Critique de film

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Chérie, j'ai rétréci les gosses

"Honey I shrunk the kids"
affiche du film

Le facétieux professeur Wayne Szalinski a encore transforme sa maison en un vaste laboratoire et sa famille en cobayes. Sa dernière trouvaille: un rayon laser capable de rétrécir les objets. Ses enfants, Amy et Nick ainsi que leurs copains Ron et Russ en font malencontreusement l'expérience. Les voici réduits à la taille du Petit Poucet, confrontés à la jungle du jardin ou le moindre brin d'herbe prend des allures de baobab.

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Trailer - Chérie, j’ai rétréci les gosses (1989)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Chérie, j’ai rétréci les gosses - Les hommes qui rétrécissent
Par : Damien Taymans

Wayne Szalinski travaille depuis des mois à la mise au point d’une machine capable de faire rapetisser les objets. Malgré des réglages incessants, ses expériences échouent invariablement, tant et si bien que le seul résultat probant obtenu se résume à l’explosion d’une pomme. Alors que Wayne est parti cirer la manche d’un aréopage de scientifiques afin de leur soutirer des fonds et d’attirer leur confiance, ses deux enfants et leurs voisins s’aventurent dans le grenier de la maison et se voient accidentellement rétrécis par le rayon de la machine réactivée par un choc opportun. Réduits à la taille de moucherons, les quatre jeunes échouent dans une poubelle déposée à l’entrée du jardin. Pour récupérer leur taille d’origine, il n’existe plus qu’une seule solution : attirer l’attention de leurs parents mais il faut pour cela, traverser le jardin et atteindre la maison…

Brian Yuzna est hanté par une image, celle d’un enfant utilisant un insecte comme véhicule. Il fait part de cette vision à Stuart Gordon, son ami, dont il a produit le premier métrage, Re-Animator. Les deux hommes extrapolent autour de cette idée et créent bientôt une histoire abracadabrantesque dans laquelle des mioches sont réduits à la taille d’insectes et doivent survivre dans un univers hostile paradoxalement familier. Finalement, éreinté par le tournage de Robot Jox sur lequel il a été surmené, Gordon cède sa place à Joe Johnston, ex-directeur artistique chez Industrial Light and Magic qui a œuvré sur les effets spéciaux de Star wars et d’Indiana Jones. Pour son premier film en tant que metteur en scène, Johnston hérite d’une œuvre qui lui permet de persévérer dans un domaine qu’il connaît bien, l’essentiel de Chérie j’ai rétréci les gosses tournant autour de scènes visuellement spectaculaires et requérant un véritable savoir-faire dans le domaine des effets spéciaux. A l’origine intitulé Teenie Weenies, titre rejeté en raison de ses connotations trop enfantines, le métrage conte les mésaventures d’une poignée d’enfants contraints de vivres mille et un périples dans une jungle à la faune inquiétante qui n’est autre que … leur jardin.

Œuvre d’aventure familiale, Chérie j’ai rétréci les gosses (Honey I shrunk the kids, en version originale) reprend le thème de la miniaturisation né sur grand écran en 1935 dans l’œuvre de James Whale, La Fiancée de Frankenstein qui met en scène, le temps d’une courte séquence, des personnes miniaturisées gardées captives dans des bocaux par le machiavélique docteur Pretorius. Un détail fantasmagorique destiné à appuyer les phobies nées de l’avancée scientifique qui ouvre la voie à une kyrielle de variations cinématographiques sur le thème. De nombreuses œuvres viendront ensuite compléter le panorama de ce sous-genre pour le moins insolite qui fait naître l’horreur – ou l’amusement, c’est selon – de l’infiniment petit confronté à l’infiniment grand (la filmographie de Jack Arnold comprend les deux puisqu’après avoir mis en scène une tarentule gigantesque dans Tarantula, le cinéaste propose sa vision du fardeau de la petitesse à travers L’homme qui rétrécit). Le métrage de Jack Arnold offre d’ailleurs un point de comparaison intéressant avec le film de Johnston puisque les deux œuvres fonctionnent sur un canevas commun : rétrécissement fortuit et confrontation avec un univers censément connu qui se révèle rapidement dangereux du fait de leur taille lilliputienne. La pelouse des Slazinski se transforme en un terrain hostile, peuplé d’êtres inquiétants et emplis d’une foule de dangers considérables, du moins pour des individus haut comme un pépin de pomme : le moindre brin d’herbe ressemble à un baobab, les gouttelettes de l’arrosage automatique prennent l’allure d’un tsunami, chaque insecte possède une taille gargantuesque, une pièce de LEGO devient une maisonnette de fortune et une moitié de biscuit au chocolat, un festin de roi.

Seulement, à trop vouloir miser sur ses effets visuels, le métrage fait preuve d’une certaine naïveté scénaristique. Réduits à l’état de clichés, les personnages – plus précisément les quatre jeunes du casting – ne bénéficient d’aucune épaisseur psychologique et sont réduits à l’ânonnement de dialogues mollassons censés posséder un sous-texte moral (le questionnement sur l’importance de la taille, source conflit entre le fils et le père Thompson, s’il est en phase avec la thématique du rétrécissement, ne sert qu’à cristalliser la nature de la relation père-fils qui n’apporte rien à l’intrigue).

Emmitouflé sous une pléiade de beaux sentiments, miné par des caractérisations faciles, Chérie j’ai rétréci les gosses constitue malgré tout un agréable divertissement familial rehaussé par quelques morceaux de bravoure visuellement spectaculaires.


Commentaires sur le film

5 etoiles

28 décembre 2009 à 23:12

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