Critique de film

Annabelle 2: la création du mal

"Annabelle: Creation"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h50
  • Musique : Benjamin Wallfisch
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Elle est de retour ! Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et sa femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d'un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d'Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Annabelle 2, la Création du Mal - Ade Due Damballa
Par : Damien Taymans

Les Mullins ont le cœur sur la main : encore traumatisés par la mort accidentelle de leur fillette, ils décident de sortir de leur léthargie et de redonner un petit coup de fraîcheur à leur bicoque (somptueuse, il est vrai) en y accueillant une poignée de jeunes filles. Mais pas n’importe quelles filles, du genre pieuses. Sous la conduite de sœur Charlotte qu’on a d’emblée envie de dévoiler, les fillettes attendent impatiemment un nouveau logis, définitif celui-là, pour connaître enfin les joies d’une famille aimante. En attendant, les orphelines se coltinent un proprio pas folichon, sa femme un brin mystérieuse et, cerise sur le gâteau, une mioche fantomatique accro aux parties de cache-cache qui se délecterait bien de leurs âmes pures...

On aurait pensé le spin-off des Dossiers Warren définitivement enterré au vu du naufrage artistique du Annabelle premier du nom, il n’en est rien ! Forte des 50 millions de dollars que sa poupée de porcelaine lui a permis d’engranger, Warner lui accorde un nouveau podium et, envieuse d’exploiter une nouvelle franchise de type Conjuring tout aussi fructueuse, creuse davantage la terre infertile pour plonger le spectateur dans les racines du mal. Le scénariste Dauberman rempile mais l’écrin est désormais confié à David F. Sandberg, réalisateur du très recommandable Dans le noir. Le tandem de bric et de broc effectue un travail de chic et de choc : le chic revient à la mise en scène très léchée, au travail (non pas de) dans l’ombre pour faire surgir les mille et une torpeurs qui surgissent dans le récit et aux effets spéciaux participant au tour de force de ce train de l’horreur. Le choc revient à un scénar’ famélique qui tire constamment sur les mêmes ficelles et se contente d’aligner les phases de trouille au mépris de la caractérisation et de l’atmosphère.

Dans le noir, ce deuxième volet d’Annabelle se montre haletant et parfois même surprenant mais il néglige une grande part de son cahier des charges en ne se focalisant que sur la menace sans envisager le calvaire de ses victimes (la preuve en est que celles-ci sont très interchangeables).


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage