Critique de film

Cowboys & Envahisseurs

"Cowboys & Aliens"
affiche du film
  • Genre : Western, Science-fiction
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jon Favreau
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h58
  • Scénariste : Alex Kurtzman, Roberto Orci, Damon Lindelof, Fred Van Lente, Andrew Foley
  • Musique : Harry Gregson-Williams
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Daniel Craig, Harrison Ford, Olivia Wilde, Sam Rockwell, Adam Beach, Paul Dano, Noah Ringer, Ana de la Reguera, Clancy Brown, Keith Carradine, David O'Hara
  • Récompenses : --

1800, Arizona. Une escarmouche entre des cowboys et Apaches est interrompue par l’atterrissage en urgence d’un vaisseau spatial. Le commandant extraterrestre, qui doit trouver le coin sympa, décide de conquérir l’Ouest Américain et d’asservir la population locale. Bien évidemment, cow-boys et indiens ne l’entendent pas ainsi et retournent leurs armes contre l’envahisseur.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cowboys & Envahisseurs - La ruée vers l’or
Par : Quentin Meignant




Après une sortie assez concluante aux States sans pour autant y avoir réellement dominé le box-office, c’est avec un petit mois de retard que Cowboys & Envahisseurs, le nouveau film de Jon Favreau, a débarqué sur nos grands écrans. Réalisateur de l’excellent Iron Man et de sa moins convaincante séquelle, le cinéaste se devait de donner du lustre au comic book éponyme de Scott Mitchell Rosenberg, tout en pouvant compter sur le travail scénaristique des excellents Roberto Orci, Alex Kurtzman et Damon Lindelof, trio responsable de la véritable renaissance offerte à la franchise Star Trek. L’action de Cowboys & Envahisseurs prend place en 1873, en Arizona. Un étranger ayant oublié son passé arrive à Absolution, la ville du désert. Le seul indice par rapport à son passé est la mystérieuse menotte qui encercle l’un de ses poignets. Il découvre alors que les habitants d’Absolution n’accueillent pas les étrangers à bras ouverts, et que personne ne bouge dans la rue sans l’ordre du Colonel Dolarhyde, dirigeant à la poigne de fer. C’est une ville qui vit dans la peur. Mais Absolution est sur le point de connaître une peur qu’elle peut difficilement comprendre quand elle est attaquée par des maraudeurs venant des cieux. Ces monstres viennent enlever les habitants un par un, à une vitesse époustouflante et à renfort de lumières éblouissantes. Désormais, l’étranger qu’ils rejetaient est leur seul espoir. Alors que ce pistolero se remémore peu à peu qui il est et où il a été, il se rend compte qu’il détient un secret qui peut donner une chance à la ville dans son combat contre les extraterrestres. Avec l’aide de l’insaisissable Ella, il met en place un détachement composé d’anciens ennemis (les habitants de la ville, Dolarhyde et ses sbires, des hors-la-loi et des guerriers Apache), tous en danger d’extermination. Unis contre un ennemi commun, ils se préparent à une confrontation épique dont l’enjeu sera leur survie.

Démarrant par un long travelling circulaire, Jon Favreau semble vouloir prouver d’emblée qu’il est revenu à de meilleurs sentiments que lorsqu’il avait pondu son très limité Iron Man 2. Appuyé par un scénario très premier degré, qui instille à l’œuvre son futur caractère réjouissant de l’ensemble, le cinéaste n’éprouve aucune difficulté à mettre en scène avec un certain brio, mais aussi, hélas, un peu trop de sagesse, ce véritable cross-over entre les genres. C’est d’ailleurs en la matière que Cowboys & Envahisseurs excelle : la reprise de tous les stéréotypes des diverses influence permet à Favreau de livrer un film référentiel à l’extrême, véritable clin d’œil, notamment, à tous les amateurs de western.

S’il est certain qu’avec un titre pareil, le scénario pêche parfois par quelques « trous » ou facilitations, force est de constater que, de bout en bout, il demeure relativement convaincant, permettant par ailleurs à un casting d’exception de s’y épanouir. Entre le (pour une fois) très charismatique Daniel Craig et la magnifique (c’est peu dire !) Olivia Wilde, les choix d’Harrison Ford, Clancy Brown ou encore Sam Rockwell s’avèrent payants. La beauté des décors et l’efficacité des effets spéciaux contribuent quant à eux à faire tenir l’édifice de bout en bout. Dès lors, hormis quelques manques de justesse et une foule de flash-back inutiles, Cowboys & Envahisseurs s’avère être un divertissement plutôt irréprochable.

S’il est clair que le métrage de Jon Favreau ne restera pas dans les annales et n’a d’ailleurs peut-être pas marqué le box-office comme il aurait dû le faire, Cowboys & Aliens s’affirme comme un blockbuster plus que respectable, le premier degré adopté dans ce cross-over incroyable entre les genres étant sans doute sa plus grande force.


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