BIFFF 2018

BIFFF 2018 - La VR au cinéma, qu’est-ce que c’est ?

En ce mois d’avril 2018, le cinéma VR est pour la première fois présenté au BIFFF. Ce fut d’ailleurs le cas dans différents gros festivals ces dernières années et notamment aux Etats-Unis ou à Sitgès, où les festivaliers ont en effet pu découvrir les joies de ce cinéma 3.0.

Bien que le concept de cinéma 3D existe depuis des décennies et n’entraîne vraisemblablement l’engouement espéré, la réalité virtuelle quant à elle inspire beaucoup plus de sociétés de production qui voient en elle une potentielle révolution dans l’univers du cinéma tel que nous le connaissons. L’industrie du X – souvent en avance pour ce type d’évolution – l’a d’ailleurs très bien compris en investissant un gros paquet de billets verts dans l’aventure, à l’instar de certains professionnels de la santé (en effet, certaines mises en situations VR peuvent déjà être utilisées pour soigner des pathologies telles que le vertige ou autres phobies).

Le coût de réalisation étant bien plus élevé que pour le cinéma traditionnel, il n’existe pas encore de longs métrages de ce type (de plus, la génération actuelle de casques VR n’offre pas encore le confort minimal pour permettre au spectateur un confort suffisant pour lui permettre de tenir pendant 90 minutes), mais certains experts estiment qu’à moyen terme verront le jours les premiers longs métrages d’horreur car, en effet, outre le X, quel genre de cinéma se prête-t-il le mieux à cet exercice d’immersion difficile que le cinéma d’horreur ?

A côté de cela, les cinémas qui voudraient diffuser ce type de films auront intérêt à avoir les reins solides car l’investissement en nouveau matériel risquerait d’être énorme.

Techniquement parlant, il est clair que la VR impose beaucoup plus de contraintes au réalisateur qu’une péloche traditionnelle. En effet, lorsque l’on filme à 360°, il est important de savoir où va se placer l’équipe technique vu qu’il n’y a pas de hors-champs. Les prises de son 360°, les effets de travelling, de zoom, de gestion d’équipe, de cascades sont autant de problèmes qui s’imposent tels de vrais arrachages de cheveux lors de ce type de tournage car n’oublions pas qu’il n’y a pas ou très peu de montage possible. Pour compliquer un peu le tout, il est déjà possible d’incruster par exemple des flash-backs lorsque, par exemple, le spectateur appuie le regard un peu plus longtemps sur un personnage : il est bien évident que ce flash-back est également en VR.

Un des gros avantages de cette technique cinématographique - qui en est encore à ses balbutiements - se situe dans le fait que tout deviendra possible pour un réalisateur. Une immersion totale dans un film d’horreur sera par contre à déconseiller aux plus sensibles.

Dans le cadre d’une conférence récente, il était expliqué que lors d’une simple mise en situation de funambulisme entre deux immeubles avec casque VR (le sujet devant marcher sur une simple ligne tracée au sol), seulement 10 % des cobayes arrivaient à vaincre leur peur et à effectuer cette traversée virtuelle normalement : bienvenue dans la Matrice.

Les films qui seront disponibles au BIFFF ne permettront pas d’effectuer des mouvements dans un espace défini (comme l’expérience du funambule), mais le spectateur assis sur un siège rotatif et muni de gears spécifiques et de casques audios pourra, par divers mouvements, explorer au mieux l’environnement du film qui lui est présenté.

Merci à Olivier Béguin, dont le film Hurricane Gangster sera accessible dans l’espace VR du BIFFF tous les jours de 14 à 23 heures, pour ses précieuses informations.

Article signé par Adam Korman.

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