Critique de film

Dead Ant

"Dead Ant"
affiche du film
  • Genre : Horreur, Comédie
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h27
  • Musique : Edwin Wendler
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Le groupe de glam-metal Sonic Grave est l'auteur d'un seul succès. Alors que ses membres embarquent pour Coachella dans l'espoir de réaliser un come-back, ils sont confrontés à une menace d'un autre monde.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dead Ant - Macrocosmos
Par : Damien Taymans


Le cinéma d’horreur s’est très tôt amouraché de ces saletés de minuscules bestioles capables de vous répugner, vous hérisser l’échine et, dans des cas extrêmes, se repaître de votre chair. Mais pour ce faire, deux conditions sont à remplir : soit elles doivent sévir en nombre soit atteindre une taille colossale. La bombe atomique a déjà permis à certaines de ces créatures d’envahir le genre dans les années 50 au travers d’oeuvres comme Them !, Tarantula, Quand la Marabunta gronde ou encore La Chose surgit des Ténèbres. Par la suite, le genre horrifique n’a plus vraiment lâché ces invasions d’insectes et d’arachnides, les ressortant ponctuellement du placard pour la gaudriole (Arac Attack) ou pour la flippe (Bug).

Ron Carlson persévère dans son engouement à triturer le genre : après avoir fourni sa vision propre du classique de Charles Dickens Le Drôle de Noël de Scrooge avec son All American Christmas Carol, il s’attaque désormais à la tendance SF du gigantisme entomologique. Et pour faire face à cette armée de fourmis géantes, il opte pour une équipée des plus pittoresques, à savoir un groupe de rockeurs has been désireux de relancer une carrière qui n’a jamais vraiment décollé. Carlson s’amuse avec ses personnages, les ringardise à outrance et compose ainsi quelques séquences ubuesques dont le ressort comique n’est pas toujours du meilleur aloi. Jake Busey cabotine comme un beau diable sous la tignasse d’un rockeur de pacotille, Sean Astin et Tom Arnold prennent un plaisir évident à participer à ce joyeux bordel mais leurs saillies tombent souvent à plat. Reste de toute façon que les stars du métrage ne sont autres que les colossaux hyménoptères qui trépignent dans leur fourmilière pendant une bonne demi-heure avant de commencer leur travail de sape.

Cette bisserie assumée se montre alors, passé cette phase de d’exposition, comme un énorme portnawak particulièrement calibré pour une séance de minuit de festoche. Très généreux, Dead Ant offre au spectateur son comptant de gnons, de what-the-fuck, de fourmis numériques et de rockeurs craignos. Le cahier des charges est indéniablement rempli malgré quelques facilités d’écriture et des effets comiques qui manquent parfois le coche.


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