BIFFF 2015

BIFFF 2015 - The House at the End of Time

La claque venue du bout du monde...

Précédé d’une sacrée réputation acquise au gré des festivals du monde entier, La casa del fin de los tiempos a posé ses valises au BIFFF le temps d’une séance et se pose comme un candidat très sérieux à l’obtention du Corbeau d’Or. Provenant du Vénézuela (où il est d’ailleurs sorti voici déjà deux ans), le métrage d’Alejandro Hidalgo a en tout cas tout pour réussir malgré des atours de série B un brin fauchée.

Le metteur en scène, qui a aussi scénarisé la chose, avait en tout cas de la suite dans les idées au moment d’aborder son récit qui dépeint la vie de Dulce, une femme qui sort de prison après 30 ans de captivité suite au meurtre de son mari et à la disparition de son fils. Bien décidée à démontrer son innocence, elle est de retour dans la maison qu’elle accuse de tous les maux. Et ceux-ci ne tardent pas à resurgir.

Sacré l’an dernier lors du Screamfest, House at the End of Time est en tout cas de la trempe des très grands films mettant en scène une boucle temporelle avec brio. A l’image de l’inimaginable Timecrimes de Nacho Vigalondo, le côté SF en moins, Hidalgo maîtrise les moindres tenants et aboutissants de son récit et offre une oeuvre aussi complexe qu’effrayante. Car c’est avant tout cela qui fait le génie de son ensemble : à mille lieues de ce qui a été fait dans le domaine des voyages temporels, House at the End of Time instaure dès les premiers instants un sentiment d’effroi qui sera de mise tout au long de son déroulement. La complexité certaine de la chose passe donc aisément au second plan au vu du rendu angoissant à l’écran. Le traitement apporté par le réalisateur, fait de quelques jumpscare mais surtout d’une ambiance oppressante due à l’unité de lieu, permet donc à l’ensemble d’acquérir une stature autre, s’approchant clairement du film d’horreur pur et dur.

Le cul un peu entre deux chaises, House at the End of Time tire donc profit de ses diverses influences pour donner lieu à un moment aussi passionnant que palpitant, d’une intelligence rare. Une réussite qui mériterait, à tout le moins, d’être citée, ne fût-ce que pour une mention, au palmarès de cette belle cuvée 2015 du BIFFF.

Quentin Meignant.

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