Critique de film

Cities of Last Things

"Cities of Last Things"
affiche du film
  • Genre : Drame, Science-fiction
  • Année de production : 2018
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Taïwan, Chine, USA, France
  • Durée : 1h47
  • Musique : Robin Coudert
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

C'est l'histoire d'un homme ordinaire qui a des événements extraordinaires dans sa vie mondaine. Le film dépeint la tournure des événements du protagoniste sur trois époques, trois saisons et trois nuits dans la même ville, selon une chronologie inversée.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cities of Last Things - La cité des flashbacks perdus
Par : Quentin Meignant


Metteur en scène qui commence à se faire une place en vue dans une industrie cinématographique taïwanaise en plein essor, Wi Ding Ho a frappé un grand coup l’an dernier avec son Cities of Last Things, métrage qui a glané pas mal de récompenses tant en Asie qu’à Toronto, lors du TIFFF 2018. L’accueillir au BIFFF était donc une belle occasion pour les organisateurs de démontrer le savoir-faire taïwanais tout en dénichant une oeuvre prenant pleinement sa place dans la compétition Septième Parallèle, dédiée aux films "autres". Cities of Last Thing suit Lao Zhang, un ex-flic qui, au sein d’une société où le suicide est désormais interdit, tente de chasser les fantômes de son passé. Pour ce faire, rien de plus simple, il décide de tuer sa femme, l’amant de cette dernière ainsi qu’un vieux ministre hospitalisé. Pourquoi ? Les fantômes du passé vous le révéleront bien assez tôt.

Prenant d’emblée pied dans un Taïwan dystopique à la modernité particulièrement exacerbée, Cities of Last Things tente de dépeindre un univers particulièrement froid où tout est réglementé et hiérarchisé faisant de ce fait le procès de notre monde contemporain dans une version poussée à l’extrême. Si on louera bien volontiers le design voulu par la production, l’ambiance est proche du néant le plus total et l’enchevêtrement de crimes commis par les personnage principal laisse donc circonspect voire totalement froid.

Heureusement, le premier flashback entre en scène et celui-ci dévoile toutes les qualités de Cities of Last Things. Plus glauque, plus franc du collier, le métrage bénéficie alors d’un indéniable coup de fouet, tant en matière de réalisation que d’action. Parfois dérangeant, souvent sensuel, cet espèce de second segment prend le contrepied total de la première moitié de l’oeuvre et justifie notamment la vengeance du héros ainsi que le caractère résolument moderne de l’entame. Cet excellent passage laisse néanmoins place à un troisième flashback à nouveau inopérant notamment du fait de son manque de visibilité de prime abord mais aussi de l’inutilité de ses "justifications" concernant le futur comportement du personnage principal. Le troisième retour en arrière, quant à lui, relève de l’anecdote pour permettre à l’ensemble de terminer sur un joli plan final.

Trop inégal que pour être convaincant, inabouti au niveau de ses idées - il y avait pourtant matière à faire mieux -, Cities of Last Things est ce genre de péloches dont un petit passage d’une demi-heure vous laisse scotché et vous oblige à consommer un ensemble au final informe et bien inoffensif.


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