Critique de film

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Craw Lake

"Craw Lake"
affiche du film

Dale, plongé dans le noir, se met à la recherche de sa fille, Julia, enlevée par de mystérieuses créatures. Il doit lutter contre ces dernières pour tenter de sauver sa fille.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Craw Lake - Les débuts d’un grand ?
Par : Quentin Meignant
Tags : Monstres

Dans le panorama actuel du cinéma de genre, il est difficile de se frayer un chemin et de se faire un nom respecté de tous. C’est pourtant ce que le jeune prodige Jordan Downey tente pour l’instant de faire à l’âge de… 22 ans ! A l’âge où beaucoup de réals sont encore sur les bancs d’école, l’homme a déjà officié sur quelques métrages en tant que responsable des effets spéciaux (profession entamée à 19 ans) de diverses micro-productions telles que les courts The Cannibal Ad, Left for Shadows et Suck. C’est néanmoins à la réalisation que Downey se distingue pour la première fois, profitant de sa courte expérience dans le cinéma pour livrer en 2007 son premier court-métrage, intitulé Craw Lake. Un an avant de livrer son délirant premier long, Thankskilling, l’histoire d’une dinde tueuse, le jeune cinéaste s’était mis en quête d’un récit autrement plus angoissant qu’il concocta avec son ami, Kevin Stewart. Dale, plongé dans le noir, se met à la recherche de sa fille, Julia, enlevée par de mystérieuses créatures. Il doit lutter contre ces dernières pour tenter de sauver sa fille.

Après un premier plan fixe idyllique d’une mare en pleine nuit, Downey fait directement plonger Craw Lake dans l’action la plus totalement débridée qui soit. Un homme, hurlant de désespoir, se livre à une course effrénée vers un objectif inconnu. Plans brouillons et saccadés et montage d’une extrême rapidité font alors alliance dans le but très clair d’éveiller une sensation cauchemardesque, celle éprouvée par un homme qui a visiblement tout perdu. Très efficace, cette première séquence pose les bases du film d’ambiance à l’état pur qui ne sacrifie jamais aux clichés et dont la noirceur n’aurait pu être plus développée.

Sombres à souhait, chacun des plans utilisés par Downey procurent leur petit effet. Vitesse, rythme haletant et nuit opaque renforçant le sentiment d’oppression se mettent au service d’un court-métrage échevelé qui ne laisse aucun temps de repos. Doté d’un score anxiogène assez impressionnant et totalement en phase avec le déroulement du récit, Craw Lake, en plus d’être étonnamment rythmé, donne lieu à différentes apparitions cauchemardesques savamment filmées. Disposant de très peu de budget, le cinéaste, plutôt que de livrer un monstre de pacotille totalement risible au niveau du design, préfère opérer par plans très courts de façon à rendre imperceptible les défauts de sa créature. De ce fait, chacune des apparitions diaboliques se veut rapide et ébouriffante à l’image de la trame du métrage. Profitant du bon rythme de l’ensemble, Downey n’éprouve alors aucun difficulté à achever son œuvre de manière tranchante, révélant à cette occasion toute la sensibilité poignante inhérente à sa première réalisation.

Cette sensibilité, encore exacerbée par le score d’un générique final émouvant, offre à Craw Lake l’occasion d’acquérir une dimension toute autre et en fait une œuvre profonde et poignante. Sans tomber dans aucun cliché, cette simple course-poursuite de dix minutes s’avère être inventive en diable et nullement répétitive.


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