Critique de film

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Boar

"Boar"
affiche du film

Un groupe d'adolescents est traqué par un cochon sanguinaire...

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Trailer - Boar (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Boar - La chasse est ouverte
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2018

L’arrière-pays australien, ses terres arides et ses brassées de rednecks pétés à la gnôle prêts à dégommer à tout-va le cuistre qui aurait le mauvais goût d’empiéter sur leurs territoires. Mais il ne s’agit pas de la seule menace puisque, sur le continent, une faune des plus hétéroclite menace les aventuriers qui entendent s’éclater en terre inconnue. Le cinéma de genre aussie n’a jamais cessé de leur rendre hommage, à travers des péloches consacrées aux reptiles de toutes écailles (Komodo, Les Dents de la Mort), aux crocos à grandes mâchoires (Solitaire) ou aux squales affamés (Bait). Mais le coupe-gorges animalier de référence dans le pays des kangourous n’est autre que le sanglier depuis que le porc sauvage a été mis à l’honneur dans le film culte de Russell Mulcahy, Razorback.

Se risquant à la comparaison, Chris Sun ressort la créature des fourrés et lui lustre le poil, le gonfle de stéroïdes et taquine quelque peu le croupion de l’animal pour qu’elle se montre plus rageuse que jamais. Opération réussie... son sanglier mutant atteint une corpulence à faire pâlir une Ricaine accro à la malbouffe et s’offre un impressionnant charnier pour repaître le spectateur avide de corps déchiquetés et de membres éparpillés. Aussi généreux que dans son précédent Charlie’s Farm (une autre belle séance de minuit du BIFFF), le réalisateur australien exécute à tout-va de l’autochtone au touriste, du gros lard à la pépée atomique, du cabot au vieillard dans un rollercoaster dantesque. Et pour ne rien enlever au plaisir que représente pareille aventure, il s’est entiché d’une galerie de morituri détonante parmi lesquels on retrouve ce briscard de Bill Moseley (Devil’s Rejects), l’ineffable John Jarratt (la trilogie Wolf Creek) ou encore Nathan Jones, l’homme le plus fort du monde de 1995, qui s’époumone face à un adversaire à sa mesure.

Cerise sur le gâteau, Boar est le film de tous les défis pour son réalisateur, désireux d’ajouter le film de bestioles à sa filmo mais "pas assez riche que pour tâter du requin" puisque le sieur se permet de filmer sa créature sous toutes les coutures, jusqu’à l’exposer entièrement en plein jour juste pour qu’on se pâme devant les attributs de son monstre. Une audace qui révèle quelques petites faiblesses dans le design de la bêbête mais crédite encore un peu plus de sympathie à l’égard de cette série B qui s’assume pleinement.


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