BIFFF 2014

BIFFF 2014 - Belgian Film Day - Nos coups de coeur

Il y avait de la qualité dans et en dehors de la compétition...

Faire le Belgian Film Day est un véritable marathon pour les habitués du BIFFF. A peine couchés après une séance de minuit qui valait le détour (Go Goa Gone), il faut se faire violence pour arriver à 11 heures aux portes de la salle 2 pour découvrir ce qu’ont à nous offrir les jeunes talents belges. Mais que ne ferait-on pas pour rencontrer de véritables passionnés, souvent enthousiastes à l’idée de présenter leur oeuvre à un public averti comme celui du festival bruxellois ?

La séance a commencé, avec beaucoup plus de monde que les autres années, c’est important de le souligner, avec la première mondiale de Babysitting Story qui est en fait... notre coup de coeur principal. D’une facture certes très classique, le métrage parvient à s’approprier les codes du mythe vampirique tout en surprenant son monde à mi-parcours avec un twist intéressant. Le film de Vincent Smitz brille de surcroît par une narration peu conventionnelle et l’incarnation parfaite des jeunes Pauline Brisy et Julie Dacquin. Mention spéciale à Pierre Nisse qui fait lui aussi une apparition remarquée...

Les autres courts ne sont pas toujours à l’avenant point de vue qualité, mais certains se démarquent néanmoins, parfois au niveau de la mise en image, parfois en matière de sujet. Relevons notamment le WTF Titre indéterminé de Stéphane Papet, certes desservi dès son entame par un générique aux couleurs criardes, mais qui ne tarde pas à abonder en dialogues savoureux. Prrreüte, de Thierry de Coster, vaut lui aussi le détour grâce à son surréalisme et une image particulièrement travaillée. A l’inverse, Oculus, de Gianni Carella, souffre d’un manque de mise en scène mais son histoire, égrainée de manière assez classique, tient tout de même en haleine et s’en sort avec les honneurs. Voisins, de Christophe Mavroudis et de l’équipe MEFAMO que l’on ne présente plus, remplit bien entendu largement sa part du contrat comme nous vous l’avions déjà affirmé dans le focus que nous lui avions dédié (à lire ICI). L’équipe liégeoise a sans doute offert le meilleur moment de la séance de compétition hier.

Hors compétition, bien sûr, il y a avait comme chaque année un large choix et des oeuvres d’une très belle qualité. Si l’on relève bien entendu le délire 28 Joints Later de notre ami Emre Olcayto, qui a vraiment pété les plombs (ou plutôt les boulons) pour l’occasion, le Stock Exchange de Stéphane ’Quel Talent ! (’Et quelle ligne surtout !’) Everaert a fait office de mètre-étalon de la projection. Plutôt bien barré et doté de dialogues de qualité, le court ne laisse pas indifférent, à l’image de Le programme X.65E.S, de Thierry Uyttenhoven, qui, lui, peut mettre mal à l’aise. Partant de l’idée d’une mort obligatoire à l’âge de 65 ans, administrée par l’état lui-même, l’ensemble paraît presque virer à la pub "télé-secours" sur la fin et laisse donc un arrière-goût très étrange. Et que dire alors de Les voiles du partage de Pierre Mousquet et Jérôme Cauwe, l’oeuvre qu’il faudra sans doute le plus suivre dans les mois qui viennent tant son animation et son humour tranchent avec tout ce qu’il se fait à l’heure actuelle ?

La moisson est donc plutôt bonne cette année avec de vraies réussites (Babysitting Story, Voisins, Stock Exchange, Les Voiles du Partage) et des oeuvres étonnantes comme Prrreüte ou Le programme X.65E.S. En plein essor au niveau du public, le Belgian Film Day faisait donc partie de ces beaux moments du BIFFF cuvée 2014 et l’on se prend déjà à rêver d’une séance 2015 encore plus remplie !

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