Critique de film

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Captain Marvel

"Captain Marvel"
affiche du film

Captain Marvel raconte l’histoire de Carol Danvers qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu d’une guerre galactique entre deux races extraterrestres.

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Trailer - Captain Marvel (2019)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Captain Marvel - Garder le cap
Par : Seb Lecocq

Tous les fans de Marvel le savent : c’est Captain Marvel qui va casser la bouche à Thanos. Ce n’est un secret pour personne et même Kevin Feige, une des grosses huiles derrière le Marvel Cinematic Universe (MCU), a balancé l’info très tranquillement. Par contre, Captain Marvel reste, pour le grand public qui compose 90% du cheptel de spectateurs, un personnage assez mystérieux voire obscur qui mérite donc des éclaircissement via un film introductif qui lui est entièrement consacré. On ne change pas une recette qui gagne, le métrage va rapporter des milliards, va baliser le terrain et fera office de longues expositions au marmoréen Marvel Endgame qui s’apprête à ravager les multiplexes dans quelques semaines.

Inutile de refaire tout l’historique de Captain Marvel et/ou de Carol Danvers, ce serait fastidieux et il y aurait besoin d’un syllabus de 300 pages pour tout compiler car dans l’univers du comics, les super-héros ont plus de vies qu’un chat, pour apprécier ce Captain Marvel pour ce qu’il est : un film du MCU qui coche avec plus ou moins de bonheur toutes les cases de ce qu’on attend d’une œuvre issue de cet univers. Ceux qui n’en attendent rien savent ce qu’il leur reste à faire : passer tranquillement leur chemin, les autres peuvent s’asseoir bien tranquillement avec leur bande de potes et un bon seau de popcorn car ce vingt-et-unième épisode de la merveilleuse saga initiée par Iron Man est calibré pour ça. Une intrigue typiquement origin stories sans surprises donc mais qui baigne dans un univers désormais connu et n’hésite pas à piocher dans plusieurs films précédents afin de se raccrocher aux branches de l’arbre Marvel pour apporter sa pierre au grand Tout et faire comme si tout cela était écrit dès le départ. On est ici dans le blockbuster tout ce qu’il a de plus commercial destiné tout autant (qui a dit « plus » ? ) à ramasser de la caillasse qu’à faire de l’art. Quand c’est fait avec autant de professionnalisme et de sens du divertissement, il faut savoir s’incliner.

Cap Marvel est du divertissement mondialisé totalement assumé et destiné pour ratisser le plus large possible. Comme toujours avec les sorties made in l’usine de Stan Lee, ceux qui adorent trouveront ça très sympathique et divertissant, ceux qui détestent (mais iront tout de même le voir pour être sûr parce qu’après une vingtaine de films, ils n’en étaient pas encore tout à fait certains), considéreront le résultat putassier et opportuniste. Le spectateur dépassionné et neutre trouvera que les deux ont à la fois tort et raison. Oui, Captain Marvel est opportuniste, ce qui ne l’empêche pas d’être divertissant en diable. Oui, Captain Marvel est putassier, ce qui ne l’empêche pas d’être sacrément sympathique. De par son rythme bien géré, sa durée relativement correcte pour un machin de la sorte, ses personnages, sa touche comédie totalement assumée et son esprit à la cool qui enrobe de sucre les deux heures de métrage séquences post-générique comprises.

Captain Marvel, c’est Carol Danvers ; Carol Danvers, c’est Brie Larson, très bon choix de casting qui apporte une dimension physique crédible à un personnage qui est pilote d’élite de l’armée américaine. Elle amène cette crédibilité, cette véracité qui fait qu’on la croit pilote, qu’on la pense capable d’exploits physiques, ce qui est un plus pour l’identification. Captain Marvel n’a pas besoin que quiconque lui explique quoi faire, au contraire, c’est elle qui agit et ne réagit pas. Le side-kick ici est Nick Fury. Un Fury un peu bancal situé entre celui que l’on connaît et le cliché très américain du side-kick noir rigolo délestant des vannes et détendant l’atmosphère avec son bagout et sa tchatche. Son duo avec le chat s’avère rigolo mais peut s’avérer un peu pénible sur la longueur. Le chat, Goose, joue d’ailleurs un rôle crucial dans cet épisode. Une grosse prise de risque scénaristique dans un film de cette ampleur quoi qu’à bien y réfléchir quand on connaît l’histoire d’amour entre les « geeks » et les félins, c’est plutôt un pari placé.

S’il marche indépendamment (bon esprit, scènes d’actions qui sortent du tout venant Marvel, passages comiques assez réussis, héroïne impeccable dans le cadre de son rôle), Cap Marvel a pour but de redéfinir quelque peu certains aspects du MCU tout entier et d’apporter un point de vue neuf sur certaines intrigues des précédents films via la guerre que se mènent les Krees et les Skrulls. Par ce biais, le duo de metteurs en scène apporte un point de vue politique sur des événements sociaux actuels ce qui, dans le cadre d’une telle production, est à signaler. On n’est pas chez Peter Watkins mais tout de même, certaines intrigues permettent un double niveau de lecture et abordent des problématique socio-politiques très actuelles. Histoire de montrer qu’on est peut-être chez Marvel mais qu’on peut avoir un regard sur le monde qui va plus loin que le bout du costume de Spiderman. Rassurons-nous, on est avant tout venus pour se divertir et se prendre sa dose d’action, de costumes, de de supers-pouvoirs et de tatane dans la tronche.

Ce vingt-et-unième film se place dans la moyenne haute de la saga grâce à une bonne humeur généralisée, une B.O. taillée sur mesure pour les grands trentenaires que nous sommes, la prestation de Brie Larson qui efface beaucoup de doutes et quelques clés scénaristiques intéressantes pour le passé et le futur de l’univers cinématographique Marvel. Tout est une question de point de vue et de réception, ce que certains trouveront éminemment sympathiques sera considéré comme puant d’opportunisme pour d’autres. Rien de neuf au pays de Marvel... quoi qu’à en voir certains hurler parce que leur petites habitudes de privilégiés sont très faiblement bousculées possède un petit côté pas déplaisant mais, faisant fi de tout ça, Cap Marvel garde le cap !

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