BIFFF 2015

BIFFF 2015 - Le règne Kenshin

Un Vagabond fait la joie des festivaliers...

Véritable must de l’édition 2013, Rurouni Kenshin avait passablement enchanté l’assistance pour la première année au Bozar avec une projection comble en salle 2. Le célèbre Vagabond créé par Nobuhiro Watsuki a fait son retour par la grande porte dans les travées bruxelloises avec une double-programmation dans la magnifique salle Ciné 1.

Avant-hier, Rurouni Kenshin : Kyoto Inferno prenait en effet ses quartiers au BIFFF et le moins que l’on puisse dire est que ce second opus a passablement chauffé la foule, déjà présente en masse pour suivre la Fantastic Night. Il faut dire que tous les ingrédients nécessaires à la bonne tenue d’un film de haute volée étaient présents dans ce Kenshin 2 : combats aux chorégraphies impeccables, caractérisation des personnages au rasoir et héros plus que jamais porteur étaient de mise. Autant dire que l’excellent cinéaste nippon Keishi Ohtomo remplissait aisément sa mission, se laissant même aller à de nombreuses libertés scénaristiques salvatrices (il le faut vu l’abondance en détails du matériau de départ).

Ce second volet est à l’image de l’oeuvre originale de Watsuki, à la fois dense et ancrée à 100% dans la culture nippone d’un autre temps, tout en ne cédant pas aux sirènes de la facilité en resuçant purement et simplement le matériau de base. Le résultat s’avère être bluffant et bardé de rythme. Il n’en va pas exactement de même pour le troisième et dernier volet de la franchise, Rurouni Kenshin : The Legend Ends qui aborde le thème du vagabond avec plus de pragmatisme et qui semble nettement plus carré.

Prenant (trop) le temps de poser les balises de son final, Ohtomo en oublie presque ce qui a fait le succès des deux premiers volets, à savoir une action quasi permanente agrémentée de touches très importantes concernant la caractérisation des personnages. Dans cette troisième oeuvre, il semble que ce dernier élément prime sur le rythme et The Legend Ends semble donc beaucoup plus long, notamment dans la mise en place de son intrigue. Le résultat est néanmoins loin d’être mauvais avec quelques séquences très émouvantes et, surtout, un long combat final très spectaculaire. Ce dernier est néanmoins sapé par une dernière scène aussi longuette qu’inutile qui vient renforcer ce petit sentiment de déception présent depuis le début du film.

En programmant les deux derniers volets de Rurouni Kenshin en deux jours, les organisateurs du BIFFF ont néanmoins fait mouche, touchant forcément les fans au coeur et offrant aux autres une chance de vibrer au son des sabres et de plonger dans une reconstitution d’époque parfaitement maîtrisée.

Quentin Meignant.

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