Critique de film

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Chain Letter

"Chain Letter"
affiche du film

Un meurtrier assassine des adolescents sitôt qu'ils refusent de continuer une chaîne d'emails...

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Trailer - Chain letter (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Chain Letter - Chienne de lettre
Par : Quentin Meignant
Tags : Slasher

« Internet, c’est dangereux ». Cette phrase, n’importe quel parent l’a déjà serinée à ses enfants et, dans Chain Letter, elle est plus vraie que jamais. Métrage dû au très prolifique réalisateur de séries Deon Taylor, Chain Letter suit en effet six adolescents aux prises avec une chaîne d’e-mails bien mystérieuse. Intitulée « Romps la chaîne et perds la vie », celle-ci est envoyée à un groupe d’ados, complètement accros à la toile, à Youtube, aux iPhone et autres joyeusetés du genre, faisant d’eux des jeunes somme toute tout à fait normaux. Mais voilà, lassés de recevoir le même mail, la chaîne est rompue et un tueur prouve aux djeunz qu’internet, c’est n’est pas si virtuel que cela…

Slasher au sous-texte on ne peut plus moderne, Chain Letter se plaît dès les premiers instants à faire le procès de notre société de consommation. A l’image de l’australien Wasted on the Young, le métrage de Deon Taylor s’attaque en effet à la technologie, de plus en plus importantes dans la vie de nos chères têtes blondes, en instillant d’emblée un caractère malfaisant à un outil désormais passé dans les mœurs : internet. S’il est certain qu’une telle critique peut être considérée comme « d’utilité publique », la maladresse avec laquelle le metteur en scène la développe laisse entrevoir le début d’un ratage complet. Désirant visiblement jouer dans la cour des grands en proposant une critique sociétale lourdingue dès un générique trop moralisateur, Chain Letter s’enfonce irrémédiablement dans la médiocrité.

Dès lors, même si la mise en scène de Taylor revêt une certaine qualité, notamment grâce à un éclairage fournissant à l’ensemble une certaine esthétique, le contenu même du film paraît définitivement aussi inutile qu’ennuyeux. Pourtant doté de séquences de meurtres plutôt appréciables (mention spéciale à la première mise à mort), l’arythmie et l’inégalité de l’ensemble, ajoutées à la médiocrité générale du casting, font de Chain Letter un ratage quasi complet.

Démontrant ses lacunes avec un final imbuvable et presque incompréhensible, le métrage de Taylor constitue une énorme déception après avoir fait preuve de quelques belles dispositions. Un sous-texte sociétal trop plombant, une narration trop moralisatrice et un casting extrêmement limité auront finalement eu raison d’une mise en scène plutôt convaincante.


Critique de Chain letter - Le chaînon manquant
Par : Damien Taymans

Les lettres à la chaîne, ces fameux pourriels qui inondent les boites mails et promettent de désastreuses conséquences à quiconque aurait l’outrecuidance de briser la chaîne de messages en cascade. "J’ai négligé d’en parachuter un à dix de mes contacts, témoignait encore hier ma voisine de palier. Résultat : je viens de recevoir l’intégralité des disques de Frédéric François." On ne badine pas avec la chance. Pas superstitieux pour un sou, Neil expédie pourtant une de ces "chain letters" à quelques-uns de ces contacts et les entraîne, sans le savoir, dans un engrenage mortel...

Créateur de bouses à la pelle, Deon Taylor (qui co-signa le redoutable slasher 7eventy 5ive avec son compère Brian Hooks) ne résiste pas à l’appel irrépressible de la création. Alors, pour ne pas passer pour un has been à l’aube de sa carrière, il concocte une nouvelle fresque horrifique avec, à peu de choses près, les mêmes ingrédients. A ce détail près que les spams remplacent les appels téléphoniques, Chain letter recycle peu ou prou un cadre similaire (une tripotée d’ados agaçants sont récoltés l’un après l’autre dans la moisson d’un technopathe accro aux chaînes) et abuse d’une esthétique clippesque, portée à son paroxysme par un recours systématique au montage frénétique et une accumulation d’effets de "style" outranciers.

Le métrage s’érige ainsi, au fil de son développement, en un contre-exemple parfait de la scène d’ouverture, construite et découpée avec brio, qui présageait un carnage suffisamment original et soft (la conclusion de la première séquence est reléguée hors-champ quand le reste de l’œuvre fournit en pâture au viandard sa livre de chair disséquée) que pour susciter l’envie de s’aventurer dans les rouages de cette machine macabre. A la chaîne surviennent ensuite des exécutions honteusement graphiques, selon un jeu de massacre rôdé au millimètre, sur lequel vient se greffer une dénonciation démago des dérives technologiques.

Lénifiant et pompeux, Chain Letter ne suffit même pas à rassasier l’amateur de torture porns écervelés. A moins que ces derniers se satisfassent de la présence au générique de Betsy Russel (la gonzesse de Jigsaw) et de la carrure peu charismatique d’une nouvelle icône de l’épouvante, le Chain Man (Michael Bailey Smith, le Pluto de La colline a des yeux), recyclant à la chaîne (d’où son nom ?) tous les poncifs du monstre increvable. Dernière précision qui a son importance : si vous ne diffusez pas cette critique à cinq de vos amis, vous mourrez dans les dix jours. Ça vaut ce que ça vaut...


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