Critique de film

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La Créature du cimetière

"Graveyard Shift"
affiche du film

Dans la petite commune de Gate Falls, des ouvriers, armés de lances à eau et chargés de déblayer les sous-sols d'une fabrique de textile qui doit rouvrir, sont attaqués par une colonie de rats. Le contremaître les oblige à continuer. Une cave souterraine est découverte qui renferme une horreur sans nom prête à bondir...

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Trailer - La créature du cimetière (1990)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La créature du cimetière - Une créature sous-exploité
Par : Chroniqueurs
Tags : Stephen King, Monstres

Par Nicore

Adapté d’une nouvelle de Stephen King, ce Graveyard shift (sorti en salles chez nous sous le titre La créature du cimetière) s’entoure d’une atmosphère putride et suintante pour nous conter son histoire mêlant plutôt habilement son fond de drame social à un fantastique pur et sans grande surprise.
Le script met en scène quelques ouvriers d’une manufacture de filature de lin qui vont se retrouver face à une monstrueuse créature vivant dans les sous-sols de leur usine.

La longue séquence d‘introduction suit un homme s’affairant autour de sa machine à broyer du lin, celui-ci étant scruté par la multitude de rats grouillant dans ce lieu humide et assez nauséabond, avant qu’il ne se fasse attaquer par un mystérieux mais redoutable agresseur. Le métrage installe ensuite son intrigue, située dans les années cinquante, autour de cette usine à filer du lin pour suivre l’arrivée d’un nouvel employé quelque peu différent, car vraisemblablement plus instruit et moins bourru que la plupart des autres hommes habitant sur place.
Cette mise en situation s’attarde aussi largement sur le contremaître gérant la manufacture, un être violent et doté d’un charisme écrasant ses subordonnés. Par ce biais, le réalisateur met consciencieusement en avant les conditions de travail de travail épouvantables de cette époque où seuls les syndicats pouvaient faire quelque peu plier une direction sans scrupules qui se livrait à un harcèlement sexuel évident.

Ensuite, tout en continuant de suivre son personnage principal qui s’attire les foudres et les railleries de ses collègues alimentées par des blagues stupides ( le rat dans l’assiette) et se lier d’amitié avec une demoiselle travaillant avec lui, le métrage installe lentement une petite tension liée à la présence de cette "chose" s’en prenant à différents membres du personnel. Tapie dans l’ombre celle-ci n’est que partiellement dévoilée. Un dévoilement progressif qui n’est réellement entamé que lorsque le contremaître décide de faire nettoyer les sous-sols par un groupe de "volontaires" (dont bien entendu le personnage principal et sa nouvelle amie font partie) les amenant comme il se doit à affronter la bête dans un dernier acte assez probant malgré son caractère prévisible.


Au-delà de cette intrigue finalement assez classique, ce qui rend l’ensemble intéressant et captivant tourne essentiellement autour des lieux choisis. Ceux-ci dégagent une atmosphère malpropre et malsaine totale, avec une humidité omniprésente imposant une moisissure de plus en plus visible. Les protagonistes s’enfoncent dans les méandres de ces sous-sols boueux et dégoulinants emplis de rats ayant largement envahi la place pour se loger dans chaque recoin de l’usine et donner véritablement une impression d’insalubrité écœurante. Univers écoeurant, conditions précaires, boulot éreintant, tout amène les travailleurs à se défier et à créer une spirale de violence qui trouve son épilogue dans un final brutal, occultant presque la créature.

En effet, celle-ci ne sert presque que de "faire-valoir" pour donner au film une connotation fantastique et horrifique simpliste. Nous n’en apprenons que très peu sur ce monstre hybride au look très graphique mais hélas quelque peu sommaire. Sa relation avec le cimetière avoisinant n’est que trop brièvement avancée grâce à des sous-entendus graphiques lors du final et donne ainsi l’impression de ne servir qu’à rendre l’ensemble encore plus visuel. De même, l’éventualité d’une certaine connaissance de son existence par certaines membres de la communauté est bien vite balayée au profit du traitement sociologique et dramatique de l’oeuvre. Qu’importe la fidélité de au roman kingien, seul importe la peinture à la Zola des conditions du labeur des ouvriers.

Autant historique que dramatique, La créature du cimetière porte bien mal son nom... Pourtant, le réalisateur reprend à son compte les éléments du script de Stephen King lorsque ceux-ci touchent aux différents protagonistes afin de proposer des traits de caractère fouillés. A cet égard, la petite part de délire mettant en lumière un dératiseur un peu fou (remarquablement interprété par Brad Dourif) est rapidement esquissée pour laisser de nouveau le privilège à la dureté des situations de l’époque.

L’interprétation est convaincante, malgré un David Andrews qui ne fait guère le poids face à Stephen Macht, excellent de brutalité et de perversité sous-jacente.
La mise en scène du réalisateur est assez commune et se contente de suivre l’action et peine à donner de l’ampleur à ses effets de surprise trop répétés (notamment les interventions opportunes du contremaître).
Les effets spéciaux sont globalement réussis, avec quelques effets sanglants presque graphiques et une créature assez "jolie" mais sous-exploitée.

Graveyard shift offre un spectacle tout à fait fréquentable, mais se révèle quand même dénué de grandes ambitions ! La créature est sous-exploitée afin l’exploitation des ouvriers soit mise en exergue, quel comble !

Commentaires sur le film

0 etoiles

Fidèle à l’esprit du texte de Stephen King mais, loin d’être le meilleur...

28 juillet 2013 à 10:07 | Par Christina

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