Critique de film

Death sentence

"Death sentence"
affiche du film
  • Genre : Thriller
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : James Wan
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h45
  • Scénariste : Ian Jeffers (scénario) / Brian Garfield (roman)
  • Musique : Charlie Clouser
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Kevin Bacon, Garrett Hedlund, Kelly Preston, Aisha Tyler, John Goodman
  • Récompenses : Aucune

Entre sa carrière réussie et sa vie de famille épanouie, l'existence de Nick Hume est plutôt confortable. Pourtant, un soir, alors qu'il fait le plein d'essence avec son fils aîné, Brendan, la route de Nick va croiser celle d'un gang. Son fils n'y survivra pas. Bien qu'arrêté, le coupable, Joe Darly, est vite libéré. Pour Nick, il n'est pas question qu'il puisse s'en tirer ainsi. Ravagé par la douleur et assoiffé de vengeance, il décide de prendre les choses en main et de punir lui-même l'assassin de son fils. Après avoir abattu Joe, Nick tente de revenir à son ancienne vie auprès de sa femme, Helen, et de son fils survivant, Lucas. Nick croit que tout est fini, mais il a du sang sur les mains, et le grand frère de Joe, Billy, le chef du gang, est sur ses traces. Jusqu'où iront les deux hommes au nom de leur famille ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Death Sentence - "Tout le monde pense avoir raison dans une guerre"
Par : Quentin Meignant

Décidément, on ne sait plus où donner de la tête avec James Wan ! Après avoir créé une des sagas les plus populaires de la décennie (Saw), après nous avoir fait trembler de peur avec Dead Silence, voici que le réalisateur malais nous propose Death Sentence.

Explorant alors un nouveau domaine du genre, le vigilante movie, Wan avait pour mission de faire aussi bien que lors de ses deux œuvres précédentes, ce qui, admettons-le, est loin d’être une sinécure ! On sait pourtant désormais que Wan ne manque pas de talent et d’imagination et c’est donc avec une certaine impatience que le film était attendu. Dès la présentation des personnages, on se rend une nouvelle fois compte que l’esprit du jeune réalisateur foisonne en tout cas de superbes idées.

Wan nous présente ainsi bien adroitement la famille idéale par le biais de tranches de vie filmées à l’aide du caméscope familial. Bien plus efficace qu’une prise de contact traditionnelle, cette méthode permet de plonger directement dans le propos sans perdre de temps. Plutôt que de nous montrer un noyau familial à la 7 à la maison comme beaucoup de cinéastes l’auraient fait, Wan parvient à nous faire éprouver un certain amour, une certaine compassion envers les membres de la famille alors que le drame approche.

Cet événement dramatique donne tout bonnement l’impression d’assister à une hallucination d’une violence extrême. Wan nous retire le bonheur qu’il nous avait mis sous les yeux pour y soumettre la douleur d’un père, la haine viscérale due à une violence inutile et gratuite. Cette séquence à la pompe à essence est sans doute la plus puissante du métrage : effets gores softs mais efficaces, caméra virevoltante et bande originale explosive sont au programme tandis que surviennent alors d’immenses instants d’émotion.

Ces moments d’une intensité dramatique exceptionnelle sont mis en valeur par une musique ultra-émouvante mais surtout par le jeu d’acteurs fantastiques qui prestent là le plus beau rôle de leur carrière, sans doute transcendés par le scénario efficace de Ian Jeffers et Brian Garfield. Ainsi, Kevin Bacon, qui incarne Nick Hume, le personnage central, joue de la manière la plus puissante qui soit et ne peut que bluffer l’ensemble du public. Pourtant, l’acteur de (déjà) 50 ans n’en est pas à son coup d’essai au point de vue des réussites cinématographiques : Hypnose, Apollo 13, Mystic River,…

C’est après ces instants dramatiques que le film s’accélère inévitablement et que la violence va crescendo pour… ne plus jamais retomber ! La vengeance va s’avérer être terrible pour les deux camps et Wan n’en rate d’ailleurs pas une pour nous surprendre et souligner les faits dans toute leur gravité.

Nous gratifiant de rebondissements d’une incroyable efficacité, le réalisateur nous retourne la tête, nous ébouriffe avec toute cette violence livrée froidement avec des portraits psychologiques pointus et de qualité. Jusqu’à un final mémorable, Wan parvient à émouvoir et à choquer, nous offrant même des dialogues de qualité et soulignant les relations père-fils dans les deux familles en cause, tout ça sans verser dans le mélo…

Ce Wan est décidément invincible et n’en finit plus de nous étonner. Avec Death Sentence, on peut désormais l’affirmer : le réalisateur a fait son entrée chez les (très) grands du cinéma de genre ! Le bonhomme n’en finit pas de nous régaler !


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