Critique de film

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Cabin Fever : Patient Zero

"Cabin Fever : Patient Zero"
affiche du film

Dans les Caraïbes, un bateau de croisière accoste près d’une île abandonnée… Un virus mortel fait alors son apparition et les plaisanciers sont contraints de trouver un moyen de survie avant que cet étrange maladie ne ronge leur chair et les extermine tous.

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Trailer - Cabin Fever : Patient Zero (2014)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cabin Fever : Patient Zero - Quoi d’neuf, docteur ?
Par : Damien Taymans

Né d’un vulgaire psoriasis, le concept infectieux à l’origine de Cabin Fever n’était pas supposé connaître pareille fièvre sur la durée. Eli Roth, son créateur, s’est d’ailleurs dédouané de cette poursuite en préférant produire d’autres projets plus ambitieux. Depuis, de l’eau contaminée a coulé sous les ponts et la franchise a glissé des mains de Lionsgate pour de petites productions qui espèrent avoir mis la main sur la poule aux œufs d’or en exploitant autant que faire se peut le filon en direct-to-video. Après la suite rigolarde signée Ti West, vérolée par ses propres géniteurs suite à de nombreuses coupes et remontages, une idée de préquelle est mise en chantier pour découvrir comment est née cette fameuse future pandémie. Audacieux, les producteurs actuels ambitionnent de sortir coup sur coup les deux parties de ce prologue à frais réduits (Cabin Fever 4 : Outbreak suivra).

Malgré un budget qu’on devine sensiblement équivalent à celui du premier film indé de Roth, les concepteurs sont parvenus à mettre la main sur le patient zéro, celui-là même qui a permis à cette fabuleuse décomposition de la chair de se répandre sur la planète et de déchiqueter les chairs d’une pléiade de jeunes éphèbes venus piquer une tête dans un lac entre amis ou taquiner le thon au bal de promo. La recette n’évolue pas d’un iota devant la caméra du cartooniste Kaare Andrews signataire jusque-là du lovecraftien Altitude et du segment futuriste V is for Vagitus de l’anthologie ABC’s of Death : une palanquée de cadavres en devenir entament une petite croisière à bord d’un plaisancier jusqu’à une île des Caraïbes et découvrent des tas de poiscaille défraichie sous l’eau avant de développer eux-mêmes le virus. Cabin Fever - Patient Zero ressemblerait à un slasher infectieux lambda si le développement scénaristique ne revenait ponctuellement sur les petites expériences de laborantins terrés dans un centre de recherches au cœur de l’île et dont les motivations sont douteuses. Ces deux fils rouges sont tressés laborieusement avant qu’ils ne s’entrecroisent dans un dernier acte assez peu inspiré mais riche en débauche gore. Le raisiné s’épanche alors par barils et les créatures creuses perdent de plus en plus de chair (un comble) à mesure que les minutes s’égrainent.

Globalement, ce troisième volet maintient son double cap (révéler les circonstances originelles de la contagion et plonger les mains dans les tripailles) mais s’avère si convenu scénaristiquement et bénéficie de si peu de soin au niveau de sa mise en scène qu’il ne peut relever le niveau d’une saga sans devenir. Les plus tolérants relèveront l’une ou l’autre séquence craspec (un cuni peu ragoutant, un combat final assez fendard entre assistantes médicales en lambeaux). Plutôt maigre comme consolation...


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