L’IMAGE DU JOUR

CARRIE de Stephen King

24 février 2010 | Par : Chroniqueurs

Titre Carrie

Titre original Carrie

Auteur Stephen King

Année 1974

Genre Epouvante

Editeur Doubleday- J’ai lu

Année d’édition 1976

Note 8/10

Résumé

Depuis toute petite, Carrie a un "don" qui compense son physique peu avantageux. Il lui permet de déplacer des objets à distance... Ce don, qui avait disparu, refait surface, et Carrie a bien du mal à le maîtriser. Pourra-t-elle encore le maîtriser après ce bal, où elle a été invitée, elle, par le plus beau garçon de l’école ? Car cette invitation est peut-être bien un piège... piège qui risque de mettre Carrie très, très en colère...

Au début des années 70, Tabitha King découvre un début de manuscrit dans la poubelle de son mari, professeur d’anglais au lycée de Hampden. Elle lit le récit et, extrêmement enthousiasmée, elle va pousser son époux à l’achever et à le publier sous la forme d’un roman. Créant la sensation dès sa sortie, ce dernier deviendra le premier best-seller de Stephen King : Carrie.

Le roman plonge le lecteur au cœur d’une ville du Maine (lieu favori pour l’auteur qui place ses récits de manière récurrente dans cet état de la côté Est des USA), où vit Carrietta White, surnomée Carrie, une jeune fille très laide. Développant de manière extrêmement intelligente le caractère pathétique de l’héroïne, Stephen King fait subir à celle-ci les pires outrages psychologiques et les moqueries permanentes de ses camarades. De plus, la pauvre Carrie doit composer avec une mère hérétique et puritaine ainsi qu’à un don de télékinésie qui correspond à l’apparition, fort tardive, de ses premières menstruations.

Adoptant une narration assez fluide, King développe le sujet de la télékinésie de manière presque documentaire, le roman regorgeant d’extraits de journaux sur la télékinésie ou de diverses dépositions de différents personnages. Entrecoupant le récit à de maintes reprises, ces encarts offrent par ailleurs une profondeur assez impressionnante au thème abordé, l’œuvre semblant avoir été écrite par un écrivain rodé à ce genre de pratiques (ce qui n’est alors pas du tout le cas).

Si, parfois, ces encarts donnent lieu à une répétitivité inutile, la première partie du roman demeure fluide et offre l’occasion aux personnages d’être détaillés de fort belle manière (une habitude chez King), malgré un manichéisme certains à l’endroit de certains djeunz réellement diaboliques. S’imprégnant particulièrement de son époque (n’oublions pas qu’il est professeur d’anglais), King parvient néanmoins à dépeindre à merveille les relations adolescentes de l’époque, tel un observateur d’une société en pleine (r)évolution.

L’auteur n’oublie par ailleurs pas de forcer le trait quant à la vie triste et dénuée de tout attrait de Carrie avant de basculer dans la préparation de sa terrible scène finale, restée dans les annales du cinéma de genre, mais aussi du roman d’épouvante. Après avoir longuement préparé le terrain, King fait donc donc prendre à Carrie un virage à 180 degrés, entraînant le lecteur dans un véritable cauchemar mettant en scène la revanche d’une adolescente curieusement moins lisse. Si le traitement, soudainement démoniaque, apporté à cette dernière peut paraître un brin tiré par les cheveux vu la platitude de caractère dont elle avait fait preuve jusque là, le final du roman représente le premier grand pas d’un écrivain hors norme dans une univers horrifique qu’il ne cessera plus de faire vivre.

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