Critique de film

2012: Ice Age

"2012: Ice Age"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Catastrophe
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Travis Fort
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h31
  • Scénariste : Paul Sinor, Victoria Dadi
  • Musique : Chris Ridenhour
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Patrick Labyorteaux, Julie McCullough, Nick Afanasiev, Katie Wilson, Sean Cory, Gerald Webb, Kyle Morris, Cedric Scott, Ted Monte
  • Récompenses : Aucune

L'éruption d'un supervolcan en Islande couvre la Terre d'un nuage de cendres et provoque une forte baisse des températures, menaçant l'humanité d'extinction. Un équipe de scientifiques se penche sur le sujet pour essayer de briser la glace, tandis qu'une famille tente d'échapper à ce nouvel âge de glace...

Les critiques à propos de ce film

Critique de 2012 : Ice Age - Satanés volcans
Par : Quentin Meignant


Les volcans islandais nous en font décidément voir des vertes et des pas mûres : après avoir perturbé le BIFFF 2010 ou encore être à la base de bon nombre d’annulations de vols européens, ils sont aussi la justification trouvée par 2012 : Ice Age pour annoncer la fin des temps. En effet, dans le métrage de Travis Fort, qui a connu une sortie DTV totalement chaotique aux States, l’éruption de tous les volcans islandais sont à l’origine d’une glaciation signifiée par la ruée d’énormes glaciers vers cette pauvre Amérique. Oubliez le 11 septembre : le malheur qui surviendra en 2012 est bien plus meurtrier, la glace déferlant sur la côte est des States étant particulièrement vicieuse.

Pour son premier long-métrage, l’inconnu Travis Fort s’est donc vu proposer un « pont d’or » par les studios Global Asylum, motivés à l’idée de faire un peu d’argent en sortant un DTV basé sur un script nébuleux de Paul Sinor et Victoria Dadi, deux habitués des films catastrophe. Pas dépaysés pour un sous donc, les deux scénaristes s’appuient sur deux références de choix : Le Jour d’après et, bien entendu, 2012. Malheureusement, auteurs d’un script qui aurait pu s’avérer convaincant, le duo n’avait sans doute pas pensé à composer avec le manque de moyens. Dès lors, dès les premiers instants, 2012 : Ice Age multiplie les défauts.

Effets spéciaux minables, cadrage mauvais et interprètes foireux, autant de tares qui viennent d’emblée saborder le travail de Travis Fort. Là où un Gareth Edwards avait eu l’intelligence de masquer les manquements budgétaires de son Monsters en en montrant le moins possible, se contentant de quelques effets numériques, 2012 : Ice Age multiplie les séquences pseudo-spectaculaires qui ont pour seul effet d’achever le reste de crédibilité d’un film au pitch déjà foireux. Malgré tout, force est de constater que le métrage garde une certaine dose de sympathie et se décline tel un téléfilm tanguant entre rythme échevelé et histoires à l’eau de rose. Si le final de l’œuvre demeure anecdotique, comme, à vrai dire, la plupart de son déroulement, 2012 : Ice Age constitue un divertissement somme toute presque acceptable.

Néanmoins totalement dispensable, le métrage de Travis Fort n’est rien de plus qu’un ersatz des grosses productions que sont 2012, Twister, Le Jour d’après ou autres gaudrioles du genre. Doté d’un score s’assimilant plus à la musique d’attente, d’acteurs plus foireux les uns que les autres et de CGI aberrants, 2012 : Ice Age a tout de même le mérite de faire sourire.


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