BIFFF 2018

BIFFF 2018 - La pépite Ghostland

Du grand Laugier pour démarrer en trombe !

Oeuvre qui faisait partie des plus attendues du festival, Ghostland, le nouveau film de Pascal Laugier, a tenu toutes ses promesses et a permis au BIFFF 2018 de démarrer sur les chapeaux de roues. Qualitativement, on peut d’ores et déjà affirmer que le cinéma de genre français n’avait plus engendré une pépite pareille depuis... Martyrs, du même Pascal Laugier.

Ghostland, qui sort aujourd’hui dans les salles belges, suit Pauline et ses deux filles qui héritent d’une maison suite au décès d’une tante. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

Profitant d’une excellente mise en place, certes balisée mais ô combien appréciable, Ghostland ne tarde pas à entrer dans le vif du sujet avec quelques séquences aussi rythmées que violentes. La première partie de l’œuvre met donc déjà le spectateur à bout de souffle, tandis qu’il se dit que l’œuvre ne pourra guère tenir sur la longueur. C’est tout le contraire qui se passe avec une efficacité qui dépasse l’entendement puisque Laugier, à l’aide d’un rebondissement aussi inattendu dans son timing que dans son idée même, met à mal toutes les idées préconçues et redynamise une trame scénaristique qui semblait avoir déjà offert tous ses enjeux. Cela lui permet de mettre en boîte quelques scènes d’une violente sourde et à la limite du supportable, notamment dans une dernière partie simplement dantesque. Évitant le piège des rebondissements sans queue ni tête à la fin de son Ghostland, le cinéaste livre une petite merveille à déguster sans modération.

Par ailleurs, son casting est à l’avenant avec, notamment, une Mylène Farmer tout simplement bluffante, tant au niveau de sa prestation que de sa métamorphose physique. Ajoutons à cela une distribution impeccable pour les rôles de Beth et Vera et la coupe est pleine : ce film fera date dans l’Histoire du cinéma de genre français.

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
La Femme la plus assassinée du monde
2018
affiche du film
Trench 11
2017
affiche du film
Anon
2018
affiche du film
Flashburn
2017
affiche du film
Avengers 3 : Infinity War
2018
affiche du film
White Chamber
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage