Critique de film

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Blackout

"Blackout"
affiche du film

Claudia doit se rendre d'urgence au chevet de sa grand-mère hospitalisée. Tommy est un petit voyou pressé de quitter la ville avec sa copine. Karl a des choses compromettantes à faire disparaitre de son appartement avant le retour de sa femme. Mais tous les trois vont se retrouver coincés dans un ascenseur en panne la veille d'un long week-end... Pas d'eau, une chaleur intenable et personne pour venir les secourir. Mais le pire est que l'un d'entre eux cache un terrifiant secret...

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Trailer - Blackout (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Blackout - Ascenseur pour les péquenots
Par : Gore Sliclez

Véritable fan du genre, le Mexicain Rigoberto Castaneda fait son petit bonhomme de chemin en réalisant des oeuvres mineures qui parviennent néanmoins à traverser l’Atlantique et viennent s’échouer discrètement chez nous on ne sait trop comment dans les rayons des supermarchés. Après une première œuvre (KM 31 : Kilometro 31) plutôt mitigée, le réal replonge dans le thriller avec cette histoire de serial killer bloqué dans un ascenseur en panne avec deux quidams qui ne se doutent de rien.

Le scénario, très mince, place très tôt le spectateur dans la confusion ne dévoilant pas tout de suite l’identité du meurtrier et avancant des indices peu subtiles pour le geek moyen à qui on ne l’a fait plus. À vouloir trop jouer sur les antagonismes sociaux des plus caricaturaux et truffant son film d’incohérences, Castaneda tue son intrigue trop tôt et par là même une grosse partie de son film. Mais c’est dans l’instantanéité que le réal démontre un certain talent, dans la gestion en temps réel de certaines scènes d’action et de tension adroitement reproduites à l’écran et rehaussées d’une très belle photographie malheureusement trop épisodique.

Appuyé par de bons comédiens comme Amber Tamblyn (golden globe pour Joan of Arcadia) ou l’inquiétant Aidan Gillen, le réalisateur mexicain instaure une tension réelle bien palpable qui monte crescendo et semble se sentir à l’aise dans les passages musclés de son film. Les diverses tentatives d’évasion de cet ascenseur maudit sont crédibles et éprouvantes pour le spectateur ce qui fait de la deuxième partie du film une réussite plutôt probante. Mention spéciale pour ce tueur complètement déjanté, adepte des jolies femmes autant que du bistouri dont il se sert admirablement dans une scène érotico-gore des plus réussies.

Peu subtil néanmoins, film aux traits trop grossiers que pour entraîner dans cette histoire l’adepte du thriller psychologique, Blackout est d’un classicisme sans surprise et sans éclat qui contentera la ménagère en manque de frissons ou le malheureux souffrant de la phobie des ascenseurs. L’auteur y aurait gagné en crédibilité s’il s’était contenté d’une approche psychologique plus approfondie plutôt que privilégiant les effets de style “hommage au genre” flirtant ainsi avec la série B. Un film pouvant être vu avec un seul hémisphère cérébral...

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