Critique de film

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The Avenging fist

"Kuen sun"
affiche du film

Dans un futur lointain, le jeune Nova va voir sa tante Wing tuée et sa sœur enlevée par un homme portant un masque de fer. Celui-ci est en fait Thunder, le père de Nova, que ce dernier croit mort, et cet enlèvement prémédité par Combat 21 est un chantage visant à récupérer le secret d'une technique martiale très puissante que connaît Nova : l'Avenging Fist. Aidé par le commissaire Dark et ses alliers Jazz et Iron Surfer, il va tenter de sauver sa sœur et de mettre fin à la quête de pouvoir de Combat 21.

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Trailer - The avenging fist (2001)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Avenging Fist (Legend of Tekken) - Legend of nothing
Par : Fred Pizzoferrato

Annoncé comme une production haut de gamme et spectaculaire, The avenging fist se révèle, en réalité, une pitoyable tentative de blockbuster hongkongais, mise en scène de manière excessivement tape à l’œil par Andrew Lau et Corey Yuen. Le premier, petit espoir de l’ancienne colonie britannique, avait fait ses armes avec la saga Young and dangerous (croisement entre le soap pour teenagers et le film mafieux) avant de proposer quelques titres pas vraiment convaincants abusant des effets spéciaux comme The duel, Stormriders, Legend of speed ou l’imbuvable A man called hero. Juste après ce piètre The avenging fist, Andrew Lau gagna toutefois une belle réputation avec la trilogie Internal affairs mais le reste de sa filmographie n’incite guère à voir en lui un génie méconnu. Corey Yuen, crédité comme coréalisateur, se fit surtout connaître en tant que chorégraphe, tant à Hong Kong (Secret rivals 2, She shoot straight, Les 3 royaumes) qu’aux Etats-Unis (X-men, The one) et en France (la trilogie Le transporteur). On lui doit néanmoins quelques belles réalisations dans le domaine du cinéma martial, en particulier le diptyque La légende de Fonk Say Yuk avec Jet Li, l’énergique Ninja in the dragon’s den ou le très sympathique So close.

Bref, des artisans modestes mais solides qui n’augurent pas du véritable désastre que constitue en réalité The avenging fist, lequel mêle action, arts martiaux, romance et science-fiction en un tout franchement indigeste et souvent pathétique. A l’origine le scénario s’inspirait (vaguement) du jeu vidéo Tekken mais, pour diverses raisons (entre autres de droits), le projet dévia vers un patchwork d’influences diverses, The avenging fist puisant à droite et à gauche sans parvenir à rendre cohérent ses nombreux emprunts.

L’intrigue ressert une fois de plus le cliché, scientifiquement erroné, voulant que l’homme n’utilise que 10% de son potentiel cérébral. Le reste constitue la "zone d’accès réservée à Dieu" et ne peut normalement pas être activée. Un programme gouvernemental tente pourtant de percer le mystère de cette zone mentale à l’aide de gants cybernétiques capables de multiplier la puissance de leur utilisateur. Combat 21, un des agents ainsi « transformé », décide de prendre le contrôle du monde. Il va trouver sur son chemin son rival, le policier Dark, et le fils de son ennemi, devenu son esclave, Thunder.
Non content de radoter cette intrigue déjà vue (ou lue) dans des paquets de mangas ou de romans cyberpunk déjà datés, The avenging fist se vautre en outre dans un aspect visuel des plus agressif, sorte de grosse bouillie visuelle insipide et prétentieuse. Le film nous promène dans une mégapole futuriste qui doit beaucoup à Blade runner, Brazil et autres références obligatoires du genre. Les cinéastes ne cherchent d’ailleurs nullement à innover, puisqu’ils n’hésitent pas à emprunter des idées entières à Matrix, La guerre des étoiles, Retour vers le futur 2, Le cinquième élément, Akira, etc. Ne voulant sans doute pas s’arrêter en si bon chemin, les réalisateurs se permettent aussi des passages pompés sur Terminator 2 ou carrément un petit plagiat d’E.T. particulièrement incongru, avec ce plan des héros passant devant la lune ! En résumé, le script ne tient guère la route, conséquence de réécritures multiples, de changements d’orientation et, surtout, d’une volonté mercantile de coller aux gros succès récents (voire même plus ancien) du cinéma américain.

Peu d’explications seront données à tout ce fatras, d’autant que certaines séquences paraissent absurdes ou dénuées de logique et qu’il parait bien difficile de suivre cette intrigue à la fois confuse et peu passionnante. Le final, pour sa part, se lance dans une surenchère d’action voulue spectaculaire, multipliant les explosions, les combats et les fusillades, avant une fin abrupte, mal expédiée et absolument pas convaincante. Déjà handicapé par de nombreux défauts, The avenging fist souffre encore, pour ne rien arranger, d’effets spéciaux peu réussis, voire complètement ratés. Les scènes spectaculaires en grand angle ressemblent surtout à de mauvaises cinématiques de jeu vidéo, en particulier les courses de "skate board" volants très mal fichues. Quant au monstre principal, celui de la Red Dragon Army (!), il ressemble tout à fait à une bestiole issue de « Doom » ou de « Nightmare Creature », des jeux réalisés voici…bien longtemps !

Reste heureusement le casting, lequel s’avère de premier choix, du moins sur papier car malheureusement, les acteurs jouent globalement très mal. Yuen Biao (Dragons forever, The iceman cometh) peut à la rigueur faire illusion dans le rôle de Thunder, un type ayant subi un lavage de cerveau et devenu une machine à tuer. Mais Sammo Hung, partenaire de Jackie Chan et vedette du cinéma martial chinois (Pedicab driver, Prodigal son, S.P.L.) n’arrive vraiment pas à rendre son personnage de flic maudit (il sait l’heure de sa mort !) attachant. Quant à Roy Cheung (City on fire, The big heat), incarnant le méchant en chef nommé Combat21, il sur-joue péniblement et en rajoute une louche dans le registre du cinglé mégalomane, lequel ricane de manière plus ridicule que menaçante. Du côté des petits jeunes, élément indispensable à la réussite d’un métrage avant tout destiné aux adolescents, c’est la consternation tant cette fine équipe (ou nous retrouvons Wang Lee Hom, Cecilia Yip, Ekin Cheng, Stephen Fung et quelques autres) se distingue par un jeu exécrable, encore aggravé par des chansons canto-pop particulièrement mielleuses et déplacées.

Le naufrage est complet avec des combats ultra câblés, accélérés à l’excès et, surtout, fort peu innovants à présent que ce style de chorégraphies est devenu la norme partout dans le monde. Corey Yuen nous a déjà offert des affrontements d’une qualité largement supérieure mais semble ici n’offrir que le minimum syndical, comme si, lui non plus, ne croyait pas vraiment au potentiel du métrage.

Musique ringarde, réalisation au mieux appliquée, interprètes « prestigieux » mais ici particulièrement médiocres, effets spéciaux déjà dépassés et visuellement très laids, combats tout juste passables, romance conventionnelle et avalanche de naïvetés pénibles, The avenging fist s’avère une véritable catastrophe, un ratage rarement vu ! A éviter !

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