Critique de film

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Les Châtiments

"The reaping"
affiche du film

Katherine Winter a quitté l'habit de missionnaire après le meurtre, au Soudan, de son mari et de sa petite fille. Professeur d'université, elle consacre désormais tous ses efforts à démystifier les phénomènes "surnaturels" et à en fournir une explication scientifique et rationnelle. Devenue l'expert n°1 en la matière, aucun "miracle" n'a résisté jusqu'ici à sa perspicacité. Katherine reçoit un jour la visite de Doug Blackwell, instituteur de la petite bourgade sudiste de Haven, en Louisiane. Des "fléaux bibliques" en série ont frappé cette localité dévote, qui menace d'en faire payer le prix à une jeune sauvageonne, Loren. Katherine accepte de se rendre sur place avec son fidèle associé, Ben, pour sauver la vie de la fillette. Les phénomènes troublants s'enchaînent et, pour la première fois, Katherine est mise en échec. Aucune de ses théories ne tenant la route, elle va devoir réviser tous ses principes pour juguler les forces obscures qui menacent Haven et sa propre sécurité...

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Trailer - Les châtiments (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Les châtiments - Pas loin d’être la 11ème plaie…
Par : Damien Taymans

Stephen Hopkins est un enfant du cinéma horrifique. Réalisateur de Freddy 5 : l’enfant du cauchemar et de Predator 2, il a quitté son berceau natal pour toucher à d’autres styles. Devenu plutôt un réalisateur spécialisé dans les films policiers (Blown away, Suspicion) et d’aventures (L’ombre et la proie, Perdus dans l’espace), il retrouve enfin le genre qui l’a vu éclore. Enfin ? En fait, soyons réalistes et objectifs, le réalisateur n’a jamais réussi à assurer totalement sa place dans le cinéma et touche un peu à tout pour contourner la difficulté.

L’une des plus belles preuves est sans aucun doute Les châtiments. Le thème choisi est pourtant passionnant : les dix plaies qui avaient frappé Pharaon et anéanti l’Egypte se reproduisent dans une petite ville américaine nommée Haven. Et, comme dans toute situation incroyable, il faut un coupable. La population s’acharne donc à rejeter la faute sur une petite fille étrange de la ville. L’affaire est confiée à une incrédule qui a quitté les habits de missionnaire après le meurtre de son fils et de son mari et qui passe depuis son temps à prouver l’inexistence des miracles. Ce rôle est joué à la perfection par la délicieuse Hilary Swank (Million dollar baby, Le dahlia noir) qui parvient par sa prestation à donner du corps à ce personnage pourtant mal défini.

C’est précisément ce qui frappe dans le métrage d’Hopkins. Tout est survolé et aucune consistance n’est donnée au moindre personnage ni à la moindre scène. Profitant d’un budget assez confortable (pour preuve, des effets spéciaux impressionnants), Hopkins s’est acharné à donner du spectacle sans y donner de fond. Du coup, le métrage part dans tous les sens. Tentant d’imposer rarement une trame, Hopkins nous rappelle continuellement la succession des plaies qui ont frappé l’Egypte (c’est dans le même ordre qu’apparaîtront les châtiments de Haven). Mais rien n’y fait. Et, pour peu qu’on ne soit pas débile profond, on a tôt fait de comprendre que le réalisateur joue avec nous.

Il n’est pas le seul en cause dans cette mésaventure. La faute aussi à une équipe mal fournie et entachée de faux talents. Pensons aux scénaristes Chad et Carey Hayes qui avaient déjà travaillé ensemble sur La maison de cire (on a vu ce que ça a donné !). Négligeant la genèse religieuse, mettant de côté les points de vue ontologiques, l’œuvre déserte consciemment un champ de possibilités offertes. Soyons clairs, vous ne trouverez aucune scène d’épouvante réussie et serez baignés dans une angoisse très relative.

Le pire n’est pas encore arrivé. Mention spéciale pour une bande sonore très approximative avec des excès de brutalité dans des scènes qui sont censées effrayer et pour une fin qui n’arrive pas à se démarquer des poncifs du genre. Qu’on égorge Hopkins s’il prétend avoir réussi son twist…

Evitez ce film de toute urgence. Sinon, des pluies de sauterelles et de furoncles vont s’abattre sur vous !


