BIFFF 2018

BIFFF ON STREAM - Ghostland

Samuël Tubez

La nouvelle œuvre martyrisée de Pascal Laugier est une plongée cauchemardesque solidement orchestrée. Le réalisateur s’amuse avec une certaine perversité à brouiller les pistes, avec la complicité de ses deux jeunes formidables actrices (et Mylène Farmer, convaincante). Home invasion brutal, film de maison hantée, drame psychologique, escapade fantasmée, Ghostland possède toutes ces notions, mais s’avère surtout être une œuvre unique qui n’appartient qu’à son auteur, dont la personnalité marque une fois de plus au fer rouge le cinéma de genre hexagonal. Et bordel, il en a bien besoin !

Damien Taymans

Passé une première demi-heure plutôt balisée, on se met enfin à... baliser. Ingénieux, le scénario nous balade en tirant sur des ficelles usagées dans un premier temps (le rêve, les hallucinations) pour mieux nous immerger par la suite dans le cauchemar que vivent les héroïnes. Coup de chapeau à Laugier pour sa mise en scène et aux comédiens pour leur prestation.

Quentin Meignant

Œuvre que l’on peut voir comme ultra-référencée, ce Ghostland se crée rapidement son identité propre grâce à l’imagination de Laugier. Un incroyable retournement de situation placé au bon moment et dont la thématique était inattendue, une violence sourde dans la seconde partie qui n’est pas sans rappeler la brutalité de Martyrs, ce film est tout simplement une petite bombe !

Benoît Levenkron

Dans une œuvre pleine de références, Pascal Laugier fait une nouvelle fois montre d’un talent et de capacités artistiques indéniables : puissant et surprenant à bien des égards, Ghostland s’impose comme LE meilleur film de genre français depuis Martyrs, dans un style beaucoup plus abordable.

Alan Deprez

Faux film de maison hantée mais vrai bijou de perversité, Ghostland brille par sa direction artistique (très inspirée) et par le talent de ses actrices, bien au-delà du plaisir de retrouver Mylène Farmer à l’écran, longtemps après le fabuleux Giorgino de son comparse Laurent Boutonnat. Le dernier Laugier multiplie les chausse-trappes au service de sa mécanique retorse, quitte à parfois forcer sur le mélange des réalités (je n’en dis pas plus, sous peine de plonger à pieds joints dans les spoilers). Il faudrait un jour se pencher plus longuement sur la fascination qu’a l’auteur de Martyrs pour les corps féminins suppliciés ; des visions qui traversent une bonne part de son œuvre.

Sébastien Brunclair

Sans aucun doute supérieur à Martyrs, Ghostland souffre d’une première partie au rythme ronflant qui risque de perdre pas mal de spectateurs en chemin. Cette tare sera vite excusée au vu de la mise en scène, sublime, et de la tension incroyable dégagée par sa seconde moitié (qui contient la meilleure partie de "1,2,3, soleil" jamais jouée). Pascal Laugier a réussi à faire oublier l’incident The Tall Man/The Secret et à regagner la confiance des fans de genre, et ça, c’était pas gagné d’avance.

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