BIFFF 2014

BIFFF 2014 - The Raid 2 distribue les tatanes

Une des séances les plus attendues du festival a eu lieu...

Il y a deux ans ce cela, The Raid, de Gareth Evans, changeait à jamais l’univers du film d’action. Le BIFFF, qui fêtait alors son trentième anniversaire à Tour & Taxis passait à côté de l’occasion mais s’offrait cette année une séance de rattrapage au Bozar en proposant The Raid 2 : Berandal en avant-première.

Dire que la projection était attendue par les aficionados de l’événement est un doux euphémisme et, d’ailleurs, la salle était bien remplie pour rendre hommage à celui qui passe désormais pour l’un des cinéastes les plus doués de sa génération. Pourtant, le constat est clair : évoquer The Raid 2 dans les mêmes termes que son prédécesseur serait une erreur énorme, erreur répétée par les producteurs et distributeurs au cours d’une promotion qui nous promettait un ensemble totalement barré et bardé d’action.

N’en déplaise aux critiques américains, qui criaient au génie en annonçant une oeuvre encore plus rythmée et pleine que The Raid (à se demander s’ils ont vraiment vu le film ou s’ils se sont basés sur les extraits !), Berandal est tout sauf un pur actioner. Certes articulé autour de Rama, magnifique protagoniste principal du premier volet, le métrage de Gareth Evans lorgne plus vers les classiques en développant un véritable univers mafieux, fait de personnages stéréotypés, souvent très clichéesques, et de longs bavardages. Ces derniers sont néanmoins de la trempe des grands, badass et réalistes comme il se doit et surtout empreints d’une tension jamais mise de côté.

Cette tension se transfigure bien entendu au mieux lors de scènes de baston malheureusement trop espacées au fil de l’action. Une énorme bagarre dans la prison et un massacre dans un train parviennent à peine à tenir en haleine durant 1h30. Mais sa force, The Raid 2 va la puiser dans sa dernière heure où, enfin Gareth Evans étale à nouveau tout son savoir-faire en matière de mise en scène. La scène de course poursuite en voiture, malheureusement en partie éventée sur la toile avant la sortie du film (encore une fois une grosse erreur de communication), surprend par sa virtuosité et sa nervosité, poussée au paroxysme dans un final inattendu. Les massacres s’enchaînent ensuite, repoussant les limites de la bestialité du héros et permettant enfin au fan de base de The Raid d’y trouver son compte.

Loin d’être un ratage intégral, The Raid 2 : Berandal sera sans doute pour certains une petite déception, la faute à une promotion nous annonçant le grand retour des tatanes d’Iko Uwais et une Julie Estelle en grande forme. Si c’est réellement le cas pour cette dernière, le personnage central, qui entretemps a pris du bide, peut laisser le spectateur sur sa faim durant plus de la moitié du film. Mais accrochez-vous, le reste des événements en vaut la chandelle. Vivement The Raid 3 !

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