Critique de film

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Bonnie et Clyde vs. Dracula

"Bonnie & Clyde vs. Dracula"
affiche du film

Quand des gangsters rencontrent des vampires...

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Trailer - Bonnie & Clyde vs Dracula (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Bonnie & Clyde vs Dracula - "Mais Vas-y ! Mords la fille à pleines dents, bordel ! "
Par : Wizzdumb

Encore un film indépendant, fauché comme le blé qu’ils n’ont pas, qui se veut original avec un titre accrocheur – pour ne pas dire racoleur, et qui d’ailleurs n’est pas sans rappeler l’inventivité de films pornos au contenu exsangue. Plus proche d’un « Pécas rencontre Rollin » que d’une symbiose burnée entre Arthur Penn et Coppola, Bonnie & Clyde VS Dracula est une farce potache entre potes, se contentant d’un borsalino et d’un banjo en fond sonore pour restituer l’atmosphère des années 30. Un minimum syndical et paresseux qui se voit réduit à néant dès qu’on pénètre dans le manoir du Dr Loveless, un ersatz pathétique d’Elephant Man en peignoir : son antre « terrrrifiante » tient plus d’un lupanar décoré par Lova Moor, son assistante Annabel est aussi crédible qu’un toaster en train de pleurer, et ses gadgets anachroniques (un collier électrique manipulable à distance, un parlophone et l’esquisse d’un répondeur téléphonique) prêtent vraiment à sourire lorsqu’on entend le banjo ingénu et la vieille Buick à manivelle dans la scène suivante.

Quant à la star incontestée des Carpates, on hésite entre un caméo et de la figuration à la va-comme-je-te-pousse en se rappelant soudain qu’il était dans le titre. Résultat : un alignement de plans avec du son et du blabla (définition actualisée du cinoche indépendant) pendant une looongue heure avant d’atteindre le fameux « VS » du film ! Alors, bon, on suit l’histoire bon gré mal gré avec un détachement qui se dispute à l’ennui profond, mais particulièrement efficace si l’on veut penser à une nouvelle recette du poulet basquaise ou si l’on s’est remis aux macramés.

Pour les effets spéciaux (spécieux, allais-je dire), le réalisateur Timothy Friend (coupable de Cadaverella) a particulièrement soigné le…son. Nul besoin de s’étendre sur des impacts de balle qui n’apparaissent pas sur les cadavres ou sur le morphing final, probablement réalisé sur un pachyderme IBM des années 80’.

Au rayon casting, on retrouve des marathoniens du bis, B, Z, tels que Tiffany Shepis (Tromeo and Juliet, Chainsaw Cheerleaders, Nightmare Man) en tarentule blonde sous XTC et Trent Haaga (Citizen Toxie : the Toxic Avenger IV, Killer Bicker Chicks, scénariste également de Deadgirl) en Clyde gominé qui serre les dents comme une victime de la turista.

Bref, un exemple typique de navet qui ne peut même pas prétendre au rang de nanar. Pourtant, une bonne idée ne coûte rien et – quitte à faire une panouille fauchée – autant lâcher complètement la bride et partir dans la gaudriole déjantée plutôt que de se prendre presque au sérieux et de se viander lamentablement. Imaginez un instant raconter une blague de Toto comme si vous déclamiez Phèdre de Racine. Vous y êtes ? Hé bien, voilà…


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