Critique de film

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Boogeyman 3

"Boogeyman 3"
affiche du film

Une étudiante, qui a assisté au mystérieux suicide de sa meilleure amie, croit que le Boogeyman se cache sur le campus...

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Trailer - Boogeyman 3 (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Boogeyman 3 - L’arthrose du croque-mitaine
Par : Wizzdumb

Le boogeyman est de retour ! Après une cure à l’arrière-goût platement slasher du deuxième opus, Ghost House – maison de production de notre cher Sam Raimi – remet le couvert avec cette troisième… euh… tentative en réinjectant du surnaturel dans le terrible croque-mitaine, recette qui avait fait ses preuves avec le… euh… semi bide du premier. Ça fait peur, hein ?
Pourtant, les premières minutes amènent d’emblée une saveur particulière, bien éloignée de ces brouets timorés d’étripages d’ados qui gangrènent le marché du DTV : le wagon du troisième volet est directement raccroché à la franchise avec la découverte du journal personnel du docteur Mitchel Allen (le Tobin Bell de la franchise Saw) par sa fille Audrey (Nikki Sanderson). Un bain moussant et une paire de nichons plein cadre plus tard (fait rarissime en ces temps sombres de l’omerta du téton), la voilà déjà en train de jouer à chat-bite avec monsieur Boogey, ce dernier ayant un avantage de taille : il peut se transformer en fumée de pot d’échappement à tout moment.

Ces prémices, de très bon augure, semblent annoncer une galette décomplexée qui ne s’encombrera pas de cautions psychologisantes au rabais pour se donner l’illusion de la profondeur. Et pourtant… Dès l’introduction de Sarah (Erin Cahill, décidément adepte des franchises du fond du panier, avec la quadrilogie des Power Rangers et bientôt à l’affiche du méga hardcore Beverly Hills Chihuahua : Viva la fiesta !) , l’héroïne qui s’apprête à crier et à courir pendant 90 minutes, on sent comme une odeur rance de déjà-vu. Voyez plutôt : une étudiante en psychologie (gloups), traînant derrière elle un surendettement tout aussi psychologique suite au suicide de sa mère (re-gloups). On commence à se demander si on n’a pas été victimes d’un guet-apens scénaristique, alléchés qu’on était par une intro trop efficace pour être vraie.

Et de fait, lorsque les hostilités commencent dans le dortoir d’Hammond Hall – à savoir l’assassinat d’Audrey par mister B. devant les yeux horrifiés de Sarah, meilleure amie du cadavre en devenir et unique témoin de cette strangulation surnaturelle – débute un autre match pour le spectateur : un interminable ping-pong d’opinions contraires sur le rationnel et l’irrationnel. Non contents d’expédier le deuil de Sarah comme s’il s’agissait d’un chien écrasé, les amis de cette dernière essaient de la ramener à la réalité : « le boogeyman n’existe pas, chérie ! ». « Mais si, il existe ! Je l’ai vu ! » rétorque la pauvrette. « Prends tes cachets et fous-nous la paix. On t’aime, tu sais. ». Et là, on vient de condenser vingt minutes. S’ensuit alors une plongée introspective à la sauce « et si je perdais la tête ? », tandis que l’objet de notre convoitise – à savoir les saloperies sanglantes du croque-mitaine – traîne péniblement en bordure du script. Mais, déjà que l’enflure se fait discrète, ses motivations s’embourbent dans des aberrations incroyables : alors qu’il est supposé s’attaquer aux pauvres hères qui ont le malheur de croire en lui – d’où la nécessité de faire un maximum de pub et d’optimiser ses charclages estudiantins -, l’andouille joue aux Duplo avec des réfractaires au mythe et s’amuse à planquer les cadavres. À ce stade là, on peut raisonnablement penser : what the fuck ??? Le boogie-wookie aurait-il perdu son mode d’emploi ? Cherche-t-il à faire passer la pauvre Sarah pour une folle ? Même pô. Essaie-t-il de gratter du rab’ de babillages psy parce que c’est un fan de ping-pong ? On dirait bien, car voilà Sarah qui revient à l’attaque pour avertir ses amis restants (la disparition des autres étant purement fortuite pour ces esprits éclairés) avec son slogan du jour : « Mais je vous dis qu’il exiiiiiiste !!!! ».
Bref, sans Sarah rien ne va, et le spectateur se met à avoir une pensée émue pour Jean-Michel Saive jusqu’au twist final où… euh… rien n’est expliqué.

C’est vraiment ballot pour le réalisateur Gary Jones (Mosquito, Spiders, Crocodile 2) car s’il ne s’était pas pris pour Bocuse avec son cheeseburger, on aurait pu vivre quelque chose ensemble : efficace dans ses scènes gore – malgré des effets CGI un peu radins et un bad guy ouvertement inspiré par la J-horror de Nakata et Shimizu -, il aurait mieux fait de rester sur les plates-bandes du slasher surnaturel brut de décoffrage et se lâcher la bride, au lieu de revoir la franchise de Freddy avec un manuel de psychologie pour les nuls sur les genoux.


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