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CHRONIQUE DVD - Contagion

16 mai 2011 | Par : Damien Taymans

Blockbuster russe

Y a quelque chose de pourri au royaume de Russie. Un laboratoire secret dévolu à la création d’un virus mortel ne donne plus aucun signe de vie. Silence radio total. Comme les dirigeants ne désirent pas que l’affaire s’ébruite et que des informations compromettantes se mettent à circuler, ils décident d’envoyer sur place un commando de soldats qui s’était dissous quelques années plus tôt. Gudvin, à l’époque chef de l’escadron, est chargé de rassembler les ex-miliciens depuis reconvertis à une vie plus civilisée et de les préparer à affronter une mission potentiellement létale. Arrivée sur les lieux, l’équipée sauvage découvre que le virus s’est évaporé dans l’air et a muté, décimant l’entièreté des employés et que l’antidote qu’on leur a soumis avant leur départ s’avère désormais incapable d’enrayer la contamination de leurs pauvres enveloppes charnelles...

Une armada débarque dans des labos dont les travailleurs ont été exterminés par un virus particulièrement féroce ? Contagion laisse présager un ersatz soviétique de Resident evil avec son quota de gunfights et de combats de haute voltige menés face à une horde d’infectés enragés plutôt coriaces. Pressentiment renforcé par la bande-annonce vendant un actioner-SF extrêmement nerveux flirtant avec le genre horrifique. A l’écran, la réalité est toute autre. Mikhail Khleborodov, cinéaste issu du milieu de la pub et du clip, injecte une multitude de références au sein de son oeuvre : combats en slow motion inspirés de l’univers Matrix, déferlante de gunfights à la Doom, présente d’une bad girl au crâne rasé façon Alien 3. Références dont Contagion ne parvient jamais à se défaire si ce n’est dans la bouillie des genres auquel il s’adonne.

Car, avant de débarquer dans une simple galette sur nos terres et dans une version réduite (125 minutes), Paragraf 78 (titre original) est sorti en deux parties, à un mois d’intervalle, dans les salles obscures nationales. Le premier tableau sert de (longue) entrée en matière, explorant d’abord la dissolution du détachement militaire suite à une mutinerie des hommes envers leur chef abusif. Une fission qui débouche quelques années plus tard sur une mission : mandaté pour réunir le groupe, Gudvin (Yuriy Kutsenko, vu dans le diptyque de Bekmambetov Nightwach-Daywatch) démarche auprès de ses anciens camarades d’armes pour qu’ils acceptent de reformer un bataillon le temps d’une expédition grassement rémunérée. Cette étude de caractère assez laborieuse trouve sa justification dans le deuxième tableau, intitulé Paragraf 78 - Film vtoroy, durant lequel les soldats se retrouvent plongés dans l’antre du virus, condamnés à collaborer, malgré les nombreuses discordances et mésententes qui corrodent le groupe. Mission de reconnaissance achevée, informations relevées, cadavres empilés dans la chambre froide, les guerrilleros aspirent à retrouver leurs occupations première. Mais ce satané paragraphe 78 vient leur mettre des bâtons dans les roues. Celui-là même qui spécifie qu’en cas de contamination par un virus inconnu, les soldats bénéficient de 24 heures de quarantaine au bout desquelles, si leur état ne s’est pas amélioré, ils disparaitront dans une explosion volontaire... euh, pardon, un dommage collatéral accidentel.

Le dernier tiers de Contagion, nettement plus rythmé, compense tant bien que mal une phase d’exposition étirée à grand mal sur une bonne heure. A croire que "l’un des plus gros budgets du cinéma russe" (dixit la plaquette) ne pouvait proposer un spectacle digne de ce nom sans récupérer sa mise sur une entame plus axée sur le côté dramatique des personnages (à l’instar du roman originel d’Ivan Okhlobystin). Quelques scènes bien torchées, une troupe de gueules burinées aux répliques assassines, une badgirl plus burnée que ses co-équipiers mâles (voir la scène de la douche), l’arsenal de l’actioner bourrin est respecté à la lettre, ne manque qu’une menace extérieure ou une Milla Jovovich en robe rouge et bottes pour parfaire le tout.

Le DVD du film est distribué par Aventi en France et Paradiso Home Entertainment en Belgique

Commentaires

Significant ozone stages happen for two primary explanations. In addition to moths, cucumbers are handy in ridding ants, mites, wasps, and also other bugs.
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2 juin 2013 | Par rieroupanle1970

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