Critique de film

Butcher

"Hatchet"
affiche du film
  • Genre : Comédie horrifique, Slasher
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Adam Green
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Adam Green
  • Musique : Andy Garfield
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Joel Moore, Tamara Feldman, Deon Richmond, Mercedes McNab, Kane Hodder
  • Récompenses : Prix du Meilleur acteur (Kane Hodder), de la Meilleure image, des Meilleurs effets spéciaux au festival d'Austin en 2006
    Prix du public du Meilleur film américain au FanTasia 2007

Un groupe de touristes qui visite la Nouvelle Orléans se perd dans le bayou où ils sont harcelés par des forces mystérieuses, et notamment par un personnage sinistre nommé Victor Crowley...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Butcher / Hatchet - Crowley attaque
Par : Damien Taymans




Une expédition sauvage en pleins bayous de Louisiane part en vrille à cause d’un conducteur de bateau aussi doué que ma tante Marthe qui reste persuadé qu’un créneau se fait avec un frein à main et qui cherche toujours, la main fébrile, le booster de sa Fiat. Coincés dans ledit bayou, les touristes deviennent les proies d’un certain Victor Crowley, personnage légendaire qui aurait été assassiné à coups de hache par son paternel…

Hatchet, devenu Butcher on ne sait pas trop pourquoi, profita de son petit séjour en terre cannoise pour séduire les geeks nostalgiques des eighties et de ses slashers hémoglobinaux. De l’hémoglobine, Butcher en a à revendre, Adam Green ayant visiblement demandé à son croque-mitaine de repeindre les murs à l’aide du flux sanguin des pauvres victimes. Pas si pauvres que ça, en réalité. Car, à ne pas s’y tromper, l’équipée, après avoir échappé de justesse aux mâchoires d’alligators (la Louisiane et ses multiples dangers), se vautre la gueule dans la bouse en fonçant tout droit vers la baraque maudite dans laquelle le fantôme de Victor réside encore. Un Victor alerte et omniprésent incarné par le furieux Kane Jason X Hodder qui prend un pied immense à surprendre ses comparses (il apparaît masqué sur le tournage et se planque derrière les tombes pour susciter l’effroi de ses coéquipiers, un vrai bout-en-train, ce Kane !) autant qu’à dégommer un par un ces têtes d’abrutis qui répondent aux stéréotypes les plus clichesques du genre : les bimbos, le lubrique, la fight-girl, le black de service et le héros qui s’ignore.

Quitte à se construire un étal de boucherie, Green préfère encore la simplicité aux édifications bringuebalantes : basée sur une trame des plus simplistes, à la limite du rachitisme, l’histoire de Butcher suit de bout en bout la fuite des primitifs adolescents (le seul couple du troisième âge est le premier à goûter de la lame de Crowley) devant le monstre omniprésent. Victor par-ci, Victor par-là, l’intérêt du métrage réside principalement dans cette ubiquité inexplicable du meurtrier qui développe des aptitudes de course à pieds surnaturelles quant il s’agit de se fournir en macchabées. Et, en freaks respectueux du travail bien fait, Victor n’hésite jamais à alterner son outillage, quitte à faire rager le serial killer de Toolbox murders, utilisant au passage une ponceuse pour raboter les dents d’une bimbo ou une hache pour tailler dans le vif du sujet. Un festival gore attractif qui fait rapidement oublier les répliques oestrogénées et péroxydées des bimbos bidochons (une pue de la gueule, l’autre a des morpions, véridique !) ou les lamentations incessantes du black qui se remémore toutes les cinq minutes qu’il a loupé l’occasion de voir de belles paires de nichons.

Slasher moderne aux inspirations old-school (la photo à l’ancienne) empreint d’exotisme (les bayous pas… radisiaques), Hatchet/Butcher séduit par sa générosité cadavérique et ses débauches d’effets gores. Malgré la tendance, Green assume ses amours jusqu’au bout quitte à provoquer. Séduisant mais pas entièrement convaincant.


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