BIFFF 2019

BIFFF ON STREAM - Iron Sky 2 : The coming Race

Damien Taymans

Le premier film de Timo Vuorensola reposait sur deux qualités : la conception visuelle assez étonnante malgré un budget pas pharaonique et le décalage créé par l’arrivée des Nazis sur la Terre du 21ème siècle. Dans cette deuxième fournée (expression galvaudée ?), on ne retrouve que la première donne. Scénaristiquement, Vuorensola compose un bordel sans nom et y fourre toutes des idées piquées çà et là qui l’ont visiblement marquées. Le film a eu le mérite d’amuser les spectateurs du festival ; nul doute qu’il ferait un flop ailleurs...

Samuël Tubez

Déjà peu enthousiaste face au premier opus, c’est avec appréhension que j’ai découvert cette suite sans queue ni tête ressemblant davantage à un fourre-tout irréfléchi qu’à un film. Vuorensola joue avec ses jouets (nazis, dinosaures, adeptes d’Apple) comme un gamin, et il appartient à chacun de décider de le laisser faire dans son coin ou de participer à la farce. Sauvons tout de même un Udo Kier en cabotinage automatique et des effets visuels pas si vilains vu le budget.

Roxane de QuiriniGIF

Panaché de What the fuck, Iron Sky 2 échoue un peu là où son prédécesseur avait cartonné. L’effet de surprise Nazi avait conféré au premier opus un accueil des plus remarquables. Encouragé par cette réussite, Timo Vuorensola s’est senti poussé des s’heil et n’a jamais imaginé qu’il pourrait faire un tel four (Pardon). Mais qu’à cela ne tienne, on se marre quand même un peu grâce à un public réactif et à quelques scènes très (trop ?) tirées par les cheveux. Le scénario est digne d’un schizophrène sous LSD mais on se laisse emporter dans cette vision psychédélique d’un futur peu joyeux (mais peuplé de dinosaures).

Sébastien BrunclairGIF

Idéal pour une séance au BIFFF (le public était chaud bouillant), Iron Sky 2 est un condensé d’humour mal dosé, d’idées trop nombreuses et pas forcément abouties couronné par une réalisation en dents de scie, où des décors et effets spéciaux honorables se mêlent à de la bouillie visuelle qu’on croirait sortie d’une production The Asylum. Restent la fougue de Timo Vuorensola et la motivation de son casting, qui rendent la chose un tant soit peu attachante. Mais ça sera non merci pour un numéro 3.

Benoît LevenkronGIF

Sold out pour cette suite attendue depuis huit ans et quoi de mieux que le BIFFF pour découvrir ce délire tout droit sorti de cerveaux dans lesquels il doit y avoir un de ces bordel monstrueux, du style « maladie des boyaux de la tête » pour paraphraser Coluche.

La présence de Udo Kier intronisé (par Monseigneur Le Prince Laurent siouplait) ayant déjà par ailleurs échauffé les esprits suite à un très loooooooonnng monologue dont ce sympathique teuton a le secret, il est assez difficile de dépeindre l’état de cette assemblée de folie lorsque le générique fut lancé

Il est clair que de très bonnes idées jonchent le métrage dont le côté loufoque parfois très drôle devrait plaire aux férus des Monty Pythons. Cependant, à force de vouloir en faire trop, Timo Vuorensola se perd dans beaucoup trop de délires farfelus qui font que l’ensemble -même si tout y est clairement assumé – tombe dans le piège du délire facile, lui faisant perdre ce que le premier opus avait apporté à la saga.

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