Critique de film

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Le Commando des morts-vivants

"Shock Waves"
affiche du film

Un équipage de naufragés se retrouve sur une île perdue où un ancien commandeur nazi tente de créer une armée de zombies.

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Trailer - Le commando des morts-vivants (1977)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le commando des morts-vivants - "Maman, les petits nazis qui sont sous l’eau ..."
Par : Romain Mollet

Sorti en France en K7 Vidéo il y a une vingtaine d’années environ, version récemment reprise en DVD par les éditions Prism Vision (avec plein de fautes d’orthographe), Le Commando des Morts-Vivants se révèle être une production 70’s très ennuyante, mais aux idées parfois efficaces.
A mi chemin entre L’Abîme des Morts-Vivants de Jess Franco, pour le côté exotique et le cultissime Lac des Mort-Vivants de Jean Rollin, pour les SS aquatiques et même pas terrifiants, le film s’ouvre sur l’une des survivantes recueillie par un bateau de pêche, narrant l’aventure de son pauvre groupe de touristes - mené par un John Carradine (comme l’indique la jaquette du DVD, j’y peux rien moi !) qui devait s’emmerder, et d’autres acteurs surjouant, et mal mis en valeurs.

Ils se sont échoués sur une île où vit, seul, l’immense Peter Cushing, ici dans le rôle d’un SS inoffensif (si ce n’est l’accent dû à la VF, enfin bref) qui ne va pas tarder à découvrir qu’en débarquant ici, nos amis (d’ailleurs rebaptisés avec des noms bien de chez nous pour la version française, exemple Norman devient Romain) ont ramené avec eux les instincts de ses n’amis nazis, alors enfouis sous l’eau pendant 30 ans.

Mouais… malgré tout, le scénario possède quelques idées intéressantes (exemple : nos héros s’enferment dans une chambre froide, mais l’un d’eux est claustrophobe et pète un câble pour sortir, à la merci des zombies), parfois plus ou moins bien rendues par une mise en scène par moments inspirée (la première sortie en groupe des nazis, la barque au fond avec vue sous l’eau) mais manquant malheureusement trop d’énergie. Un manque qui se sent, d’autant plus qu’il ne parvient pas à faire oublier des maquillages totalement foirés, et un manque de violence incroyable. Subsiste alors quelques extraits de la B.O qui, quand elle n’est pas irritante, se révèle bien utile.

Bref, en 1976, on a fait bien bien mieux en salles dans le genre, et c’est dommage car dans un sens, certaines idées avaient du potentiel si elles avaient été mieux traitées. Mais bon, ça m’étonnerait que les remakes pour ce genre de film se feront un jour. La, pour une fois, je serais pour.


Critique de Le commando des morts-vivants - Le retour des nazes-i
Par : Damien Taymans

« Maman, les p’tits nazis qui vont sous l’eau ont-ils des jambes ? ». Enfance, quand tu nous tiens… Ces comptines, entendues maintes et maintes fois, résonnent encore à mes oreilles, me procurant une nostalgie inconsolable. Oui, mon petit enfant, les SS amphibies ont effectivement des jambes, foi de Wiederhorn !

Il fallait tout de même oser proposer une histoire pareille. A part le réalisateur du Retour des morts-vivants 2 (c’est dire s’il a de l’humour !) et Jean Rollin (Le lac des morts-vivants), personne d’autre n’a pris la peine de demander à ces gentils SS de maintenir l’apnée durant autant de temps. Pourtant, les nazis primaires résistent bien à la noyade puisque l’eau qui atteint le cerveau ne les concerne pas. Dépourvus de toute matière grise, les petits descendants du grand Adolf peuvent se mouvoir comme ils le souhaitent sans devoir respirer une seule seconde. Mieux, ils possèdent une véritable originalité meurtrière. Alors que les étranglements ont la cote, que les démembrements hantent tous les films de morts-vivants depuis la nuit des temps, que les crânes qui explosent et les jugulaires qui giclent sont les expériences les plus appréciables de ces zombie movies, les nazis de Wiederhorn s’entêtent à avoir recours invariablement au même supplice : la noyade. Et vas-y que je te prends la tête et que je te la mets dans l’eau jusqu’à ce que tu ne saches plus respirer…

