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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

23 juillet 2009 | Par : Chroniqueurs

Entrails of a beautiful woman

Par Nicore

L’œuvre

Après son Entrails of a virgin mélangeant ouvertement érotisme osé et horreur gore, le réalisateur japonais Gaira reprend cette même formule pour ce Entrails of a beautiful woman mais avec cette fois-ci une intrigue plus consistante qui rend le métrage moins superficiel que son prédécesseur mais tout aussi fou et même plus troublant par un aspect global plus sérieux.

Pitch à gore

Le script suit le calvaire d’une demoiselle enlevée par un gang de yakuzas qui finit par se donner la mort après avoir subi des sévices sexuels, poussant la jeune doctoresse qui l’avait recueillie à chercher à se venger de ses bourreaux.

Gore à gore

L’aspect ouvertement sanglant du métrage est presque essentiellement concentré dans la seconde partie du film avec l’arrivée de ce monstre qui décime les yakuzas dans la violence. Ce qui nous offre entre autres une séquence au cours de laquelle un des voyous a la tête sectionnée dans son milieu de manière très graphique.

Autre séquence surant laquelle une femme est obligé de sucer le membre denté avant de se faire pénétrer par la chose qui lui perfore finalement le ventre pour ressortir à l’air libre lors d’une scène extrêmement graphique et volontaire.

Sang pour sang

Après une petite séquence d‘introduction sans réel intérêt suivant un homme attablé dans un restaurant en train de se goinfrer, nous retrouvons un chef de gang yakuza, en compagnie de ses sbires auprès d’une demoiselle qu’ils séquestrent pour un obscur motif lié à la sœur de celle-ci, vendue en Afrique et qu’ils ont fait venir à eux en lui jouant un tour, réparant ainsi l’erreur de l’un des hommes présents. Rapidement, la jeune femme, vierge, subit les derniers outrages par un gaillard tatoué avant de se faire injecter une drogue appelée "Angel rain" qui la transforme en une véritable nymphomane.

Malgré un caractère assez confus du fait d’explications trop vagues quant au motif de l’enlèvement de cette demoiselle (la vraie raison est évoquée plus tard), cette entame du métrage reste efficace et bien sordide dans l’agencement de ce viol en réunion qui, s’il n’est pas vraiment violent, reste quand même dérangeant. Et malgré les recommandations du chef, la captive réussit à s’échapper et trouve refuge dans une clinique où Yoshimi, une jeune doctoresse, prend soin d’elle et écoute son histoire, mais qui ne peut pas intervenir lorsque sa patiente décide de se suicider. Visiblement émue par le sort tragique de sa protégée, Yoshimi se met en tête d’infiltrer le gang de yakuzas, en séduisant un des membres un peu naïf pour ainsi réussir à l’hypnotiser, et à le pousser à s’attaquer à ses collègues. Mais ce subterfuge n’échappe pas à la vigilance du chef yakuza qui s’acharne avec ses complices sur cette nouvelle victime, sans se douter que l’"Angel rain" la transforme épisodiquement en un monstre sanguinaire, armé d’un énorme pénis affublé d’une bouche dentée, qui fait le ménage en massacrant les yakuzas un par un.

Comme on peut le voir, le métrage n’entretient aucun rapport direct avec son prédécesseur, si ce n’est la présence d’un monstre s’attaquant au casting. L’intrigue est ici plus fouillée et avance de "vrais" personnages (notamment ce chef yakuza complètement immoral qui n’hésite pas à se montrer sadique envers ses jeunes victimes, avec bien entendu une préférence pour les violences sexuelles qu’il fait réaliser par ses sbires). Mais le réalisateur respecte son cahier des charges en trouvant de multiples prétextes à des scènes érotiques largement osées et flirtant même avec le hardcore (vive les ombres chinoises lors d’une fellation…), qui vont quand même assez loin en allant jusqu’à sous-entendre par exemple une sodomie forcée ou en plaçant plusieurs séquences de masturbation masculines ou féminines en plus des actes simulés mais exposés complaisamment devant la caméra. Mais ces différentes séquences érotiques viennent se mêler à l’intrigue globale de manière harmonieuse et peuvent presque paraître en partie justifiées par le sujet du film, qui s’attache ainsi à démontrer la violence des yakuzas, tout en moquant régulièrement de leur virilité ici souvent défaillante.

L’interprétation est assez convaincante dans un tel contexte avec des acteurs qui paraissent y croire un minimum, tandis que la mise en scène du réalisateur est sobre et n’utilise que peu d’effets pour arriver malgré tout à donner un rythme linéaire et alerte à l’ensemble. Les effets spéciaux sont globalement réussis pour les effets gore décrits qui brillent par leur tournure volontaire et graphique épatante, alors que la créature est quant à elle plus limite et montre parfois les contraintes d’un costume enfilé par un acteur.

Entrails of a beautiful woman assume complètement son aspect érotique volontaire qui sert une intrigue certes pas foncièrement originale mais limpide et graphique et parvenant à troubler sporadiquement son spectateur tout en avançant un monstre final bien délirant.

Trashothèque

Le film est disponible en DVD dans une édition en zone 1 grâce à "synapse Films" et en zone 0 par les bons soins de "Japan Shock Video" sous son titre alternatif de "Guts of a beauty".

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