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BACK TO THE FEATURE

23 juin 2010 | Par : Quentin Meignant

Paul et Rich Terenzi (Killer Klowns from Outer Space)

Après s’être attaqué durant quelques années aux effets spéciaux de quelques œuvres de genre, telles que Flicks ou Critters, les frères Chiodo décidèrent de se mettre à leur compte et de proposer un véritable film-concept durant l’année 1988. Avec Stephen derrière la caméra et lui-même ainsi que Charles et Edward au script, ils livrèrent le désormais légendaire Killer Klowns from Outer Space, métrage dont toute l’originalité est exprimée dès la lecture du titre.

Possédant le statut d’œuvre culte auprès de nombre de spectateurs, le film des frères Chiodo prend place dans une petite ville américaine où une vive lueur est aperçue dans le ciel, avant avant que celle-ci ne s’écrase sur le sol quelques secondes plus tard. Une météorite semble avoir atterri dans le bois voisin. Pourtant, sur place, les curieux ne trouvent qu’un immense chapiteau multicolore qu’ils n’avaient alors pas encore vu. Ce qu’ils ignorent, c’est que ledit chapiteau cache en réalité un vaisseau spatial et que les pensionnaires sont de vilains clowns extraterrestres tueurs…

Outre les différents personnages hilarants qui peuplent la bande, tels que l’agent de police borné qu’est Curtis Mooney, incarné par l’excellent John Vernon, la bande brille surtout par l’avènement de deux héros hors-normes, les frères Terenzi qui, tout au long de l’aventure, feront avant tout étalage de leur bêtise naturelle ainsi que d’une couardise à toute épreuve.

Qui veut goûter nos bonnes glaces ?

Déboulant dans Killer Klowns from Outer Space tel le cauchemar de tous les couples, les Frères Terenzi font intrusion dans la vie sexuelle débridée d’adolescents s’adonnant à des activités lubriques dans le parc de la ville. Les deux frères, appelés Rich et Paul, trouvent en effet opportun de venir déranger les jeunes gens en plein ébats pour leur proposer leurs merveilleuses ( ?) glaces.

Cette proposition ne rencontre bien évidemment aucune adhésion et Rich et Paul sont canardés de détritus et de canettes de bière à peine entamées. Ainsi se résume leur existence : celle de deux sympathiques loosers ne comprenant visiblement pas grand-chose aux us et coutumes de leurs contemporains.

Ils font d’ailleurs office de véritables légendes au bureau de police tout proche, l’hargneux agent de police Curtis Mooney se souvenant sans problème des 400 coups auxquels se sont livrés les frères durant leur jeunesse, eux qui étaient habitués aux situations plus que scabreuses.

C’est sans doute ce manque d’amour de la part de la gent policière (mais aussi sûrement du corps professoral) qui a conduit Rich et Paul à louer un camion de glace et à tenter de gagner leur vie (presque) comme tout un chacun.

Dragueurs de pacotille

Les échecs des frères Terenzi ne s’arrêtent pas au domaine professionnel puisque les deux inséparables sont aussi loin d’être des canons de beauté. Dès lors, ils essaient maladroitement d’entraîner quelques jeunes filles dans leurs filets mais sans vraiment de succès.

Ainsi, le congélateur de leur camion est littéralement pillé par deux grosses dindes sans pour autant que celles-ci ne daignent leur offrir une petite gâterie en retour. Il en va naturellement de même avec de clowns extraterrestres femelles (ou transsexuelles, allez savoir ce qui se cache en dessous de leur déguisement) qui, pourtant, auraient pu constituer des mets de choix pour deux zigotos du calibre de Rich et Paul.

Dès lors, ces derniers sont depuis des années sur la piste de tout ce qui porte des seins et une petite culotte, reprenant presque à leur compte la célèbre phrase de Michel Blanc : « On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher ».

Gaffeurs devant l’éternel

Nullards au possible, les deux frères enchaînent bien entendu les boulettes et les gaffes en tout genre, ce qui sert bien entendu les frères Chiodo, auteurs d’un script à la base assez plat, un brin gonflé par les péripéties enchaînées par les deux personnages pourtant secondaires.

Ainsi, outre le fait qu’ils soient canardés dès le début par les jeunes en rut, les Terenzi ont du mal à manœuvrer leur précieuse camionnette, au point que celle-ci ne se mette à dévaler les rues toutes seules, faute de frein à main. Cette situation délicate, qui aurait pu coûter la vie à quelques mômes en manque de fraîcheur, se termine comme il se doit contre un mur, une véritable habitude pour les deux frères.

