques secondes. Logistiquement parlant, la séquence est démente, narrativement également, elle permet à beaucoup de régler des conflits avec des proches ou avec eux-mêmes afin de les rendre prêts pour le grand final. Elle est pratiquement un film dans le film avec ses propres arcs, son rythme propre, ses propres intrigues. On y trouve d’ailleurs quelques passages émouvants durant lesquels les yeux peuvent se mouiller, drôles grâce à Scott Lang ou encore d’une grande tension entre Hawkeye et Black Widow notamment. Tout l’ADN de Marvel est là. Le superheroïsme, l’humanité, l’humour, le drame intimement liés.

Après la digression, la bagarre. Thanos, jusqu’ici en retrait du métrage pour laisser toute la place aux Avengers, s’anime enfin lors d’un final à la portée épique absolument démentielle. La concrétisation de onze années d’attente au détour d’une poignée de plans à faire dresser tous les poils du corps. Le « Avengers Assemble » retentit enfin pour ouvrir les hostilités et laisser toute la portée mythologique de Endgame s’épanouir autour du canal historique : Thor, Captain America et Iron Man encore, toujours Iron Man, figure tutélaire de l’arc premier du MCU qui s’ouvrait et ne pouvait se conclure qu’avec lui et son légendaire « I’m Iron Man » qui prend ici une portée toute différente de lors du final du tout premier Iron Man. Le dernier acte donne lieu à des visions fantasmées d’une horde d’Avengers prêts comme jamais à défendre la Terre. Là encore, au-delà de la mythologie des images, la séquence est parcourue de mini-séquences internes aussi épiques que la grande. Citons la course de relais avec le gant de Thanos, le rassemblement des Avengers féminines et surtout, surtout cet assaut à trois contre Captain America, Iron Man et Thor qui s’allient pour faire rendre gorge au Titan Eternel. Quel bonheur de voir Steve Rodgers s’emparer de Mjöllnir. Ces trois-là forment le noyau dur de tout cet arc. Une tempête de visions héroïques qui se termine dans le calme. Encore une fois.

Les personnages reprennent le dessus sur l’action, les CGI et le chaos lors d’une scène presque finale qui rassemble tout le monde, clôt ce chapitre premier et prépare le second parce que tout est là, déjà, pour tourner la page. Tourner la page, c’est tirer un trait sur le présent mais aussi ouvrir l’avenir. Ce qu’ont fait les frères Russo avec les dernières minutes d’Endgame qui finit encore une fois comme un film de Clint Eastwood, dans le classicisme sauf que cette fois les méandres du drame cèdent la place au calme, à l’apaisement. Enfin, après vingt-deux films, le repos est mérité pour les héros. Ils ont eu la fin qu’il méritaient, leur crépuscule des idoles, le reste n’est qu’accessoire.

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