Les châtiments - Une honnête production
Par : Chroniqueurs

Katherine Winter a perdu la foi au Soudan, en même temps que son mari et sa petite fille sauvagement assassinés au nom d’un cérémonial religieux. Désormais, elle parcourt le monde dans le but de trouver une explication scientifiques aux miracles et autres phénomènes soi-disant divins. C’est pourquoi ce petit village américain de bouseux ultra-pratiquants lui demande d’expliquer la raison pour laquelle leur marais s’est changé en rivière de sang... Y aurait-il un rapport avec cette fille de douze ans que l’on dit possédée par le diable ?

Il y a des réalisateurs dont le nom n’évoque rien, car leur carrière est trop hétéroclite et irrégulière pour qu’on puisse songer sérieusement à l’analyser. C’est le cas de Stephen Hopkins, qui fait ses premiers pas avec Freddy 5, puis réalise entre autres Predator 2, Blown Away, Lost in Space et Moi, Peter Sellers. Il participe également à la création de la série 24 heures chrono, dont il réalise la majeure partie de la première saison.
Aujourd’hui, il livre un film d’épouvante totalement à rebours des codes actuels (réalisme DV) : Les châtiments évoque directement les classiques d’il y a trente ans : L’Exorciste donc, mais aussi La Malédiction. De ces films, on ne retrouve pas seulement l’intrigue, mais également le ton angoissé, l’ambiance apocalyptique, et jusqu’à la teinte jaunie de l’image, esthétisante mais maladive. Il n’est pas question ici de tourner en dérision le sujet, même si on navigue délibérément en pleine série B : le côté fantastique du film l’emporte heureusement sur un quelconque discours religieux.

Cependant, le spectateur doit passer par les obligations du film d’horreur à grand spectacle, les artifices récurrents du genre plombant un peu le film, qu’ils soient scénaristiques (sempiternel trauma du personnage principal même s’il se révèle assez intéressant) ou purement cinématographiques (B.O classique, effets visuels). Dès le début, nul doute n’est laissé sur le caractère surnaturel des évènements, que le personnage d’Hilary Swank (avec deux Oscars en poche on sait désormais quelle grande actrice elle est) s’efforcera en vain de réfuter à coups d’arguments scientifiques. Ses efforts seront progressivement balayés par la montée en intensité des évènements : les plaies d’Egypte, traitées de façon un peu irrégulière mais parfois vraiment réussie (mention spéciale à l’attaque des sauterelles et la séquence de la rivière de sang). Et c’est peut être dans ces moments là, quand Stephen Hopkins joue la carte du grand spectacle que le film prend de l’ampleur. Mais cet atout subit le revers de la médaille, lorsque se pose le problème du rythme du métrage. Tantôt traité comme un film surnaturel divin (avec les images impressionnantes que ça implique), tantôt comme un thriller classique, Les châtiments donne l’impression de naviguer entre deux eaux, et y perd un peu de son impact.

Plongeant le spectateur dans une ambiance obscure, Les châtiments demeure une honnête production sacrifiant la surprise à l’efficacité. Ou, pour peu qu’on apprécie ce type de cinéma, le film passe pour un hommage relativement réussi aux classiques du genre des 70’s, traversé de vrais moments de souffle épique.

Commentaires sur le film

Bof bof

1 etoiles

Voir la science et la superstition se regarder en chiens de faïence pendant près d’une heure, pour finir par tomber dans un fantastique peuplé de bondieuseries sataniques, le tout pataugeant dans un traitement brouillon, conventionnel, et même maladroit.. bof bof bof.. on soulignera que la façon dont se chevauchent réalité, rêve et fantastique dans ce film, afin d’opérer une descente progressive dans les bras du Malin, n’est pas sans rappeler le schéma d’un certain Angel Heart. Quant à la chute, c’était le nerf de guerre du Rosemary’s Baby... le problème, c’est que Stephen Hopkins n’est ni Alan Parker, ni Roman Polansky.. bref, voilà un film qui n’a pas grand chose à dire, et qui le dit mal (ce qui est presque une performance).

10 octobre 2011 à 09:10 | Par Fred Bau

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