Les situations scabreuses vont de la sorte de paire avec les chamailleries de frères toujours enclins à prendre la mouche et à se dire leurs quatre vérités, le tout dans le micro de leur camionnette, histoire que le voisinage en profite.

De redoutables ennemis

Comme bon nombre des habitants de la ville, à commencer par les membres de la police municipale, Rich et Paul ne croient pas en l’existence de clowns et se permettent même de se moquer de leur vieil ami Mike lorsque celui-ci leur annonce l’existence des malfaisants extraterrestres. Hurlant à tue-tête « Appel à tous les clowns, c’est Jojo qui vous parle », les deux frères font presque preuve d’un second degré intéressant… avant de déchanter et de se rendre à l’évidence : les envahisseurs existent bel et bien !

Dès lors, c’est à une véritable déferlante d’horreur à laquelle vont assister les deux frères face à de redoutables ennemis suréquipés. Planquant les cadavres dans des barbes à papa géantes avant d’en sucer l’essence par le biais d’une gigantesque paille, les clowns sont dotés d’une technologie époustouflantes.

Entre les fusils à pop-corn (qui se transforme par la suite en sorte de bébés clowns), chien en ballons extrêmement hargneux et gadgets du même acabit, il semble que leur pérennité soit assurée et que la disparition de la population de la petite ville soit totalement acquise.

C’est (heureusement) sans compter sur la bravoure bien involontaire des Terenzi.

Y a-t-il deux bouffons pour sauver la ville ?

Enfin conscients de la dangerosité des clowns extraterrestres, les Terenzi se lancent à leur poursuite dans le parc d’attraction où est désormais planté le chapiteau de l’ennemi. Accompagnés de leur ami Mike et du policier Dave, les deux frères font néanmoins preuve de la légendaire couardise qui leur est propre bercée d’une douce inconscience spécifique aux simples d’esprits.

C’est ainsi qu’ils tombent bien involontairement dans un piège dès leur entrée dans le chapiteau et disparaissent de la circulation pendant quelques temps, bien soignés qu’ils sont sans doute par les deux clowns femelles (leur ont-ils fait leur affaire ? Ceci est une autre histoire…)

Ils réapparaissent bien à propos lorsque le trio de survivants se retrouve piégé au sommet de l’une des attractions du chapiteau, totalement assignés par les clowns armés jusqu’aux dents. En défonçant, l’une des parois du vaisseau extraterrestre, les Terenzi créent une diversion grâce à leurs chamailleries, ce qui permet à Dave, Mike et Debbie de rejoindre la camionnette des sauveurs.

Malheureusement, celle-ci est prises pour cible par le clown en chef, sorte de monstre proche dans ses cris du T-Rex de Spielberg mais se résumant simplement à un pantin géant. Si le trio à peine sauvé décide de quitter le véhicule, les Terenzi restent à l’intérieur car « ils l’ont loué et ne peuvent pas perdre la caution ». Malmenés par le monstre, sorte de « boss final » de l’aventure, les Terenzi finissent par exploser avec leur camionnette…

Froid salvateur

C’est sans compter sur le trait de génie de Rich et Paul (une fois n’est pas coutume !) qui, lors de l’attaque du chef des clowns, pensent à aller se réfugier dans le congélateur de leur camionnette, seule pièce capable de résister à l’explosion de l’engin.

Lors de la destruction du vaisseau spatial des clowns en plein décollage, ils sont catapultés avec Dave, resté sur place pour lutter, et retombent juste devant Mike et Debbie, enfin accompagnés des renforts.

Ce sauvetage in extremis n’empêchent pas les Terenzi de se mettre mutuellement les points sur les i et de procéder à un nouveau règlement de compte verbal et fratricide.

Resté dans l’ombre

Si John Allen Nelson et la légende qu’est John Vernon, les deux interprètes des policiers de l’histoire, peuvent se targuer d’avoir fait une énorme carrière, ce n’est pas vraiment le cas des deux comédiens ayant accepté le rôle des Terenzi.

Ainsi, Peter Licassi, qui incarne Paul, a simplement participé à quelques épisodes de la bien connue série Santa Barbara à la fin des 80’s, tandis qu’hormis de furtives apparitions dans Santa Barbara, Three Fugitives, de Francis Veber, et une autre série mineure, la filmographie de Michael Siegel est à peine plus enviable.

Pourtant, malgré une présence scénique en dents de scie, on aurait très bien pu imaginer les deux comédiens constituer un duo de comiques capables à eux seuls de faire vendre quelques copies d’œuvre pourtant mineures.

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