Critique de film

Extra Ordinary

"Extra Ordinary"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Fantastique
  • Année de production : 2019
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Irlande, Belgique
  • Durée : 1h34
  • Musique : George Brennan
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Un moniteur d'auto-école doit utiliser ses dons extraordinaires pour sauver une fille qu'une rock-star tente d'utiliser à des fins sataniques.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Extra Ordinary - Fantômes en fête
Par : Damien Taymans


Rose est une monitrice d’auto-école au quotidien assez morose. Célibataire, elle passe le plus clair de son temps à avaler des yaourts sur un ballon de gymnastique et à complimenter les conducteurs gauches qui passent dans sa voiture. Pourtant, Rose a un talent et pas des moindres, celui de discuter avec l’au-delà et de libérer les entités spectrales coincées sur Terre. Un don qu’elle refuse d’utiliser depuis qu’une de ses maladresses a coûté la vie à son paternel. Mais aujourd’hui, Rose doit reprendre du service : un veuf qui lui a tapé dans l’œil souhaite que feue son épouse quitte le domicile conjugal et que, accessoirement, sa fille qui lévite au-dessus de son lit touche de nouveau sa couette...

Extra Ordinary, co-production belgo-irlandaise, est l’une de ces créations qui porte magnifiquement son nom, à l’image de Super ou d’Un long dimanche de fiançailles. Mike Ahern et Enda Loughman, à la fois réalisateurs et scénaristes, reprennent une recette assez convenue, celle de la comédie à base de paranormal dans laquelle des êtres sans carrure sont confrontés à des forces invisibles qui les dépassent, ce qui crée un décalage prompt à étirer les zygomatiques, dans la veine d’un SOS Fantômes, de Fantômes contre fantômes ou de Deadtectives présenté lors de la même édition. L’ingéniosité réside ici dans la peinture de personnages truculents qui rivalisent de maladresse et de niaiserie à l’instar des ectoplasmes réduits à ruiner le quotidien de leurs ex-congénères vivants en hantant qui une poubelle qui un grille-pain. Du vilain, ancienne gloire de la pop qui n’a percé qu’avec un seul tube et souhaite sacrifier une vierge pour retrouver le haut du top 50, à l’héroïne, célibataire endurcie aussi désespérée que naïve, en passant par son side-kick mollasson, tous les personnages contribuent à alimenter une averse de gags et de répliques drolatiques.

Seul petit bémol : Extra Ordinary, séduisant par bien des aspects, accuse une petite carence rythmique qui s’avère sans doute salutaire pour profiter pleinement de la loufoquerie ambiante. Mais le dernier tableau s’avère si généreux en rebondissements fendards que ce feel good movie fantomatique parvient définitivement à conclure avec l’assistance.

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage