BIFFF 2014

BIFFF 2014 - La réussite de l’humour hongrois

Heavenly Shift, l’une des petites pépites du festival...

Ils n’étaient sans doute pas beaucoup, les spectateurs qui attendaient impatiemment le hongrois Heavenly Shift, présenté dans la catégorie Septième Parallèle et diffusé sur l’écran de la salle 2 hier, sur le coup de 16h. L’autre film hongrois de la programmation, Aura, avait en effet été plutôt insignifiant et l’on se demandait bien ce que donnerait une comédie jugée "absurde" provenant de la même contrée.

Force est de constater après coup que ceux qui sont restés au bar pour s’enquiller des Trolls ont eu vraiment tort : Heavenly Shift fait en effet partie des plus belles réussites du festival jusqu’à présent et pourrait même titiller les jurés de la Compétition Septième Parallèle pour s’emparer d’un prix mérité.

Ce premier long métrage de Mark Bodzsar recèle tous les ingrédients d’une pleine réussite et étale dès les premiers instants une galerie de personnages à la caractérisation parfaitement ciselée. Du médecin véreux au déserteur qui découvre un nouvel univers underground en passant par un conducteur d’ambulance frappadingue, tout est mis en place pour donner lieu à une comédie de haut vol. Heavenly Shift suit donc Milan, déserteur de la guerre des Balkans, qui se retrouve à Budapest. Au détour d’une trachéotomie, Milan croise le chemin de deux cowboys paramédicaux, Kistamas et le docteur Fek, qui sillonnent les rues de la capitale toutes sirènes hurlantes, à l’affut de membres à recoudre. Avec son expérience, Milan qui a désespérément besoin d’argent afin de rapatrier sa blonde restée sous les bombes s’arrange pour rejoindre l’équipe. Par contre, pour ce qui est de leur partenariat avec les pompes funèbres, à coups d’euthanasies ponctuelles, on va peut-être attendre la fin de la période d’essai…

Avec un tel sujet, Heavenly Shift se devait de jouer dans la cour de l’humour noir, chose qu’il fait avec brio. Distillant au fil des minutes des situations plus cocasses les unes que les autres et quelques bons mots assénés notamment par un Roland Rába, qui campe le docteur Fek, au jeu impeccable, le métrage ne tarde pas à convaincre totalement. Doté de quelques enjeux romantiques (à distance), Heavenly Shift s’inscrit de suite dans le registre de la comédie, registre qu’il ne quittera jamais avec vingt minutes finales simplement hilarantes.

Récemment primé à Fantasporto (Prix du meilleur réalisateur, s’il vous plaît !), Heavenly Shift fait partie de ces réussites inattendues qui marquent la vie d’un festivalier et demeurent dans son subconscient durant de nombreuses années...

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