Critique de film

Battleship

"Battleship"
affiche du film
  • Genre : Action, Guerre, Science-fiction
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Peter Berg
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h10
  • Budget : 200 millions de dollars
  • Scénariste : Erich Hoeber, Jon Hoeber
  • Musique : Steve Jablonsky
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  • Bande annonce
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  • Casting : Taylor Kitsch, Rihanna, Liam Neeson, Alexander Skarsgard, Brooklyn Decker
  • Récompenses : --

Océan Pacifique… Au large d’Hawaï, l’US Navy déploie toute sa puissance. Mais bientôt, une forme étrange et menaçante émerge à la surface des eaux, suivie par des dizaines d’autres dotées d’une puissance de destruction inimaginable. Qui sont-ils ? Que faisaient-ils, cachés depuis si longtemps au fond de l’océan ? A bord de l’USS John Paul Jones, le jeune officier Hopper, l’Amiral Shane, le sous-officier Raikes vont découvrir que l’océan n’est pas toujours aussi pacifique qu’il y paraît. La bataille pour sauver notre planète débute en mer.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Battleship - Il a coulé mon porte-avion !
Par : Samuel Tubez




Après les Transformers et les G.I. Joe, la société Hasbro a donc eu la mauvaise idée de nous refourguer l’adaptation improbable de leur célèbre jeu de société Touché-coulé. Battleship ou l’exemple flagrant du manque d’imagination des studios hollywoodiens ? Tu l’as dit bouffi !

Pour accommoder la Bataille navale en film, les scénaristes Erich et Jon Hoeber (responsables des scripts de Whiteout et Red) ont eu l’idée du siècle : confronter l’US Navy à d’étranges vaisseaux aliens situés en plein océan Pacifique. Ensuite, ils ont révisés leur manuel de films catastrophe pour les nuls et l’affaire était dans le sac !

Vous l’aviez peut-être déjà compris en voyant la bande-annonce, Battleship ne fait en réalité que copier les films des « géniaux » Michael Bay et Roland Emmerich, à grands renforts d’effets spéciaux destructeurs durant…2h10. Et 2h10 c’est long, très long, surtout quand on n’a rien à raconter, que c’est bourré de poncifs du genre (le héros est un bellâtre rebelle amoureux de la fille du chef, une potiche blonde à forte poitrine), et que l’impression de déjà-vu nous donne le mal de mer. Transformers pour le design des vaisseaux extra-terrestres, Pearl Harbor pour les plans aériens au-dessus des destroyers et autres cuirassés, un peu d’Armageddon par-ci, de l’Independence Day par là…le foutage de gueule est complet. D’autant que Battleship est bien évidemment bourré d’invraisemblances incroyables, autant dans le camp des humains que des aliens, tous deux rivalisant de crétinerie dans leurs comportements respectifs (d’ailleurs, pourquoi les e.t. sont venus sur Terre pour tout casser ? Rien ne nous sera expliqué !). Mais tout cela est facultatif, car Battleship véhicule soi-disant une bonne dose de second degré qui le place au rang de divertissement délicieusement ironique, se moquant même de son personnage principal (Taylor Kitsch, qui n’a pas eu le temps de se remettre du flop de John Carter). Mais ne soyons pas dupe, l’humour ici présent ne fonctionne qu’à moitié, annihilant tout reste d’enjeu et faisant sombrer définitivement l’ensemble dans le grotesque. Et puisque nous parlons de grotesque, enfonçons un peu plus le clou avec la présence de la chanteuse Rihanna dans un rôle badass, où elle ne fait que copier très grossièrement Michelle Rodriguez. Il n’y a donc pas grand-chose à sauver dans ce naufrage, cette superproduction coulant inexorablement à pic pour atteindre les profondeurs du navet cinématographique. Battleship coulé !

Fans de Bay et Emmerich, réjouissez-vous ! Le réalisateur de Hancock synthétise les méfaits des deux plus célèbres nababs d’Hollywood dans cette version live (forcément) crétine du célèbre Touché-coulé. En 2h10, Battleship propose rien de moins que le pire du blockbuster ricain. Nous voilà d’ores et déjà parés pour l’été qui arrive à grands pas !


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