Critique de film

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Le Cobaye

"The Lawnmower Man"
affiche du film

Jobe Smith, simple d'esprit et souffre-douleur de la ville, intéresse vivement un de ses voisins, le docteur Angelo, génie de l'électronique, qui est l'inventeur d'un programme qui stimule l'intelligence des animaux.

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Trailer - Le cobaye (1992)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Cobaye - Quand le passé... dépasse le futur.
Par : Romain Mollet

Il existe des films qui n’ont pas de chance, vraiment. Et parmi eux, ce Cobaye, adaptation très libre (voire hors sujet) de la nouvelle de Stephen King, La Pastorale, publiée dans le recueil Danse Macabre en 1978. A l’origine, elle racontait l’histoire d’un tondeur de gazon assez étrange, qui mangeait l’herbe que sa tondeuse - autonome - venait de couper, nu comme un ver. De cette délicieuse satire, Brett Leonard n’en garde qu’un seul élement : la tondeuse. Pour autant, l’histoire n’en reste pas moins très bonne.

En effet, cette fois-ci on suit le parcours de Jobe Smith (l’incroyable Jeff Fahey, qu’on est content de revoir actuellement), attardé mental qui va devenir sujet d’une expérience pour accroître ses puissances intellectuelles (j’en aurais bien besoin), mené par un savant (notre James Bond préféré, Pierce Brosnan) qui va finir par totalement perdre le contrôle de son opération et faire de Jobe un dieu technologique avide de pouvoir et de vengeance envers ce monde qu’il méprise. Une histoire qui tient la route tout au long du film, possédant à la fois d’excellentes idées (les penchants pervers du prêtre qui garde Jobe, l’évolution de Jobe à travers sa mentalité et son physique) et des idées assez bâclées (quel cafouillage quand même, cette magouille industrielle !)... Mais là n’est pas le problème.

Le vrai problème, c’est que le film souffre d’un terrible coup de vieux, seulement 16 ans après sa sortie (au contraire d’un certain Terminator II : Le Jugement dernier, tiens). D’une part, la mise en scène se révèle souvent mal foutue, comme en témoigne l’introduction du film avec le singe (qui doit réellement apparaitre 5 secondes), et cet incroyable abus de ralentis. Ensuite, là ou la mise en scène se révèle encore décevante, c’est dans les scènes de meurtres, peu surprenantes et même quelquefois risibles... Ce qui est grave pour un film qui se revendique "d’épouvante". Et enfin, le final tout en ralenti même pas impressionnant, qui fait assez tâche après le déferlement d’images de synthèses auquel on a eu droit.

En fait, Leonard s’avère habile uniquement lors des scènes sans action, ou entièrement conçues par ordinateurs. Effets spéciaux qui paraissent également dépassés... Difficile de ne pas les trouver étranges, voire ridicules avec les technologies de notre temps. Certes, c’était une belle avancée pour l’époque, mais maintenant avec le recul, ça nuit plus qu’autre chose au film. Vraiment dommage.

Un film simplement sympathique, dont les défauts d’aujourd’hui se révèlent être les principaux atouts d’hier : les FX, qui se retrouvent placés entre des scènes en manque d’action, mais pas totalement de réflexion. Tout ça à partir d’une nouvelle hors sujet !

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