Et, comme si ce n’était pas assez, on décide de se foutre encore un peu plus de notre gueule en nous annonçant la présence de John Carradine, Brooke Adams et Peter Cushing pour nous mettre l’eau à la bouche (mais que d’eau mes amis !). Et bien, fermons les vannes une fois pour toutes. Carradine meurt au bout de dix minutes, Cushing débarque dans quatre scènes et Brooke Adams est insipide dans son rôle de midinette chiantissime…

« Mais que reste-t-il ? » me demanderez-vous, l’air hagard et l’œil bovin… Et bien, pas grand-chose. On notera positivement le malaise insidieux qui se répand au fur et à mesure de l’œuvre rendu par une ambiance très seventies, une musique efficace et des teintes très verdâtres. Et on reconnaîtra que les maquillages, sans être excellents, sont tout de même d’une autre qualité que ceux du bon vieux Jean Rollin. Et puis, soyons francs, Le commando des morts-vivants n’est pas un si mauvais moment que ça à passer. Malgré un manque de rythme flagrant et un scénario très très bidon, il faut reconnaître qu’on ne s’ennuie pas totalement et qu’on s’amusera même devant quelques scènes assez sympas.

Rien de nouveau sous le soleil. Des zombies et des morts. C’est moyen mais ça passe le temps...


Critique de Le commando des morts-vivants - Ce n’est pas avec eux qu’ils auraient gagné la guerre !
Par : Quentin Meignant

Le commando des morts-vivants est la première œuvre livrée par Ken Wiederhorn en tant que réalisateur. Imaginatif, le garçon imagina, pour ce faire, une histoire de morts-vivants SS amphibies, ce qui rappelle indéniablement Le lac des morts-vivants de Jean Rollin.

Heureusement, le film de Wiederhorn ne ressemble pas trop au massacre commis par le réalisateur français et c’est avec un certain plaisir que l’on découvre des morts-vivants sortir de l’eau 30 ans après la guerre.

Tout commence par une sorte de document historique qui narre l’histoire d’une mystérieuse création nazie : un commando entier de soldats morts au combat a été remis sur pieds et s’est avéré indestructible par la suite, attaquant même les Allemands au combat. La troupe de zombies fut alors envoyée tant bien que mal là où elle ne pourrait plus nuire mais leur navire coula et les zombies disparurent de la circulation.

Après cette mise en bouche aussi agréable qu’efficace, Wiederhorn commet hélas la plus grande erreur qu’il pouvait faire : la seule survivante de l’aventure qui va suivre nous est présentée dès le départ et c’est elle qui va narrer son histoire (le film) aux personnes qui l’ont recueillie. Ce manque de clairvoyance au point de vue du suspens est hautement nuisible à un métrage qui n’avait déjà pas besoin de ça.

En effet, l’entame de l’aventure est excessivement lente et paraît bien fade. Pas de scènes d’action et des personnages exécrables font d’emblée diminuer le degré de sympathie que l’on éprouvait pour le film.

Trop de dialogues inutiles sont constatés et l’intrigue se perd directement dans les méandres d’une mise en scène molle et inefficace. Malgré la superbe photographie de cette île lugubre, aucun ressenti horrifique ne point. On a tout juste droit à de très beaux plans fixes d’une nature luxuriante et sombre à la fois, juste histoire d’enchanter les mirettes, mais au-delà de ça, il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Les mises à mort de chacun des protagonistes interviennent alors dans l’indifférence la plus complète tant ces dernières sont mal mises en scène et montées à la hache. On ne voit que très peu de choses du combat entre vivants et morts-vivants, ce qui a le don d’irriter au plus haut point.

Heureusement, le design offert à ces sympathiques zombies vient un peu sauver l’intérêt du film. Habillés en SS avec de grosses lunettes noires sur les yeux et avec une démarche romerienne, les morts-vivants déambulent et se glissent sous l’eau, histoire de prendre les vivants par surprise. Même si l’efficacité de ces scènes n’est pas véritablement au rendez-vous, il en ressort tout de même une curieuse exaltation due aux qualités et au look des zombies.

Un final trop simpliste vient hélas un peu gâcher notre plaisir de voir évoluer nos SS amphibies et en finit brutalement avec un film qui aurait peut-être mérité de durer plus longtemps (malgré l’ennui).

Wiederhorn signe donc un métrage honorable en certains points mais qui constitue un ensemble terriblement ennuyeux qui n’apporte que trop peu de choses au cinéma de genre. Dommage, car ces zombies nazis ont un certain charme et mériteraient une bien meilleure adaptation !

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