Critique de film

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Le Club des monstres

"The Monster Club"
affiche du film

Ronald Chetwynd Hayes est un romancier spécialisé dans le fantastique et l'horreur. Un soir, il va prendre un verre au Monster Club, lieu de rencontre de créatures fantastiques. Dans ce cabaret, il découvre des êtres difformes, nés de croisements de monstres célèbres. Parmi eux, Erasmus, un des personnages des romans de Hayes. Ici, dans une ambiance digne de l'«Enfer» de Dante, on danse, on boit et on se raconte des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête : celle d'une jeune fille qui s'approprie la riche collection d'une étrange créature, les aventures tragi-comiques d'un tueur de vampires et les mésaventures d'un cinéaste parti en repérage dans un vrai village fantôme peuplé par des goules...

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Trailer - Le club des monstres (1981)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Le club des monstres - Un club assez terne
Par : Damien Taymans

Au début des années 1960, Max J. Rosenberg et Milton Subotsky créent une firme de cinéma horrifique nommée Amicus, qui n’aura de cesse de concurrencer les productions en vogue de la Hammer. Amicus a produit de nombreuses œuvres du genre durant les sixties et les seventies comme Asylum ou Tales from the Crypt

Le club des monstres, réalisé par Roy Ward Baker qui a signé de nombreuses réalisations pour la Hammer, boîte concurrente, est une tentative de retour aux sources de la société Amicus, de ce temps où on savait faire de l’horreur à peu de frais. Il paraît logique que Subostky ait fait appel à Ward Baker pour réaliser ce métrage, lui qui avait déjà été aux commandes d’Asylum pour la Amicus en 1972. Pour donner du tonus à l’œuvre, les grands moyens sont déployés puisque ce dernier réunit trois acteurs légendaires que sont John Carradine, Vincent Price et Donald Pleasance. Le film est une adaptation assez fidèle du recueil de nouvelles éponyme datant de 1976 et signé de la plume de Ronald Chetwynd-Hayes.

Si le ton des anthologies offertes par la Amicus est généralement assez sérieux, Le club des monstres fait exception à la règle et offre un spectacle basé sur l’humour et la dérision so british. Ainsi, un vampire se nomme Lintom Butosky, anagramme de Milton Subotsky. Les dialogues sont en ce sens croustillants (spécialement ceux entre l’auteur et le vampire) et donnent naissance à quelques rictus non dissimulés sur nos faces enchantées par de tels jeux d’esprit : « Chacun porte sa croix » et le vampire de répondre : « Ne parlez pas de croix devant moi ».

Malheureusement, hormis cet état de fait qui rend le métrage sympathique à contempler et à écouter, le reste laisse un goût doux-amer assez désagréable. Trois historiettes d’une qualité médiocre (à l’exception de la première peut-être) pour finir sur le pamphlet de Vincent Price sur les défauts « monstrueux » de la race humaine qui mérite bien sa place au sein du club. Au fil des paroles insipides proférées par le vampire nous percevons au loin le son du glas qui sonne pour la société Amicus et pour l’entièreté du cinéma horrifique anglais.

Entre ces historiettes, nous contemplons un groupe de rock serinant des chansons glauques aux paroles indigestes et peu mémorables devant un parterre de prétendus monstres aux masques mal apprêtés qui prêtent plus à pleurer qu’à sourire. Seule idée amusante : cette strip-teaseuse qui ôte ses vêtements et sa peau (que les fans de gores se calment car ces images ne sont qu’ombres chinoises animées).

Quant aux segments proposés (dont je n’ai toujours pas touché un mot), ils ne valent pas vraiment le détour et ne s’obstinent qu’à mettre en scène des histoires très convenues de manière maladroite…

Le club des monstres pue le sapin à plein nez. Mais détrompez-vous, ce n’est pas le vent de Noël mais plutôt la pestilence de la mort qui approche…

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