BIFFF 2014

BIFFF 2014 - La folie de Nick Cassavetes

Une deuxième séance est prévue : à ne pas manquer !

Les organisateurs ont frappé très fort hier, dès le troisième jour, avec ce que l’on peut déjà considérer comme l’une des pépites du festival : Yellow. Présenté dans la compétition Septième Parallèle, le film de Nick Cassavetes suit Mary Holmes, une jeune femme que les événements de la vie ont rendu dépressive et accro aux anxiolytiques. La donzelle, en plus d’être bien fichue, joue aussi de ses charmes auprès de nombreux hommes sans en avoir vraiment conscience, se drogue à l’occasion et est surtout la mère de quatre enfants de pères différents. Mais sont-ce réellement des enfants ? Et cette autodestruction qu’elle met en place depuis des années à force d’avilissements est-elle vraiment la solution à ses problèmes ? Une introspection est de mise, mais il est peut-être déjà trop tard...

Plutôt habitué à nous servir des drames et des comédies romantiques teintées d’eau de rose, Nick Cassavetes avait été l’auteur d’un premier beau coup en tant que réalisateur en 2006 avec Alpha Dog. C’est d’ailleurs sur ce plateau de tournage qu’il a rencontré la magnifique Heather Wahlquist, jeune femme dont le physique se rapproche étrangement de celui de Melanie Griffith il y a une vingtaine d’années. Voir les deux actrices à la distribution de Yellow est donc plutôt réjouissant, d’autant que la parfaite direction d’acteurs aide le film à entrer dans une sorte d’osmose.

Pour preuve, Sienna Miller, qui n’a jamais vraiment brillé en tant que comédienne, prend une bonne part dans la réussite de la première partie avec un personnage torturé, victime du syndrome de la Tourette. C’est à ce moment, lors d’une mémorable bataille entre soeurs que l’on comprend où Cassavetes veut emmener le spectateurs : sur le terrain du déni, qui prendra pour l’occasion une forme hallucinatoire très fine. En partie basé sur une affaire d’inceste, fait glauque qui n’incite pas vraiment à la légèreté, Yellow donne pourtant lieu à des scènes cocasses voire totalement folles, comme ce repas de famille où Mary voit ses proches sous un oeil nouveau et, on peut le dire, bestial dans le sens le plus strict du terme. La magie du film prend son plein essor durant un final qu’il est impossible au spectateur d’imaginer, preuve que Yellow a bien sa place dans la compétition Septième Parallèle et mériterait sans doute d’y glaner l’une ou l’autre distinction.

Frais, intelligent et pétillant, Yellow est une pleine réussite bien servie par un casting quatre étoiles, qui se permet même d’utiliser Ray Liotta pour simplement... ouvrir une porte. Avec Heather Wahlquist comme arme de séduction massive, Nick Cassavetes fait mouche et l’on ne peut qu’en redemander.

A ce titre, Yellow est projeté une seconde fois dans le cadre du BIFFF le 18 avril prochain à 22 heures en salle 2 et il serait bien dommage de manquer pareille réussite...

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