Critique de film

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Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin

"Big Trouble in Little China"
affiche du film

Les aventures du baroudeur Jack Burton à Chinatown, où règne le terrible sorcier Lo Pan. Celui-ci pense pouvoir retrouver son enveloppe charnelle grâce aux beaux yeux verts de Miao Yin, délicieuse Chinoise fiancée à un ami de Jack...

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Trailer - Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin - "Ready ? I was BORN ready."
Par : Romain Mollet

Les Aventures de Jack Burton... est le dixième long-métrage du Maître du Fantastique John Carpenter, et marque la troisième (sur quatre) collaboration avec l’acteur Kurt Russell, plus connu en tant que Snake Plissken dans la saga du même metteur en scène.

Ici, il abandonne l’horreur et la science-fiction pour s’atteler au film d’aventure à gros budget, multipliant les références aux westerns ou aux films d’arts martiaux...Malheureusement, le métrage fait un bide retentissant à sa sortie, et Big John voit les portes des Studios se fermer devant lui.

Kurt campe donc ici, (et avec plaisir, ça se sent), un aventurier beauf débordé d’amour pour son Poids-Lourd , le Pork-Chop-Express (habilement traduit par le Trans-Porc Express dans la version française), et qui va se retrouver malgré lui dans une trépidante histoire de résurrection d’un Maître du Mal Chinois maudit en plein cœur de Chinatown, où il devra sauver (avec des compères asiatiques) deux amours aux yeux de Jade... Voilà en gros pour l’intrigue principale du scénario de Gary Goldman, David Z. Weinstein et W.D. Richter qui, du début jusqu’à la fin, nous entraîne dans un univers asiatique, certes stéréotypé, mais ô combien délirant, comme le prouvent les incessantes acrobaties des "Trois Tempêtes", guerriers invincibles aux pouvoirs surnaturels qui vont bien donner du fil a retordre à Jack.

Mêlant habilement fantastique, humour (certaines répliques sont juste inoubliables) et action en tout genre (fusillades, combats d’épées, combats à mains nues), le film permet de découvrir une photographie et des décors qui ne sont pas sans rappeler ceux des Indiana Jones (en moins éloquent toutefois), des effets spéciaux certes tout à fait corrects pour l’époque, mais désormais assez vieillis (comme le maquillage d’un des mystérieux monstres) et surtout l’interprétation remarquable de James Hong en Lo Pang (le fameux Mandarin du titre VF de l’œuvre), qui prouve encore une fois que Carpenter sait parfaitement diriger ses acteurs dans les rôles de "bad guys" (on l’a constaté avec Halloween, Vampires, ou même avec le Duc de New-York 1997 !).

Plus que tout, Big John livre ici une véritable leçon de mise en scène, il parvient à créer une ambiance sinisée telle qu’on en oublie que l’histoire se passe toujours aux Etats-Unis. Le dernier quart d’heure se révèle être un véritable défouloir, jouissif et maitrisé, comme rarement on en voyait à l’époque.

Un petit bijou du cinéma d’aventure, parfois trop sous-estimé, qui marque un tournant dans la carrière du metteur en scène : si son univers visuel semble de plus en plus abouti, John Carpenter vient pourtant de connaître son premier gros échec commercial.


Critique de Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin - Russell plus que jamais dans les griffes de Carpenter
Par : Quentin Meignant

Après s’être attaqué à de nombreux genres (SF avec La Chose, slasher avec Halloween, épouvante avec The Fog, post-apo avec New York 1997), le Maître John Carpenter éprouva le besoin, au beau milieu des 820’s, de s’attaquer à des œuvres grand public, ce qui lui valut notamment de réaliser Starman. Deux ans après ce succès, le cinéaste revint avec Les aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin, aka Big Trouble in Little China, métrage qui ne convainquit pas la cible visée et qui se prit une claque monumentale au box-office, les producteurs n’entrant même pas dans leurs frais. Œuvre inclassable tant elle aborde différents genres chers au réalisateur, Les Aventures de Jack Burton (…) suit le périple de Jack Burton et son ami Wang Chi dans un Chinatown mystique et aux mains du sorcier Lo Pan. Le premier cherchant son camion et le second sa fiancée, une lutte terrible s’engage avec, pour seul objectif, la survie des gentils et l’éradication des méchants.

Profitant d’un sujet pour le moins étonnant, Carpenter entame son métrage en lui instillant d’emblée un caractère fort sympathique. D’un début assez narratif, basé essentiellement sur les dialogues, le cinéaste parvient à ériger un mythe, Jack Burton, héros contemporain sans peur et (presque) sans reproche. Evoluant dans les bas fonds asiatiques, vieux baroudeur expérimenté s’étonnant malgré tout d’une culture qu’il cerne assez mal, le héros s’impose d’emblée comme le centre à part entière du récit. Incarné à merveille par un Kurt Russell des grands jours, de surcroît habitué aux délires carpenteriens, le personnage central se lance dans une aventure aux facettes multiples.

Triades chinoises, sorcier, fantômes, combattants aux aptitudes incroyables, les adversaires du héros sont nombreux et offrent, chacun à leur tour, une dose importante de spectacle. La multiplicité des protagonistes nuisant néanmoins à la cohérence de l’ensemble, le spectateur se retrouve vite devant un ensemble grand-guignol certes distrayant mais bougrement difficile à assimiler. Dès lors, il ne reste plus qu’à se délecter des facéties et du jeu d’acteur impressionnant de la plupart des personnages, tandis que Carpenter se livre à un déferlement de bons mots, tous plus jouissifs les uns que les autres. L’intrigue, passant quelque peu inaperçu du fait de sa complexité, se rappelle néanmoins lors d’un final longuet mais spectaculaire à souhait.

Film d’aventures totalement débridé, Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin verse plus qu’à son tour dans un grand-guignol savoureux. Distrayante, l’œuvre la plus atypique de Carpenter fait la part belle aux répliques cultes et offre une occasion supplémentaire de revoir Kurt Russell dans un rôle à la hauteur de son talent.

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