Critique de film

pub

Crash

"Crash"
affiche du film

James Ballard et sa femme Catherine ont une sexualité compliquée, mais plutôt vaine. Suite à une très grave collision avec le docteur Helen Remington, Ballard se lance dans l'exploration des rapports entre sexe, danger et mort...

pub


Trailer - Crash (1996)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Crash -
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Crash, un film qui porte bien son nom, car c’est l’effet que le film fait au spectateur mais c’est aussi l’action qu’il accomplit. Cronenberg a depuis longtemps trouvé ses thèmes de prédilection, soignant à chacun de ses films l’image et la sensualité qui en transpire. Crash aurait pu dans ce sens devenir l’apothéose de son travail.

Tiré d’un roman de J.G Ballard, de sa trilogie urbaine, Crash part d’une idée originale. Des gens comme tout le monde fantasment sur des accidents de voiture et en créaient eux-mêmes pour atteindre le plaisir sexuel. On y retrouve donc quelques-uns des thèmes que Cronenberg distillent dans ces films. Le film et le livre donc étudient le parallèle entre la chair et la tôle froissée, le plaisir sexuel et la violence des impacts. Autant dire que sous la caméra de Cronenberg, le film aurait pu prendre un aspect, certes, dérangeant mais sublime dans l’image comme une œuvre d’art. Mais le film a été violemment pris à partie par les critiques et a été assez rapidement oublié dans l’œuvre de Cronenberg, et l’on comprend pourquoi.

Les premières minutes lancent le spectateur immédiatement dans l’action, le parallèle chair/métal est fait directement et l’on assiste tout de suite à des scènes explicites qui décrivent un couple décomplexé dans la lignée de celui d’Eyes Wide Shut de Kubrick. Mais les thèmes sont alors rapidement laissés de côté, les scènes s’enchaînent, mais on en perd le sens. On retrouve quand même la fascination de Cronenberg pour le dégoût que peuvent nous inspirer des blessures béantes et des cicatrices difformes, enchaînés par des scènes de sexe très explicites. Mais le film s’essouffle petit à petit, on ne comprend plus très bien le pourquoi du comment, et la psychologie des personnages, qui aurait dû être primordiale dans ce genre de film, est laissé de côté. Cronenberg tombe alors dans l’excès de ces exercices, il choque pour choquer. Les accidents de voiture quant à eux sont dénués d’intensité, un comble pour un film qui en fait l’apologie. Les dialogues et le scénario sont réduits au strict minimum, juste de quoi enchaîner les scènes de sexe, filmées sans artifice mais sans beauté également. Peter Suschitzky, son directeur photo, semble absent des images. Aucun travail des lumières ou des couleurs, la nudité la plus totale. Certes, le film parle de sexe, mais Cronenberg se borne ici à montrer que des scènes de sexe, en glissant parfois dans la pornographie, lançant d’ici de là quelques images qui rappellent vaguement le thème principal et qui nous inspire un peu de dégoût. On assiste jusqu’à environ 20 minutes de scènes sexuels enchaînés, sans lien direct avec le scénario, qui laisse les personnages aussi consistants qu’un épisode des Feux de l’amour.

Pourtant le casting est loin d’être incompétent, James Spader y déambule avec son air incrédule et innocent, Holly Hunter est tout de même quelque peu absente dans un rôle, certes, ambigu mais surtout transparent au même titre que Rosanna Arquette. La véritable surprise vient d’Elias Koteas, qui crève l’écran dans son rôle de gourou dérangé et inquiétant, qui reste le personnage le plus travaillé mais qui manque tout de même de consistance. Le deuxième point fort reste la musique envoûtante et hypnotisant d’Howard Shore qui berce le tout sans jamais le rattraper.

Un mauvais Cronenberg donc, qui porte tous les défauts qui existaient dans ces anciens films mais relevés ni par le scénario ni par la beauté des images. Plus un film pornographique qu’un drame psychologique, une déception. Pour voir Elias Koteas dans un premier rôle.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 28871 photo 28872 photo 28873 photo 28874 photo 28875 photo 28876
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Ça: Chapitre 2
2019
affiche du film
Cities of Last Things
2018
affiche du film
Impossible Crimes
2019
affiche du film
The Soul Conductor
2018
affiche du film
Stray
2019
affiche du film
Dark, Almost Night
2019
affiche du film
The Dead Center
2018
affiche du film
Ride
2018
affiche du film
Kasane – Beauty and Fate
2018
affiche du film
Superlópez
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage