BIFFF 2018

BIFFF ON STREAM - La Femme la plus assassinée du monde

Samuël TubezGIF

Les séquences sur la scène du Grand-Guignol sont les moments les plus réussis de cette oeuvre plastiquement soignée (photo, décors, costumes, maquillages). Hélas, tout ce qu’il y a autour (l’intrigue policière, la relation amoureuse, la survie du théâtre) fonctionne nettement moins, à cause d’un manque de clarté (aussi bien dans l’écriture que dans le montage) et de tension. Heureusement, le talent et l’aura envoûtante d’Anna Mouglalis sont là pour maintenir l’attention.

Quentin MeignantGIF

Première mondiale très attendue, La femme la plus assassinée du monde ne tient malheureusement pas toutes ses promesses. Excellant au niveau formel, le métrage ne parvient néanmoins pas à réellement captiver et aurait dû se contenter d’être la mise en scène d’une pièce de théâtre à défaut d’être un véritable film de tueur en série. Mention spéciale, par contre, à la magnifique Anna Mouglalis.

Alan Deprez

Présenté en première mondiale (NB : Netflix y a placé des billes, donc pas dit qu’il ait la chance de sortir en salles...), La femme la plus assassinée du monde est d’une beauté renversante : la direction photo de Laurent Barès est magnifique, tout comme les costumes et les SFX de Jean-Christophe Spadaccini, qui frôlent la perfection. C’est dans la construction narrative que l’œuvre de Franck Ribière déçoit, puisque que de nombreux détails de l’intrigue sont flous et échouent à susciter la moindre forme de tension (voire même de suspense). Fort heureusement, le talent des comédiens sauve la mise, du très bon Niels Schneider (confirmant son potentiel décelé dans le génial Les rencontres d’après minuit) à ce filou de Pierre Nisse (dans un énième second rôle empreint de bizarrerie - il serait tout de même temps qu’on lui propose autre chose -), même si la sublime Anna Mouglalis porte presque le film à elle seule. Énigmatique et vénéneuse, comme à son habitude, elle irradie dans le rôle de Paula Maxa, diva torturée du Théâtre du Grand-Guignol.

Damien TaymansGIF

Si l’on prend un plaisir certain dans cette balade historique, notamment grâce à l’interprétation d’Anna Mouglalis, aussi éblouissante qu’en Coco Chanel ou en Juliette Gréco, le récit s’égare hélas dans son intention de développer une intrigue policière à la manière d’un Limehouse Golem. Ainsi, les multiples strates du récit (la relation avec le journaliste, les fomentations de Lorde, la survie du théâtre) se superposent sans que l’on saisisse clairement où veulent en venir les auteurs, perdus entre l’hommage au Grand-Guignol et un scénario de Nolan. Il n’en reste pas moins que cette "première" œuvre recèle d’innombrables qualités et qu’il devient urgent que les compères reprennent la caméra.

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