Critique de film

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Blue My Mind

"Blue My Mind"
affiche du film

Âgée de 15 ans, Mia est confrontée à un bouleversement écrasant qui remet en question son existence toute entière. Son corps change du tout au tout et, même lorsqu’elle tente désespérément de bloquer cette transformation, elle réalise bientôt que la nature est plus forte qu’elle.

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Trailer - Blue My Mind (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Blue my Mind - The Mermaid
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2018

Mia vient de débarquer dans un nouveau bahut et doit y faire sa place. Et comme elle sent qu’elle grandit, hors de question de se coltiner les nunuches : elle vise le clan des reines du bal, de celles qui fument clope sur clope et piquent du rimmel dans les boutiques. D’autant qu’elle vient de commencer son premier cycle menstruel et que tout a l’air plus ou moins normal : mal au bide, coulées sanguines abondantes et... des orteils qui tendent à se rejoindre. Mais bon, ça doit être normal...

Lauréat du Prix de la critique au festival de Zurich, Blue my Mind est une oeuvre qui explore la transformation physique et psychologique de son héroïne, plongée dans le grand bain de l’inconnu qu’est la puberté. Ce film de fin d’études de la Suissesse Lisa Brühlmann se pose comme une analyse de cette période trouble en utilisant le prisme du fantastique. Bien loin d’être accessoire, l’argument du surnaturel est diffusé par petites touches, disséminées au fil de l’oeuvre pour symboliser la lente mutation vers la maturité qui gagne la jeune Mia. Une mutation qui entraîne son lot d’expériences (découverte de la sexualité, ingestion de drogues) et de confusion sociale (l’appartenance à un groupe, le rejet du monde des adultes). Car Blue my Mind, avant d’être un film fantastique, est avant tout une étude de personnage comme l’illustre ce récit intimiste, uniquement centré sur son héroïne au mépris des autres silhouettes qui le peuplent et qui ne bénéficient au mieux que d’une caractérisation très simplifiée (le clan des bimbos reçoit son étiquette d’entrée).

La caméra portée explore sous toutes ses coutures la jeune Luna Wedler, ne s’encombrant d’aucune pudeur pour un portrait à la fois tragique et poétique de cet âge délicat. En ce sens, Blue my Mind se rapproche bien plus d’un Thirteen que d’un Ginger Snaps ou d’un Teeth. Ce qui implique un style plus ampoulé, plus contemplatif, géniteur de quelques longueurs. Poseur, le métrage semble donner autant de poids à sa mise en scène et à la beauté de ses images qu’au calvaire vécu par son héroïne, risquant de tomber dans la contradiction entre le fonds et la forme. En outre, on regrettera un manque de tension et de suspense, ce qui conforte le spectateur dans sa position de témoin inerte alors qu’il aurait pu se noyer dans cet océan de malaise en compagnie de Mia.


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